Le Dauphiné Libéré du 1er avril (non, ce n’est pas une blague) rapporte qu’à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la société Corys (filale d’Areva et d’Edf), M. Destot a déclaré que « c’est une belle histoire, une success story ».
En 1989, M. Destot ingénieur au CEA, crée une start up, Corys (Compagnie de réalisations et d’ingénierie des systèmes), pour simuler la conduite de réacteurs nucléaires. On y retrouve Stéphane Siebert, Geneviève Fioraso et d’autres personnes qui feront partie de la garde rapprochée du maire à partir de 1995.
L’histoire se termine lamentablement en 1997. Mise en redressement judiciaire, la société disparaîtra, reprise suite à une cession par la SA Corys Tess qui dépendait à l’époque de Tractebel (Suez- Lyonnaise des Eaux).
Pour préciser la dégringolade de la société, dont était président M. Destot avant d’être élu maire en juin 1995, rappelons que deux experts judiciaires sont mandatés le 30 octobre 1998 par le procureur auprès du T.G.I. pour examiner les comptes de la société des années 1995, 1996 et 1997. La conclusion des experts est la suivante : « compte tenu de tous ces éléments, on constate que la société se trouve dans une impasse financière dans le courant de l’exercice 1995. On peut de ce fait penser que la société CORYS SA se serait trouvée en cessation de paiement courant 1995, si elle avait respecté les règles régissant le financement des entreprises ».
En Octobre 1997, le Rouge et le Vert n° 61, écrivait :
« En vertu du principe des vases communicants, peut-on espérer que l’entrée de la Lyonnaise dans Corys la fasse sortir de l’eau de Grenoble ? » Il faut préciser qu’à cette date, le maire continuait à vouloir gérer l’eau de Grenoble dans un partenariat avec la Lyonnaise des Eaux en voulant conserver les contrats de la corruption. Dans de prochains articles nous raconterons comment M. Destot, qui avait promis le retour en gestion municipale de l’eau, pour se faire élire en 1995, a tout fait pour conserver la Lyonnaise dans la gestion de ce service public d’un bien commun essentiel. C’est contraint et forcé par les écologistes qu’il a été obligé de revenir à la gestion en Régie.

Le nucléaire comme source d’énergie est trop dangereux, il faut dès maintenant organiser son abandon.
Dans un courrier du 17 décembre 2010 du Recteur de l’Académie au maire de Grenoble, on trouve ce paragraphe : « Même si je ne suis pas l’autorité habilitée en droit à prendre les décisions concernant l’ouverture ou la fermeture des locaux des lycées, je suis soucieux, comme vous, des conditions d’accueil et de sécurité des élèves, du personnel et du public dans les établissements scolaires de Grenoble. Dans la mesure où vous disposez en tant que maire d’une compétence générale relative à la sécurité de vos administrés, au sens notamment des articles L 2212-2 et L 2213-24 du code général des collectivités territoriales, je vous saurais gré de bien vouloir m’informer des mesures que vous comptez prendre pour l’accueil, en toute sécurité, des personnes dans cet établissement scolaire et de me transmettre les pièces correspondantes. »

