La loi de finances votée par l’Assemblée nationale (dont les deux députés de Grenoble) fait des coupes sombres dans les dotations aux collectivités locales, ce qui les met en grandes difficultés financières. De nombreuses communes protestent contre cette cure d’austérité mortifère pour l’activité et l’emploi local. La Ville de Grenoble lance un appel pour le maintien des dotations de l’Etat et organise une pétition contre cette politique récessioniste ; pétition qui sera remise au Président de la République, au Gouvernement et aux Parlementaires.
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« Ville citoyenne, Grenoble s’engage » signez la pétition de la mairie
Avenir des transports en commun : à quoi joue le Conseil Général ?
La décision unilatérale du Conseil Général de diminuer fortement sa participation financière au SMTC aura pour conséquence de mettre à mal la politique des transports en commun dans l’agglomération qui était une réussite même si elle est perfectible. Le SMTC ne peut pas voir ses subventions diminuées, sans conséquences très graves sur le fonctionnement quotidien.
La majorité de la Métro a réagi par un communiqué (13 décembre) qui tire le signal d’alarme :
« Désengagement du Conseil général du SMTC : un service public fondamental menacé Lire le reste de cet article »
Musiciens du Louvre, suite…
Les oppositions se plaignent que la majorité n’agit pas, mais quand elle agit, elles se plaignent encore plus ! Revenons sur la suppression d’une partie de la subvention à l’association les Musiciens du Louvre.
Il faut savoir garder mesure. En aucun cas la municipalité rejette la musique classique qui est solidement présente et le restera à Grenoble avec le Conservatoire, les deux orchestres universitaires, la MC2, l’Harmonie et les Musiciens du Louvre.
Les Musiciens du Louvre sont un orchestre de dimension internationale et avec les fortes baisses des dotations de l’Etat, Grenoble ne peut plus participer à la même hauteur financière que par le passé. La municipalité maintient les avantages en nature à hauteur de plus de 100 000 € à cette association, ce qui n’est pas négligeable.
NPNRU : le nouveau programme national de renouvellement urbain
L’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) vient de décider du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) sur la période 2014-2024, d’un montant de 5 milliards d’euros. L’ANRU a sélectionné parmi les quartiers prioritaires de la politique de la ville, 200 quartiers d’intérêt national (présentant les dysfonctionnements urbains les plus importants) et 200 quartiers d’intérêt régional dont 55 sont signalés. Ce sont les agglomérations qui vont gérer ces programmes.
Pour la Métro, il y a deux quartiers d’intérêt national : La Villeneuve d’Échirolles et à Grenoble, l’Arlequin et les Géants. Un seul quartier signalé d’intérêt régional, Mistral.
Les quartiers d’intérêt national bénéficieront de 83 % des financements et les quartiers d’intérêt régional de 17 %
Week-end studieux de formation au Cercle Laïque
A l’invitation du CLAG, Cercle Laïque de l’Agglomération Grenobloise, plus d’une trentaine de personnes, dont un quart membres de l’ADES, sont venues se ressourcer le Week-End dernier à la laïcité sous la conduite appréciée de Bernard Teper, militant laïque national et animateur du Réseau Education Populaire.
Ont été rappelés les fondamentaux de la laïcité définie comme un principe d’organisation politique et sociale, et l’histoire du combat laïque depuis ses origines, pour plus de liberté.
Une claire distinction entre la sphère de l’autorité politique et de la construction des libertés (services publics, école, protection sociale) où s’exerce le principe laïque, et les sphères civile et privée, doit être établie pour orienter justement l’action sur les plans politique, social et juridique.
Une ligne laïque ferme doit combattre « l’ultra-laïcisme » de ceux qui, aux extrêmes-droites, camouflent leurs divers racismes sous des incantations répétées à la « République » et à la « laïcité ». Mais elle doit aussi se démarquer des partisans sincères d’une laïcité qui prône son « ouverture » en l’affublant de divers adjectifs, au motif de la prise en compte de la diversité et du relativisme culturels, dérivant ainsi vers un multiculturalisme identitaire qui encourage les communautarismes et segmente la société, plutôt que d’en rassembler les citoyens.
Un temps a été consacré aux expressions et préoccupations de chacun et à des études de cas concrets : la crèche Baby Loup, l’accompagnement des sorties scolaires par des parents, les repas dits « sans viande », …
Politique politicienne
– Cazenave qui a bien connu et bien pratiqué la gestion de l’équipe Carignon de 1983 à 1995, essaye de tordre les chiffres pour faire croire à une bonne gestion de l’argent public à cette époque. Contrairement à ses affirmations, les impôts locaux ont fortement augmentés entre 1983 et 1995. La ville encaissait 379 MF en 1983 et 709 MF en 1995, soit environ le double. Sans compter les nouveaux impôts prélevés par l’intercommunalité soit 130 MF. Merci MM. Cazenave, Betto et Carignon.
Basses manœuvres au Conseil Général !!!
Du jamais vu. Le 11 décembre lors de la séance du Conseil Général, le Président propose en pleine séance un amendement surprise au budget 2015 qui décide de retirer le CGI du SMTC si la Métro n’accepte pas sa proposition de baisser la subvention du CGI au SMTC de 37 M€ à 25 M€. Un véritable chantage qui met en péril un service public essentiel à une majorité d’habitants du département. En effet de très nombreux usagers des transports en commun du SMTC n’habitent pas dans l’agglomération, car les emplois et de nombreuses activités sont concentrés dans l’agglomération. Il est donc tout à fait normal que le CGI participe à haut niveau au fonctionnement du SMTC.
Conseil municipal important le 15 décembre

© Ville de Grenoble
Lundi 15 décembre à 18 h se tiendra à l’Hôtel de Ville, le dernier conseil municipal de l’année. L’ordre du jour est chargé et de nombreuses délibérations importantes pour l’avenir sont proposées.
Le maire a invité le Président de la Métro pour une intervention sur la mise en place de la métropole au 1er janvier. Ensuite le conseil se prononcera sur les délibérations concernant ce passage aux conséquences multiples sur le partage des compétences entre la Ville et la Métro.
La Ville et la Métro passent des conventions de gestion des services et de mise à disposition des biens et droits mobiliers et immobiliers affectés à l’exercice des compétences dans le cadre du passage en Métropole. Ces conventions vont permettre une continuité du service et pour les usagers et citoyens rien ne devrait changer et la gestion de proximité sera poursuivie.
En ce qui concerne les transfert de personnels municipaux, au démarrage, une centaine d’emplois sont concernés dans les services économique et voirie.
Les formations pour comprendre le budget municipal : une réussite
L’équipe municipale l’avait promis, elle l’a fait. Des formations ouvertes aux citoyens ont eu lieu à la mairie, organisées par le service des finances. Trois séances ont permis à plus de 300 Grenoblois de passer 2 h 30 pour comprendre comment fonctionnait le budget d’une ville comme Grenoble. L’adjoint aux finances, Hakim Sabri, a accueilli les volontaires, puis le directeur des finances a introduit les séances en expliquant les grands principes que doit respecter un budget qui se veut sincère et équilibré. Ces grands principes découlent de la constitution et notamment de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ensuite par petits groupes les citoyens ont fait des travaux pratiques visant à connaître la structuration du budget entre fonctionnement et investissement. Le travail se terminait par une recherche de construction budgétaire dans le cas où la ville perdrait d’importantes recettes, cas tout à fait réaliste vu ce qui va se passer pour l’année 2015 et malheureusement les années suivantes.
Les Musiciens du Louvre
Est-ce que la ville de Grenoble a encore la capacité à conserver un orchestre de taille internationale ? Réponse non. La non reconduction en 2015 de la subvention municipale de 438 000 € ne mettrait pas en péril l’orchestre des Musiciens du Louvre. Ils ont une situation financière tout à fait correcte avec des recettes de 3,7 M€. La ville leur laisse à disposition pour l’équivalent de 110 000 € la salle Olivier Messian pour répétition et des locaux annexes pour leur administration. Leur présence à Grenoble n’est donc pas mise en danger, ils devront peut être reporter quelques représentations.
La Métro : composition du conseil conservée
L’élection municipale de Brié-et-Angonnes a été validée par le Conseil d’Etat le 3 décembre 2014, qui a annulé le jugement du Tribunal Administratif de Grenoble du 13 juin 2014.
« C’est à tort que le tribunal administratif de Grenoble s’est fondé sur l’organisation de la permanence de tenue des bureaux de vote pour annuler les opérations électorales qui se sont déroulées le 23 mars 2014 pour la désignation des conseillers municipaux de la commune de Brié-et-Angonnes.» En fait la liste d’opposition n’avait désigné des assesseurs pour tenir les bureaux de vote que pour seulement 2 heures !! Le Conseil d’Etat conclut : « qu’il ne résulte pas de l’instruction, notamment des observations portées aux procès-verbaux des différents bureaux de vote, que les assesseurs de cette liste auraient été écartés des bureaux de vote pendant le reste de la journée ».
Conséquence importante de cet arrêt, le conseil de la Métro ne changera pas de composition à la satisfaction des 17 communes dont la population était comprise entre 2000 habitants (Poisat) et 7500 h (Claix) qui conservent 2 représentants alors que l’application de la proportionnelle exacte imposée désormais ne leur attribuerait qu’un seul représentant au détriment des grandes villes de la Métro.
Quel avenir pour GEG à la Métro ?
Des changements très importants dans le périmètre d’action de GEG vont se faire jour pour les années à venir qui pourraient aider à la mise en œuvre une politique énergétique à l’échelle de l’agglomération, ou au contraire, si on n’y prend garde, contrarier la nouvelle politique voulue par la majorité de la Métro : « mettre en place un service public local de l’énergie » géré par la métropole.
La distribution du gaz et de l’électricité aux tarifs règlementés de vente restera de la compétence de la Métro par contre l’éligibilité à ces tarifs sera supprimée à de nombreux moyens et gros consommateurs qui devront aller s’approvisionner sur le marché, comme cela est déjà le cas pour les très gros consommateurs.
Le périmètre du service public va se restreindre ; par contre le marché concurrentiel va s’ouvrir et la question reste de savoir qui va en profiter ?
GEG poursuivra la gestion du service public de distribution sur la seule commune de Grenoble, avec une diminution sensible du nombre des usagers du service public. Par contre GEG, par l’intermédiaire de sa filiale, pourra concourir pour gagner des parts de marché auprès des clients (qui ne seront plus des usagers) qui se verront obligés de quitter les tarifs règlementés. Il serait de la plus haute importance que GEG puisse s’installer comme un opérateur important sur ce marché.
« Être maire, c’est tirer sa ville vers le haut »
On ne peut qu’être d’accord avec cette formule que l’on trouve sur le blog de l’ancien maire dans un article du 5 décembre, où en filigrane on devine qu’il veut donner la leçon à son successeur.
Malheureusement pour l’auteur on trouve de nombreuses contre vérités dans cette communication qui s’essaye de retracer 19 ans de gestion de la ville. Au moins sur les chiffres il n’y a pas de discussion. Et M. Destot apparait comme le maire qui a le plus laissé dériver les impôts locaux (ville plus agglomération) depuis très longtemps.
Vous avez dit conflit d’intérêts
On trouve des choses intéressantes dans le projet de loi de finances rectificative pour 2014 qui coupe ou ouvre des crédits dans de multiples postes. M. Bisiou maître de conférences et vice-président du conseil d’administration de l’université Paul Valéry Montpellier 3, indique sur son blog que le projet transfère une somme de 274 M€ vers le programme Nano 2017, somme prise essentiellement sur les budgets de la recherche et des universités ! Ce programme est piloté par ST Microelectronics et le LETI.
Bisiou précise alors : « Le LETI est la branche nanotechnologies de la direction de la recherche technologique du CEA. Une direction technologique dont le compagnon de Geneviève Fioraso était directeur délégué. Cela a d’ailleurs valu à Mme Fioraso de se voir interdire toute intervention sur cette direction du CEA par décret du 1er aout dernier. Manifestement si Mme Fioraso n’a pas le droit d’intervenir dans la direction technologique du CEA cela ne l’empêche pas de lui donner 274 Millions d’euros…»
L’article complet est à lire ici.
Politique politicienne
Dans la dénonciation, M. Chamussy (UMP) est toujours excessif, ainsi sur France Bleu Isère. « Le premier budget d’Éric Piolle sera le plus grand plan social de l’histoire de Grenoble ». Par contre sur les propositions il est toujours nullissime ! Face à la baisse très violente des dotations de l’Etat il est silencieux. Mais l’UMP ferait encore pire car elle propose une économie des dépenses publiques trois fois plus importante que celle de Valls-Hollande. Pour lui il ne faudrait pas faire d’économies et pas augmenter les impôts. Il faudra que ce magicien explique tout cela dans le détail lors de la discussion budgétaire.
Les attentes en matière de politique du logement
Le 9 décembre le CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) remet au ministère du logement un rapport intitulé : « Les Français et leurs attentes en matière de politique de logement ». Dans la note de synthèse, le CREDOC résume les multiples attentes :
« Classes moyennes dans l’incapacité d’accéder à la propriété, catégories modestes accablées par des charges de logement trop lourdes, jeunes ne pouvant accéder à l’autonomie résidentielle et à l’emploi, déficit de construction, frein à la mobilité résidentielle et professionnelle : nombreux sont les problèmes soulevés par la question du logement en France aujourd’hui. La population semble d’ailleurs partagée quant aux priorités que les pouvoirs publics devraient se fixer. 21% attendent que soit soutenue en priorité l’accession à la propriété. Une proportion presque aussi importante (18%) souhaite le développement du logement social, 15% évoquent l’aide aux jeunes actifs, 15% recommandent la mobilisation des logements vacants, 14% privilégient l’aide à la rénovation des logements anciens, et 10% l’augmentation des aides personnelles. Finalement seuls le développement du parc locatif privé et l’action pour garantir le paiement des loyers semblent moins urgents. »
Informations sur l’eau
Sur le site CartOgraph’, on peut accéder à de multiples informations et données sur l’eau et les milieux aquatiques.
Des données sur une vingtaine de thématiques : de la qualité des milieux au prix de l’eau potable, en passant par le niveau des nappes ou l’avancement de l’élaboration des structures de gestion de l’eau (SAGE, contrats de milieu, par exemple).
CartOgraph’ est un outil dynamique : tous les tableaux, graphes et cartes sont interactifs. On peut télécharger et imprimer tous les objets graphiques (tableaux, graphes, cartes) affichés à l’écran. Toutes les données sont accompagnées de fiches descriptives : elles renseignent sur l’organisme responsable de la production de la donnée, le mode de calcul effectué, etc.
Dernière heure : le SMTC obtient la suspension de l’arrêté du préfet
Le juge des référés a annulé ce vendredi 5 décembre, l’arrêté du préfet du 3 octobre 2014 qui décidait de supprimer la compétence transports en commun au SMTC à partir du 1er janvier 2015. Donc cet arrêté est suspendu pour l’instant.
C’est une bonne nouvelle, mais le préfet peut toujours aller contester cette ordonnance.
Restons vigilants sur les suites de cette affaire, il en va de l’avenir des transports en commun et souhaitons que le Conseil général vote dans son budget 2015 les 37 M€ nécessaires au bon fonctionnement du SMTC.

En décembre 2014, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude traitant des résidents en établissements d’hébergement pour personnes âgées en 2011. Elle établit la comparaison avec l’année 2007. Saisissons l’occasion de cette étude pour rappeler qu’il faut trouver les meilleures solutions pour le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes. L’hébergement dans des établissements ne pourra pas régler seul la question du vieillissement et de plus il y a une réticence grandissante de nombreuses personnes d’adopter cette solution. Il existe à Grenoble, aux Vignes, à l’Ile Verte, l’expérimentation des appartements regroupés à services partagés qui assure le maintien à domicile de 14 ménages dont certains en grande dépendance. Malheureusement la règlementation ne reconnait pas cette solution qui ne vit que grâce à une mobilisation des familles regroupées dans l’association « Vivre aux Vignes » et un soutien d’ACTIS et du CCAS. Mais la solution n’est pas encore pérenne et il serait important qu’une commission au niveau de la Métro se penche sérieusement sur les formes que peut prendre le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes.
Le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes organise son prochain café citoyen le mercredi 17 décembre, à 20h30 à la Maison des Associations (6 rue Berthe de Boissieux – Grenoble). C’est le retour des cafés citoyens pour réfléchir ensemble à la question des monnaies locales/complémentaires. Pour cela nous écouterons Jean François Ponsot, universitaire grenoblois et économiste atterré ainsi que Olivier Truche, secrétaire du « mouvement sol pour une appropriation citoyenne de la monnaie ». Ils introduiront le débat qui nous le pensons sera riche !