Archives de juin 2011

Center Parcs, permis annulé !

Publié le 24 juin 2011

Bonne nouvelle, le Tribunal Administratif de Grenoble vient d’annuler la révision simplifiée du PLU de la commune de Roybon et en conséquence le permis de construire de Center Parcs, suite aux recours de l’association pour les Chambaran sans Center Parcs. La commune doit donc relancer une révision de son PLU, à moins que la société Pierre et Vacances décide d’arrêter l’affaire, ce qui serait la meilleure chose pour les finances du département et l’avenir du développement local.

Le conseil municipal du 20 juin 2011 : toujours plein de surprises !

Publié le 24 juin 2011

Comme il se doit, l’Adjointe au logement a fait une présentation des nouvelles aides proposées pour l’aide à la construction de logements sociaux. Pas d’innovations, c’est un « copier-coller » des décisions de l’an dernier. Par contre, nous avons eu droit à un super couplet sur les citoyens qui font des recours permanents et sont donc responsables des retards dans la construction de logements sociaux. Il est vrai que la programmation 2011 est assez catastrophique : 208 logements sociaux au lieu de 300 comme les années antérieures, mais les recours n’y sont pour rien.

Le recours contre la révision simplifiée du PLU (Plan Local d’Urbanisme) que le Tribunal Administratif a jugé illégale entraîne évidemment des retards pour l’aménagement de la nouvelle ZAC Presqu’île. L’Adjointe au logement considère que le recours contre la rocade aurait dû être le point final des procédures et qu’il est irresponsable d’avoir fait un recours contre la révision simplifiée du PLU. Mais le PLU comprenait la rocade ! Qu’en est-il de l’illégalité de la procédure ? Elle ne répond pas en public sur cette question. Pourtant, il ne s’agit pas d’une petite illégalité, car la différence entre révision simplifiée et révision normale est d’importance. La révision normale suppose de procéder comme on le ferait pour l’élaboration du PLU, en reprenant notamment le débat politique sur le PADD (Projet d’aménagement et de développement durable). Et c’est cela qui gêne la majorité qui ne veut pas clarifier sa politique de construction débridée.

Peu après c’était au tour de l’adjoint aux déplacements d’y aller de son discours contre les citoyens qui font des recours sur des permis de construire, mais lui, visait le collectif d’habitants “Vivre à Berriat” (voir l’article à ce sujet).

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La Montagne ça vous gagne ? Pas sûr

Publié le 24 juin 2011

Le Conseil Municipal du 20 juin dernier devait donner son avis au Préfet sur la création d’une communauté urbaine, étendue au-delà du périmètre actuel de la Métro (Grenoble Alpes Métropole) par exemple aux communes du Vercors. Après de nombreux orateurs, est venu le tour de Philippe Falcon de Longevialle, adjoint à l’immobilier urbanisant, de donner la pleine mesure de son talent. Une fois de plus , il a démontré combien il savait prendre de la hauteur, se hisser au-dessus du commun. Pour lui, les habitants de nos contrées ne comprennent rien à tous ces syndicats intercommunaux existants, c’est très compliqué, il faut expliquer, faire de la pédagogie. Pas tout à fait faux, mais dit comme cela… Heureusement, Ph. de Longevialle est là. D’autant que la simplification arrivera avec la communauté urbaine. Pour beaucoup d’entre nous, la montagne ce sont les agriculteurs, l’élevage, la forêt, l’exploitation du bois, l’entretien des paysages, auxquels ont peut aussi ajouter les loisirs, etc Bref ! tout ce qui constitue la vie des habitants des communes de montagne. Eh ! bien pas pour Ph. De Longevialle. Pour lui la montagne « c’est le terrain de jeu des citadins ». N’est-ce pas là une conception inédite, moderne de la montagne ? Au moment de la création de la communauté urbaine, on peut compter sur lui pour nouer les plus étroites relations avec, pour ne citer qu’eux, les représentants du plateau du Vercors. A moins que ces derniers ne lui proposent un petit séjour au grand air. Ce n’est pas gagné, comme on dit à la montagne. Il restera toujours le choix  entre un séjour à la montagne ou habiter au bord d’un lac savoisien.

Interland et la démolition du 50 galerie de l’Arlequin

Publié le 24 juin 2011

En juillet 2009 la majorité municipale sélectionne une équipe d’architectes réputés regroupés dans le cabinet INterland. Leur conception de la rénovation urbaine est connue et largement publiée : au lieu d’opérations de construction/démolition qui souvent ne permettent pas aux habitants de revenir dans leur quartier, et qui font fi de toute une mémoire tissée parfois durant des vies, ils proposent de rénover même des tours d’après guerre bâties trop rapidement devant l’urgence de loger les sans-abris.

Ce cabinet d’architectes a montré que ces rénovations, au final quand tous les coûts sont intégrés, sont moins chères que les destructions médiatiques de barres d’immeubles.

La majorité attend de ce cabinet qu’il préconise le contraire de tout ce qu’il a proposé dans des cas semblables et même dans des bâtis bien plus dégradés. On peut se demander pourquoi cette majorité municipale a, dans un premier temps, choisi ce cabinet d’architectes sachant que ses préconisations ne correspondraient pas à son projet de démolition du 50 galerie de l’Arlequin ?

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La santé financière de la Métro

Publié le 24 juin 2011

La Métro a vécu durant de longues années au dessus de ses moyens et s’est lourdement endettée à cause d’une politique d’investissements beaucoup trop forte. Les représentants des écologistes ont tiré souvent le signal d’alarme sans être entendus, notamment en ce qui concerne le stade ou la politique économique qui ne répondaient pas à des priorités sociales ou écologiques.

Il est même arrivé que pour l’année 2006 la Métro pratique un holdup de 3 M€ sur le budget de l’assainissement pour renflouer le budget principal mal en point.

Les investissements de 2000 à 2010 en millions d’euros

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Silence on coule

Publié le 24 juin 2011

Stade des AlpesAprès plusieurs mois d’effervescence, de rumeurs, de faux suspense avec des pseudos prétendants au rachat du club, Granturco, Maillol (petitmaillol ?) et plus récemment des saoudiens, le silence s’est désormais installé et derrière le silence… rien, sauf peut être une piste africaine. De ligue 1 en ligue 2, de ligue 2 en National, de National en CFA, la descente vertigineuse du GF 38 devrait s’arrêter (il n’y a pas plus bas) au dépôt de bilan. Fini le GF 38, définitivement rayé de la carte footballistique professionnelle. On pourra toujours s’interroger sur les raisons qui ont conduit les investisseurs nippons d’Index à miser des millions d’euros sur ce club de province, sur leur incompétence à le gérer, leur inconséquence quant à la vente et à l’achat de joueurs, du limogeage d’un entraîneur qui sera rappelé plus tard, il reste que c’est un gâchis monumental. Il n’est pourtant pas si loin le temps ou le maire de Grenoble s’extasiait sur ce «  GF 38 qui promet(tait) une fin de saison à suspense et encore de très beaux moments à vivre tous ensemble au Stade des Alpes… Allez Grenoble ».

Mais après tout, si n’était la part de l’humain, tout cela ne serait que péripétie : Index avait un jouet, il l’a cassé, point final. Pas tout à fait, car il reste la boîte, une boîte toute neuve, pimpante, somptuaire : le stade des Alpes, exclusivement réservé au jouet d’Index. Pour satisfaire à ce caprice et au leur, les élus de la Métro et de la ville de Grenoble, D. Migaud et M. Destot en tête, n’ont pas regardé à la dépense, d’abord 25M€ (histoire de rassurer) pour finir à 100M€. Une bagatelle ! Qu’importe… pourvu qu’on ait l’ivresse des sommets grâce à l’argent du contribuable. Car au contribuable on a expliqué que Grenoble ne pouvait accéder à l’élite du football sans un stade flamboyant et flambant neuf. « Ensemble gagnons les sommets ! » Une énormité qui a pourtant fait de nombreux adeptes. Comme d’habitude, les opposants qui pensaient que l’argent public aurait été mieux employé ailleurs, ne pouvaient être que des aigris, des anti-sportifs, des anti-football, des anti-fêtes, bref ! des anti-tout ! Et voilà le résultat.

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Le collectif « Vivre à Berriat » manifeste devant la mairie

Publié le 24 juin 2011

Lors du conseil municipal du 20 juin le collectif « Vivre à Berriat » a diffusé des documents très précis sur des opérations immobilières contestables conduites par la Ville.

Nous avions déjà évoqué le 28 mai dernier ce collectif d’habitants qui agissent de manière indépendante pour défendre et promouvoir d’autres formes d’urbanisme et d’architecture, dans le respect du passé, du présent et de l’avenir, du quartier Chorier Berriat et de ses habitants.

Le collectif critique 3 opérations immobilières de l’ilôt d’Alembert, du 27 rue Raspail et de l’angle 20ter rue Raspail – Traverses des Iles et déplore qu’encore 4000 m² de locaux d’activités sont promis à la démolition

Que veut le collectif :

  • une véritable concertation sur l’ensemble des opérations des anciens terrains du GRETA
  • de la mixité et des projets qui respectent l’identité urbaine de ce secteur de notre quartier
  • la préservation des locaux d’activité existants
  • des locaux d’activités à bon marché plutôt que des logements hors de prix
  • des logements sociaux et familiaux de qualité avec moins de densité
  • le respect du PLU pour ces 3 opérations
  • une révision du PLU qui clarifie les règles dans les tissus urbains mixtes comme celui du quartier Chorier Berriat.

Pour plus de renseignements : Collectif Vivre à Berriat – 39 rue Mozart 38000 Grenoble – 04.76.96.70.15 – www.vivaberriat.canalblog.com – mel : vivaberriat@gmail.com

L’Espace vie étudiante menacé !

Publié le 24 juin 2011

EVE, l’espace vie étudiante du campus de Grenoble, géré depuis 7 ans par et pour les étudiants (gestion associative dans le cadre d’une délégation de service public – DSP) est un des fleurons du domaine universitaire : lieu de vie et d’animation du campus, on y trouve de la musique, des expos, de la bière locale dans des gobelets réutilisables, des panneaux solaires, et on en passe. Cette superbe réussite est aujourd’hui menacée par l’incurie des responsables des universités grenobloises : à 3 mois de la fin de l’actuelle délégation de service public, aucune nouvelle n’a été donnée sur les suites du projet ! Eve se retrouve otage des dissensions entre les universités du site, et victime de priorités politiques discutables. Car qu’est-ce que l’animation et la vie du campus face aux enjeux de l’excellence de tout poil du grand emprunt – dossier auquel il a été trouvé le temps de répondre dans les délais ? En matière d’excellence et d’innovation, certains feraient pourtant bien de s’inspirer des expériences étudiantes menées à Eve !

Pour sauver ce magnifique outil, vous pouvez signer ci-dessous la pétition lancée par les associations étudiantes.

Merci pour votre soutien : http://www.petitionenligne.fr/petition/soutenons-eve-eponyme-/1311

Dernière minute : l’édition de Grenoble de “20 minutes” annonce ce 24 juin que l’Université Pierre-Mendès-France, actuellement en charge de la DSP pour l’inter-universitaire, se propose de prolonger la DSP juqu’à… novembre 2011 ! Pas de quoi rassurer les associations étudiantes, qui ont déjà des projets pour toute l’année universitaire prochaine. Le soutien à EVE est donc toujours d’actualité.

Lire la Lettre ouverte aux Universités de Grenoble, à la Communauté d’agglomération Grenobloise, à la mairie de Grenoble, au Conseil Général de l’Isère, au Conseil Régional de Rhône-Alpes, au Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

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Le soutien de la Métro au groupe Eiffage est scandaleux !

Publié le 16 juin 2011

Eiffage, le grand groupe privé de travaux public veut devenir le leader de la conception de l’urbanisme post-carbone. Voici comment il présente son nouveau laboratoire de recherche « Phosphore » :

« Conscient de son impact sur l’environnement et de son exposition potentielle à une fiscalité carbone, EIFFAGE a choisi d’anticiper et d’orienter sa recherche et développement non seulement vers de nouveaux modes et procédés constructifs moins émissifs, mais également vers une approche réellement globale d’un développement urbain durable, dont le progrès ne se mesurerait plus à ses seules avancées technologiques.

Le projet baptisé PHOSPHORE, laboratoire de recherche en développement urbain durable, se situe au cœur de cette stratégie d’évolution des métiers d’EIFFAGE et de son offre en direction des acteurs en charge de la ville.

Depuis plus de deux ans, des ingénieurs d’EIFFAGE issus de toutes les branches du Groupe, construction, travaux publics, pôle énergie, pôle métal et concessions autoroutières, travaillent ainsi sous maîtrise d’ouvrage de la direction développement durable du Groupe à l’élaboration d’un projet virtuel complet d’aménagement urbain durable. »

Après Marseille et Strasbourg, le 27 mai 2011, la Métro a passé une convention Phosphore IV avec Eiffage pour la mise en place d’une démarche partenariale de recherche et développement de prospective en développement urbain durable sur le territoire de l’agglomération grenobloise à l’horizon 2030. La Métro payera 885 000 € à Eiffage pour cette R&D (Recherche et Développement).

Mais pourquoi les collectivités locales ne se sont-elles pas rapprochées pour initier avec les laboratoires de recherche publique une collaboration sur ces questions ? Les grands groupes privés ne sont pas des philanthropes et tout le savoir qu’ils accumulent grâce à l’aide publique leur permettra de dominer le marché dans les prochaines années dans le sens qu’ils choisiront, c’est-à-dire au mieux de leurs intérêts.

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Déplacements dans l’agglo, l’expertise du CETE de Lyon existe bien !

Publié le 16 juin 2011

Contrairement à ce que nous avions annoncé à propos de l’expertise des contributions sur les déplacements dans l’agglomération grenobloise, le Centre d’Etude Technique de Lyon a bien remis son rapport au Conseil général de l’Isère(CGI) le 31 janvier 2011. Curieusement le CGI n’en a fait aucune publicité et il faut aller chercher sur son site internet le rapport et ses annexes.

Ce rapport n’apporte pas d’informations nouvelles. Il décrit tout de même un scénario théorique (D0) où la circulation automobile est diminuée de 10% ce qui a des conséquences vertueuses sur l’ensemble des déplacements, ce que les écologistes ont toujours affirmé, mais il n’en donne pas la solution.

Le Conseil général doit organiser une réunion publique le 27 juin pour tirer le bilan de ces propositions et de l’expertise.

Voici la conclusion du rapport :

« A la suite de l’avis défavorable de la commission d’enquête en date du 22 mars 2010 à ce qu’il soit conféré le caractère d’utilité publique au projet de rocade-Nord de l’agglomération grenobloise, le Conseil Général de l’Isère a décidé de ne pas poursuivre le projet et d’organiser un débat citoyen pour permettre, à tous ceux qui le souhaitent, de formuler des propositions pour améliorer les conditions de déplacement dans l’agglomération grenobloise.

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Evaluation des performances énergétiques à la Caserne de Bonne

Publié le 16 juin 2011

Un rapport d’Enertech pour la SAGES (aménageur de la ZAC de Bonne) et la Ville de Grenoble, rendu en avril 2011, évalue par des mesures détaillées les performances énergétiques des 8 bâtiments construits dans le cadre du programme européen Concerto. Voir le rapport de synthèse en ligne ici.

Voici des extraits de la conclusion du rapport de synthèse :

« L’opération de la ZAC de Bonne, inscrite dans le programme européen Concerto, est un élément essentiel du paysage énergétique français actuel. Elle doit énormément à ce programme européen sans lequel elle n’aurait pas pu développer son volet énergie. Or, les objectifs qu’elle s’est fixée en 2003 sont sensiblement ceux de la prochaine RT 2012 (qu’ils ont d’ailleurs servi à alimenter), si bien qu’elle offre aujourd’hui un terrain d’observation unique de l’impact de la future RT sur la construction, puisque les logements de la ZAC de Bonne sont occupés depuis juillet 2008 pour certains d’entre eux.

Ce projet a parfaitement joué son rôle de laboratoire d’expérimentation, en ce sens qu’il a permis à chacun des acteurs de la construction de s’essayer à un exercice difficile puisqu’il s’agissait de construire des bâtiments consommant deux fois moins d’énergie que ceux produits de manière réglementaire à cette époque…

Au titre des principales leçons on retiendra d’abord que la notion de prévision d’une consommation est un concept certes séduisant, mais tout à fait illusoire et irréaliste. Lire le reste de cet article »

Plan de Prévention des Risques Technologiques à Pont de Claix

Publié le 16 juin 2011

La société suédoise Perstorp a repris en 2008 les activités de Rhodia à Pont de Claix. Les activités sont potentiellement très dangereuses et le périmètre de protection du PPI (plan particulier d’intervention) s’étend sur plusieurs kilomètres. La commune de Pont de Claix ne peut pas construire de logements dans cette zone. Perstorp, conformément à la loi, doit établir un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) garantissant la protection des populations et de l’environnement par une réduction des risques à la source. La société va changer de technologie pour les processus de production de chlore et de soude en mettant en place l’électrolyse à membrane qui devrait réduire les émissions dans l’air et dans l’eau et diminuer la consommation d’énergie. En contrepartie de cette évolution, l’Etat diminuera fortement le périmètre du PPI, ce qui libèrera les contraintes sur les constructions à Pont de Claix.

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Collectif La patate chaude

Publié le 16 juin 2011

Le collectif « la patate chaude » se veut un groupe de pression, de revendications et d’actions politiques auprès des pouvoirs publics, de l’État et des collectivités territoriales, sur le nécessaire accès à la scolarisation, au logement pérenne, à l’accompagnement social, au minimum vital, à l’ouverture des droits à la santé et au travail afin que les Roms soient admis dans les dispositifs de droit commun.

L’hébergement d’urgence est devenu une question cruciale dans l’agglomération. L’Etat en a la responsabilité et les maires ont des possibilités d’action non négligeables à travers les réquisitions de logements inoccupés. De nombreuses associations se mobilisent pour que les pouvoirs publics prennent sérieusement en main cette question qui touche au respect de la dignité humaine.

Le collectif « la patate chaude » explique pourquoi, pour loger des familles, il a occupé une maison au 8 rue Germain à Grenoble qui appartient à une société privée Safilaf qui veut détruire les bâtiments actuels pour construire une résidence hôtelière. Le collectif demande aux pouvoirs publics, État et collectivités territoriales de donner une vraie priorité au logement des sans abri ou mal logés et de procéder d’urgence à la réquisition des logements vacants.

Pour plus de détails : http://collectif16septembre.wordpress.com

Une procédure d’expulsion serait lancée, à suivre…

Les sénatoriales, suite

Publié le 16 juin 2011

Le 17 juin, tous les conseils municipaux de l’Isère vont désigner les grands électeurs (et leurs suppléants) qui viendront s’ajouter aux conseillers généraux, régionaux et députés. Il y aura environ 2700 grands électeurs qui voteront le 25 septembre 2011 pour élire les 5 sénateurs de l’Isère au scrutin de liste à la proportionnelle à la plus forte moyenne. La liste doit être paritaire homme – femme. A gauche, c’est un homme qui dirigera la liste. A droite les grandes manœuvres sont en cours. Trois hommes ont déclarés qu’ils feront leur liste : B. Saugey, sénateur sortant, Michel Savin, et Ph. Langenieux-Villard. La droite semble vouloir rejouer le scénario de 2001 où elle avait perdu un siège à cause de ses divisions. Il n’est pas impossible que le 25 septembre, sur 5 sénateurs il y ait 4 hommes… Vive la parité ! Il faudra attendre le dépôt définitif des listes le 16 septembre pour savoir à quoi s’en tenir et si le PS aura enfin passé un accord avec les écologistes.

Mounier, l’académie fâchée avec l’arithmétique

Publié le 16 juin 2011

Le 27 mai 2011, l’inspectrice d’Académie de l’Isère prend un arrêté fixant le nombre maximum d’élèves en classe de seconde dans les lycées de l’Isère. Pour le lycée Mounier le chiffre est de 105 élèves. En 2010, ce chiffre était de 210. Cet arrêté est pris sur la base de l’article D 211-11 du code de l’éducation, donc en fonction des installations et des moyens disponibles. D’après la loi, c’est au Conseil régional de fixer la capacité d’accueil d’un lycée. Cette capacité d’accueil n’a pas fait l’objet d’une nouvelle délibération qui aurait pu la changer. Le conseil régional a même pris soin de préciser dans un communiqué daté du 7 juin que le nombre d’élèves au lycée Mounier sera d’environ 540 élèves à la rentrée 2011.

Comme le lycée devrait compter environ 185 élèves de première et 190 en terminale, la capacité d’accueil en seconde est de 165 élèves suivant le calcul de la Région. Alors pourquoi imposer seulement 105 élèves en seconde, serait ce pour justifier l’exclusion du collège Münch de la zone de desserte du lycée ? Il y a vraiment des choses incompréhensibles. Mais que fait le Maire ?

Mounier : ne pas se relâcher

Publié le 16 juin 2011

Le récent communiqué en couleur, publié par le Conseil Régional et intitulé « Rentrée 2011 au Lycée Emmanuel Mounier » a tout, à première vue, pour réjouir et rassurer, élèves, enseignants, parents… et tous ceux sur qui, depuis septembre 2010, le Président du Conseil Régional, le Recteur et le maire de Grenoble soufflent le chaud et le froid. Voilà enfin des nouvelles rassurantes, apaisantes. Oui mais ! Car dans cette tragi-comédie il y a un, et même plusieurs « mais ». Que dit le communiqué ?

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ça ne mange pas de pain…

Publié le 16 juin 2011

35, c’est le nombre total de rues, places et espaces publics qui ont fait l’objet d’un arrêté (1er juin 2011) de J. Safar adjoint au maire de Grenoble qui interdit la consommation de boissons alcoolisées et la vente d’alcool à emporter de 18h à 5h entre le 6 juin et le 15 octobre prochain. Une interdiction qui ne s’applique ni aux terrasses de cafés et restaurants, ni aux lieux de manifestations locales (on pense au « Cabaret Frappé ») où la consommation d’alcool a été dûment autorisée. Quand on connaît le nombre de débits de boissons et autres établissements nocturnes que compte l’hyper centre on peut aisément admettre que ses habitants souffrent plus que d’autres de nuisances de tous ordres. D’où une première interrogation sur l’efficacité d’interdire la consommation d’alcool sur un espace public très délimité. D’autant qu’en parcourant la liste concernée on note quelques bizarreries : si la Place des Tilleuls, la rue A. Gaché ou la Place Notre Dame sont bien mentionnées, les rues Bayard et Hache elles, (qui se trouvent à la croisée des chemins) n’apparaissent pas.

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Manifestation antinucléaire – sifflet + carton rouge !

Publié le 9 juin 2011

A l’appel de Sortir du nucléiare 38

Rendez-vous Samedi 11 juin place Victor Hugo – 17h

Il y aura du théâtre de rue footbalistique, avec de vrai-es joueur-ses en short (quelle que soit la météo !!), et un arbitre qui sifflera tous les mensonges de l’appareil nucléaire.

Il est demandé à tous et à toutes de venir avec un carton rouge et un sifflet, ou les deux, ou quoi que ce soit qui puisse faire de la musique ou du bruit (percus, casserole…)

Lieux proposés : les 5 places les plus fréquentées le samedi soir. Pl Victor Hugo – Place Grenette – Place Notre Dame – Jardin de Ville – Place St André (parcours et timing à définir)

À la fin de la déambulation, ( et toujours si la météo est avec nous ) nous proposons un pique-nique avec repas tiré du sac.

Venez manifester avec sifflets, tambours et casseroles afin de faire un max de bruit !

Nous devons diffuser cette information évidente pour nous militant-es antinucléaires, mais totalement ignorée du grand public :

TCHERNOBYL avec la fusion d’un seul réacteur , a TUÉ 1 MILLION D’ÊTRES HUMAINS en 20 ans

À FUKUSHIMA il y a 3 réacteurs fondus, dont un alimenté au MOX-Plutonium fabriqué en France par AREVA à Marcoule. Combien de victimes prévoit-on ???

Le nucléaire est une déclaration de guerre à la vie et à l’avenir

En France, nous ne sommes pas encore mortellement irradiés.

Nous ne sommes pas évacués, hébergés dans des foyers d’urgence.

Nous pouvons encore vivre sur notre territoire.

Le plus grand geste de solidarité que nous puissions adresser au peuple japonais, c’est de nous battre chez nous, tant que nous le pouvons, contre cette industrie de la mort.

Lorsque Tricastin ou Fessenheim auront explosé, il sera trop tard.

Mairie : tout ne va pas si bien, Madame la Marquise…

Publié le 9 juin 2011

Le CSA a procédé à un sondage auprès de 801 grenoblois inscrits sur la liste électorale par la méthode des quotas. C’est le 5ème sondage de ce genre. A noter que l’ensemble des questions posées n’ont pas été rendues publiques car il semblerait que certaines questions aient été réservées au PS, notamment sur les intentions de vote pour différentes listes aux élections municipales. Sur le plan déontologique cela pose de sérieuses questions, et même si le PS a payé sa partie du sondage, le mélange des deux pourrait être considéré comme une aide de la société de sondage et/ou de la mairie à un parti politique, ce qui est strictement interdit. Pour lever le doute nous attendons des précisions claires sur ce qui c’est réellement passé.

Les résultats sont présentés par le maire et sa majorité comme très positifs, ce qui n’est pas surprenant vu le type de questions posées. Il faut prendre les résultats avec précaution car il apparaît de nombreuses contradictions dans les réponses et vu la quantité de questions, il n’est pas sûr que les sondés aient répondus correctement à toutes et dans ce type de sondage il n’y a pas la possibilité de redresser les réponses fantaisistes.

Par rapport au précédent sondage de 2005, voici quelques évolutions qui font réfléchir.

A propos de la ville de Grenoble, diriez vous que : C’est une ville qui a amélioré son image à l’extérieur : en 2005, 80 % oui et en 2011 seulement 56 %.

D’une façon générale, estimez vous que depuis quelques années, la vie à Grenoble a changé plutôt en bien ou plutôt en mal : en 2005, 60 % plutôt en bien et seulement 49 % en 2011.

Estimez vous qu’à Grenoble, l’action de la Municipalité est plutôt positive ou plutôt négative en ce qui concerne : La participation des habitants aux décisions qui les concernent : plutôt positive 46% en 2005, 41% en 2011. Les impôts locaux, plutôt positive : 28 % en 2005 et 24 % en 2011. L’entretien des écoles plutôt positive: 61% en 2005 et 53% en 2011. Par contre 59 % jugent plutôt positive le logement social contre 49 % en 2005.

61 % estiment plutôt négative l’action sur la prévention de la délinquance et la sécurité, cette question n’avait pas été posée les années précédentes.

Au fur et à mesure que les réalisations passent du stade projet à celui de réalisation, le sentiment des Grenoblois devient plus mitigé. Exemple Minatec recevait 90 % de satisfaits en 2005, ils ne sont plus que 72 % en 2011. La rénovation du quartier Teisseire passe de 79 % de satisfaits à 53 %. La rénovation du quartier Mistral passe de 66% à 56 % de satisfaits et Vigny-Musset de 73% à 54 %.

L’expérimentation de la vidéosurveillance, qui est une nouvelle question, laisse les Grenoblois très interrogatifs : 47 % de satisfaits contre 42% de pas satisfaits, avant même l’installation du système qui ne devrait pas donner des résultats à la hauteur des attentes et du coût.

A propos des attentes des Grenoblois, il y a des réponses intéressantes et non attendues :

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Les projets de tours doivent être abandonnés !

Publié le 9 juin 2011

Devant les projets de tours qui se multiplient à Grenoble, il est important de faire le point sur leur consommation énergétique, que ce soit en fonctionnement ou lors de leur construction.

Nous renvoyons pour cela à une étude technique de janvier 2009 du cabinet Enertech, spécialiste reconnu en ingénierie énergétique. L’étude complète se trouve à l’adresse suivante : http://www.enertech.fr/docs/Enertech_Tours.pd

En voici quelques extraits qui démontrent que dans une perspective du facteur 4 de production de gaz à effet de serre, il est fortement déconseillé de construire des tours, nous attendons une démonstration contradictoire de la part de leurs partisans. N’oublions pas aussi le prix de revient des bureaux et appartements plus élevé dans une tour.

Sur la dépense d’énergie en fonctionnement

« Le mouvement des « Green towers » a maintenant plus de dix ans. La première tour verte au monde a été la Commerzbank Tower à Frankfort en 1997. Depuis, quelques dizaines de tours vertes ont été érigées avec la volonté, sincère ou non, de faire des bâtiments de haute qualité environnementale, doublée d’un effort sur la consommation d’énergie.

La plus intéressante de ces tours, du point de vue de la consommation d’énergie, est la Post Tower à Bonn (livrée fin 2002), parce qu’elle a été conçue par le meilleur bureau d’études thermiques allemand (Transolar) et que sa conception s’est faite en bonne intelligence entre l’architecte et tous les membres de l’équipe. Il s’agit, comme toutes les tours actuelles, d’un bâtiment de bureaux. C’est aujourd’hui la tour verte la moins consommatrice du monde…

Mais la campagne de mesure faite par Transolar a montré que, par rapport aux prévisions, la consommation réelle était supérieure de 33 % pour le chauffage et de 67 % pour les consommations électriques et s’élevait à 120 kWh/m²Shon/an d’électricité et à 60 kWh/m²Shon/an de chaleur…

Les décisions prises lors du Grenelle de l’Environnement vont poser un problème très sérieux aux tours, quelles qu’elles soient, et aux tours vertes en particulier. En effet, à compter de 2012, tous les bâtiments neufs devront atteindre le niveau de performance du label BBC Effinergie qui impose, pour l’instant, que Cep <= Cepref – 50%. Mais cette manière d’exprimer l’obligation n’est pas satisfaisante, et il n’est pas impossible que l’objectif des bâtiments tertiaires soit, comme pour les logements, exprimé d’une manière intrinsèque. Cette valeur ne pourrait s’écarter trop de la valeur pivot « 50 kWh/m²/an » (exprimée en énergie primaire) pour le chauffage, le rafraîchissement, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxiliaires de chauffage et de ventilation. Cet objectif pourrait aller, selon la zone climatique, de 40 jusqu’à 65 kWhep/m²shon/an.

Or dans la tour verte la plus performante du monde aujourd’hui, la consommation atteinte pour ces seuls usages est de 52 kWh/m²/an d’électricité et 60 kWhep/m²shon/an de chaleur, soit de près de 228 kWh/m²/an d’énergie primaire. C’est à dire 4,5 fois trop….

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