Attention danger : l’abstention peut profiter à l’extrême droite. Face à la montée du Front National il faut vraiment que tous les républicains aillent voter.
C’est un vote important. Il s’agit de renforcer les priorités politiques du Conseil général dont la principale compétence (la moitié de son budget) est l’action sociale. Les impôts locaux ne sont que très faiblement redistributifs et rendent difficile une organisation correcte de la solidarité. De plus, l’Etat ne compense pas l’augmentation des dépenses sociales qu’il a transférées au conseil général. En 2011, la différence entre dépenses obligatoires et les remboursements de l’Etat atteint 112 M€ : 25 millions pour le RMI-RSA, 67 millions pour l’allocation personnalisée d’autonomie et 20 millions pour la prestation de compensation du handicap.
Néanmoins il est possible de faire mieux en faisant des économies sur des dépenses non obligatoires, dont certaines sont des dépenses de prestige ou inutiles pour l’amélioration de la vie quotidienne des habitants. Notamment le Conseil général pourrait renforcer ses effectifs pour les activités de proximité car il a des dépenses de personnel très inférieures à la moyenne des départements de même taille.
Si les écologistes avaient plus d’élus au Conseil Général et dans les autres assemblées, ils pourraient travailler à la mise en place d’une politique inverse de celle pratiquée dans les quartiers de la périphérie en agissant pour un renforcement des services et de l’action publics délaissés : bureaux de poste, centre sociaux et embauche d’éducateurs de rue, équipements sportifs et culturels démultipliés, commissariats… Bref, il est urgent d’inverser la vapeur.
A ces cantonales, il faut dire non à la droite et à l’extrême droite et voter pour les candidats écologistes et Alternatifs soutenus par l’ADES à Grenoble : Olivier Bertrand, Hakim Sabri et Christine Garnier.

Il est proposé d’avoir 3 classes de secondes à la rentrée, pour lesquelles il n’est prévu que 105 lycéens contre 239 cette année. Beaucoup de professeurs ne pourront pas faire tout leur service au lycée, mais devront postuler ailleurs pour le compléter.
A. Vallini (PS) fait la leçon à M. Destot (PS). Dans le dernier Isère magazine, André Vallini dans l’éditorial intitulé « un budget anti-crise », explique qu’il a fait le choix d’une gestion rigoureuse pour ne pas augmenter les impôts. Ce serait donc possible au Conseil général mais pas à Grenoble. Rappel, les élus écologistes ont proposé de faire mieux et autrement à Grenoble sans augmenter les taux des impôts. Il suffit de changer les priorités en abandonnant les politiques de prestige et les aides aux intérêts privés sans contreparties.