Des parents d’élèves et des élèves de BTS avaient déposé des recours au tribunal administratif de Grenoble contre les décisions de JJ. Queyranne et du Recteur. Or voilà que le Président de la Région répond aux requérants qu’ils ne peuvent pas attaquer sa décision… puisqu’il n’y a pas de décision ! En effet les requérants contestaient la décision révélée par les courriers et communiqués de presse puisqu’elle ne respectait pas les lois et règlements. C’est au Conseil Régional et non au Président de décider de la capacité d’accueil d’un lycée et tout acte réglementaire doit être déposé en préfecture pour le contrôle de légalité, sinon il n’est pas opératoire.
Conséquence, il n’y a pas de décision sur laquelle le Recteur pourrait s’appuyer. Or ce dernier fait comme si tout était d’équerre et organise la rentrée à partir de décisions qui n’existent pas… On marche sur la tête.
Comme quoi les recours sont toujours très utiles pour éclaircir la situation.
Dernière minute. Lors de la commission permanente du Conseil régional du 7 avril, JJ. Queyranne a été mis en minorité sur une demande de pouvoir défendre la région devant le Tribunal Administratif face aux recours déposés par des parents d’élèves du lycée Mounier. Sur ce dossier, il a voulu jouer tout seul avec le maire de Grenoble et le Recteur en oubliant les élus régionaux. Les élus écologistes, du Front de Gauche et de la droite ont voté contre l’autorisation donnée au Président (87 voix contre), le FN et J. Safar (pourtant président du groupe PS) se sont abstenus (18 voix), les seuls qui ont voté pour : le reste du PS et les radicaux de gauche (51 voix) ! Le dossier Mounier constitue donc encore une première car une telle situation ne s’est jamais présentée en Rhône-Alpes. Le camouflet est sévère pour le président qui, pour avoir décidé en solo, est renvoyé seul face au tribunal. Est ce que cela sera salutaire ?

Le nucléaire comme source d’énergie est trop dangereux, il faut dès maintenant organiser son abandon.

