– Mis en cause dans sa gestion financière calamiteuse, J. Safar se défend bien mal (à FR3) : « Il y a quelques mois cette équipe nous disait que nous menions une politique d’austérité et aujourd’hui on nous explique presque qu’on a jeté l’argent par les fenêtres ». J. Safar confond austérité et rigueur. La politique suivie était effectivement d’austérité par la violente augmentation des impôts sans service rendu supplémentaire, par contre il a bien jeté l’argent par les fenêtres en embauchant au-delà des besoins et en gaspillant en propagande inutile. Comme souvent J. Safar dérape vite quand il est pris la main dans le pot de confiture, le voila qui évoque une ambiance de maccarthysme à la mairie ! Il devrait vite réviser son histoire. Le maccarthysme a fait des ravages politiques inacceptables et des morts aux Etats Unis. Souhaitons que ses colistiers le rappellent vite à l’ordre démocratique.
Politique politicienne
Les Chambaran sans Center Parcs
Une enquête publique s’est terminée le 28 mai et a examiné la compatibilité entre le dossier du promoteur du Center Parcs et la loi sur l’eau. Les opposants ont fait un gros travail d’expertise sur le dossier d’enquête pour démontrer que le projet soutenu par la majorité du conseil général est dangereux et contraire à la loi sur l’eau. Ils ont déposé auprès des commissaires enquêteurs un rapport de 47 pages. Ils ont embauché pour deux mois un ingénieur spécialisé dans les milieux aquatiques qui les a grandement aidé à l’élaboration de ce rapport.
Inédit : une formation pour les citoyens sur le budget municipal !
Vous voulez comprendre comment fonctionne le budget de la ville : réunion de formation le Mercredi 25 juin à 18 h à la mairie (salon de réception), jusqu’à 21 h.
Le budget est un acte politique important pour une ville. Mais c’est un processus complexe. Pour que les citoyens puissent en discuter, une formation peut être nécessaire, pour en comprendre les mécanismes et ne pas être rebutés par des notions comptables difficilement compréhensibles. L’équipe municipale s’était engagée à préparer le budget de façon ouverte et publique. Aujourd’hui, elle propose une formation ouverte à tous, pour comprendre les tenants et aboutissants du budget de la ville de Grenoble.
Utilisation de l’argent public : le débat et les actes sont lancés
La nouvelle majorité fait ce qu’elle n’a cessé de dire durant la campagne électorale : l’argent public (l’argent des contribuables) est rare, il faut l’économiser au maximum. Elle a déjà commencé par la diminution des indemnités des élus, la suppression des voitures de service à la disposition des élus et elle poursuit par de gros morceaux : le Palais des Sports et Alpexpo. Elle commence à examiner toutes les dépenses qui ne se justifient pas ou qui manquent de transparence par exemple les versements à la société du Tour de France.
Etrange incendie d’un bâtiment vide du Greta à Berriat !

Photo DR
Mercredi 18 juin, un violent incendie a détruit totalement un des 4 bâtiments des anciens locaux du GRETA au 114, rue d’Alembert (quartier Berriat) et a rendu inhabitables des appartements voisins. Les riverains, l’Union de quartier et l’association « Vivre à Berriat » s’interrogent sur l’origine de ce sinistre qui arrive à point nommé pour le promoteur. Retour en arrière pour mieux comprendre ce dossier qui commence à devenir chargé…
Palais des Sports, une sage décision
Le Palais des Sports, est géré depuis de longues années par une association loi de 1901. La Ville de Grenoble y a des administrateurs mais qui sont ultra minoritaires et pourtant elle verse environ 1,5 M€ par an à cette association (subvention de 1,15 M€ plus divers apports). Une association sans adhérents gère le Palais des Sports depuis de longues années grâce à une convention passée avec la ville.
Il n’y a rien de plus normal que la ville, propriétaire du Palais veuille mettre fin à cette convention pour améliorer l’utilisation de ce grand bâtiment. De plus il était temps d’arrêter les tergiversations de l’ancienne majorité qui ne savait pas quoi faire de cet équipement et le laissait gérer par G. Chanal dont le passage éclair à Alpexpo a pu démontrer que ses capacités de management pouvaient être fortement mises en doute, vu le trou financier qu’il y a laissé. Théoriquement cette convention aurait dû s’arrêter fin 2012, mais l’ancienne majorité a laissé filer, incapable de décider que faire de cet équipement. C’est ce qui s’appelle la politique du chien crevé au fil de l’eau !
Tour de France, pourquoi payer ?
Il y a quelque chose de bizarre dans le financement du Tour de France cycliste. Voila une société privée, Amaury Sport Organisation (ASO) qui utilise largement l’espace public pour organiser des courses cyclistes professionnelles et qui non seulement ne paye pas de redevance pour occuper le domaine public (pour une activité privative juteuse), mais au contraire impose aux villes de payer cher pour être ville étape. Cette société a un chiffre d’affaire de 166 M€ et dégage un résultat net de 33,4 M€ (chiffres de 2012), qui dit mieux ! Olivier Bertrand conseiller délégué à l’évènementiel a eu tout à fait raison de dire que Grenoble ne paiera plus ce genre de redevances à l’envers ! Ce qui ne porte aucun jugement de valeur sur l’aspect populaire de cette manifestation, mais qui s’interroge tout de même sur le modèle financier de ce spectacle sportif qui pousse les coureurs à l’utilisation de moyens répréhensibles. Il n’est pas inutile d’avoir un regard critique sur beaucoup de sports professionnels où le dopage fait des dégâts considérables et ne sont pas des exemples à suivre et à financer sur fonds publics.
GEG, diminution de postes mais pas d’emplois !
Parfois les médias peuvent favoriser de gros contre-sens ! Exemple le Dauphiné Libéré du 16 juin résume l’interview du président de GEG, V. Fristot, par le titre : « Des suppressions de postes à GEG seront inévitables ». Bigre, serait-ce contradictoire avec l’engagement n° 23 de la nouvelle majorité ? Ce dernier précisait : « Les contrats de délégation et les suppression d’emplois de GEG seront annulés ».
Cet engagement faisait référence à la nouvelle délégation décidée pour 30 ans en 2012 sans aucun débat public contre laquelle des recours en annulation ont été déposés et des suppressions d’emplois prévus dans le « plan de performance » qui visait à supprimer une soixantaine d’emplois à GEG.
Alpexpo : il est temps d’arrêter les frais
Enfin, la ville va essayer de tourner la page du feuilleton financièrement dramatique d’ALPEXPO. Le 9 juin, le maire, Eric Piolle a déclaré sur France 3 Alpes, qu’il ne souhaite pas que la mairie renfloue les caisses. A la place, il faut passer à l’action et transformer le mode de gestion des activités.
Université cherche nom désespérément
Suite à l’adoption en 2013 de la Loi Fioraso sur l’enseignement et la recherche, les Universités doivent mettre en place une énième réforme, censée simplifier le millefeuille administratif et améliorer la visibilité et la compétitivité des universités françaises à l’international. Rien de nouveau depuis Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy et la loi LRU donc… Mais à Grenoble, une dimension supplémentaire donne du sel aux débats : les noms des établissements. Accrochez-vous, ça déménage…
À Grenoble, la fête de l’hirondelle
Dix ans d’études sur les hirondelles dans l’agglomération grenobloise : ça se fête à la Caserne de Bonne ce samedi 21 juin de 10 h à 18 h !
La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) Isère mène depuis plus de 10 ans un suivi des colonies d’hirondelles dans l’agglomération grenobloise.
Cette journée grand public est l’occasion de faire connaître les hirondelles et leur présence dans l’agglomération grenobloise et de présenter les résultats du suivi réalisé depuis dix ans en Isère et dans l’agglomération grenobloise
Plus d’info sur le site de la LPO Isère
Les hirondelles participeraient-elles aussi au printemps politique Grenoblois ?
Le 17 juin : Comprendre et agir sur la violence

La marche blanche d’Echirolles
« Plus jamais ça ! »
C’est ce qu’ont exprimé le 2 octobre 2012 les familles et amis de Kévin et Sofiane à l’occasion de ce drame atroce dont nous gardons la mémoire… Et c’est aussi à partir de ce slogan que la marche Blanche s’est organisée et qu’un collectif est né afin de continuer à agir contre la violence.
Les familles et les amis de Sofiane et Kévin, avec le Collectif « Marche Blanche Echirolles », vous invitent à une rencontre le mardi 17 juin à 19 h à l’auditorium du musée de Grenoble, 5, place Lavalette.
Andrevon primé

Eric Piolle, Jean-Pierre Andrevon et le président du jury (cliché Joseph Caprio)
Mais qu’est ce que c’est que ce nouveau look sans cravates !!!!
Notre ami Jean-Pierre Andrevon, écrivain et artiste grenoblois, a reçu le 42 ème prix de l’Alpe à la mairie de Grenoble. Le prix a été attribué à l’unanimité pour son œuvre et son ouvrage récent : 100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction, « une somme unique dans l’édition française », souligne Raymond Joffre président de la Société des Ecrivains Dauphinois. Paru aux éditions Rouge Profond à l’automne dernier, il compte plus de 1000 pages et pèse quelque 4,5 kg !
Changement de bureau à l’ADES
L’ADES a renouvelé son bureau. Vincent Comparat est devenu président, Eveline Banguid secrétaire et Gilles Kuntz trésorier.
L’ADES qui est une association loi 1901 est aussi déclarée comme mouvement politique à la CNCCFP, ce qui lui permet de délivrer des reçus fiscaux aux personnes qui adhérent ou qui font des dons. Ainsi un don de 100 € permet de déduire 66 € du montant des impôts sur le revenu (pour ceux qui en paient).
Donc si vous voulez soutenir ou adhérer à l’ADES, rien de plus simple que de faire un chèque à l’ordre de AFADES à envoyer à ADES 12 rue Voltaire 38000 Grenoble.
Un calendrier du démarrage du changement
Lors de la campagne électorale la liste du Rassemblement avait fait l’effort de communiquer un agenda des réformes qu’elle entendait mettre en place. Évidemment tout cela dépendra des réalités trouvées à la mairie et notamment des coups partis qui n’étaient pas connus durant la campagne électorale et de l’état exact des finances de la ville. Tout avait été pensé sur la base du budget voté fin décembre 2013, qui décrivait une situation financière saine. Mais il y a fort à craindre que le budget 2014 n’était pas sincère. On en saura plus lors des prochains conseils municipaux.
Des premiers actes ont été effectués conformément aux promesses faites : diminution des indemnités de fonction des élu-e-s. Retransmission du Conseil municipal sur internet.
Les dégâts des PPP

Hôpital Sud Franciien : PPP résilé avec Eiffage
Le système de Partenariat Public Privé (PPP) permet effectivement au secteur public de ne pas s’endetter ; par contre c’est une machine à exclure les petites entreprises locales des marchés liés au PPP. Nous écrivions le 1er février 2014 : « Voila les méfaits des fameux Partenariats Publics Privés (PPP) malheureusement mis en place sur le campus ou sur la Presqu’île pour construire de nouveaux bâtiments. A partir du moment où c’est une société privée qui construit, équipe et gère le bâtiment, elle échappe aux règles des marchés publics et sous-traite à sa guise à qui elle veut. Exemple avec la construction sur la Presqu’île du bâtiment GreEn’ER sur un terrain appartenant au CEA, qui a été confié par les responsables politiques et universitaires au grand groupe Eiffage….
Antennes de téléphonies contestées
L’implantation des antennes de téléphonie mobile se poursuit de manière anarchique. C’est ainsi qu’une installation a eu lieu sur un bâtiment situé rue Marceau dont le bailleur est SCIC HABITAT, lequel a autorisé sa pose sans en avoir référé à ses locataires. Voila encore un exemple du pouvoir absolu du propriétaire. Cette antenne est située à moins de 30 mètres de l’école maternelle Marceau. La ville devrait intervenir pour mesurer l’impact de cette antenne au niveau de l’école et réagir si la puissance est trop élevée. Il faudrait revoir la charte d’implantation des antennes qui avait été mise en place il y a des années à Grenoble.
La Métro : Compte Administratif 2013
Des journalistes se sont étonnés de voir les nouveaux élus du Rassemblement voté pour le compte administratif 2013 de la Métro, alors que Gilles Kuntz qui représentait, seul, le groupe « Ecologie et Solidarité » n’avait pas voté le budget 2013, le 14 décembre 2012. Contrairement aux apparences il n’y a pas contradiction entre ces deux positions, il suffit pour s’en convaincre de reprendre ce qu’avait dit Gilles Kuntz pour s’abstenir sur le budget 2013 :
« Le budget continue à augmenter une dette pourtant pointée par la Chambre Régionale des Comptes comme étant une des plus fortes des intercommunalités… La Métro continue de vivre au dessus de ses moyens…Il vaudrait mieux avoir un budget 2013 qui n’augmente pas la dette, ce qui imposerait une diminution d’environ 10 M€ par rapport à ce qui est proposé. »
Politique politicienne
– la perte du marché par la Régie de quartier de la Villeneuve n’en finit pas de faire des vagues. Et beaucoup de responsables racontent n’importe quoi. Le dernier en date est l’ancien adjoint PS (A. Djellal) qui affirme : « Il y a un fort risque de licenciements de douze personnes, et suite à l’appel d’offre infructueux d’ACTIS, il faut tout faire pour sauver ces emplois ». Malheureusement il y a effectivement un risque de licenciements mais l’appel d’offre n’a pas été infructueux, bien au contraire, il a été emporté à la régulière par une entreprise de nettoyage. Il n’est donc pas possible de revenir dessus. Par contre il faut exiger que l’entreprise qui a emporté le marché réembauche un maximum de personnes employées de la Régie.
Rencontre-débat : que s’est-il passé aux dernières élections municipales de Grenoble ?
« Tandis que médias ou responsables politiques nationaux réactivent le mythe du “laboratoire grenoblois” pour imaginer une recomposition de la gauche, les acteurs locaux insistent sur la nécessité d’un travail de long terme — qui ne peut se résumer à un rapprochement des appareils — et sur la formulation de réponses claires, tangibles, voire audacieuses », écrivait Le Monde diplomatique en mai dernier (« Le Rouge et le Vert » s’écrit à Grenoble).
D’où viennent les courants citoyens, écologistes ou autogestionnaires de Grenoble ? Comment le rassemblement a-t-il pu se construire et la campagne devenir gagnante ? Quelles priorités, quelles difficultés et contradictions pour les prochains mois ? Quelles leçons en tirer hors de la cuvette grenobloise ?
Analyses de Simon Labouret (Institut d’études politiques de Grenoble) et Philippe Descamps, journaliste au Monde diplomatique.
Témoignages de Martine Jullian, Alain Denoyelle (Réseau citoyen), Enzo Lesourt (Europe Écologie les Verts), Vincent Comparat (ADES) et Alain Dontaine (Parti de Gauche).
Débat avec le public.
Jeudi 12 juin, à 20 h 15 Maison des Associations de Grenoble 6, rue Berthe-de-Boissieux.
