Comme d’habitude, la majorité municipale présente le budget 2013 dans chaque secteur. Il faut espérer que les interventions des élus soient plus courtes que d’habitude pour laisser du temps aux questions des habitants. Il faut aussi regretter que le projet de budget ne soit pas discuté publiquement avant le vote du Conseil municipal. Cette année il y a eu un léger progrès puisqu’il y a eu en 2012 une présentation publique des orientations budgétaires, mais avec un scénario unique ce qui enlève beaucoup de l’intérêt à ce genre d’exercice. Rappelons que la majorité municipale s’était engagée à mettre en place des formations sur le budget et que ceci n’a jamais été fait.
Archives pour la catégorie ‘Politique’
Réunions sur le budget 2013
La solution tant attendue du jeu des Vœux 2013 !
De ces balades, tôt dans la ville, il y a de quoi s’époumoner, y a-t-il ville plus polluée pour attraper une grasse toux ?
Dans mon casque, une musique bien choisie : Bertignac, une compil au diapason me berçait en plein frimas. Songeant, dans une odeur de forsythia revigorante, à l’état de notre bon vieux Grenoble, je m’imbibai et tout me vint à l’esprit.
Retrouver une vraie ville est un vrai défi. Or à songer uniquement à sa réélection est une piètre occupation.
Que Grenoble court à sa perte, est vraiment le cadet de leurs soucis. Chacun peut s’en apercevoir.
Nous dénombrons une quantité de problèmes assez drus. On pourrait ne pas en piper mot tel est le festival, l’ininterrompue liste de couacs.
Mais sans passer du temps à far fouiller, comment ne pas citer ces projets qui font splach car mal conçus ; du cri foireux d’Alpexpo, de la hausse des taxes à la triste parodie de démocratie participative, projet olympique flambard, le béton, l’omnipotence des nanos…
Que faire ? Mener ces ânes à bout de longe via les boulevards ? Non ! Sans quolibet, tournons-nous vers l’avenir… mettons-nous à réfléchir, on peut retourner la situation. Cette réflexion de fond, nous l’alimenterons en 2013, ce 2013 que je vous souhaite plein d’accolADES, sans tomber malADES, cher(e)s camarADES !
On aura donc reconnu par ordre d’apparition : Destot, Monery, Grasset, Siebert, Pilaud, Masson, Thiar, Baïetto, Fioraso, Népi, Noblecourt, Bron, Motte, Vallini, Safar, Lachcar, Crifo, Salat, de Longevial(l)e, Betto, Chiron.
Félicitations à un citoyen grenoblois du secteur 3 qui a trouvé toute les réponses en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, faisant même remarquer que le nom de l’adjoint à l’immobilier prenait deux « L » ! Reconnaissons humblement que l’insertion de ce nom a pu paraître capillotracté, mais ne devait pas induire le lecteur en erreur. Certains diront qu’il y a en réalité 21 noms. Exact mais le premier était déjà donné et n’entrait pas en ligne de compte. Il fallait donc bien trouver 20 noms. L’ADES renouvelle ses vœux de bonne année 2013 à l’ensemble de ses attentifs lecteurs.
Les arbres qui cachent les affaires

Disparition des arbres sur le site du futur hôtel
D’un coup d’un seul, on a fait place nette en abattant encore une quarantaine d’arbres (ceux-là n’étaient pas malades) à l’angle de la rue Hoche et du Boulevard Gambetta, et ici comme ailleurs, certains diront encore que c’est pour la bonne cause. Sur cet emplacement destiné initialement à « un équipement public structurant » (culturel, social, espace vert…) dans le cadre des aménagements de la Caserne de Bonne, et après quelques péripéties (voir notre article du 8 avril 2011), les engins de chantiers sont entrés en action. Au regard de leur absence de réaction, les habitants comme les Unions de Quartiers semblent se satisfaire de ce que le promoteur privé SAS VINCI Immobilier ampute le Parc Hoche de quelques 1300 m2 pour y implanter un Hôtel 4 étoiles de 138 chambres avec locaux d’activités en rez de chaussée dont l’ouverture est envisagée en mars 2014. Un hôtel haut au double sens du terme, en gamme et par sa dimension, 26 m de hauteur environ ce qui conduira à fermer un peu plus la vue et l’accessibilité du public au parc.
La situation financière de Grenoble est bonne
La situation financière de la ville de Grenoble n’a jamais été aussi bonne depuis plus de 20 ans. Un gros effort de redressement a été entrepris à partir de 1995 par les majorités de gauche et écologiste après le passage dévastateur de la corruption. La situation s’est améliorée années après années sans augmentation nette des taux des impôts. En 2009, il n’y avait donc nul besoin d’augmenter violemment les impôts. La majorité gauche-droite a préféré le confort à la sobriété et la plupart des Grenoblois ont subi douloureusement cette cure.
Voici un survol de l’évolution de la situation financière de Grenoble qui montre cette évolution vers une situation financière qui s’améliore au fil des ans.
Où l’on reparle de GEG
Le syndicat CGT des salariés de l’énergie de l’Isère a publié un communiqué suite au conseil municipal de Grenoble du 22 octobre 2012 qui avait décidé de confier pour 30 ans, à la SEM GEG la délégation des services publics du gaz et de l’électricité de Grenoble.
Dans ce communiqué le syndicat prend position contre un retour en régie municipale avec un raccourci bien rapide :
« Le fait que GEG se soit depuis longtemps développée à l’extérieur du secteur Grenoblois, le retour à une régie municipale serait vécue comme un véritable repli qui aurait des impacts indéniables sur l’emploi, les usagers et sur la qualité du service public. »
Il est très curieux qu’un syndicat de salariés se fasse une image aussi fausse des réalités de la régie à personnalité morale qui est un véritable établissement public local, étant à la fois lié intimement à la commune et autonome dans sa gestion. Une régie municipale pourrait sans aucune difficulté reprendre toutes les activités de GEG, en direct pour le service public « règlementé » et par l’intermédiaire de filiales pour les autres activités. Il n’y aurait aucun impact négatif sur l’emploi, ni sur le statut des salariés de GEG.
Les « Ateliers Populaires d’Urbanisme » au travail à la Villeneuve

Tous droits réservés (photo GK)
Les ateliers populaires d’urbanisme (APU) à la Villeneuve se sont mis activement au travail. Créés par un collectif d’habitants pour participer au projet de rénovation urbaine, ils réunissent de manière régulière des habitants du quartier de toutes générations pour travailler sur leurs besoins et leurs envies de réhabilitation, accompagnés par des intervenants extérieurs, architectes, urbanistes, consultants.
Suite à la dernière réunion fructueuse de décembre, 4 ateliers ont été lancés. Un groupe « réhabilitation des logements » (voir plus bas), un groupe cadre de vie axé sur les aménagements du Parc (notamment un jardin), un autre pour les équipements qui a travaillé particulièrement sur la réhabilitation de l’école des Buttes et qui élabore un contre projet à celui de la mairie. Le quatrième est consacré à la défense du patrimoine.
Une permanence d’échange a lieu tous les troisièmes jeudis du mois à 17H au Patio. Exceptionnellement celle du 17 janvier se déroulera à La Cordée au pied du 40 galerie de l’Arlequin.
Le groupe de travail « réhabilitation des logements » s’exprime dans le tract d’alerte suivant :
REHABILITATION DES LOGEMENTS DE LA GALERIE DE L’ARLEQUIN
L’avenir de la Métro
Lors des vœux, le Président de la Métro a évoqué l’année 2013 et l’avenir de la Métro.
En 2013, la Métro devrait accueillir les 5 petites communes des Balcons sud de la Chartreuse : Le Sappey-en-Chartreuse, Mont-Saint-Martin, Proveysieux, Quaix-en-Chartreuse et Sarcenas.
Il y aura la mise en place d’un nouveau syndicat des transports, rassemblant la Métro, le Grésivaudan et le Voironnais, le Département et la Région, ce qui devrait résoudre les illégalités actuelles du SMTC.
Le Président souhaite un élargissement des compétences et missions de l’agglomération dans les domaines suivants : la culture, le sport, la gestion de l’eau, le tourisme, la jeunesse, la politique de la ville et la lutte contre les discriminations… Tout un programme !
Il serait important que ces questions soient mises au débat public avec des scénarios sur les conséquences financières et l’évolution de la fiscalité de la Métro et des communes. Il ne faudrait pas rééditer le coup des ordures ménagères où la quasi-totalité des communes avait transféré d’importantes charges à la Métro sans baisser leurs impôts du même montant. Les habitants avaient alors subi une augmentation brutale de leurs impôts locaux dès 2005 à travers la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Meilleurs vœux de bonne année 2013 pour préparer ensemble les changements à venir
Chacune et chacun a compris que 2013 sera une année très difficile pour une grande partie de nos concitoyens. L’ADES adresse donc aux Grenobloises et Grenoblois ses meilleurs vœux de bonne année pour préparer ensemble les changements substantiels à venir.
L’Association pour la Démocratie, l’Ecologie et la Solidarité souhaite que la démocratie dans les décisions publiques remplace enfin les décisions unilatérales du clan en place à la mairie, que l’écologie rappelle qu’il faut gérer l’action publique avec sobriété et vision à long terme, que la solidarité impose de repenser l’ensemble des politiques publiques afin que la ville devienne la ville de tous et pour tous, et particulièrement ceux qui sont sans toit, sans emploi, sans ressources.
Dans la perspective des élections municipales de 2014, l’ADES militera durant l’année 2013 pour que se prépare activement une alternative à la majorité municipale « gôche-droite » actuelle, en refusant les solutions de droite et d’extrême droite et privilégiant les initiatives citoyennes qui se font jour dans la ville.
Des vœux de l’ADES en forme de jeu
Dans ce texte (inclus dans l’image, et ci-dessous), il faut retrouver 20 noms d’élus de la majorité municipale et de deux personnalités politiques iséroises de premier plan.
Exemple : « De ces balades, tôt dans la ville… » Réponses la semaine prochaine (MAJ le 11/1/13 : accessibles ici).

De ces balades, tôt dans la ville, il y a de quoi s’époumoner, y a-t-il ville plus polluée pour attraper une grasse toux ? Dans mon casque, une musique bien choisie : Bertignac, une compil au diapason me berçait en plein frimas. Songeant, dans une odeur de forsythia revigorante, à l’état de notre bon vieux Grenoble, je m’imbibai et tout me vint à l’esprit. Retrouver une vraie ville est un vrai défi. Or à songer uniquement à sa réélection est une piètre occupation. Que Grenoble court à sa perte, est vraiment le cadet de leurs soucis. Chacun peut s’en apercevoir. Nous dénombrons une quantité de problèmes assez drus. On pourrait ne pas en piper mot tel est le festival, l’ininterrompue liste de couacs. Mais sans passer du temps à farfouiller, comment ne pas citer ces projets qui font splach car mal conçus ; du cri foireux d’Alpexpo, de la hausse des taxes à la triste parodie de démocratie participative, projet olympique flambard, le béton, l’omnipotence des nanos… Que faire ? Mener ces ânes à bout de longe via les boulevards ? Non ! Sans quolibet, tournons-nous vers l’avenir… mettons-nous à réfléchir, on peut retourner la situation. Cette réflexion de fond, nous l’alimenterons en 2013, ce 2013 que je vous souhaite plein d’accolADES, sans tomber malADES, cher(e)s camarADES !
Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) nouveau est arrivé
Le 21 décembre 2012, le comité syndical de l’établissement public du schéma de cohérence territoriale a arrêté le SCOT en prenant en compte les résultats de l’enquête publique. Le SCOT deviendra opératoire deux mois après sa transmission au préfet, sauf si ce dernier trouvait à redire, ce qui est peu probable.
La délibération adoptée précise quelles sont les légères évolutions du document définitif par rapport à celui mis à enquête publique.
En ce qui concerne les déplacements qui avaient fait l’objet d’une forte mobilisation du lobby automobile, le SCOT résiste à cette offensive. Bien entendu il n’y a plus de contournement autoroutier nord de l’agglomération (déclaré ne présentant pas un intérêt public par la commission d’enquête) et le SCOT recommande de fixer à environ 70 km/h la vitesse sur l’A480 et la rocade Sud, contrairement aux désirs de M. Vallini. Mais il ne s’oppose pas à l’élargissement à 2 x 3 voies de l’A480 :
Des palmes pour un nageur en eaux troubles !

Bernard Betto (photo tous droits réservés)
M. Bernard Betto est politiquement un spécialiste de la nage en eaux troubles. Il est normal qu’à ce titre il ait été promu officier des palmes (académiques).
Il fut d’abord adjoint au maire corrompu de 1983 à 1995. Ensuite il est resté conseiller municipal d’opposition de 1995 à 2008, votant contre tout ce que proposait la majorité de gauche et écologiste. Lors de la préparation des élections municipales de 2008 il a négocié une bonne place sur la liste de droite menée par M. de Sans Nicolas (mais avec Nicolas Sarkozy), comme la place proposée ne lui convenait pas, il a cédé très facilement aux sirènes de M. Destot pour rejoindre sa liste droite-gauche. Pour services rendus, il a ainsi obtenu un poste d’adjoint. La liste de GO citoyenneté avait posée ses conditions à une alliance de deuxième tour avec M. Destot dont celle consistant à ce que les anciens élus de droite n’aient pas de postes d’adjoint. M. Destot a évidemment refusé et GO comme d’habitude a mangé son chapeau, préférant les postes aux principes. M. Betto est donc adjoint à l’Europe et préside le groupe des élus « Démocrates Européens » (2 membres).
Conseil municipal et vidéosurveillance, suite
Lors du dernier conseil municipal, M. Safar s’est auto-glorifié d’être celui qui a décidé d’implanter la vidéosurveillance dans 3 quartiers de Grenoble , déclarant qu’il poursuivrait cette politique. Mais comme souvent, il est à craindre que les promesses soient aussitôt oubliées. J. Safar avait promis une évaluation de ces implantations qui coûtent très chères et qui, au vu des expériences dans d’autres villes, sont inefficaces. Donc encore une politique virtuelle qui fait croire qu’on agit, qui peut rapporter des voix, mais dont l’efficacité n’est pas démontrée. La vidéosurveillance ne peut pas remplacer la présence humaine.
Conseil général : les acteurs culturels se rebiffent
De nombreux acteurs culturels du département s’étaient mobilisés en 2010 et 2011 contre les coupes budgétaires du Conseil général de l’Isère (CGI). Ils avaient obtenu que les baisses budgétaires annoncées soient annulées ou revues. Mais avec le budget 2013, les coupes sombres ont été revotées. Voici l’appel à manifester le 24 janvier devant le CGI :
Accident nucléaire, effroyablement cher
On peut lire dans le Journal de l’Environnement du 20 décembre cette information venant du très officiel Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) qui devrait faire réfléchir tous les décideurs lors du débat sur la transition énergétique (http://www.journaldelenvironnement.net/article/en-france-un-accident-nucleaire-ca-coute-enormement,32334). Il serait temps d’organiser sérieusement la sortie du nucléaire (et ce ne sera pas avec le lobby nucléocrate cumulant maire et député).
« Deux économistes de l’IRSN ont présenté, il y a quelques semaines, une estimation des coûts imputables aux conséquences d’un accident nucléaire en France. Effroyablement cher.
Personnalités 2012 en Isère : les nommés sont…

Raymond Avrillier (photo tous droits réservés)
3000 personnes ont « cliqué» sur le site du quotidien régional pour désigner les personnes ou les événements marquants de l’année 2012.
La marche blanche qui a suivi le drame d’Echirolles a été retenue comme fait marquant. Les jeunes et les adultes ont tenu à exprimer leur compassion mais aussi leur volonté de construire un monde plus juste et plus solidaire, on ne peut que formuler le vœu « plus jamais çà ».
Concernant les personnes marquantes, les lecteurs en ont retenu 2 principales.
C’est une femme qui remporte 59 % des suffrages. Chercheuse au CNRS, Laurence Lafanechère a découvert une nouvelle molécule anticancéreuse. Il est à noter qu’en plus de son talent, cette chercheuse hors pair a tenu à exprimer combien ce résultat était aussi dû à tout le travail de son équipe et les collaborations avec le CEA et l’Institut Marie Curie. Elle a aussi exprimé son regret d’aller chercher sans cesse des financements nécessaires à la poursuite des recherches, et c’est autant de temps passé qui l’empêche parfois d’être « derrière la paillasse à réaliser des expériences ». La recherche est un bien public, et nécessite donc des fonds publics.
Celui qui arrive en 2ème position, loin devant les autres, est Raymond Avrillier, présenté comme ancien élu écologiste grenoblois et militant d’Anticor pour toute son action contre la corruption et pour l’éthique en politique.
Non au grand gaspillage du Lyon-Turin
Le projet de loi de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin va être débattu en 2013 au parlement. Michel Destot en est le rapporteur devant l’Assemblée nationale qui approuvera ou non l’accord passé entre la France et l’Italie. Il a déjà expliqué qu’il défendra cet accord parce qu’à ses yeux ce projet est autant écologique qu’économique. Mais lorsqu’on se penche d’un peu plus près sur ce dossier pharaonique (plus de 10,2 milliards d’euros pour le seul tube international de 57 kms, 26 milliards en tout), on constate qu’il s’agit d’un gaspillage monstrueux d’argent public. En effet toutes les simulations en terme de croissance économique et de trafic poids lourds entre les deux régions qui auraient pu justifier ce projet se sont avérées fausses, surévaluées grossièrement, comme à… Notre Dame des Landes !
Grenoble : un budget 2013 de confort pour la majorité, pas pour les contribuables
Décidément nous avons une curieuse majorité municipale. Elle se fait élire en 2008 en jurant qu’il n’y aurait pas d’augmentation d’impôts et pour son premier budget elle décide une violente purge en majorant les taux de 9 %. Une hausse inutile puisque les rentrées fiscales augmentent régulièrement chaque année d’au moins 2,5 % à taux inchangés, ce qui est suffisant pour maintenir une action publique efficace. L’ancienne majorité n’avait pas modifié les taux (sauf un léger changement en 1998) alors qu’elle avait commencé avec une situation catastrophique léguée par le maire corrompu.
La majorité actuelle a fait le pari que les contribuables oublieraient en 2014 ce mauvais coup de début de mandat. Mais le contexte économique et social s’est tellement dégradé pour de très nombreux Grenoblois que le poids de la fiscalité locale devient insupportable. Des conditions reconnues par la plupart des élus de la majorité eux-mêmes dont le premier adjoint, chargé des finances.
La situation financière de la ville n’a jamais été aussi bonne depuis 1995. La dette est maîtrisée, l’épargne atteint des records ainsi que le niveau des investissements dont certains sont d’ailleurs inutiles. Le budget est voté chaque année ainsi que le taux des impôts. Une bonne politique consiste à adapter le niveau des impôts aux vrais besoins chaque année. La majorité a choisi de se constituer une grosse cagnotte en début de mandat pour gérer confortablement sans se soucier des difficultés des habitants. On est loin de la sobriété financière qu’il faudrait imposer en cette période de crise. La majorité aura vécu très confortablement durant tout ce mandat et il est indécent d’entendre en conseil municipal que Grenoble ferait mieux que les autres villes, alors que la seule question est de savoir si les habitants arrivent à s’en sortir.
Alpexpo : ça vire au cauchemar !

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Janvier 2009, l’indétrônable directeur du Palais des Sports de Grenoble devient également Directeur général de la SAEML (Société Anonyme d’Economie Mixte Locale) Alpexpo. Deux fonctions menées de front, pas de quoi inquiéter notre homme au caractère bien trempé. A qui on a confié le mandat social de la société. Dit autrement G. Chanal a carte blanche, et avec lui Alpexpo n’a qu’à bien se tenir. On allait voir ce que l’on allait voir ! Et on a vu !
Comme nous l’avons déjà évoqué dans un article du 22 juin dernier : un wagon de licenciements, des procédures judiciaires engagées par des salariés pour harcèlement, d’autres encore en appellent au maire qui après les avoir reçus, ne tarit pas d’éloges à propos de G. Chanal qu’il juge « indispensable ». Mais fin 2011, celui-ci démissionne non sans un petit pécule de 40 000€ (juste récompense pour services rendus), laissant derrière lui un équipement à la dérive. Après bien des tergiversations et un premier rapport aux indices inquiétants la ville, sans grand enthousiasme, met en place une MIEP (Mission d’Information, d’Evaluation et de Prospective) à laquelle participent deux membres de l’opposition, un de droite et H. Sabri pour le Groupe d’élus Ecologie et Solidarité. Le rapport de la MIE rendu public en conseil municipal le 17 décembre dernier est accablant.
Le compte de campagne de Sarkozy à l’élection présidentielle 2012 rejeté !
La Commission Nationale des Comptes de Campagnes et des Financements Politiques (CNCCFP) juge en première instance la conformité aux règles des dépenses et recettes des candidats aux élections. Elle a rejeté le compte de campagne du candidat Sarkozy pour irrégularités. Le conseil constitutionnel jugera en appel. Si le compte est rejeté, le candidat ne peut pas avoir accès au remboursement de l’Etat qui peut atteindre plus de 11 M€ pour un candidat du 2ème tour…
Voici les remarques de Raymond Avrillier, du 21 décembre, qui avait attiré l’attention de la CNCCFP sur certaines irrégularités du financement de la campagne de Sarkozy.
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Selon le maire, ACTIS ne doit plus faire l’objet de débat au sein du conseil municipal !
Il fut un temps, très ancien, où les rapports d’activité d’ « ACTIS « et de « Grenoble Habitat », bailleurs de logement social, faisaient l’objet de réflexion et d’échanges au conseil municipal de Grenoble. Ces 2 outils de la Ville de Grenoble portent une très grande part du parc de logements sociaux, principalement situés en ZUS (Zone Urbaine de Solidarité) en particulier pour Actis et dans une moindre mesure pour Grenoble Habitat.
Les rapports d’activité 2011 ont été vus au conseil municipal de décembre 2012. Ouf ! Il était temps, encore un peu et il n’était plus possible de les examiner avant février ou mars 2013. On peut tout de même se demander pourquoi on a choisi d’évoquer le logement social, lors d’une séance particulièrement chargée qui comptait le vote du budget, l’examen de la Mission d’information et d’évaluation pour Alpexpo, sans oublier le stade Lesdiguières et quelques autres nombreuses délibérations de la même importance.
Le maire de Grenoble qui se dit très attaché à ces outils du logement social, indique en présentant cette délibération « y a-t-il des interventions ? Cette délibération a déjà été vue en commission », sous entendu « on ne va pas passer le réveillon là-dessus ».
