Archives pour la catégorie ‘Politique’

Les établissements de santé en 2024 : les hôpitaux publics en difficulté

Publié le 5 juin 2026

Les premières fiches de l’ouvrage annuel de la Direction de la recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES)  sur les établissements de santé détaillent, pour l’année 2024, la situation économique et financière des hôpitaux publics et des cliniques privées, la part relevant de l’activité des établissements de santé dans la consommation totale de soins, mais incluent aussi des éclairages portant sur les maternités, les naissances et les interruptions volontaires de grossesses (IVG) dans les établissements de santé.

En 2024, la situation financière des hôpitaux publics se dégrade à nouveau très fortement avec un déficit de 2,9 milliards d’euros, après 2,4 milliards d’euros en 2023, avec sept établissements sur dix déficitaires Le résultat global des cliniques privées à but lucratif reste légèrement positif à 194 millions d’euros mais il décroît aussi par rapport à 2023 (331 millions d’euros).

« La dégradation des comptes financiers des hôpitaux publics se poursuit en 2024

En 2024, le déficit global du résultat net des hôpitaux publics atteint 2,9 milliards d’euros. Cette nouvelle dégradation est largement attribuable à la détérioration du résultat d’exploitation, qui peut notamment s’expliquer par le non-dégel du coefficient prudentiel de 0,7 % des tarifs, décidé fin 2024 et par la réduction des dispositifs de soutien mis en place pendant la crise sanitaire. Elle s’inscrit aussi plus généralement dans un contexte de hausse passée de l’inflation, mais également d’accélération du glissement vieillesse technicité (GVT), suite aux revalorisations salariales décidées lors du Ségur de la santé en 2020. Rapporté aux recettes, le résultat net est négatif, à hauteur de -2,7 % (après -2,3 % en 2023), une proportion inédite depuis 2005, point de départ des observations (graphique ci-dessous).

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Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire en France en 2025

Publié le 5 juin 2026

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a présenté le 28 mai 2026 à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), son premier Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025. À cette occasion, elle a posé les enjeux et exprimé ses points d’attention face aux ambitions en matière de nucléaire. Elle est revenue sur les actualités marquantes de l’année 2025. Enfin, elle a porté ses appréciations sur les actions de chaque exploitant et par domaine d’activité.

« Nous devons maintenir un haut niveau d’exigence en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et mieux anticiper les grandes échéances »

La sûreté nucléaire et la radioprotection sont un « bien commun » national et international. Dans un monde complexe, confronté à des défis géopolitiques, économiques et climatiques, la sûreté est indissociable de la performance globale du secteur nucléaire, tant dans l’exploitation des installations existantes que pour les projets neufs. Elle appelle une action proportionnée aux enjeux, une écoute des signaux faibles, tout en veillant à maîtriser la complexité collective.

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Diverses actualités

Publié le 5 juin 2026
Crieur public

Astrée, l’IA du ministère de l’intérieur pour les procédures d’immigration, n’est que la phase émergée d’un iceberg. Une tribune de Serge Slama, professeur de droit public à l’Université de Grenoble, dans le Monde, fait l’état des lieux de cette vague de fond, observable dans tout l’Occident, où des destins humains deviennent des données parmi d’autres. L’intelligence artificielle s’immisce dans tout le droit, mais particulièrement dans les contentieux des étrangers en situation irrégulière. « On découvre en consultant l’étrange site gouvernemental beta.gouv.fr/startups, se présentant comme un incubateur de services numériques publics, que le ministère de l’intérieur développe depuis deux ans, avec sa Fabrique numérique, un « assistant IA » visant à faciliter le traitement des contentieux de masse – principalement le contentieux des étrangers. Or, cet outil IA, mal nommé Astrée (la déesse de la justice !), est déployé depuis fin 2025 à titre expérimental dans certaines préfectures et devrait, selon Mediapart, être généralisé en 2027… »


Mois de la fraîcheur : des solutions pour s’adapter aux fortes chaleurs. Du 1er au 30 juin, c’est le Mois de la Fraîcheur dans la métropole de Grenoble. Un mois riche en activités pour comprendre, agir, et s’adapter aux fortes chaleurs. Apprendre à garder son logement frais en été ; écouter des contes sur l’eau ; comprendre la rénovation énergétique ; visiter une zone humique ou encore embarquer dans le camion « Climate Sense » et vivre dans un monde à 50°C ! Une quinzaine d’évènements gratuits se tiennent dans tout l’agglomération avec un objectif : sensibiliser et donner les moyens d’agir. Alors que le réchauffement climatique est un enjeu majeur, la Métropole conduit plusieurs politiques pour l’adaptation des territoires comme la végétalisation de la ville avec le Plan Canopée, les aides à l’isolation thermique des logements et des entreprises avec le programme Mur Mur, la sensibilisation à l’usage raisonné de l’eau, mais aussi la gestion d’espace naturels et de lieux de fraîcheur comme la base de loisirs du Bois Français.


Dernières nouvelles du DILICO. La Direction générale des collectivités locales (DGCL) a dévoilé les montants des contributions et reversements qui seront opérés en 2026 pour chaque collectivité ou groupement concerné par le mécanisme de mise en réserve. Le Dilico (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités) a été mis en place en 2025 – et reconduit cette année – dans le but de freiner la dépense publique locale. Ce sont les intercommunalités qui sont les grandes victimes du Dilico pour 2026. Pour la métropole de Grenoble en 2026 l’Etat lui ponctionne 5,9 M€ et lui rembourse 1,75 M€ au titre du Dilico de 2025. La commune de Grenoble n’est pas impactée en 2026 et reçoit un remboursement de 0,2 M€ suite au paiement du Dilico 2025.

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Agenda

Publié le 29 mai 2026

Samedi 6 juin Fête des Tuiles. Cours Jean Jaurès et de la Libération à Grenoble. Le programme et le plan ici.

L’exécutif de la Métropole

Publié le 29 mai 2026

Réuni.es en conseil métropolitain le vendredi 22 mai, les élu.es de Grenoble Alpes Métropole ont été informé.es des délégations proposées par le président pour arrêter les délégations des 20 vice-présidentes et vice-présidents et des 9 conseillères et conseillers délégués.

Le Président de l’exécutif, Guillaume Lissy a précisé que le nouvel exécutif va s’organiser autour de quatre grands pôles couvrant l’ensemble du champ des missions métropolitaines : les services publics de proximité, l’économie et l’attractivité, les finances et ressources, et enfin le cadre de vie, l’aménagement du territoire et les transitions. Chaque pôle regroupe plusieurs vice-présidents, appuyés par des conseillers délégués.  » Cette nouvelle organisation marque une volonté d’équilibre politique et territorial « , précise Guillaume Lissy, elle vise à renforcer le travail collectif entre les élu.es et à assurer une gouvernance équilibrée, au service des habitant.es  du territoire.

Du fait que les délégations sont mélangées entre élu.es de gauche et de droite, certaines semblent se recouper, il faudrait donc qu’il n’y ait aucun recoupement ou une hiérarchie claire et précisée dans les arrêtés de délégation, ce qui signifie que les compromis politiques risquent de se passer à l’intérieur de l’exécutif et non pas dans l’assemblée délibérative. Les grandes priorités doivent être délibérées en Conseil en amont du travail des membres de l’exécutif, sans quoi celui-ci pourrait devenir une simple chambre d’enregistrement.

Voici la composition de l’exécutif métropolitain, telle qu’annoncée, avec les titres des délégations :

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Neuf groupes politiques composent le conseil de Métro

Publié le 29 mai 2026

Lors du conseil métropolitain du 22 mai 2026, le président Lissy a annoncé la liste des 9 groupes politiques dans lesquels sont répartis les élu-es suivant leur choix individuel, pour l’instant 107 des 110 élu.es ont indiqué leur appartenance :

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L’impôt foncier bâti dans les communes de la métropole

Publié le 29 mai 2026

Avant la suppression de la taxe d’habitation, les habitant.es de Grenoble Alpes Métropole contribuaient via une taxe d’habitation (TH) conséquente (rapportant 57,2 M€) et une taxe foncière peu élevée de 9 M€. Le montant total de taxe d’habitation versée par les habitants à l’ensemble des communes de la Métro se montait à plus de 100 millions d’euros. Au total les habitants payaient 160 M€ de taxe d’habitation soit 350 € par habitant de la Métro.

La taxe d’habitation a été supprimée par Macron et remplacée pour la Métro par une fraction de TVA. Donc la Métro n’a rien perdu sauf son pouvoir sur le taux, par contre les habitants ont vu leur impôt local fortement diminué, les locataires n’y contribuant plus. A la Métro la moitié des habitant.es sont propriétaires de leur résidence principale, ils sont les seuls à payer l’impôt local.

L’abandon de la TH a été indolore pour les collectivités, mais le coût en a été très lourd pour les finances de l’Etat (environ 20 milliards d’euros) ce qui a creusé sa dette. Les gouvernements successifs essayent de compenser cette perte en diminuant les moyens aux collectivités.

Il ne serait pas du tout absurde qu’au moment où la politique nationale agresse fortement les finances de la métropole, cette dernière demande aux propriétaires de l’aider à maintenir ses politiques publiques essentielles pour la qualité de vie des 450 000 habitants en versant une petite partie des économies qu’ils ont fait sur la taxe d’habitation, en augmentant légèrement la taxe foncière métropolitaine.

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Pour avoir voulu protéger le 1er mai, des agents victimes de représailles

Publié le 29 mai 2026

C’est le titre d’un communiqué du 28 mai 2026 de la députée de la 2ème circonscription de l’Isère, Cyrielle Chatelain, s’adressant au Ministre du Travail et à Mme la Préfète de l’Isère de signifier de nouveau à la DDETS 38 (Direction Départementale de l’Emploi du Travail et des Solidarités) la nécessité de respecter la loi et la convention OIT 81 (Organisation internationale du Travail) garantissant l’indépendance d’action de l’inspection du travail.

« Ce mercredi 27 mai, à l’appel de plusieurs syndicats, les agent·es de l’inspection du travail manifestaient devant l’Hôtel de police de Grenoble, en soutien à deux de leurs collègues, pris pour cible après des tensions avec la DDETS 38.

L’objet de la convocation : des accusations d’harcèlement moral à l’encontre d’une cheffe de service, plainte ancienne qui ressort « opportunément » après la polémique sur le 1er mai. Seul problème, et après 3 heures d’audition par la police, le dossier est entièrement vide, comme le souligne leur avocate.

Alors qu’est-il réellement reproché à ces agents ?

En avril dernier, à l’approche du 1er mai Les agents de la DDETS 38 se sont heurtés à la forte opposition de leur direction, qui les a empêchés de faire respecter la loi.

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A propos des  PFAS :  les carences de l’État

Publié le 29 mai 2026

Voici le communiqué de presse des associations Générations Futures, Notre Affaire à Tous et BLOOM, du 21 mai 2026 qui saisissent la justice contre les carences de l’Etat concernant le développement des PFAS dans un très grand nombre de procédés industriels.  Les requérants veulent le contraindre à agir contre la contamination de l’environnement et du corps humain par ces molécules chimiques, très dures, quasi impossibles à détruire.

« Les associations Générations Futures, Notre Affaire à Tous et BLOOM ainsi que des riverain·es de territoires hot spots contaminés, représentés par Me Antoine Clerc, attaquent l’État devant le tribunal administratif de Paris pour faire reconnaître sa responsabilité dans le scandale Nos recherches montrent que l’État a connaissance des risques associés aux PFAS ainsi que de la contamination du territoire français depuis plus de quinze ans. Si la toxicité des PFAS est connue des industriels qui les produisent depuis les années 1960, le grand public n’en prend connaissance qu’à partir de la fin des années 1990 aux États-Unis. Dès les années 2000, des institutions internationales et européennes se saisissent du sujet en réglementant de premières molécules et en conduisant de premières études. D’après nos recherches, en France, c’est en 2008 que les institutions commencent à prendre conscience du sujet : de premiers rapports du Parlement ou d’agences publiques alertent sur les risques associés aux PFAS et sur la contamination du territoire national. Les premiers hot spots comme la Vallée de la chimie à Lyon y sont expressément identifiés, or ce n’est que dix ans plus tard que les citoyen·nes de ces territoires commenceront à prendre connaissance du scandale.

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Interpellation de la Préfète de l’Isère par les associations de solidarité avec les personnes étrangères

Publié le 29 mai 2026

Lettre ouverte de la Coordination « BOUGE TA PREF’38 » à Madame la Préfète de l’Isère du 11 mai 2026. Malgré nos alertes, les ordonnances du tribunal et nos demandes répétées, la Préfecture de l’Isère continue de produire de l’irrégularité administrative à grande échelle.

Vous trouverez ci-dessous notre Deuxième Lettre Ouverte envoyée à Madame la Préfète et signée par 45 organisations.

« Madame la Préfète,

Les associations, collectifs, syndicats, étudiants, employeurs, élus, étrangers réguliers ou non, vous interpellent à nouveau pour porter à votre connaissance les difficultés croissantes rencontrées par les personnes étrangères.

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L’encadrement des loyers : quels effets redistributifs ?

Publié le 29 mai 2026

C’est le titre de la note de l’Institut des Politiques Publiques n°125 de mai 2026, demandée par le gouvernement. Elle confirme que l’encadrement des loyers entraine une modération des loyers, mais en général il est peu ciblé en direction des ménages modestes et a un coût non négligeable pour l’Etat et la sécurité sociale via la baisse de l’imposition des loyers.

Suite à cette étude le gouvernement a décidé de s’opposer à la prolongation du dispositif, au moins sous sa forme actuelle. Une concertation avec les élus va, toutefois, être lancée. A suivre de près.

Voici le résumé de cette note.

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Victimes et mis en cause mineurs enregistrés par les services de sécurité intérieure : état des lieux sur dix ans

Publié le 29 mai 2026

Entre 2016 et 2025, le nombre de mineurs enregistrés comme victimes par la police ou la gendarmerie nationales a augmenté de 77 %, soit +7 % par an en moyenne tandis que celui des mineurs mis en cause a diminué de 15 %, soit -2 % par an en moyenne.

Le résumé de la publication « Interstats Analyse » n° 81 de mai 2026 du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) décrit ainsi cette situation.

Dans un contexte marqué à la fois par d’importantes évolutions législatives relatives à la protection des mineurs, par des mouvements de libération de la parole et par des politiques d’amélioration d’accueil des victimes, la hausse du nombre de victimes mineures est six fois plus importante que celle des victimes majeures : la part des mineurs parmi les victimes enregistrées a ainsi augmenté de 3 points, pour atteindre 9 % en 2025. Les mineurs sont principalement victimes d’atteintes à la personne par violences physiques, verbales ou psychologiques, loin devant – et heureusement- les infractions à caractère sexuel (respectivement 62 % et 26 % de l’ensemble des mineurs victimes enregistrées en 2025). Seules à avoir reculé sur la période 2016-2025, les atteintes aux biens ne concernent que 8 % des mineurs victimes. Ainsi en 10 ans, le nombre de victimes mineures a été multiplié par 2,8 pour les tentatives d’homicide, par 2,6 pour les infractions à caractère sexuel et par 2,1 pour les violences physiques alors que celui des victimes mineures d’atteintes aux biens a été divisé par 2.

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Politique politicienne

Publié le 29 mai 2026
fou

Voici une démonstration éclatante de la manipulation de l’information par le groupe de droite à la mairie de Grenoble. A longueur d’articles, de déclarations ce groupe forgé par Carignon raconte à sa façon ce qui se passe à Grenoble. Il vient d’être pris la main dans le sac par la justice administrative en tentant de faire annuler un concert antifasciste. Ce groupe d’élu-es d’opposition à Grenoble demandait l’interdiction de ce concert en avançant que les fonds récoltés lors du concert seraient destinés aux individus incarcérés dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon. Le juge des référés conclu : « Il n’est pas démontré que les recettes de ce concert seraient destinées au collectif ‘Jeune Garde Antifasciste’ ou à certains de ses anciens membres mis en examen dans le cadre du meurtre de Quentin Deranque ». Le groupe de droite affirmait que ce concert créait un risque grave et sérieux de trouble à l’ordre public. Le tribunal établit que les requérants « n’apportent aucun élément à l’appui de leurs propos » et qu’il ne résulte pas de l’instruction que les organisateurs du concert aient été impliqués dans les violences entre groupes antagonistes de l’ultragauche et de l’ultradroite ni qu’un risque d’affrontement en marge de l’évènement est démontré ». Autre affirmation : le 102, lieu autogéré devant accueillir l’événement, serait « squatté et dégradé en toute impunité depuis des années et source de multiples nuisances pour le quartier« . Il est donc demandé à la ville de « faire cesser l’occupation sans droit ni titre des locaux municipaux concernés« . Le tribunal explique que le fait que ces locaux soient occupés « sans droit ni titre » n’est pas « démontré en l’état, et ne saurait constituer une atteinte à une quelconque liberté fondamentale« . Les arguments du groupe de droite étaient donc fallacieux, comme d’habitude… CQFD

Accessibilité : APF France handicap attaque l’État pour inaction

Publié le 29 mai 2026

Depuis plus de cinquante ans, la France s’est dotée de lois ambitieuses en matière d’accessibilité, sans résultat d’envergure. Sur le terrain, l’inaccessibilité reste la norme. Les trois textes (1975, 2005, 2014) qui ont posé des obligations claires, n’ont jamais été appliqués. La France a déjà été condamnée à deux reprises au niveau international, par l’ONU et le Conseil de l’Europe, pour ses manquements. En 2014, prenant acte de l’échec de la loi de 2005, le Gouvernement a mis en place le dispositif des Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’AP), permettant aux établissements existants d’organiser leur mise en accessibilité sur le long terme.

Plus de 10 ans plus tard, aucune institution publique ni aucune autorité administrative ne dispose de données fiables, actualisées sur le nombre d’ERP s’étant conformés à leur obligation d’accessibilité depuis 2014 : 900 000 ERP restent en dehors de tout dispositif de mise en accessibilité, soit près de 50 % de ceux visés par les Ad’AP. Cette situation d’indifférence collective à l’égard d’une obligation pourtant imposée par la loi de la République pour assurer le respect des droits fondamentaux des personnes en situation de handicap s’explique notamment par une carence manifeste des services de l’État dans les départements.

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Diverses actualités

Publié le 29 mai 2026
Crieur public

Le conseil municipal de Grenoble du 26 mai 2026 a délibéré dans le but d’assurer plusieurs priorités annoncées. La prévention et l’accès à la santé de tous les enfants scolarisés à Grenoble par adoption de la convention relative aux obligations réciproques du Département de l’Isère et de la Ville de Grenoble. Le droit aux vacances et à la montagne pour toutes et tous, par trois délibérations votées, permettant à de nombreux jeunes enfants de découvrir la montagne. La solidarité internationale, Grenoble débloquant deux fonds pour venir en aide à Madagascar et au Liban. Une école émancipatrice pour tous les enfants via un vœu relatif aux fermetures de classes, où Grenoble réaffirme son attachement au service public national d’éducation, garant de l’égalité des chances, de la mixité sociale et territoriale ainsi que de l’émancipation de tous les enfants. Enfin une délibération concernant les tarifs des équipements culturels, y ajoutant les visites de la Tour Perret a été votée.


Les déchèteries mobiles sont de retour dans l’agglomération. A partir du 23 mai et jusqu’en octobre, des déchèteries mobiles « Flexi » sont organisées sur le territoire métropolitain pour faciliter le tri et la valorisation des déchets. Afin de faciliter la collecte des déchets et de mieux les valoriser, en complément des déchèteries existantes sur le territoire, la Métropole organise chaque année une tournée de déchèteries mobiles et éphémères appelée « Flexi ». L’objectif est de simplifier l’accès pour les particuliers et d’essayer de limiter les dépôts sauvages. Les déchèteries Flexi sont réservées aux particuliers et sont gratuites. Certaines d’entre elles sont accompagnées d’une donnerie, afin de promouvoir le réemploi. A noter, les végétaux, gravats et huiles ne sont pas acceptés.


Duplomb : c’est toujours non ! Une réponse archaïque à une vrai crise agricole. Un communiqué de la Confédération paysanne à propos du déplacement du sénateur Laurent Duplomb le 28 mai en Isère pour présenter son nouveau projet de loi qui ressemble de très près à sa première mouture. Elle avait engendré une pétition citoyenne historique signée par plus de 2 millions de Françaises et Français demandant l’abrogation cette Loi. Malgré cela, M. Duplomb conserve son intention de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » en faisant la part belle au modèle agro-industriel qui empoisonne et précarise par la dette et la vente de productions à perte. Comme il aime à le répéter dans ses interviews, M. Duplomb remet en cause le travail scientifique qui fait consensus contre la réintroduction de pesticides (acétamipride et flupyradifurone) pourtant déjà interdits en France pour des raisons de santé publique. Même si à ce stade, la loi proposée n’en parle pas – nous ne sommes pas dupes – il reviendra sur cette position lors du passage de la loi au Sénat.

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Agenda

Publié le 22 mai 2026

Lundi 25 mai à 22 h 55 sur France 3 et France TV : Creys-Malville 1977, mourir pour la planète.


Mardi 26 mai à 10 h, Conseil municipal de Grenoble à l’Hôtel de Ville. Ordre du jour.


Samedi 30 mai, vélorution à Saint-Michel-les-Portes. Le collectif les Lichens demande toujours une voie cyclable continue sur tout le parcours de la RD 1075 entre les cols du Fau et de la Croix-Haute. Départ à 15 h, tout de rouge vêtu·es, à 2,5 km au sud du Col du Fau.

Présentation résumée de l’état des finances des communes de la métropole en 2024

Publié le 22 mai 2026

Chaque année le ministère des finances édite une synthèse du compte administratif de chaque collectivité locale. Les données par habitant sont comparées aux moyennes de la strate démographique de la collectivité.

La fiche de chaque commune comporte, avant une présentation détaillée, un résumé des chiffres clés, notamment : recettes et dépenses de fonctionnement, ressources et dépenses d’investissement, capacité d’autofinancement brute et l’encourt de la dette au 31 décembre 2024. Ces chiffres sont en euros et en euros par habitant avec la comparaison avec la moyenne de la strate démographique.

Le fait de s’éloigner de la moyenne de la strate n’est pas une information importante à priori. Dans l’analyse concernant la santé financière d’une commune il y a plusieurs paramètres qui sont à examiner.

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Présentation des six secteurs de la ville de Grenoble

Publié le 22 mai 2026

C’est la loi Vaillant de 2002 qui impose la création de « conseils de quartier » dans les villes de plus de 80 000 habitants (L 2143-1 du CGCT). Le nombre de conseil de quartier est laissé à l’appréciation du conseil municipal. En 2002 il a été décidé de créer 6 conseils de secteurs. La nouvelle majorité municipale va devoir repréciser le rôle, la composition et le fonctionnement de ces conseils de secteur. Les conseils précédents (CCS et CCI) n’ont pas rendu ce qui était attendu par la population et par le conseil municipal.

Parallèlement il a été créé des « adjoints de quartiers » dont le rôle est précisé par la loi (article L. 2122-18-1 du CGCT) « il connaît de toute question intéressant à titre principal le ou les quartiers dont il a la charge et veille à l’information des habitants, en favorisant leur participation à la vie du quartier ». Ces adjoints de secteurs peuvent recevoir aussi une délégation de la maire, en plus de ce rôle dévolu par la loi (c’est à cette condition qu’ils peuvent recevoir une indemnité de fonction comme les autres adjoints).

Comme nous l’avons indiqué dans un article précédent : les 10 Maisons des Habitants réparties dans les secteurs sont devenues des lieux décentralisés importants de l’action municipale et rendent de nombreux services directement aux habitants, mais ne sont pas toujours assez connues. Elles pourraient accueillir les prochains conseils de secteur et servir de base pour les adjoints de secteur.

Ci-dessous les cartes des 6 secteurs de la Ville :

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Un rapport alerte sur la situation alarmante de la caisse de retraite CNRACL 

Publié le 22 mai 2026

Le rapport d’une mission de deux inspections générales, celle des finances et celle de l’administration et des affaires sociales vient d’être publié sur l’état de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) et des agents hospitaliers. Il souligne l’impasse complète où va se trouver ce régime à l’avenir et propose des solutions qui seront de toutes manières douloureuses pour les collectivités territoriales et les établissements hospitaliers.

Actuellement le gouvernement impose aux collectivités des augmentations sévères des montants de versements à la CNRACL, durant plusieurs années, ce qui déséquilibre lourdement leurs dépenses de fonctionnement.

Voici l’analyse de ce rapport, faite par l’association des maires de France :

« De quelque côté que l’on regarde, la situation semble bloquée. C’est la sensation ressentie à la lecture du rapport de la « Mission complémentaire sur le système de retraite des agents des collectivités locales et des établissements hospitaliers », réalisé conjointement par les inspections générales des finances, de l’administration et des affaires sociales. Ce rapport, rendu en février 2026, a été publié en toute discrétion ces derniers jours sur le site du Bulletin officiel du ministère de l’Intérieur. Et il n’est guère optimiste : pour les inspections générales, le régime est « dans une impasse financière » et, sans évolutions « systémiques », il court à la catastrophe. 

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Aider les parents à aider les enfants à grandir

Publié le 22 mai 2026

« Aider les parents à aider les enfants à grandir » : c’est le titre du rapport que le Conseil de l’enfance et de l’adolescence, du Haut conseil, de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), a remis le 7 mai 2026 à la ministre des Familles. 

Inégalités, pression scolaire, marchandisation des appuis à la parentalité, recul de la présence des enfants dans la société… Sur la base d’un ensemble de constats concernant les conditions et les enjeux de l’exercice de la parentalité aujourd’hui, le Conseil de l’enfance propose 20 mesures qui visent aider les parents à aider les enfants à grandir autour de six axes : 1. égalité entre les parents ; 2. accès aux droits, prestations et services ; 3. déclore, ouvrir : la place des enfants et des parents dans la société ; 4. appuyer l’exercice parental et sa reconnaissance ; 5. repenser les temps des enfants et des parents ; 6. soutenir les associations et les projets locaux qui contribuent à ces objectifs.

« Être parent n’est pas un métier, et élever des enfants n’est pas une compétence innée, d’autant que quel que soit son âge, chacun est coacteur de la relation, sujet dépendant et individu doté de droits. 

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