Archives pour la catégorie ‘Politique’

La situation des foyers-logements des personnes âgées de Grenoble

Publié le 11 novembre 2011

La Présidente de l’association des Résidents et Familles des foyers-logements des personnes âgées (FLPA) nous informe :

Le foyer logement des Gentianes va fermer bientôt. Les 47 résidents doivent se partager entre les autres foyers logements et sont contraints de déménager contre leur gré. Le moment est très difficile pour ce public fragile, qui va devoir s’habituer à un autre environnement, et ce n’est pas la charte de relogement que le CCAS a rédigé avec les représentants des résidents et familles qui va notablement alléger leurs difficultés. Imaginez-vous par exemple, déménager à 90 ans, après de nombreuses années dans le même appartement et le même quartier.

Quant aux autres résidences, pour 2 d’entre elles (Montesquieu et Notre Dame), il est toujours question de fermer le restaurant.

Un point positif cependant : des travaux de rénovation sont en cours à St Laurent et vont démarrer au Lac, travaux réclamés depuis longtemps.

Dernières nouvelles du chauffage urbain

Publié le 11 novembre 2011

Le 1er adjoint de Grenoble n’a toujours pas mis à exécution ses promesses faites lors du conseil municipal du 17 octobre de rencontrer les élus écologistes pour travailler sur le dossier des tarifs du chauffage urbain. Le maire n’a toujours pas transmis les documents demandés sur les puissances tarifaires…

La forte pression des usagers du chauffage urbain porte petit à petit ses fruits. Certaines communes délégantes (hors Grenoble) commencent à vouloir enfin reprendre le contrôle de la délégation de ce service public à la CCIAG. Lors du conseil municipal de Saint Martin d’Hères du 20 octobre, la délibération à propos des nouveaux tarifs indiquait les revendications supplémentaires de 3 communes, revendications qui rejoignent les nôtres :

« A l’issue des différentes rencontres entre les communes délégantes sur le service public du chauffage urbain, les Villes de Pont de Claix, Echirolles et Saint-Martin-d’Hères portent conjointement les revendications suivantes :

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Une préparation budgétaire citoyenne : c’est possible !

Publié le 5 novembre 2011

Un budget est l’acte politique par excellence d’une commune, et pourtant la plupart des élus sont incapables d’engager le débat citoyen sur cette question, estimant que les habitants ne sont pas capables de comprendre les subtilités qui se cachent derrière le budget. Il est vrai que, très souvent, tout est fait pour rendre incompréhensibles les vrais choix politiques qui se cachent derrière la nuée de chiffres et d’articles comptables.

A Grenoble, le maire et sa majorité refusent d’organiser un débat public sur le budget de la ville avant son adoption, malgré nos demandes répétées. C’est pourquoi, depuis 2008, les élus écologie et solidarité ont proposé un budget alternatif, notamment en refusant l’augmentation brutale des impôts locaux de 2009.

L’ADES organise une préparation citoyenne du budget 2012 de Grenoble :
Jeudi 10 novembre 2011 à 20 h 30, Salle de conférence de la Maison des Associations, 6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble.

Un diaporama pédagogique introduira le débat sur l’organisation d’un budget, les économies à faire, les priorités en fonctionnement et investissement, le niveau des contributions et des taxes locales, les tarifs des services publics, etc.

Cette réunion a été préparée par des militants de gauche et écologistes qui ne sont pas d’accord avec la politique budgétaire de la majorité municipale.

Mounier, il semblerait que tout était illégal

Publié le 5 novembre 2011

Jeudi 3 novembre, le Tribunal administratif de Grenoble tenait une audience sur des recours contre des décisions du Président de la Région, Jean-Jacques Queyranne ; du Recteur et de l’Inspection académique.

  • Un recours déposé par des parents d’élèves et des personnels de Mounier demandant l’annulation de la désaffectation des bâtiments.
  • Un recours déposé par Pierre Mériaux, élu EELV à la Région, demandant l’annulation de la décision de Jean-Jacques Queyranne de diminuer la capacité du lycée Mounier.
  • Des recours déposés par des parents d’élèves contre la décision du Recteur de changer la zone de desserte du lycée Mounier, contre la limitation à 105 élèves en classe de seconde à la rentrée 2011 et contre le refus d’octroyer une dérogation pour un élève venant du collège Münch.

Suite à une analyse très approfondie du droit, Madame le rapporteur public, dans ses conclusions, a proposé l’annulation de toutes ces décisions donnant 100% raison aux requérants.

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J. Safar et le droit font très mauvais ménage !

Publié le 5 novembre 2011

L’affaire du lycée Mounier a des effets secondaires intéressants. A la dernière séance du Conseil Régional, le président J.J. Queyranne n’a pas obtenu la majorité de son assemblée pour l’autoriser à se défendre auprès du Tribunal Administratif de Grenoble contre des recours sur ses décisions de fermer des bâtiments et de diminuer la capacité d’accueil du lycée. C’est la deuxième fois que cela lui arrive. La première fois, J. Safar, président du groupe PS à la Région, s’était abstenu, la deuxième fois il a voté pour la défense et il monte sur ses grands chevaux pour condamner ceux qui s’opposent à J.J. Queyranne :

« Derrière les actes les plus simples d’une collectivité se cachent parfois les principes les plus fondamentaux, de ceux qui fondent la démocratie ou les droits de l’Homme. Ainsi en est-il des « autorisations à défendre », délibérations que prennent les conseillers régionaux pour permettre au Président, représentant l’Institution régionale, de se défendre alors qu’une mesure est attaquée devant le tribunal administratif. Simple routine ? On aurait pu le croire au vu du caractère inaliénable de ce droit. Pourtant, cela ne semble pas si clair pour certains élus régionaux qui ont jugé bon, jeudi dernier, de refuser à Jean-Jack Queyranne le droit de se défendre.

En effet, l’ensemble des élus Europe-Ecologie-les Verts, Front de Gauche, UMP et Nouveau Centre ont voté contre des autorisations à défendre face à deux plaintes déposées au tribunal administratif ! »

Et notre expert en droit de déclarer :

« L’argument de ces élus régionaux est qu’un vote demeure souverain, et que, puisqu’une autorisation est soumise au vote, on peut librement choisir de voter pour ou contre. Cet argument porte en germe tous les totalitarismes, puisqu’il place le vote au dessus du droit, les actes au-dessus de la constitution. »

(e texte complet de ce discours est en ligne : http://www.psrhonealpes.fr/du-droit-de-se-defendre)

Une question : pourquoi la première fois J. Safar s’est permis ce crime de lèse-majesté en ne votant pas le droit de défendre ? S’est-il fait remonter les bretelles ?

Renvoyons notre expert en droit à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (qui a valeur constitutionnelle)

« Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

Le respect de la séparation des pouvoirs (ici entre délibératif et exécutif) est une exigence de notre Constitution.

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Rocade-nord, la consultation de l’été 2007 remise en cause ?

Publié le 5 novembre 2011

Le 3 novembre, le Tribunal Administratif examinait enfin (plus de 4 ans après), les recours déposés par des écologistes (Raymond Avrillier, Olivier Bertrand et Vincent Comparat) contre la délibération du 25 mai 2007 autorisant le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) à organiser durant l’été 2007 une consultation des électeurs sur l’intérêt de la rocade nord. Seuls les 3 élus écologistes au Conseil Général avaient voté contre cette délibération de la commission permanente.

Cette consultation était totalement faussée par le type de questions posées, notamment la 3ème : « Pensez-vous que la réalisation de la rocade-Nord de Grenoble, pour réduire les « bouchons » et pour diminuer le trafic urbain, soit : 1-indispensable, 2- utile, 3 –inutile. ».

Les simulations de trafic effectuées à la demande du CGI indiquaient que la rocade allait augmenter le trafic aux entrées de l’agglomération et donc les « bouchons », mais les tenants de la rocade étaient prêts à tous les mensonges pour faire passer leur projet !

Madame le rapporteur public a donné une véritable leçon de droit que tout élu, qui se veut démocrate, devrait lire. En effet elle a distingué ce qui tient à la concertation et au débat public et ce qui définit une consultation des habitants ou des électeurs. La fameuse 3ème question demandait un avis sur la réalisation de la rocade et prouvait qu’il s’agissait bien d’une consultation pour avis tombant alors sous le coup de la loi codifiée dans le Code général des collectivités territoriales. Ce code impose que le pluralisme des opinions des groupes d’élus soit respecté dans le matériel électoral envoyé aux électeurs, ce qui n’a pas été le cas. De plus la commission permanente n’avait pas reçu délégation de l’assemblée plénière pour décider d’une consultation, le Président était donc incompétent pour organiser cette mascarade démocratique, qui organisait en fait un plébiscite.

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Chauffage urbain, suite

Publié le 5 novembre 2011

Les différents conseils municipaux ont adopté avec plus ou moins de difficultés les avenants changeant les tarifs du chauffage urbain à partir du 1er novembre 2011. Lors du Conseil municipal du 17 octobre à Grenoble, le 1er adjoint s’est engagé à travailler avec les élus écologistes sur leur proposition d’amendement, c’est suite à cet engagement positif que le groupe des élus « Ecologie et Solidarité » s’est abstenu sur l’avenant, alors qu’il avait prévu de voter contre. Pour l’instant cette réunion de travail n’a toujours pas eu lieu. Souhaitons que le 1er adjoint tienne rapidement cette promesse faite publiquement lors d’un conseil municipal. Les élus « Ecologie et solidarité » ont demandé des renseignements précis sur l’évolution des puissances tarifaires suite à l’adoption de l’avenant, ils n’ont toujours rien reçu…

M. Hortefeux et M.Guéant, ministres de l’Intérieur, se font taper sur les doigts par le Conseil d’Etat

Publié le 5 novembre 2011

R. Avrillier communique :

« Ce 26 octobre 2011, le Conseil d’Etat, à notre demande de juillet 2008 (Ligue des Droits de l’Homme et Raymond Avrillier), vient d’annuler la conservation, dans un fichier centralisé dénommé « TES » (« Titres Électroniques Sécurisés »), des images numérisées des empreintes digitales de 8 doigts au lieu de 2 figurant dans le composant électronique du nouveau passeport biométrique.

Le ministre de l’Intérieur devra donc supprimer de son fichier TES plus de 36 millions d’images numérisées d’empreintes digitales, ce qu’il conviendra de vérifier…

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Le droit de manifestation remis en cause

Publié le 5 novembre 2011

Notre envoyée spéciale à Nice pour couvrir la manifestation contre la politique du G20, nous rapporte que le droit de manifestation a encore une fois été mis en cause :

Un car est arrivé de Grenoble à l’heure du départ de la manifestation. Un comité d’accueil en grande tenue, « robocops » avec casques et boucliers, nous attend à l’entrée de la ville ; et nous verrons cela durant les 4 heures du parcours, à chaque rue transversale, empêchant par là-même à toute personne qui le désire de rejoindre le cortège. A notre arrivée, deux hélicoptères tournent autour du rassemblement de départ. Ils ne se sont pas arrêtés jusqu’à note départ vers 19 h. Nous nous posons la question du coût de cette opération, quand on sait combien se paye une minute de vol en hélicoptère, ainsi que le déplacement d’unités de CRS et de police. Cela participe donc à l’amplification de la dette publique !

Face à ce dispositif, des milliers de personnes avec pancartes et banderoles hostiles au G20 et au pouvoir tout puissant de la finance mondiale, défilent dans une ambiance bon enfant. Plusieurs batucadas rythment le pas. Nous sommes nombreux à avancer en dansant. Les habitants, nombreux à nous saluer et photographier depuis leur balcons, ont l’air agréablement surpris de nous voir aussi pacifiques. Certains nous ont dit qu’entre les médias et les policiers, ils ont été mis en garde devant les débordements prétendument attendus.

Le mauvais traitement

Publié le 21 octobre 2011

Au fur et à mesure que l’on tire les fils de l’imbroglio du lycée Mounier, les suspicions à l’égard de la décision insensée de fermeture se confirment. Pour bien comprendre, il faut revenir quelques mois en arrière. En janvier dernier, un enseignant relayé par la presse locale avait fait état de la rémunération scandaleuse consentie par le conseil régional à la directrice générale adjointe en charge, justement, du « dossier Mounier ». Des déclarations qui avaient conduit un vice président de la Région à menacer l’enseignant d’une action en justice. Or cette fonctionnaire d’Etat incriminée (ancien membre du cabinet de C. Allègre alors ministre de l’éducation nationale) détachée à la Région, est rémunéré 9816 € par mois alors qu’elle ne peut prétendre qu’à un traitement de 4899 €. Il y avait là matière à s’émouvoir, sauf, apparemment pour le menaçant vice président de la Région.

Dommage car dans un rapport récent sur la gestion de la Région Rhône Alpes, la Cour Régionale des Comptes vient de donner raison à l’enseignant et s’étonne : « On comprend mal les conditions particulières faites à cet ancien fonctionnaire d’Etat ». On pourrait tenter une réponse. Les basses œuvres ont un prix. C’est à cette haut fonctionnaire détaché du Ministère de l’Education Nationale que l’on a confié le soin de mener la charge contre le lycée Mounier avec évidemment la caution du socialiste J.J Queyranne Président de la Région.

Conseil municipal du 17 octobre 2011 – Chauffage urbain

Publié le 21 octobre 2011

Depuis des mois, le maire quitte le conseil municipal bien avant son terme. C’est un grand mystère, va-t-il prochainement démissionner ? Il semble que la gestion de la ville ne l’intéresse plus. On pouvait penser qu’après les primaires socialistes il reprendrait du service, il n’en a rien été, lundi 17 octobre, il a fui le conseil municipal après la suspension de séance, pourtant il y avait une délibération sur le chauffage urbain très importante qui aurait exigé sa présence tant ce dossier est « chaud ».

Baisse des tarifs du chauffage urbain

Le 1er adjoint a présenté le nouvel avenant au contrat de concession qui doit baisser légèrement les tarifs du service public, pour lui ce sera environ 8 % de baisse si les prix des énergies ne dérapent pas.

Très curieusement il a pris des précautions infinies en expliquant que ce n’était qu’une étape, que tout était à examiner…

Seuls les élus « écologie et solidarité » ont proposé une solution qui permette de sortir de ce dossier par le haut. Ils ont proposé un amendement qui baissait plus fortement les tarifs et permettait de commencer à rembourser les surfacturations du passé. Curieusement le 1er adjoint a laissé croire que ce remboursement n’était pas possible, s’appuyant sur l’interdiction de pratiquer des tarifs rétroactifs. Effectivement un règlement (un tarif) ne vaut que pour l’avenir, mais la proposition des élus écologistes n’a rien de rétroactif, elle fixe le tarif en fonction du service rendu, comme le délégataire a fait d’énormes réserves, l’économie de la délégation permet de dégonfler ces très importantes réserves par des tarifs appropriés. La proposition a été refusée.

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L’avenir de la Métro se prépare en catimini

Publié le 15 avril 2011

Les grandes manœuvres se déroulent loin du regard des citoyens et pourtant la transformation de la Métro en communauté urbaine est à l’ordre du jour. Pour ce faire il faut atteindre le seuil fatidique de 450 000 habitants, d’où la recherche effrénée de communes à intégrer dans la nouvelle communauté.

Il y aurait de nombreux avantages à la transformation de la Métro en communauté urbaine : une intégration intercommunale beaucoup plus forte avec des compétences élargies, l’urbanisme enfin géré à un niveau plus pertinent, la gestion de l’eau en plus de l’assainissement… Et en contrepartie une dotation de l’Etat à la Métro beaucoup plus forte (environ 11 M€ de plus).

Tout ceci serait bel et beau si cela se passait en toute transparence et suite à un débat démocratique.

Malheureusement l’Etat joue son petit jeu et les grands élus le leur, et certains sont déjà en train de se partager les places…

Le Préfet de l’Isère doit rendre le 22 avril son projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI). Le schéma doit être arrêté avant le 31 décembre 2011, après avis de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI), qui dispose de quatre mois pour émettre un avis. La CDCI a été mise en place en mars 2011 par le Préfet et comprend des représentants des communes, des établissements publics intercommunaux, de syndicats intercommunaux, des élus départementaux et régionaux.

Le Mercato est ouvert et la recherche des communes à agréger autour de la Métro pour atteindre le seuil de 450 000 habitants va bon train. Des communes des massifs de Belledonne, du Vercors et de la Chartreuse sont approchées, ainsi que du Voironnais et du Grésivaudan et du Sud de Grenoble.

Le fonctionnement de la communauté urbaine sera-t-il plus démocratique que celui de l’actuelle Métro ? Rien n’est moins sûr, puisqu’il n’y aura pas d’élection particulière des conseillers communautaires. Leurs noms seront simplement indiqués sur les listes lors des élections municipales, ce qui n’implique pas la présentation de programmes de gestion de la communauté. A moins qu’après 2012, si un nouveau gouvernement de gauche et écologiste, touché par la grâce démocratique, décide que les conseillers intercommunaux soient enfin élus au suffrage direct sur des programmes politiques…

Par contre, contrairement à la Métro actuelle, la représentation des communes se fera à la proportionnelle de leur population (sauf pour les petites communes qui auront d’office un représentant).

A suivre…

Charité bien ordonnée commence par soi-même

Publié le 15 avril 2011

Quoi de mieux pour assurer sa promotion que de créer soi-même l’outil adéquat. Pourrait-on le dire de Stéphane Gemmani qui a crée officiellement en 1992 l’association… « Stéphane Gemmani » ? Il n’y aurait là rien d’extraordinaire si l’on faisait abstraction du paradoxe de cette association qui a pour vocation d’apporter une aide et un soutien aux exclus de la société. Alors un homme au service d’une cause, ou l’inverse ?

Personne ne pourrait lui reprocher ses bons sentiments, mais il y a d’un côté les professionnels silencieux, travailleurs de l’ombre, et de l’autre, lui qui fait savoir, communique et médiatise. A l’instar de son blog-notes sur le web où le commerçant à la vocation de travailleur social contrariée qu’il est s’est concocté une petite hagiographie toute à sa gloire. On y lit qu’il est de manière totalement désintéressée, de tous les combats au service des plus défavorisés, se qualifiant de « porc-épic » face aux institutions sociales en place. On notera qu’au delà de l’animal, un porc-épic est une personne revêche, irritable. Devenu en 2008, conseiller municipal Modem, délégué accessibilité, prévention et préconisation sociale, S. Gemmani a une haute idée de l’action politique qui à ses yeux « doit être pure et ambitieuse… pourvoyeuse de moyens d’actions pour les autres et non pas de moyens financiers pour soi » ou encore « nous sommes là pour servir et non pour nous servir ». Qui pourrait lui reprocher des propos aussi généreux ? Personne et pourtant il y a un « hic ». Comme beaucoup, S. Gemmani verse dans la tendance fort répandue ces dernières années, qui consiste à confondre ses « affaires personnelles » avec le mandat que lui ont confié les électeurs. Des dérives et des confusions de genres, entre intérêt personnel et intérêt général, dont la plupart des auteurs ne mesurent même plus, l’extrême gravité. Ainsi, récemment, cet élu a utilisé les moyens de la ville (secrétariat, papier à en-tête…) pour adresser à ses collègues élu-es, un courrier accompagnant une affiche grand format en quadrichromie, dans le cadre d’une campagne de communication sur l’action de Vinci-Codex-association S. Gemmani. Si l’ambition de l’intéressé est intacte, la pureté de l’action politique revendiquée et l’un des grands principes de la gestion publique de séparation de l’ordonnateur et du comptable se sont perdus en cours de route. Du même coup, il a ignoré que lorsqu’un élu est décideur dans une association et qu’il octroie à cette dernière, grâce à sa position d’élu, des avantages en nature ou en espèce, il peut être poursuivi pour « gestion de fait ».

Utiliser l’argent public et les moyens municipaux alors qu’il en a l’interdiction, c’est exactement ce qu’a fait S. Gemmani, élu de la majorité municipale, au profit de son association. Preuve, qu’en dépit des belles déclarations, des élus de cette majorité manquent de l’éthique la plus élémentaire. Le maire s’en préoccupe-t-il ?

Une partie de la droite UMP part à l’attaque… des écologistes de Grenoble ! Ridicule !

Publié le 8 avril 2011

Après leur résultats catastrophiques aux cantonales à Grenoble, une partie de l’opposition de droite UMP au conseil municipal démarre sa campagne pour les élections municipales de 2014. Dans le Dauphiné Libéré du 4 avril, nous découvrons leur stratégie : des rencontres avec les Grenoblois jusqu’en juin, un manifeste pour Grenoble dans 100 jours et un plan d’action pour 1000 jours.

Il s’agit d’un plan proposé par seulement 4 élus (Mmes Bon et Béranger et MM. Baile et Chamussy) sur les 5 de l’intergroupe « Rassemblement pour Grenoble », il manque à l’appel Mme Cadoux et évidemment l’autre groupe UMP de l’opposition (Mme Modelsky, MM. de Sans Nicolas, Roux et Storny). Comme d’habitude il s’agit plus d’aventure personnelle que d’une stratégie de l’UMP, qui ne sort toujours pas de sa mise sous tutelle des instances nationales et de ses divisions.

Ce qui est intéressant dans cette déclaration c’est l’attaque contre les seuls écologistes de Grenoble et la grande mansuétude pour le maire et sa majorité. Il faut à tout prix que le PS et les écologistes ne s’allient pas en 2014, ce serait selon eux très périlleux pour Grenoble.

«  Nous savons quelle menace pèse sur la ville. Face à cela, notre responsabilité est de dessiner les contours d’un rassemblement dynamique qui dépassera les clivages politiques… ». Cela fait rire quand on voit que ces élus ne sont même pas capables de dépasser leurs petits clivages internes, comment arriver à être crédible dans ces conditions ? Ce groupe a un train de retard, il y a déjà 3 ans que Michel Destot fait de l’expérimentation du dépassement des clivages politiques.

Leur analyse des réalités politiques est aussi complètement fausse et caricaturale, par exemple M. Chamussy explique : « Les écologistes grenoblois ne veulent pas de partenariat entre la recherche et le monde de l’entreprise… Leur projet est mortifère en terme d’emplois pour Grenoble… Et là je parle des écologistes grenoblois qui sont très spécifiques, et non pas d’Europe-Ecologie dans sa globalité… Les Verts grenoblois sont le paravent de l’ultra-gauche grenobloise. Est-ce que c’est avec eux que notre ville peut vraiment avancer ? Non. »

M. Chamussy devrait mieux se renseigner : Comme tous les écologistes, la composante grenobloise n’a jamais refusé le partenariat entre recherche publique et entreprises (publiques ou privées), ils y mettent seulement des conditions très simples (qui sont actuellement absentes). Nous demandons de vraies contreparties aux financements publics accordés, que l’argent public n’aille pas alimenter les dividendes des actionnaires privés (Center Parcs, ST Microelectronics…) et que les activités aidées soient éco-compatibles.

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Analyse des élections cantonales Grenoble, 2ème tour

Publié le 1 avril 2011

L’analyse des résultats du premier tour montrait une forte poussée des écologistes dans les trois cantons de Grenoble. Il leur a manqué 30 voix sur le canton 6 pour être qualifié pour le 2ème tour. Les résultats du deuxième tour amplifient encore l’impact des écologistes qui disputent maintenant au PS le leadership politique dans la ville. Le PS a utilisé tous les moyens pour sauver les meubles, il reste que même si les deux sortants des cantons 3 et 6 sont réélus, les vrais vainqueurs de ce scrutin sont les écologistes.

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Humeur : ce à quoi on aurait aimé échapper

Publié le 1 avril 2011

Parmi les commentaires d’après élections, on a noté ceux, remarquables par leur niveau, du député-maire de Grenoble. Dimanche soir en Préfecture lors d’une déclaration à la presse, il reprend comme un disque rayé, comme si le temps s’était arrêté, l’antienne de 2004, quand O. Bertrand avait remporté pour la première fois les élections du canton 1, sur le thème « élu avec les voix du FN ». Et cette fois au canton 1, il ajoute évidemment le canton 3. Se réjouir de la victoire de son candidat PS ne lui suffit pas : « Ca ne m’empêche pas de regretter une fois encore qu’EELV ait voulu arbitrer encore une fois » (ça va mieux en répétant )… »euh ! les débats par le front… droite, extrême droite, l’UMP, Le Front National (nous y voilà !)… on trompe… on truque les jeux » (donc les élections sont des jeux) « en autorisant la droite et l’extrême droite à se mêler du combat et on l’a vu sur le 1 et sur le 3, droite et extrême droite ont voté majoritairement pour le candidat écologiste, ça en dit long…« . Encore un peu et sortant son calepin, il nous donnait les noms des fautifs, car bien entendu ces mêmes voix ou d’autres n’ont jamais violées la pureté virginale du candidat socialiste. Ce qui « en dit long », pour reprendre ses termes, sur l’incapacité de M. Destot et sa majorité à changer de discours depuis 2004. Cette prétendue analyse lamentable « en dit long » en effet sur le fait de rester sourd et aveugle à ses concitoyens parce que loin des réalités de la vie quotidienne. On ajoute le brouillage des lignes politiques en s’alliant à la droite en 2008, et une conception de la démocratie qui n’aurait de réalité que par l’hégémonie d’un groupe sur un autre : résultat, ces ingrédients locaux qui se superposent aux nationaux débouchent sur la déception, la colère et le rejet du politique. C’est sûrement avec des commentaires de cet acabit et en ne changeant rien aux orientations de la politique municipale menée depuis 2008 que M. Destot va retrouver une once de crédibilité et remobiliser les abstentionnistes.

Brèves du conseil municipal du 28 mars 2011

Publié le 1 avril 2011

A l’entrée du conseil municipal, une manifestation des personnes âgées, de leur famille et des syndicats CFDT et CGT des personnels municipaux a protesté contre les décisions prises par le CCAS et la majorité municipale à propos de la fermeture de certains foyers logement et la restructuration des services de la restauration. Les réponses du maire aux questions orales posées par les oppositions n’ont pas dû satisfaire les manifestants, puisque tout va continuer, avec des réunions d’information, mais pas de débat au conseil municipal sur cette question d’importance.

On peut remarquer au lendemain des élections cantonales, où le PS a eu très peur de perdre encore un canton au profit des écologistes, un virage à gauche dans les discours. Reste à voir si cela suivra dans les actes.

Le Vice président du Conseil communal d’action sociale – CCAS, O. Noblecourt, a taclé vertement son collègue de la majorité S. Gemmani (Modem). Il est vrai que sur les questions d’hébergement d’urgence le discours de Gemmani était un vrai discours de droite en appelant à la générosité des communes. La réponse du Vice président du CCAS en termes de service public organisé autour de professionnels formés ne pouvait que nous satisfaire. Mais nous restons tout de même sur notre faim lorsqu’on voit les sommes engagées par les collectivités, en particulier le Conseil général dans les nuits d’hôtels, qui profitent à des vendeurs de sommeil peu scrupuleux. Tout cela faute de Centres d’accueil dignes de ce nom, qui, gérés en régie, reviendraient à terme moins chers et seraient plus respectueux des personnes hébergées.

A propos du bilan social présenté par le CCAS, le maire a fait une longue intervention indiquant que le social, était aussi couvert par de nombreux autres secteurs d’activité de la ville, mais il en a oublié un, l’économie ! Depuis le temps que nous expliquons que la politique économique de la majorité n’a rien à voir avec une politique de gauche, c’est la première fois que le maire nous donne en partie raison. Evidemment cet oubli n’a pas été du goût de Geneviève Fioraso. Cette dernière a été mise en difficulté plus tard à propos de l’aide apportée par la Ville au plan campus, pour un montant de 8 M€. Deux types d’opérations sont prévues, les Partenariats Public Privé (PPP) et la maîtrise d’ouvrage public. Nous sommes très opposés aux PPP, nouvelle manière de pomper de l’argent public au profit des grands groupes privés. Dans un document distribué aux élus il apparaît que la Ville va participer à une opération PPP, ce qui est dénoncé par nos élus et démenti par G. Fioraso, qui avait l’air de découvrir le document en question. Nous observons un vrai défaut de vigilance. Serait-ce à cause du cumul des mandats ? Elle a encore une fois manié les fausses affirmations avec un tel aplomb qu’on pourrait se laisser aller à la croire. Mais les faits sont les faits et les écrits des écrits. Même mensonge qu’à la Métro puisque la Métro subvention une opération en PPP pour le plan campus.

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Cantonales, un deuxième tour important à Grenoble

Publié le 25 mars 2011

Sur le canton 6, le Front National est présent au deuxième tour, il est fondamental de le battre le plus nettement possible. A ce sujet il est regrettable que la candidate du PS ait refusé de faire apparaître le soutien de Christine Garnier, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts, des Alternatifs et soutenue par l’ADES. La demande de Ch. Garnier était pourtant légitime de pouvoir mettre une phrase de soutien dans la circulaire aux électeurs, comme l’ont fait les autres candidats, au nom des 19 % d’électeurs qui ont voté pour sa candidature. Le sectarisme ne doit pas empêcher le vote contre le FN.

Sur les deux autres cantons, les électeurs vont pouvoir choisir entre deux projets politiques différents : celui d’Europe Ecologie – les Verts, des Alternatifs et de l’ADES ; et celui du PS et de ses alliés qui a montré ses limites et ses erreurs. L’élection de deux candidats écologistes à Grenoble serait une reconnaissance du travail accompli depuis de longues années contre la corruption, pour une gestion rigoureuse de l’argent public (contre l’augmentation non fondée des impôts locaux), pour une amélioration des services publics locaux pour tous au juste prix, dans une ville agréable à vivre maintenant et pour les générations futures, pour une vie démocratique locale rénovée sans le clientélisme et la mainmise de clans sur les institutions.

sabri-perrin

Sur le canton 3, c’est Hakim SABRI qui est candidat d’Europe Ecologie – les Verts avec comme suppléante Pascale Perrin représentant les Alternatifs.
http://hakimsabri.eelv-cantonales.fr/

OBertrand Radia Bouderbane

Sur le canton 1, nous soutenons Olivier Bertrand qui est candidat d’Europe Ecologie – les Verts, et qui est le conseiller général sortant. Suppléante Radia Bourderbane
http://olivierbertrand.eelv-cantonales.fr/

Le 27 mars, votons contre le FN
et pour Olivier Bertrand (Grenoble 1) et Hakim Sabri (Grenoble 3)

Les potins politiques – spécial cantonales

Publié le 25 mars 2011

Les derniers jours de campagne électorale sont toujours des moments où les politiques se « lâchent », soit par fatigue soit par angoisse du résultat.

La palme revient à J. Safar (PS) qui déclare à propos de Cécile Duflot, venue à Grenoble pour soutenir les candidats écologistes et appeler à battre le FN : « Cécile Duflot n’avait-elle pas plus intelligent à faire, à quelques jours du second tour, que de venir en Isère, un département qui restera de toute façon à gauche? Faut-il lui rappeler la situation politique en France, la présence de l’UMP et du FN, dans d’autres départements? » (interview à Grenoble Citylocal News le 22/3/11). Désormais, à Grenoble, les partis politiques devront demander une autorisation à J. Safar pour organiser des réunions publiques ! Il n’est pas inutile de lui rappeler ce qui se passait à Grenoble au début du premier mandat Destot. Alors que les écologistes à Grenoble et en Isère, avec en particulier leurs éluEs à Grenoble, étaient très actifs pour organiser les manifestations contre l’extrême-droite, M. Destot et son chef de cabinet M. Safar avait refusé un temps d’appeler à manifester contre la venue de Le Pen à Grenoble le 9 décembre 1996, s’opposant à ce que les éluEs du conseil municipal de Grenoble participent avec leur écharpe officielle à la manifestation organisée par plusieurs dizaines de mouvements. Malgré leurs hésitations, ce rassemblement antifasciste de plus de 20 000 personnes s’est tenu et a été le plus important de France depuis vingt ans contre l’extrême-droite.

Autre perle de J. Safar dans la même interview: « Oui, tout cela montre à quel point les écologistes s’intéressent surtout au pouvoir pour le pouvoir ». Venant d’un expert de la chose, il faut apprécier cette profonde analyse à sa juste valeur. Rappelons que seuls les écologistes ont présenté pour ces élections un projet détaillé et même chiffré. Donc le pouvoir pour le projet oui, le pouvoir pour le pouvoir, non. Nous ne sommes pas comme le PS, navrés J. Safar.

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Le 50 Galerie de l’Arlequin, toute une histoire

Publié le 25 mars 2011

Comme si l’histoire bégayait, tout commence dans les années 1993/1994. Le maire corrompu de l’époque avait déjà envisagé la démolition du 50 Galerie de l’Arlequin. Son adjointe, également présidente de l’organisme de logements sociaux l’Opale (aujourd’hui ACTIS) avait clairement indiqué aux habitants que la décision était prise et que l’on n’y reviendrait pas. Au cours de sa campagne pour les élections municipales de 1995, le candidat M. Destot clamait haut et fort que ce projet « n’avait ni queue, ni tête » et que lui, une fois élu, il ne serait plus question de démolition. Par la suite on a pu constater que les promesses non tenues étaient devenues au fil du temps une manière de gérer la ville. On pourra toujours arguer que depuis 1995, la vie, la ville, la société ont bien changé. Certes, pour reprendre une expression récurrente du premier magistrat de cette ville « il ne suffit pas d’affirmer pour avoir raison », d’autant plus en effet quand ces mêmes affirmations ne correspondent pas à la réalité. L’idée d’ouvrir la Villeneuve sur la ville, permettant par exemple un accès à tous au parc J. Verlhac, n’est pas totalement absurde et mérite débat. En revanche, affirmer que cette ouverture ne peut se réaliser autrement qu’en détruisant le 50 galerie de l’Arlequin est pour le moins saugrenu, puisqu’en arrière plan, un bâtiment barre l’horizon et interdit de fait cet accès. Le cabinet d’architectes INTERland, choisi par la ville pour mener à bien le projet de renouvellement urbain, ne s’y est pas trompé en n’intégrant aucune démolition dans son projet. Il en a fait les frais et s’est aussitôt fait remercier.

Le renouvellement urbain c’est aussi et surtout un long processus qu’il est convenu d’appeler concertation. Lire le reste de cet article »


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