La majorité du conseil de la Métro a décidé de faire gérer le stade des Alpes dans le cadre d’un affermage. Elle confiera pour une durée maximum de 8 ans la gestion de l’ensemble du stade (terrain et annexes) à une entreprise privée, la Métro conservant le gros entretien et le renouvellement des bâtiments. Cette décision a été prise sur la base d’un rapport qui est plutôt déséquilibré sur les comparaisons entre gestion directe par la Métro et par un privé, et qui ne donne pas toutes les informations nécessaires à une saine décision publique. C’est la situation très classique, quand une collectivité est embarrassée par la gestion d’un service public, elle s’efforce de démontrer que la gestion privée est de loin préférable à la gestion publique. Mais ici la démonstration n’est pas du tout convaincante.
Après avoir fait miroiter au bon peuple que ce stade serait un phare pour le développement de l’agglomération, vu l’échec retentissant de l’opération, la Métro veut se débarrasser de cette épine au moindre coût pour elle, mais est-ce que la solution proposée est la meilleure pour l’agglomération ?
Certainement pas ! Le choix effectué est un choix égoïste qui ne tient aucun compte des intérêts de l’ensemble des communes de l‘agglomération et des habitants.

Ce qui se passe actuellement en ce qui concerne le lycée Mounier est particulièrement scandaleux. Les parents d’élèves du collège Münch reçoivent une lettre d’information leur précisant que le lycée Mounier n’est plus le lycée de leur secteur, que ce seront dorénavant Argouge ou les Eaux Claires.