JO 2018, un résultat attendu

8 juillet 2011

Il n’y a eu aucune surprise dans le choix du CIO pour les Jeux Olympiques d’hiver 2018. Il était inscrit dans le marbre que ce serait la ville coréenne de PeyongChang qui serait choisie. Il suffit pour s’en convaincre de relire le document réalisé par le groupe des élus Ecologie et solidarité fin 2008 sur « LA FACE CACHÉE DE LA CANDIDATURE DE GRENOBLE AUX JEUX OLYMPIQUES D’HIVER 2018 »

« Nous expliquerons pourquoi, dans l’hypothèse où Grenoble serait choisie pour représenter la France devant le CIO, elle ne ferait objectivement pas le poids face aux villes étrangères tentées par les JO d’hiver de 2018 : Munich (Allemagne), Genève (Suisse), PeyongChang (Corée du Sud). »

La ville coréenne avait déjà été sélectionnée deux fois de suite par le CIO en finale et chaque fois elle avait été très près de la qualification.

La candidature d’Annecy n’avait pas plus de chance que celle de Grenoble. Heureusement que cette mascarade s’arrête sinon le gaspillage d’argent se serait amplifié. La candidature d’Annecy, qui s’est vu gratifiée de sept malheureuses voix (63 à Pyeonchang et 27 à Munich) a certainement couté plus de 30 M€ dépensés en pure perte.

Cour des Comptes, un rapport qui fait du bruit

8 juillet 2011

Le 7 juillet 2011, la Cour des Comptes rend son rapport sur l’Organisation et la gestion des forces de sécurité publique. (en ligne ici)

Voici des extraits du paragraphe consacré à la vidéosurveillance dans le document de synthèse, qui justifient nos critiques des choix faits par la majorité municipale à ce sujet. Toutefois dans ce paragraphe, ne sont pas évoqués le fantastique marché et les enjeux financiers que représente la vidéosurveillance pour des officines de toute nature qui mettent en péril les principes de démocratie et de liberté.

« Un développement rapide mais coûteux

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Le maire et le CCAS ferment le foyer « les Gentianes » à la Villeneuve

1 juillet 2011

Malheureusement il n’y aura pas de bonne surprise en ce début d’été, la délibération proposant la fermeture du foyer logement pour personnes âgées (FLPA) les Gentianes sera votée le 1er juillet par le Conseil d’Administration du Centre communal d’action sociale – CCAS sous la Présidence du maire.

Mais pourquoi une telle décision ?

  • Le concept de foyer logement serait-il obsolète ? Réponse : non et c’est confirmé par un courrier du maire à tous les Grenoblois. Il y a même des projets de construction de nouveaux foyers pour les années à venir.
  • Est-ce pour des raisons financières ? On a pu le croire, mais après l’examen attentif de la réalité des dépenses du CCAS pour les FLPA, il n’apparaît aucune nouvelle difficulté à ce sujet. Il est normal que les FLPA soient déficitaires. La différence entre recettes et dépenses est comblée par une subvention de la ville et cette dernière est plutôt en diminution par rapport aux années précédentes : entre 2006 et 2008, le CCAS a mobilisé en moyenne 825 k€ de subvention de la ville pour équilibrer ce service, et entre 2009 et 2010 seulement 620 k€ en moyenne. Dans le Budget 2011 il est prévu à peine 700 k€ de subvention ville pour les FPLA. Ce ne sont donc pas les FLPA qui grèvent le budget du CCAS. Evidemment à l’annonce de la fermeture d’un foyer, certains de ses occupants, très inquiets, anticipent et quittent leur logement et des nouveaux demandeurs sont écartés. Du coup ces logements inoccupés engendrent une diminution des recettes. Les FLPA sont passés de 360 occupants en 2007 à 302 en 2010. Malgré cette politique l’équilibre financier n’est pas menacé. Et si par hasard il y avait une moindre demande pour entrer dans les foyers de la Villeneuve, le CCAS pourrait louer les logements actuellement vacants. Il n’y avait aucune urgence pour fermer un des foyers de la Villeneuve.
  • A sa manière, ce projet contribue à la fuite des habitants de la Villeneuve. Sinon quelle autre raison pourrait l’expliquer ? Malheureusement on n’en voit pas et celle-ci est très mauvaise.

Naïvement nous pensions que la défense de ce quartier était une priorité politique, dans les discours peut être mais pas dans les actes !

Naissance du collectif vivre à Flaubert

1 juillet 2011

Des habitants motivés pour réfléchir sur l’avenir de leur quartier se mobilisent contre les projets de la mairie à propos de la future Zone d’aménagement concerté – ZAC Flaubert. Lors du précédent mandat, le Conseil du secteur 4 (CCS4) avait émis en septembre 2007 un avis très argumenté sur la future ZAC en demandant que le projet soit co-construit avec les habitants. Malheureusement la nouvelle majorité l’a oublié et impose ses décisions sans y associer les habitants. Le Collectif « Vivre à Flaubert » réagit et conteste les décisions prises : déplacement et agrandissement de la déchèterie Jacquard, choix d’immeubles de grande hauteur (notamment tours de 38 étages)… Le collectif lance un appel à le soutenir et le rejoindre :

« Le projet « ZAC FLAUBERT »  proposé par la mairie repose sur des opérations immobilières qui favorisent les promoteurs et la spéculation foncière et ne répondent pas aux attentes des habitants.

Le Plan Local d’Urbanisme prévoit une stabilisation du nombre d’habitants à Grenoble, une des villes les plus denses de France. Jusqu’à présent il fallait augmenter le nombre de logements pour maintenir le nombre d’habitants suite aux évolutions du mode de vie. Désormais, la population est en train de ré-augmenter (les derniers chiffres de l’INSEE donnent 159 000 habitants).

Les habitants sont attachés à l’embellissement de leur cadre de vie et à l’amélioration de la qualité de vie. Ils souhaitent une ville à taille humaine qui respecte les caractéristiques des différents quartiers et secteurs.

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Concertation à gogos

1 juillet 2011

Il y a eu pendant quelques temps le MODEM (Mouvement Démocrate) qu’il a présidé et depuis peu le groupe municipal « Grenoble Démocrate » que bien sûr, il préside, alors on aurait mauvaise grâce à ne pas voir là le profond attachement qui lie Ph. Falcon de Longevialle à la démocratie. D’ailleurs il le prouve quasi quotidiennement dans son « action » politique d’élu à l’immobilier. Exemple : cette dernière réunion du 28 juin dernier, dite de « concertation » sur le projet de ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) Flaubert. Dans le public présent, un énergumène mal embouché a eu l’outrecuidance d’évoquer une éventuelle délocalisation de la déchèterie Jacquart. La réponse de l’édile n’a pas tardé « la délocalisation (de la déchèterie) n’est pas négociable ». L’élu de secteur et l’élue à la… comment dit-on déjà ?… Démocratie Locale, présents et témoins de cette grande marche vers la démocratie n’ont pas jugé utile de se manifester. Tous les trois s’étaient probablement imprégnés de cette définition de la concertation : « la concertation suppose la confrontation entre les parties, l’échange d’arguments, l’explication des points de vue de chacun… c’est préparer une action en commun » et se concerter c’est « s’entendre pour agir ensemble ».

Les tarifs du chauffage urbain devraient baisser en novembre 2011

1 juillet 2011

Lors d’une rencontre le 28 juin entre la mairie et le collectif « Pour un chauffage urbain juste et solidaire », J. Safar a enfin annoncé que les tarifs baisseraient au 1er novembre 2011. Mais on ne sait pas de combien. En octobre, le maire proposera des avenants au contrat de délégation qui fixeront de nouveaux tarifs à partir d’un compte d’exploitation prévisionnel revu, où la marge de la CCIAG (Compagnie de Chauffage) devrait être diminuée. Il faudra examiner cela de près car l’absence de comptabilité séparée pour l’activité du chauffage urbain au sein de la CCIAG rendrait possible l’augmentation artificielle des charges du service, ce qui diminuerait d’autant la marge.

Donc la mairie reconnaît enfin que les tarifs arrêtés au 1er juillet 2008 ne correspondent pas au service rendu, c’est une première victoire de la forte mobilisation des usagers, mais la lutte continue pour que les nouveaux tarifs soient justes et solidaires et pour imposer les remboursements des trop perçus depuis le 1er juillet 2008.

Le stade des Alpes n’était pas d’intérêt général

1 juillet 2011

Une loi, votée peu avant la décision de la construction du stade, prévoyait que le maître d’ouvrage (la Métro) devait affirmer par la délibération de la déclaration de projet l’intérêt général de l’équipement. Mais faute d’un décret d’application relatif à la publicité d’une telle délibération, cette loi n’a pu s’appliquer. Ainsi nous n’avons pas pu faire juger que ce stade n’était pas d’intérêt général au motif qu’il était destiné uniquement à des activités commerciales (sportives ou culturelles).

Pour se convaincre que le stade des Alpes n’était effectivement pas d’intérêt général, il suffit de lire l’article 28 de la loi n° 2009-888 du 22 juillet 2009 de développement et de modernisation des services touristiques qui traite des grands stades et des équipements sportifs en prévision de l’Euro 2016 de football.

« I. Les enceintes sportives figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé des sports, destinées à permettre l’organisation en France d’une compétition sportive internationale ou à recevoir, à titre habituel, des manifestations sportives organisées par une fédération sportive délégataire au sens de l’article L. 131-14 du code du sport ou une ligue professionnelle au sens de l’article L. 132-1 du même code sans condition de discipline et de capacité, ainsi que les équipements connexes permettant le fonctionnement de ces enceintes, sont déclarés d’intérêt général, quelle que soit la propriété privée ou publique de ces installations, après avis de l’ensemble des conseils municipaux des communes riveraines directement impactées par leur construction. Ces conseils municipaux se prononcent dans un délai de deux mois à compter de leur saisine par le représentant de l’Etat dans le département, qui établit la liste des communes impactées. II. Les collectivités territoriales peuvent réaliser ou concourir à la réalisation des ouvrages et équipements nécessaires au fonctionnement et à la desserte des installations mentionnées au I. Les groupements de ces collectivités sont autorisés à réaliser ou concourir à la réalisation de ces ouvrages et équipements dans les mêmes conditions. »

Donc seuls les stades qui sont sur la liste arrêtée par le ministre des sports sont d’intérêt général. Il s’agit des stades des villes qui recevront l’Euro 2016 de football. CQFD.

Les riverains du Parc Pompidou se mobilisent

1 juillet 2011

Depuis des mois les incendies de voitures se multiplient dans le quartier du Parc Pompidou à Grenoble. Certaines voitures sont incendiées très près de bâtiments d’habitation, créant un risque très important pour la sécurité des personnes. Une pétition est envoyée au Préfet pour lui demander de prendre sérieusement en compte la dégradation de la vie dans ce quartier.

Le 23 juin a eu lieu une réunion publique dans le Parc Pompidou réunissant des représentants de la Préfecture et de la mairie. Le représentant de la préfecture a expliqué que la nuit, il n’y avait que 3 voitures de la police nationale qui patrouillait dans toute l’agglomération et il n’a pris aucun engagement pour traiter le cas concret de ce quartier.

Du coté de la mairie, J. Safar va demander, à partir du 1er juillet, à la patrouille de la police municipale affectée au centre ville d’effectuer des rondes en voitures (les policiers ne descendront pas de leur voiture car non armés !) le soir (jusqu’à 2h du matin maximum), et pendant les week-end uniquement. La mairie continue de vouloir pallier les manques de la police nationale. Cette fois il s’agit d’une intervention sectorisée, mais très vite la police municipale, dont ce n’est pas le rôle, sera dépassée par les évènements, car elle ne pourra le faire sur l’ensemble de la ville.

Ce qui se passe ici est la parfaite démonstration de ce que nous annoncions : la vidéo-surveillance installée à la Capuche s’avère inefficace puisqu’elle ne fait que déplacer la délinquance. Seule la présence humaine de proximité serait pertinente.

De ce point de vue le silence de la mairie sur le volet prévention des actions à mener, en lien avec les collectivités et structures concernées, pour que les incendiaires de voiture aient d’autres occupations, est inquiétant… Avec les 900 000 € de coût de la vidéo-surveillance, combien de postes d’éducateurs de rue peut-on financer ?

Politique politicienne

1 juillet 2011

Sénatoriales : la droite se déchire. Une quatrième liste est déclarée par D. Vitte, président de l’association des maires de l’Isère et conseiller général qui se présente comme indépendant. Sur l’échiquier politique français, indépendant est synonyme de droite. Décidément le poste de sénateur est très convoité.

M. Destot soutient Martine Aubry à la primaire socialiste. Cette dernière devrait se méfier car tout ce que soutient le maire de Grenoble est pour l’instant voué à l’échec : Jeux Olympiques, rocade nord, soutien à Strauss Kahn, soutien à B. Soulage pour les sénatoriales, les tarifs du chauffage urbain…

Présidence de l’UMP 38. La mise sous tutelle de la fédération de l’Isère va se terminer et les militants locaux ont voté pour choisir leurs responsables. Les embrouilles n’ont pas tardées mais pour une fois ce n’est pas à Grenoble que cela se passe mais à Vienne, où le choix des militants ne plait pas au député J. Remillier. Sur la première circonscription (ex de Carignon et Cazenave), c’est Jean-Claude Peyrin qui a été élu, il était le seul candidat. Fort de cette désignation, il postule à la Présidence de l’UMP38. Mais ce proche d’A. Carignon va-t-il être désigné sans problème ?…

Le Conseil d’Etat propose d’améliorer la démocratie

1 juillet 2011

Le Conseil d’Etat vient de produire son rapport public 2011 intitulé : « Consulter autrement, participer effectivement ». Il sera disponible auprès de la Documentation française à partir du 8 juillet 2011, et en ligne.

Parmi les principales propositions de ce rapport public :

« 6. Arrêter le principe d’une loi-code intitulée projet de loi-code relative aux principes de l’administration délibérative.

7. Introduire dans la « loi-code » l’ensemble des principes directeurs qui régiraient le recours à des concertations ouvertes précédant, chaque fois que nécessaire, la prise de décision.

Les principes directeurs sont au nombre de six.

  • garantir l’accessibilité des informations,
  • assurer le dépôt des observations de tous les participants et favoriser leur diffusion,
  • garantir l’impartialité et la loyauté de l’organisateur de la concertation et mettre en place, chaque fois que nécessaire, un « tiers garant »,
  • assurer des délais raisonnables aux citoyens ou aux organismes représentatifs pour s’exprimer,
  • veiller à la « bonne » composition des organismes consultés,
  • donner les informations sur les suites projetées, dans un délai proportionné à l’importance de la réforme. »

Il est à craindre que les députés et sénateurs ne se précipitent pas pour proposer une telle loi. A Grenoble on en aurait pourtant un besoin urgent pour faire changer radicalement les pratiques pseudo-démocratiques de la majorité municipale.

Un Centre d’Information et d’Orientation ferme…

1 juillet 2011

Mardi 27 juin 2011, dernier jour du CIO Grenette (rue de Belgrade). Le moral dans les chaussettes, les employé(e)s, syndiqué(e)s ou non, ont organisé un enterrement de première classe. Installé depuis 1972, ce CIO était beaucoup fréquenté, car il se trouvait à un endroit stratégique, en plein centre Ville de Grenoble.

Nous étions une cinquantaine à nous réunir, puis essayer de chanter (mais le cœur n’y était pas), puis à aller Place Grenette pour distribuer des tracts explicatifs. Outre les personnels, étaient présents des professeurs et des usagers.

Au lieu de rapprocher cet outil des usagers, la logique actuelle est de grouper le maximum de personnels au même endroit pour pouvoir peut-être brader les locaux (qui appartiennent au Ministère de l’éducation nationale).

Les CIO sont une aide irremplaçable pour se faire guider dans l’orientation professionnelle. Dorénavant, les personnes qui auront besoin d’un CIO au centre de Grenoble seront obligées de se rendre au Lycée Guynemer, vers la MC2. Que de perte de temps en perspective…

Center Parcs, permis annulé !

24 juin 2011

Bonne nouvelle, le Tribunal Administratif de Grenoble vient d’annuler la révision simplifiée du PLU de la commune de Roybon et en conséquence le permis de construire de Center Parcs, suite aux recours de l’association pour les Chambaran sans Center Parcs. La commune doit donc relancer une révision de son PLU, à moins que la société Pierre et Vacances décide d’arrêter l’affaire, ce qui serait la meilleure chose pour les finances du département et l’avenir du développement local.

Le conseil municipal du 20 juin 2011 : toujours plein de surprises !

24 juin 2011

Comme il se doit, l’Adjointe au logement a fait une présentation des nouvelles aides proposées pour l’aide à la construction de logements sociaux. Pas d’innovations, c’est un « copier-coller » des décisions de l’an dernier. Par contre, nous avons eu droit à un super couplet sur les citoyens qui font des recours permanents et sont donc responsables des retards dans la construction de logements sociaux. Il est vrai que la programmation 2011 est assez catastrophique : 208 logements sociaux au lieu de 300 comme les années antérieures, mais les recours n’y sont pour rien.

Le recours contre la révision simplifiée du PLU (Plan Local d’Urbanisme) que le Tribunal Administratif a jugé illégale entraîne évidemment des retards pour l’aménagement de la nouvelle ZAC Presqu’île. L’Adjointe au logement considère que le recours contre la rocade aurait dû être le point final des procédures et qu’il est irresponsable d’avoir fait un recours contre la révision simplifiée du PLU. Mais le PLU comprenait la rocade ! Qu’en est-il de l’illégalité de la procédure ? Elle ne répond pas en public sur cette question. Pourtant, il ne s’agit pas d’une petite illégalité, car la différence entre révision simplifiée et révision normale est d’importance. La révision normale suppose de procéder comme on le ferait pour l’élaboration du PLU, en reprenant notamment le débat politique sur le PADD (Projet d’aménagement et de développement durable). Et c’est cela qui gêne la majorité qui ne veut pas clarifier sa politique de construction débridée.

Peu après c’était au tour de l’adjoint aux déplacements d’y aller de son discours contre les citoyens qui font des recours sur des permis de construire, mais lui, visait le collectif d’habitants « Vivre à Berriat » (voir l’article à ce sujet).

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La Montagne ça vous gagne ? Pas sûr

24 juin 2011

Le Conseil Municipal du 20 juin dernier devait donner son avis au Préfet sur la création d’une communauté urbaine, étendue au-delà du périmètre actuel de la Métro (Grenoble Alpes Métropole) par exemple aux communes du Vercors. Après de nombreux orateurs, est venu le tour de Philippe Falcon de Longevialle, adjoint à l’immobilier urbanisant, de donner la pleine mesure de son talent. Une fois de plus , il a démontré combien il savait prendre de la hauteur, se hisser au-dessus du commun. Pour lui, les habitants de nos contrées ne comprennent rien à tous ces syndicats intercommunaux existants, c’est très compliqué, il faut expliquer, faire de la pédagogie. Pas tout à fait faux, mais dit comme cela… Heureusement, Ph. de Longevialle est là. D’autant que la simplification arrivera avec la communauté urbaine. Pour beaucoup d’entre nous, la montagne ce sont les agriculteurs, l’élevage, la forêt, l’exploitation du bois, l’entretien des paysages, auxquels ont peut aussi ajouter les loisirs, etc Bref ! tout ce qui constitue la vie des habitants des communes de montagne. Eh ! bien pas pour Ph. De Longevialle. Pour lui la montagne « c’est le terrain de jeu des citadins ». N’est-ce pas là une conception inédite, moderne de la montagne ? Au moment de la création de la communauté urbaine, on peut compter sur lui pour nouer les plus étroites relations avec, pour ne citer qu’eux, les représentants du plateau du Vercors. A moins que ces derniers ne lui proposent un petit séjour au grand air. Ce n’est pas gagné, comme on dit à la montagne. Il restera toujours le choix  entre un séjour à la montagne ou habiter au bord d’un lac savoisien.

Interland et la démolition du 50 galerie de l’Arlequin

24 juin 2011

En juillet 2009 la majorité municipale sélectionne une équipe d’architectes réputés regroupés dans le cabinet INterland. Leur conception de la rénovation urbaine est connue et largement publiée : au lieu d’opérations de construction/démolition qui souvent ne permettent pas aux habitants de revenir dans leur quartier, et qui font fi de toute une mémoire tissée parfois durant des vies, ils proposent de rénover même des tours d’après guerre bâties trop rapidement devant l’urgence de loger les sans-abris.

Ce cabinet d’architectes a montré que ces rénovations, au final quand tous les coûts sont intégrés, sont moins chères que les destructions médiatiques de barres d’immeubles.

La majorité attend de ce cabinet qu’il préconise le contraire de tout ce qu’il a proposé dans des cas semblables et même dans des bâtis bien plus dégradés. On peut se demander pourquoi cette majorité municipale a, dans un premier temps, choisi ce cabinet d’architectes sachant que ses préconisations ne correspondraient pas à son projet de démolition du 50 galerie de l’Arlequin ?

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La santé financière de la Métro

24 juin 2011

La Métro a vécu durant de longues années au dessus de ses moyens et s’est lourdement endettée à cause d’une politique d’investissements beaucoup trop forte. Les représentants des écologistes ont tiré souvent le signal d’alarme sans être entendus, notamment en ce qui concerne le stade ou la politique économique qui ne répondaient pas à des priorités sociales ou écologiques.

Il est même arrivé que pour l’année 2006 la Métro pratique un holdup de 3 M€ sur le budget de l’assainissement pour renflouer le budget principal mal en point.

Les investissements de 2000 à 2010 en millions d’euros

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Silence on coule

24 juin 2011

Stade des AlpesAprès plusieurs mois d’effervescence, de rumeurs, de faux suspense avec des pseudos prétendants au rachat du club, Granturco, Maillol (petitmaillol ?) et plus récemment des saoudiens, le silence s’est désormais installé et derrière le silence… rien, sauf peut être une piste africaine. De ligue 1 en ligue 2, de ligue 2 en National, de National en CFA, la descente vertigineuse du GF 38 devrait s’arrêter (il n’y a pas plus bas) au dépôt de bilan. Fini le GF 38, définitivement rayé de la carte footballistique professionnelle. On pourra toujours s’interroger sur les raisons qui ont conduit les investisseurs nippons d’Index à miser des millions d’euros sur ce club de province, sur leur incompétence à le gérer, leur inconséquence quant à la vente et à l’achat de joueurs, du limogeage d’un entraîneur qui sera rappelé plus tard, il reste que c’est un gâchis monumental. Il n’est pourtant pas si loin le temps ou le maire de Grenoble s’extasiait sur ce «  GF 38 qui promet(tait) une fin de saison à suspense et encore de très beaux moments à vivre tous ensemble au Stade des Alpes… Allez Grenoble ».

Mais après tout, si n’était la part de l’humain, tout cela ne serait que péripétie : Index avait un jouet, il l’a cassé, point final. Pas tout à fait, car il reste la boîte, une boîte toute neuve, pimpante, somptuaire : le stade des Alpes, exclusivement réservé au jouet d’Index. Pour satisfaire à ce caprice et au leur, les élus de la Métro et de la ville de Grenoble, D. Migaud et M. Destot en tête, n’ont pas regardé à la dépense, d’abord 25M€ (histoire de rassurer) pour finir à 100M€. Une bagatelle ! Qu’importe… pourvu qu’on ait l’ivresse des sommets grâce à l’argent du contribuable. Car au contribuable on a expliqué que Grenoble ne pouvait accéder à l’élite du football sans un stade flamboyant et flambant neuf. « Ensemble gagnons les sommets ! » Une énormité qui a pourtant fait de nombreux adeptes. Comme d’habitude, les opposants qui pensaient que l’argent public aurait été mieux employé ailleurs, ne pouvaient être que des aigris, des anti-sportifs, des anti-football, des anti-fêtes, bref ! des anti-tout ! Et voilà le résultat.

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Le collectif « Vivre à Berriat » manifeste devant la mairie

24 juin 2011

Lors du conseil municipal du 20 juin le collectif « Vivre à Berriat » a diffusé des documents très précis sur des opérations immobilières contestables conduites par la Ville.

Nous avions déjà évoqué le 28 mai dernier ce collectif d’habitants qui agissent de manière indépendante pour défendre et promouvoir d’autres formes d’urbanisme et d’architecture, dans le respect du passé, du présent et de l’avenir, du quartier Chorier Berriat et de ses habitants.

Le collectif critique 3 opérations immobilières de l’ilôt d’Alembert, du 27 rue Raspail et de l’angle 20ter rue Raspail – Traverses des Iles et déplore qu’encore 4000 m² de locaux d’activités sont promis à la démolition

Que veut le collectif :

  • une véritable concertation sur l’ensemble des opérations des anciens terrains du GRETA
  • de la mixité et des projets qui respectent l’identité urbaine de ce secteur de notre quartier
  • la préservation des locaux d’activité existants
  • des locaux d’activités à bon marché plutôt que des logements hors de prix
  • des logements sociaux et familiaux de qualité avec moins de densité
  • le respect du PLU pour ces 3 opérations
  • une révision du PLU qui clarifie les règles dans les tissus urbains mixtes comme celui du quartier Chorier Berriat.

Pour plus de renseignements : Collectif Vivre à Berriat – 39 rue Mozart 38000 Grenoble – 04.76.96.70.15 – www.vivaberriat.canalblog.com – mel : vivaberriat@gmail.com

L’Espace vie étudiante menacé !

24 juin 2011

EVE, l’espace vie étudiante du campus de Grenoble, géré depuis 7 ans par et pour les étudiants (gestion associative dans le cadre d’une délégation de service public – DSP) est un des fleurons du domaine universitaire : lieu de vie et d’animation du campus, on y trouve de la musique, des expos, de la bière locale dans des gobelets réutilisables, des panneaux solaires, et on en passe. Cette superbe réussite est aujourd’hui menacée par l’incurie des responsables des universités grenobloises : à 3 mois de la fin de l’actuelle délégation de service public, aucune nouvelle n’a été donnée sur les suites du projet ! Eve se retrouve otage des dissensions entre les universités du site, et victime de priorités politiques discutables. Car qu’est-ce que l’animation et la vie du campus face aux enjeux de l’excellence de tout poil du grand emprunt – dossier auquel il a été trouvé le temps de répondre dans les délais ? En matière d’excellence et d’innovation, certains feraient pourtant bien de s’inspirer des expériences étudiantes menées à Eve !

Pour sauver ce magnifique outil, vous pouvez signer ci-dessous la pétition lancée par les associations étudiantes.

Merci pour votre soutien : http://www.petitionenligne.fr/petition/soutenons-eve-eponyme-/1311

Dernière minute : l’édition de Grenoble de « 20 minutes » annonce ce 24 juin que l’Université Pierre-Mendès-France, actuellement en charge de la DSP pour l’inter-universitaire, se propose de prolonger la DSP juqu’à… novembre 2011 ! Pas de quoi rassurer les associations étudiantes, qui ont déjà des projets pour toute l’année universitaire prochaine. Le soutien à EVE est donc toujours d’actualité.

Lire la Lettre ouverte aux Universités de Grenoble, à la Communauté d’agglomération Grenobloise, à la mairie de Grenoble, au Conseil Général de l’Isère, au Conseil Régional de Rhône-Alpes, au Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

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Le soutien de la Métro au groupe Eiffage est scandaleux !

16 juin 2011

Eiffage, le grand groupe privé de travaux public veut devenir le leader de la conception de l’urbanisme post-carbone. Voici comment il présente son nouveau laboratoire de recherche « Phosphore » :

« Conscient de son impact sur l’environnement et de son exposition potentielle à une fiscalité carbone, EIFFAGE a choisi d’anticiper et d’orienter sa recherche et développement non seulement vers de nouveaux modes et procédés constructifs moins émissifs, mais également vers une approche réellement globale d’un développement urbain durable, dont le progrès ne se mesurerait plus à ses seules avancées technologiques.

Le projet baptisé PHOSPHORE, laboratoire de recherche en développement urbain durable, se situe au cœur de cette stratégie d’évolution des métiers d’EIFFAGE et de son offre en direction des acteurs en charge de la ville.

Depuis plus de deux ans, des ingénieurs d’EIFFAGE issus de toutes les branches du Groupe, construction, travaux publics, pôle énergie, pôle métal et concessions autoroutières, travaillent ainsi sous maîtrise d’ouvrage de la direction développement durable du Groupe à l’élaboration d’un projet virtuel complet d’aménagement urbain durable. »

Après Marseille et Strasbourg, le 27 mai 2011, la Métro a passé une convention Phosphore IV avec Eiffage pour la mise en place d’une démarche partenariale de recherche et développement de prospective en développement urbain durable sur le territoire de l’agglomération grenobloise à l’horizon 2030. La Métro payera 885 000 € à Eiffage pour cette R&D (Recherche et Développement).

Mais pourquoi les collectivités locales ne se sont-elles pas rapprochées pour initier avec les laboratoires de recherche publique une collaboration sur ces questions ? Les grands groupes privés ne sont pas des philanthropes et tout le savoir qu’ils accumulent grâce à l’aide publique leur permettra de dominer le marché dans les prochaines années dans le sens qu’ils choisiront, c’est-à-dire au mieux de leurs intérêts.

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