Lors du conseil de la Métro du 21 mai 2015, une délibération a décidé du principe de la mise en place de comités des usagers pour l’ensemble des services publics locaux afin d’associer les concitoyens et concitoyennes à leur gestion et permettre une évaluation en continu de ces services. Il est probable qu’il y aura des comités d’usagers sur les grandes thématiques et pas forcément auprès de chaque service particulier, par exemple eau et assainissement, déchets, énergie… L’expérience d’environ 15 ans du comité des usagers du service de l’eau de Grenoble servira grandement à la mise en place des nouveaux comités auprès des services de la Métro. Il est prévu de mettre en place en premier lieu un comité d’usagers de l’eau et assainissement et un comité pour le chauffage urbain.
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Organisation du service public de l’électricité et du gaz à la Métro
En France, ce sont les collectivités locales ou leurs groupements qui ont la compétence pour concéder les services de l’électricité et du gaz aux opérateurs historiques (loi de nationalisation de 1946) que sont ERDF et GRDF ou les entreprises locales de distribution (ELD) quand elles ont été maintenues comme GEG
Depuis le 1er janvier 2015, la Métropole s’est donc substituée aux communes et a repris la gestion de leurs contrats de concession.
En fait c’est plus compliqué puisqu’il y a eu en Isère comme dans d’autres départements la création en 1994 du SEDI, le syndicat des énergies de l’Isère auquel ont adhéré 505 communes du département.
Vie associative un premier bilan national
Rappelons qu’il y a actuellement 1,3 million d’associations, dont plus de 20% ont un budget de moins de 1.000 euros et plus de 80% ne fonctionnent qu’avec des bénévoles. Il y a 16 millions de bénévoles, soit 32% de la population française âgée de 18 ans et plus, cela représente un peu plus d’un million d’emplois en équivalent temps plein, soit une progression de 3,2% entre 2005 et 2012. Les ressources publiques représentent 49 % du financement total des associations. Au total, le secteur associatif gère un budget de 85 milliards d’euros (3,2% du PIB) et recense 1,8 million d’emplois.
Le SMTC est toujours vivant, mais dans quel état ?
Le 3 octobre 2014, le Préfet de l’Isère prenait un arrêté qui mettait fin à l’exercice des compétences du SMTC au 31 décembre 2014. A la demande de Y. Mongaburu, président du SMTC, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, suspendait cet arrêté le 5 décembre 2014. Il fallait attendre le jugement au fond pour être sûr que cet arrêté était illégal. L’arrêté du préfet vient d’être annulé le 29 mai par le tribunal administratif.
Des faux républicains
Sur le site de l’UMP38, maintenant « Républicains 38 », un article est paru durant plusieurs jours sur des constructions de logements en accession à Grenoble par Grenoble Habitat.
La présidente de Grenoble Habitat était interpellée dans cet article pour lui demander si elle allait prendre le soin d’informer les futurs acquéreurs de ce programme de logements, qu’en face de chez eux, une maison allait être acquise par l’Établissement Public Foncier Local (EPFL) et serait mis à disposition d’une association qui intervient auprès des populations roms. Cette maison, comme beaucoup d’autres biens fonciers bâti ou non, peut être occupée temporairement.
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Politique politicienne
– Suite au Conseil municipal sur l’éclairage public, J. Safar explique que son groupe d’opposition est intervenu « avec sérieux et dignité tout au long de la soirée… Les réponses de la majorité ont été en permanence un mélange de mépris, d’agressivité et d’insinuations. Pour la première fois j’envisage des actions en diffamation à l’encontre de collègues… ». Attendons de voir si les actes suivent les paroles, en général cela se dégonfle vite…
Contrats de ville… retards et insuffisances
Fin mai, en France, il n’y avait qu’une soixantaine de contrats de ville de signés par l’ensemble des acteurs publics intervenant sur les quartiers prioritaires et seulement 30 qui répondaient aux exigences politiques et règlementaires.
Rappelons qu’un peu moins de 400 contrats de ville (2015-2020) devaient être signés avant la fin juin 2015 et que les conseils citoyens devaient participer à leur élaboration dans chaque quartier prioritaire. La grande majorité des conseils citoyens ne seront mis en place qu’après l’été.
Agenda : fête des Tuiles, Palestine en vue
Samedi 6 juin la Fête des Tuiles, cours Jean Jaurès et Libération toute la journée :
Le samedi matin, avec des chorales d’enfants des écoles de Grenoble, la chorale universitaire, l’harmonie municipale d’Eybens, d’autres petites et grandes chorales.
A partir de 10h, les Grenoblois pourront pratiquer sur le cours le roller, le vélo, la gymnastique, le ping-pong… et assister à des démonstrations de diverses pratiques.
Dans l’après-midi, six chars fabriqués dans différentes MJC de Grenoble et de l’agglomération partiront de la Friche Galtier, à l’angle de la rue des Alliés et du Cours de la Libération, pour remonter jusqu’à Berriat, en s’intégrant aux animations et aux interventions artistiques.
SMTC un avenir financier très sombre
On espérait que la réélection du président du SMTC avec le soutien unanime des représentants du Conseil départemental indiquait un changement pour son financement et la remise en cause du protocole imposé par A. Vallini début 2015. Il n’en est rien et en 2016 la subvention du département sera la même qu’en 2015 (25,2 M€) et de 2017 à 2019 elle baissera de 5 M€ par an pour atteindre seulement 10 M€ en 2019. A. Vallini, avec l’aide du Préfet, voulait dissoudre le SMTC, la droite départementale va l’asphyxier à petit feu s’il n’y a pas une forte résistance des usagers et des élus de l’agglomération. Il va y avoir un coup d’arrêt très net sur la politique suivie depuis des années dans l’agglomération qui avait permis de développer les alternatives à la voiture et de baisser un peu la pollution atmosphérique due aux déplacements en voiture.
Politique politicienne

Un grand scoop : A. Carignon a été présent dans la salle du conseil municipal lors d’une réunion du groupe UMP-UDI… Et c’était tellement important qu’il s’est fait photographier et a eu droit à un petit article dans le Dauphiné Libéré du 22 mai !
Les 90 ans de l’exposition internationale de Grenoble
Il y a 90 ans, le 21 mai 1925, Grenoble inaugurait l’Exposition Internationale de la Houille Blanche et du Tourisme. Elle se déroulera jusqu’au 25 octobre de la même année et attirera 1 050 000 visiteurs venant du monde entier. Un succès total pour la ville de Grenoble qui à cette époque compte 85 000 habitants pour environ 110 000 dans l’agglomération et une bonne aubaine pour son urbanisation.
Les oppositions et l’éclairage public : danger !

© Ville de Grenoble
Le Conseil municipal du 26 mai avait à son ordre du jour la délibération autorisant le maire à signer le marché de l’éclairage public suite à la décision de la commission d’appel d’offres (CAO) du 8 octobre 2014.
On a eu droit à une série d’interventions des oppositions plus fallacieuses les unes que les autres avec une parfaite harmonie entre le groupe PS-GO et la droite UMP-UDI.
Comme la majorité municipale n’arrête pas de demander aux oppositions de proposer des alternatives, pour une fois J. Safar s’est lancé dans un exercice de haute voltige. Il proposait un amendement qui demandait à ce que le Conseil municipal attribue le marché de l’éclairage public au groupement mené par GEG, alors que la CAO avait décidé le contraire (à l’unanimité des représentants de la majorité et des oppositions). Il s’appuyait sur des jurisprudences qui n’en étaient pas, notamment que le conseil municipal n’avait pas suivi un jury de concours d’architecte. Mais ceci n’a rien à voir avec une CAO qui est décisionnelle dans le classement alors que pour un jury de concours il s’agit seulement d’un avis.

Suite à un article paru dans le Dauphiné Libéré du 3 juin, où des habitants exprimaient leur ras le bol de vivre dans les appartements dégradés à l’Abbaye, ras le bol réaffirmé lors de la réunion publique du 8 juin, un acteur du quartier nous a transmis ses réflexions sur la nécessité d’une opération de démolition-reconstruction, comme cela a été fait avec succès à Jean Macé il y a quelques années par ACTIS. Cette opération démarrera prochainement mettant un terme à des années de non décision, à condition que l’accord de l’Etat arrive rapidement.
Le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD), dans un communiqué du 4 juin, affirme que l’Etat ne paye pas ses condamnations par la justice au titre du droit au logement opposable. La loi a prévu que ces produits des condamnations doivent être versés au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL). Fonds permettant le financement de l’accompagnement des personnes rencontrant des difficultés d’accès et de maintien dans le logement. La justice pourrait obliger l’Etat à verser ces sommes dans un délai raisonnable.
La nouvelle équipe municipale a organisé ses priorités politiques autour de trois grands axes :
Dans la lutte contre les gaspillages alimentaires, l’idée de « Trois étoiles solidaires » fait son chemin et est en passe de gagner son pari. La grande distribution n’a plus le droit de jeter les produits invendus et devra organiser des dons avec des associations pour leur redistribution aux plus démunis. Mais pour les viandes qui atteignent leur limite de consommation la redistribution est beaucoup plus difficile par manque de temps et de capacités de conservation. La grande distribution peut donner ces viandes pour être transformées en nourriture animale ou en compost. Pour l’alimentation humaine, le restaurateur P. Pavy a eu l’idée de la cuisiner afin d’augmenter son temps d’utilisation et de faciliter sa diffusion par la Banque alimentaire de l’Isère. Pour réaliser cela, il fallait trouver une cuisine, un cuisinier et des bénévoles pour réaliser les portions individuelles (jusqu’à 5500 par semaine). La cuisine est celle du collège de Seyssins qui a été réaménagée par la Banque Alimentaire de l’Isère pour permettre son utilisation de façon autonome par rapport au collège. Du matériel complémentaire doit être acquis par la Banque Alimentaire de l’Isère pour mettre sous vide les plats cuisinés. P. Pavy a trouvé un cuisinier et l’institut des métiers et des techniques de Grenoble et les bénévoles de la Banque alimentaires aideront à la confection des petits plats qui seront distribués par les réseaux associatifs.
L’INSEE publie le 1er juin une étude nationale (qui se décline dans les 22 régions) sur la pauvreté monétaire et les inégalités de niveau de vie en France métropolitaine sous un angle innovant en descendant au niveau de chaque commune alors que jusqu’à maintenant l’étude s’arrêtait au niveau des départements. De plus l’INSEE propose une analyse par région. Pour la région Rhône-Alpes l’INSEE résume la situation : « La région Rhône-Alpes affiche un niveau de vie médian parmi les plus élevés de France métropolitaine, le taux de pauvreté monétaire étant inférieur de deux points au niveau national. Le territoire présente toutefois des inégalités de revenus. Les niveaux de vie les plus élevés se trouvent dans les grands pôles urbains, qui hébergent aussi la majorité de la population la plus pauvre. Dans les territoires ruraux de la Drôme et de l’Ardèche, plus défavorisés, l’effet des politiques de redistribution sur la composition des revenus est marqué.
Le 29 mai le Conseil constitutionnel, suite à une question prioritaire de constitutionnalité posée par la SAUR, a déclaré conforme à la Constitution l’interdiction tout au long de l’année de couper l’eau dans une résidence principale pour non paiement des factures. Voici le communiqué du Conseil à ce sujet :
A propos de la prochaine évacuation du bidonville Esmonin qui est devenu ingérable, la ville de Grenoble demande à l’Etat d’appliquer sa propre circulaire du 26 août 2012, appelée circulaire Valls, bien que signée aussi par Duflot, Taubira, Peillon, Sapin, Touraine et Pau-Langevin. Malheureusement entre les mots et les actes il y a un gouffre sur ces questions et la mobilisation de toutes les énergies arriveront peut être à ce que la préfecture et les collectivités dont le Conseil départemental prennent enfin les mesures à la hauteur des réalités dramatiques que vivent ces familles notamment les enfants.