Archives pour la catégorie ‘Autres dossiers’

Non au développement de la vidéosurveillance

Publié le 14 mai 2010

L’ADES est opposée à ces développements mettant en cause les libertés, et qui sont de plus inefficaces face aux incivilités ou violences qui se développent dans le domaine public. La présence humaine ne peut pas être remplacée par des caméras.

Le journal grenoblois “ Le Postillon ” mène une campagne très active contre les installations de caméras à Grenoble.

La Ligue des droits de l’homme a édité un petit fascicule “Contre la liberté surveillée, guide pratique de la vidéosurveillance ”.

Voici quelques extraits de la brochure de la LDH :

“ La LDH rappelle et maintient sa franche opposition à la multiplication de systèmes de vidéosurveillance en ce que ces systèmes sont attentatoires à la liberté fondamentale de circuler sans entrave ni surveillance, attentatoires à la vie privée, et sont un outil de contrôle social.

La LDH réaffirme son opposition à toute participation aux comités d’éthique ”

Le maire propose lors du conseil municipal du 17 mai, la mise en place d’un comité d’éthique en parallèle avec la multiplication des caméras dans la ville, espérant que ce comité fera disparaître comme par miracle les atteintes aux libertés causées par les nouvelles caméras.

Ces caméras et leur exploitation vont coûter cher et créer des illusions, alors qu’il serait plus efficace de renforcer la présence humaine, notamment des éducateurs dans les quartiers de la ville. N’ y aura-t-il que les élus écologistes pour s’opposer à cette politique sécuritaire qui ne veut pas dire son nom ?

La crise du logement s’amplifie

Publié le 5 mai 2010

De nombreuses personnes sont sans logement, les sans papiers ne sont pas accueillis dignement, l’agglomération n’est toujours pas dans la légalité pour l’accueil des Gens du Voyage, les ROMS attendent toujours l’installation d’un espace d’accueil… Ces derniers jours dans le parc de l’Alliance des familles demandeuses d’asile ont été hébergées dans des tentes déployées par les associations Médecins du Monde, et transformé l’accueil demandeurs d’asiles en un véritable camp de réfugiés.

La situation sociale se dégrade à toute vitesse. L’Etat ne fait pas son travail et au contraire développe des politiques d’exclusion. Au lieu de donner la priorité au logement social qui manque cruellement dans le pays, il se défausse sur les collectivités locales dont certaines tournent le dos à la solidarité la plus élémentaire, utilisant l’absence de législation contraignante pour défendre de véritables ghettos de riches, renforçant l’existence des ghettos de pauvres.

L’agglomération grenobloise est à cet égard une agglo à deux vitesses.

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Clinatec

Publié le 5 mai 2010

Vue d'artiste du futur ClinatecLe centre de recherche biomédicale CEA-CHU dédié aux applications des micronanotechnologies à la médecine, pour le diagnostic et la thérapie, hors enceinte hospitalière puisqu’installé sur le polygone scientifique, va bientôt voir ses travaux débuter au deuxième semestre 2010, ils devraient durer environ 1 an.

CLINATEC, ce sera 3300 m2. Voici une vue d’artiste qui donnerait envie de se faire tripoter le cerveau dans l’enceinte du CEA et non du CHU !!!

Les élus écologistes ont déposés un recours contre la délibération de la ville de Grenoble décidant d’une subvention pour cette opération très critiquable.

Lire l’étude « CLINATEC, la santé publique classée secret industriel »

Echange énergie contre nanos

Publié le 5 mai 2010

Suite à l’échec du débat public initié par 7 ministères, le mot « nano » semble disparaître du vocabulaire des décideurs, car il fait peur. Mais les programmes nanos restent et se développent.

Maintenant la mode est d’insister sur les développements autour des énergies notamment renouvelables.

A Grenoble ce sont les mêmes qui sont aux commandes : Jean Therme, qui a initié les développements des nanotechnologies à grande échelle, est devenu le « Monsieur énergie renouvelable » du CEA.

Pour profiter des fonds du plan campus et du grand emprunt est avancé le projet GreEN-ER, à coté de Minatec et de Nanobio, dans le cadre de l’opération GIANT sur le polygone scientifique. Encore une manière de détourner l’argent qui aurait dû aller en priorité sur le campus de Saint Martin d’Hères. Il s’agit d’afficher un pôle mondial énergie-matériaux avec écoles d’ingénieurs et laboratoires de recherche. Ce pôle sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public privé pour démarrer en 2014.

ST Microelectronics empoche l’argent public mais…

Publié le 22 avril 2010

Le programme nano 2012 permet à ST Microelectronics de toucher de très importantes subventions publiques (Etat et collectivités territoriales) avec pour seule contrepartie de créer 600 emplois (dont le coût est très inférieur au montant des subventions publiques !).

Les syndicats s’inquiètent même de la réalité de ces créations.

Voici la motion de l’intersyndicale CGT-CGC-CFDT de ST déposée le 8 avril 2010 à la Préfecture de l’Isère.

STMicroelectronics est une multinationale de la microélectronique. ST-Ericsson est une filiale récente (à partir de mi 2008) de STMicroelectronics (actionnaire majoritaire) et du groupe Ericsson. Sur le site de Grenoble, 2400 salariés issus de STMicroelectronics travaillent dans ces deux entreprises.

Depuis le jeudi 18 mars, plusieurs centaines de salariés (entre 300 et 500 suivant les jours, dont de nombreux ingénieurs) de STMicroelectronics et ST-Ericsson de Grenoble tiennent une assemblée ou manifestent dans ou devant le site une heure chaque jour. Des mouvements sociaux se déroulent également sur les autres sites de ST-Ericsson en France.

Pour 2010, les salariés demandent que les augmentations prévues en octobre pour ST-Ericsson soient appliquées en avril comme pour les salariés de STMicroelectronics, que soit stoppé le processus de séparation entre STMicroelectronics et ST-Ericsson, que soit modifiée la politique salariale des deux sociétés (ajout d’une augmentation générale, suppression des quotas de notation). Petit rappel : en 2009, les salariés n’ont pas été augmentés. Un autre point choquant est le décalage entre la politique salariale imposée aux salariés et les augmentations et bonus des membres du staff.

Ce mouvement d’une force et d’une longueur inhabituelle témoigne d’un malaise très fort à STMicroelectronics et ST-Ericsson Grenoble. Ce malaise est renforcé par les nombreuses restructurations ayant eu lieu sur le site et par l’inquiétude sur l’avenir de certains secteurs. Les salariés s’inquiètent aussi de la stratégie financière court-terme.

Enfin, des interrogations se font jour sur la tenue des engagements pris par nos sociétés dans le cadre de Nano 2012 (création de 660 emplois à Crolles mais aussi à Grenoble).

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Révélations sur l’absence de contrôle de l’Etat sur les nanos dans l’agglomération grenobloise

Publié le 17 avril 2010

Grenoble, le 14 avril 2010, Raymond Avrillier

Depuis plusieurs années, Raymond Avrillier a demandé au représentant de l’Etat dans le département de l’Isère de lui communiquer les documents des services de l’Etat concernant les dispositions de prévention ou réglementaires prises en matière de protection des intervenants et des populations par rapport aux nanotechnologies.

En réponse au tribunal administratif, le représentant de l’Etat vient de confirmer un fait particulièrement grave : « Les documents que vous sollicitez n’existent pas à ce jour ». Ce qui signifie clairement que les nanotechnologies auxquelles sont exposées non seulement les employés du secteur mais aussi la population de l’agglomération grenobloise, sont développées sans aucun dispositif de prévention des risques.

C’est donc en toute opacité, en l’absence de réglementation et de contrôle, que les étudiants, techniciens, enseignants, chercheurs, les ouvriers et employés, mais aussi la population sont exposés.

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Nanotechnologies, un débat avorté

Publié le 15 avril 2010

7 ministères avaient demandé à la Commission Nationale du débat Public (CNDP) d’organiser un débat sur les nanotechnologies fin 2009. Comme la plupart des décisions avaient été prises et que de nombreux produits contenant des nanoparticules sont déjà en vente, il était à craindre que ce type de débat manque de crédibilité. Dans de nombreuses villes les débats ont été interrompus.

La CNDP vient de rendre son rapport. Il est consultable sur le site http://debatpublic-nano.org/informer/bilan_debat.html

Cet exercice aura-t-il des retombées ? C’est trop tôt pour le dire. Retenons juste deux remarques finales de la CNDP :

« Ne convient-il pas de restreindre le champ des saisines et de mieux préciser ce que l’Etat attend du débat, quels doivent en être les « produits de sortie » ? » Effectivement organiser un débat sans avoir la moindre idée de à quoi il va servir lui enlève tout son intérêt.

« Comment obtenir de l’auteur de la saisine qu’il évite toute déclaration ou décision prêtant le flanc à la critique selon laquelle « tout est déjà décidé ». Rien ne porte autant atteinte au sentiment que le débat peut être utile que l’annonce, souvent précipitée pour telle ou telle raison, de décisions anticipant les enseignements susceptibles d’en être tirés. » Ceci démontre que les ministères n’attendaient rien de ce débat et qu’ils entendaient continuer comme avant. Vive la démocratie !

Programme Local de l’Habitat (PLH)

Publié le 31 mars 2010

Le conseil de Métro a voté à une très large majorité (un seul contre, M. Chamussy représentant une partie de la droite grenobloise), le PLH 2010-2015 qui propose des engagements de la Métro et des communes en ce qui concerne les constructions et les réhabilitations de logements pour les 6 ans à venir. Les débats ont fait ressortir les désengagements de l’Etat et aussi malheureusement du Conseil général de l’Isère qui a décidé de diminuer ses aides à la construction du logement social lors du vote de son budget 2010. Globalement le PLH est positif, même si les efforts de certaines communes de l’agglomération ne sont pas à la hauteur des besoins et des exigences de la loi SRU – Solidarité et renouvellement urbain (minimum de 20 % de logements sociaux dans la plupart des communes).

Pour la reconnaissance de la citoyenneté locale

Publié le 7 mars 2010

Tract  diffusé le 6/3/10

Que vous soyez Français ou étranger, lorsque vous résidez de manière permanente dans une commune, vous participez à la vie locale dans tous ses aspects :

  • vous payez des impôts locaux (sauf si vous êtes exonéré pour des raisons de très faible revenu) qui servent à maintenir et développer les voies, les espaces et bâtiments publics ouverts à tous, à payer les fonctionnaires municipaux au service de toute la population sans distinction de nationalité…
  • vous utilisez et payez les services publics locaux : gaz, électricité, eau, assainissement, collecte des ordures ménagères, transports publics, parfois le chauffage urbain, les cantines scolaires pour les enfants, les crèches ou les foyers ou établissements pour personnes âgées, les centres sociaux, les services de la mairie…

Et pourtant, seuls les Français et les résidents de l’Union Européenne peuvent désigner leurs représentants à la mairie pour gérer tout cela, car ils ont le droit de vote.

Depuis des années, à Grenoble et un peu partout en France, des associations et des mouvements politiques demandent de remédier à cette situation et de reconnaître la spécificité de la citoyenneté locale comme cela est déjà pratiqué par de nombreux pays européens.

Donner (à partir de 18 ans) le droit de vote et d’être élu à tous les résidents permanents serait leur permettre de participer à la gestion des affaires de leur cité à égalité de droits et de devoirs.

Mais cela, seule une loi ou un référendum peut le décider

En attendant cette loi ou ce référendum, un conseil municipal qui a compétence sur la gestion des affaires de la commune, donc sur ce qui intéresse tous les résidents, peut décider de reconnaître la spécificité de la citoyenneté locale en associant les résidents étrangers aux décisions qui les intéressent de multiples façons. Il peut aussi demander leur avis aux habitants par un vote sur la manière de reconnaître cette nouvelle citoyenneté.

L’ADES fera des propositions à ce sujet dans les mois qui viennent.

N’hésitez pas à nous contacter

A propos des cantines scolaires : attention à l’atteinte au principe de laïcité !

Publié le 18 février 2010

Depuis quelques temps une offensive d’un groupe de personnes en direction de la mairie essaye de faire changer la politique municipale en ce qui concerne le contenu des repas servis.

Pour des raisons religieuses non avouées mais bien réelles, ce groupe fait pression sur la mairie.

Voici la réflexion du groupe de travail de l’ADES sur ce sujet, ainsi qu’une lettre au maire (de février 2010) d’associations s’inquiétant d’une possible dérive.

Texte du groupe de travail de l’ADES : « les nourritures célestes »

« Il y a aussi les différences cultuelles et je pense qu’actuellement il faut qu’on re-questionne notre laïcité qui est beaucoup trop figée, voire elle-même intégriste sur ses bases. II faut forcément qu’il y ait une ouverture pour que l’on prenne en compte, mieux qu’on le fait actuellement, d’autres cultes, même si on est dans une république laïque… La République doit aussi bouger un peu sur ses lignes pour que la laïcité soit plus ouverte en prenant en compte tout le monde ».

De qui est cette profession de foi ? Du chef de l’Etat qui parlait jusque-là de laïcité positive ? De X. Darcos quand il était ministre de l’Education Nationale ? Vous n’y êtes pas, il s’agit tout simplement des propos tenus pendant la campagne pour les élections municipales et réitérés depuis par l’adjoint à l’éducation de la ville de Grenoble.

Comment s’étonner alors d’en voir, quelques mois plus tard, des tentatives d’applications concrètes avec le projet de mise en place de repas « sans viande » dans la restauration scolaire ?

Ces attaques frontales contre la laïcité égrainent un chapelet de mots qui flattent le sentiment au détriment de la raison, comme : diversité, liberté de religion, relativisme culturel, discrimination positive, tolérance, ouverture, accommodements raisonnables, légitimité, droits identitaires, cultuel, communauté…

L’enfer étant pavé des meilleures intentions, ceux qui utilisent ces mots à satiété taraudent l’esprit de leurs auditeurs qui finissent par se demander si au fond il ne faudrait pas affubler la laïcité d’un qualificatif du type « ouverte » ou « positive ». Et c’est ainsi qu’insidieusement la laïcité est touchée dans ses fondements. Qu’on en vient à l’enfermement et à la concurrence des droits identitaires, ethniques, culturels, religieux, qui fait le deuil de l’égalité des citoyens, qui favorise la pureté communautaire au détriment du mélange… Qui pour finir, soumet la loi des hommes aux modèles de la foi.

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Contre les nouveaux fichiers « EDVIGE », je signe toujours !

Publié le 1 décembre 2009

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Pétition du Collectif « Non à EDVIGE » – Lancée le 30 novembre 2009

Deux décrets sont parus au journal officiel le 18 octobre 2009 pour remplacer le défunt décret « EDVIGE 1.0 », retiré par le gouvernement en novembre 2008 suite à la mobilisation citoyenne. Contrairement à ce qu’il avait annoncé au plus fort de cette mobilisation, le gouvernement a choisi d’éviter une fois de plus le débat parlementaire en créant des fichiers de police par décret. Le vote des députés UMP en Commission des lois le 24 novembre 2009 des
« amendements BENISTI » à la proposition de loi de simplification du droit, qui autorisent la création de fichiers par simple arrêté gouvernemental, confirme la volonté de la majorité présidentielle d’enterrer définitivement la promesse de faire passer par la loi la création de tout nouveau fichier de police Le Collectif « Non à EDVIGE » dénonce et condamne un tel choix.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate que la mobilisation sans précédent contre le premier décret « EDVIGE 1.0 » a permis :

  • La disparition des données sensibles se rapportant à la vie sexuelle et à l’état de santé.
  • La limitation de certains délais de conservation des données et une meilleure traçabilité de l’accès à ces données.
  • Une certaine dissociation, à travers deux décrets, des finalités complètement différentes d’enquête administrative d’une part et de prévention des atteintes à la sécurité publique d’autre part.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate cependant que bon nombre de ses précédentes critiques s’appliquent toujours aux nouveaux décrets :

  • Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », pour ce qui concerne les atteintes à la sécurité publique, il s’agit de ficher des personnes avant même tout passage à l’acte, au mépris du principe de la présomption d’innocence.
  • Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », les mineurs pourront être fichés dès 13 ans.
  • Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », et de manière plus inquiétante encore, les personnes pourront être fichées à partir du simple fait qu’elles habitent une certaine zone géographique, ou qu’elles en proviennent.
  • Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », on constate un mélange des finalités puisque, pour les enquêtes administratives, les agents pourront accéder à des données qui ne devraient relever que de la seule prévention des atteintes à la sécurité publique.
  • Pire qu’avec le fichier « EDVIGE 1.0 », l’appartenance syndicale, mais aussi les opinions politiques, religieuses ou philosophiques pourront justifier en elles-mêmes qu’une personne ne puisse pas accéder à certains emplois, ce qui limite gravement l’exercice de droits constitutionnels démocratiques.

Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE », dont des membres déposeront des recours en annulation des décrets incriminés devant le Conseil d’Etat, demande :

  • Le retrait des deux décrets du 18 octobre 2009.
  • La soumission au débat parlementaire de toute nouvelle création de fichier de police.
  • L’abandon du fichage des mineurs dans tout fichier fondé sur la seule présomption.
  • L’abandon du fichage de l’origine ethnique, même déguisée sous une autre appellation.
  • La préservation des droits syndicaux et politiques, de la liberté de pensée et d’expression, y compris pour les personnes exerçant dans un cadre professionnel « sensible ».

L’importance des problèmes identifiés justifie une mobilisation citoyenne et des actions de même ampleur que celles qui ont permis le retrait du précédent décret « EDVIGE 1.0 ». Le Collectif « Non à EDVIGE » appelle donc les citoyens et les organisations à se remobiliser et à manifester leur soutien à ces actions en signant cette pétition.

Les signatures individuelles sont recueillies en ligne sur le site http://www.nonaedvige.sgdg.org.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.sgdg.org.

En cas de recueil de signatures sur support papier, renvoyer les informations suivantes à : Non à EDVIGE ! C/o Ligue des Droits de l’Homme, 138 rue Marcadet, 75018 Paris, France. Nom Prénom Adresse Signature

Prix éco-quartier : il faut toujours rendre à César ce qui est à César…

Publié le 7 novembre 2009

Communiqué du 6 novembre 2009

La Ville de Grenoble a reçu « le prix grand prix national éco-quartier » du ministère de l’écologie pour les réalisations du quartier de Bonne.

Il n’est pas inutile de rappeler que les contraintes HQE et au-delà imposées aux constructions de la Caserne de Bonne ont été enlevées de haute lutte par Pierre Kermen, ancien adjoint à l’urbanisme à l’environnement, contre les fortes réticences du Maire de l’époque et de son adjointe à l’économie.

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Pierre Kermen, adjoint à l’urbanisme à l’environnement
, et élu écologiste, fait visiter le chantier de Bonne à Michel Destot (mandat 2001-2008)

Evidemment le maire actuel a oublié d’inviter son ancien adjoint à l’urbanisme à la remise des prix. Seul l’architecte a pensé à lui signaler cette cérémonie.

Il est donc étonnant de voir dans les louanges tressées par la presse que nulle part il n’est rendu hommage au travail de l’ancien adjoint à l’urbanisme et aux services de la Ville.

Ceci est à rapprocher de ce qui s’est passé récemment à Jean Macé où le maire actuel ne se souvenait plus que le maire du mandat précédent (1) avait essayé d’empêcher la démolition reconstruction du quartier Jean Macé, défendue par l’ancienne Présidente d’ACTIS !

Personne n’est dupe à Grenoble et le caractère innovant des solutions prises à de Bonne ne doivent rien à M. Destot, G. Fioraso et Ph. De Longevialle.

Grenoble se retrouve pour l’instant dans le même système que sous le stalinisme en URSS où les photos des « renégats » étaient supprimées dans les documents officiels.

L’ADES espère que les médias sont encore capable de retracer l’histoire telle qu’elle s’est passée et prendront contact avec Pierre Kermen pour rétablir simplement la vérité.

(1) : Pour les non-grenoblois : ces 2 Maires n’en sont qu’un, Michel Destot

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Pierre Kermen en 2009 devant l’un des immeubles du quartier De Bonne : le chantier avance !


Les tarifs du chauffage urbain doivent être revus à la baisse

Publié le 19 octobre 2009

Communiqué du 19 octobre 2009

La Chambre Régionale des Comptes (CRC) a rendu sa lettre d’observations définitives sur la gestion financière de la Compagnie de Chauffage durant les années 2000- 2006. Il s’avère que, ce que l’ADES a dénoncé depuis de longues années, est confirmé. Le contrôle de la Ville de Grenoble n’est pas effectué sur ce satellite et les administrateurs ainsi que le Conseil municipal n’ont pas les éléments d’information suffisants pour juger de la situation financière de ce satellite de la Ville. Les anciens tarifs ne répondaient pas aux exigences de la réglementation. Ce rapport de la CRC va alimenter les recours déposés auprès de la justice administrative sur les anciens tarifs de la CCIAG et qui tardent à être jugés.

Les nouveaux tarifs sont aussi irréguliers et surtout trop élevés ! (voir l’analyse de l’OFiPoPu) Ceci est démontré par la comparaison entre les résultats réels de l’année de chauffe 2007/2008 et le compte d’exploitation prévisionnel (calé au 1er avril 2008) qui fonde les tarifs depuis le 1er juillet 2008. La CCIAG et la majorité municipale ont définis les tarifs avec des exagérations très importantes des futures charges d’exploitation de la CCIAG (notamment sur les frais de personnels). Cela entraîne des marges financières exorbitantes qui n’ont pas lieu d’être dans un service public.

Il est prévu dans les avenants signés par le Maire et la CCIAG, de tenir « au bout d’un an, d’une rencontre afin de s’assurer de la cohérence et de la pertinence des tarifs et de la formule d’indexation » (article 8 de l’avenant n° 5 à la convention de concession). Cette rencontre n’a toujours pas eu lieu.

Il est urgent de changer les tarifs du chauffage urbain (baise de 15 à 20 % environ), car une grande majorité des locataires, notamment des logements sociaux voient leurs charges exploser, notamment à cause du prix du chauffage urbain. L’ADES soutient les initiatives des associations de locataires et demande au Maire de Grenoble d’agir vite et d’imposer de nouveaux tarifs qui soient débattus par un comité des usagers du chauffage urbain, comme ce qui se passe auprès de la Régie des Eaux de Grenoble.

CLINATEC, la santé publique classée secret industriel

Publié le 27 septembre 2009
clinatec

Après « La face cachée de la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques d’hiver 2018« , les EluEs Ecologie & solidarité à la Ville de Grenoble publient une nouvelle enquête : « CLINATEC, la santé publique classée secret industriel ».

Le 15 janvier 2007, lors d’une conférence de presse, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de Grenoble officialisait sa volonté de créer Clinatec, « une clinique expérimentale utilisant les nanotechnologies notamment en neuroscience ». L’ouverture est prévue pour 2011. Cas unique en France, cette neuro-clinique expérimentale sera située hors milieu hospitalier et dans un périmètre classé Secret Défense : le site du Commissariat à l’Energie Atomique. Elle sera un organe de Minatec, institution elle-même dépendante du CEA-Léti, dont la devise est « l’innovation au service de l’industrie ».

Deux ans et demi plus tard, toutes les procédures ont été engagées, les marchés signés, le comité de pilotage et le terrain définis, les premiers partenaires trouvés… mais le dossier Clinatec n’est jamais passé par le Conseil Municipal de la Ville de Grenoble. La présente enquête est née de cette opacité.

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Antennes, le maire nous brouille l’écoute !

Publié le 9 juillet 2009

Communiqué du 9 juillet 2009

Lors des élections municipales, pour gagner quelques voix, le maire s’était engagé par écrit auprès du collectif antennes de la Villeneuve à enlever les antennes de téléphonie mobile sur les immeubles d’ACTIS de la Villeneuve avant la fin juin 2008.

Sur ce sujet le maire n’a jamais rien fait. En tant que député il n’a jamais déposé de projet de loi demandant la baisse des puissances des antennes, en tant que maire il n’a rien fait vis-à-vis des opérateurs pour qu’ils diminuent la puissance.

Lors du dernier mandat, la Présidente d’ACTIS s’est déclarée favorable à ce que les antennes soient enlevées à partir du moment où la Ville payerait les indemnités de rupture de contrat ou bien que les opérateurs baissent la puissance à 0,6 V/m. Les contrats ont été passés avant 2001, et en 2003 des avenants ont été passés à un moment où il n’y avait aucune contestation sur les antennes. Ces avenants ne sont pas passés en conseil d’administration d’ACTIS, c’est une compétence du directeur.

Par contre la nouvelle Présidente d’ACTIS ne s’est toujours pas prononcée publiquement sur ce sujet ; faisant partie de la liste du maire elle est solidaire de ce dernier, et devrait agir pour démanteler les antennes du 50 place des Géants.

Le maire ne tient pas ses promesses, cela devient une habitude. Lorsqu’il s’est engagé début 2008 à faire démanteler les antennes sur les immeubles des Fresnes (c’est enfin fait avec beaucoup de retard) et du 50 place des Géants, il ne connaissait visiblement rien au problème, mais peu importe, l’important c’est de faire des voix.

Maintenant pour essayer de se sortir de ce piège, dans lequel il s’est mis tout seul, le maire essaye de faire diversion en laissant croire qu’il ne peut pas faire retirer les antennes du 50 avant la fin des contrats et fait semblant de croire qu’il découvre que les contrats se terminent en 2012 !

Mais début 2008 lorsqu’il écrit au collectif, il ne précise jamais qu’il devra attendre la fin des contrats, il s’engage à enlever purement et simplement les antennes avant fin juin 2008.

Enlever les antennes ne pose aucun problème technique, il suffit de payer l’indemnité de fin de contrat, mais le maire est près de ses sous, sauf pour les dépenses de prestige.

L’ADES soutient le collectif antennes de la Villeneuve, notamment dans ses démarches juridiques, et poursuit ses demandes pour qu’une loi impose une baisse de puissances des antennes, seule solution durable sur cette question. En attendant l’ADES demande au maire d’appliquer son engagement et de faire enlever rapidement les antennes du 50 place des Géants.

Caterpillar : la négociation doit reprendre vite

Publié le 27 avril 2009

Le juge des référés a débouté la direction de Caterpillar et demande à ce que les négociations reprennent sous 15 jours. La nomination d’un médiateur s’impose afin que les négociations avancent rapidement vers une solution sans licenciements secs.

L’ADES se réjouit de la décision du juge des référés, réaffirme son soutien aux travailleurs de Caterpillar et espère que la reprise des négociations va être rapide et constructive.

Il y a de nombreuses actions possibles pour sortir de cette situation :

  • remettre la réduction du temps de travail sur la table des négociations. Une RTT à 32 h ou 30 h, sans perte de salaire pour les bas salaires, permettrait de sauver au moins 200 emplois.
  • Le Gouvernement doit mobiliser en urgence tous les instruments des politiques publiques qui amortiraient le coût social du plan de sauvegarde des emplois :
    • Proposer des formations qualifiantes en lien avec la Région,
    • La mise en pré-retraites FNE sont très justifiées pour des ouvriers postés qui ont des conditions de travail pénibles (80-90 emplois concernés). Le Gouvernement ne veut rien lâcher sur ce point, l’intervention des parlementaires et des collectivités publiques doit mettre en cause ce refus.
    • une convention de chômage partiel avec maintien intégral du salaire pour les bas salaires.
    • des aides aux départs volontaires avec des projets créateurs d’activité, mettre en place une cellule de reclassement avec un contrôle public. (avec la participation de l’Etat et des collectivités locales).
  • Caterpillar a aussi une lourde responsabilité envers ses sous traitants. Certains traversent des situations dramatiques en raison d’une dépendance totale décidée unilatéralement par la direction de Caterpillar, cette dernière doit s’engager à les aider dans cette situation difficile.

Déshabiller Toulouse et mettre Grenoble en petite tenue ?

Publié le 23 avril 2009

Les hyper sociétés empochent les méga aides publiques pour délocaliser ensuite et licencier. La crise dans la microélectronique se poursuit.

Communiqué du 23 avril 2009

La société Freescale (ex Motorola) annonce la fermeture prochaine de son usine de Toulouse qui emploie 1 900 salariés.
Alors que Freescale a beaucoup profité jusqu’en 2008 des aides financières de l’Etat, de la région Rhône-Alpes, du département de l’Isère, de l’agglomération et de la Ville de Grenoble dans l’opération Crolles 2, Freescale, une fois empochées les aides publiques, Freescale a fermé son site de Crolles et annonce aujourd’hui engager 1 000 suppressions d’emplois à Toulouse (où 200 emplois ont déjà été supprimés en 2008).

Encore une fois se vérifie le fait que ces multinationales n’en font qu’à leur tête et empochent les fonds publics puis s’en vont.

L’ADES rappelle son opposition à ce types d’aides publiques sans réelles contreparties durables, qui ne profitent qu’aux actionnaires et empêchent la mise sur pied de politiques économiques sur le long terme qui permettraient de stabiliser des emplois utiles et non délocalisables.

Dans la région grenobloise la crise s’amplifie :

  • SOITEC (qui bénéficie d’aides publiques du Conseil général) essaye de diminuer ses effectifs d’environ 10% en poussant aux départs volontaires et en utilisant la convention mise sur pied par le pôle de compétitivité Minalogic en faisant embaucher certains de ses salariés par les partenaires publics du pôle. C’est une manière déguisée d’obtenir des aides indirectes des pouvoirs publics.
  • ST Microelectronics (qui bénéficie d’aides publiques du Conseil général, de la Métro, de la communauté du Grésivaudan, des villes de Crolles et Grenoble) poursuit le chômage partiel avec d’importantes pertes de salaires pour les salariés. Les risques pour l’emploi persistent, la direction annonce une restructuration de ST Ericson (qui a un site sur Grenoble). Les patrons de ST ont aussi prévu de séparer la représentation du personnel de ST et ST-Ericson ce qui fragilisera les capacités d’intervention des salariés. Pour empocher les subventions publiques, ST s’était engagé, dans la convention dite « nano 2012 », à créer de nombreux emplois à Crolles et Grenoble ; en fait elle fait l’inverse, mais les collectivités continuent à lui verser les subventions.

Autour de Ia commémoration de Tchernobyl

Publié le 5 avril 2009

A Grenoble,  I’ADES et les Enfants de Tchernobyl Belarus organisent le 21 Avril 2009 à la Maison des Associations à 20h30 une projection débat en présence du Professeur BANDAJEVSKY : Le droit à la vérité sur Tchernobyl.

D’autres actions sont prévues, voir ci-joint

Accentuer le soutien aux salariés de Caterpillar

Publié le 2 avril 2009

Communiqué du 2 avril 2009

Après avoir obtenu la prise en charge à 100 % du chômage partiel et le paiement des jours de grève, les salariés de Caterpillar ont voté la reprise du travail.

L’ADES condamne les méthodes de la direction de Caterpillar qui a fait du chantage en refusant de tenir le comité d’entreprise le 30 mars, sous prétexte de ne pas négocier sous la contrainte de la grève. Ce chantage a amplifié l’exaspération des salariés et conduit à la séquestration des cadres.

L’ADES s’étonne du discours de M. Sarkozy qui prétend vouloir sauver le site, sans préciser lequel et qui, pour l’instant, n’est pas menacé. La question immédiate est celle des 733 licenciements et pas la fermeture du ou des sites de Grenoble et d’Echirolles.

L’ADES souhaite que les négociations puissent rapidement aboutir et que tout soit mis en œuvre au niveau de l’Etat et de la direction de Caterpillar pour éviter ces licenciements. Par exemple, le gouvernement doit permettre et co-financer des départs en préretraite à 57 ans, ce qui intéresserait une centaine de travailleurs dont les conditions de travail ont été difficiles.

Les responsables politiques, maire de Grenoble, Président de la Métro et du Conseil général, devraient intervenir plus fermement auprès des directions internationales de Caterpillar,  comme l’avait fait en son temps le maire auprès de Hewlett-Packard aux USA.

Au-delà du soutien immédiat aux travailleurs menacés dans leurs emplois, l’ADES réaffirme que le rôle premier des collectivités locales est de soutenir des activités industrielles et de service non délocalisables dans une perspective de développement soutenable. Trop d’activités sont dépendantes de circuits de décisions internationaux sur lesquels les salariés et les collectivités publiques n’ont aucune prise et qui n’ont comme intérêt que d’enrichir les actionnaires au mépris des salariés qui sont les vrais créateurs de richesse.

Nous la montagne on l’aime sans les JO !

Publié le 8 mars 2009

banderolletremplin1Voilà le slogan que des montagnards grenoblois sont allé déployer au pied du tremplin de saut de St Nizier, ruine décrépite des JO de 68, puis au Moucherotte, samedi 7 mars 2009

Extrait de leur appel :

« Professionnels de la montagne, « pratiquants » assidus, simples contemplatifs du week end ou citoyens concernés, nous sommes rassemblés aujourd’hui pour manifester notre opposition à la candidature de Grenoble aux jeux olympiques de 2018 : sous prétexte d’accueillir un événement mondial le temps d’une quinzaine, c’est tout le fragile équilibre écologique, sociologique et économique d’une région qui va se trouver durablement perturbé. »

Voir les détails sur leur site