Les élections municipales ont rendu leurs verdicts. Le paysage politique métropolitain est très éclaté, avec un poids de la gauche toujours important, mais assez diversifié. Les nouvelles équipes devraient peser pour faire oublier le mandat qui vient de se terminer.
Le système électoral qui fixe la composition du conseil métropolitain renforce le poids des petites communes dans les intercommunalités. A la Métro il y a 19 communes de plus de 5 000 habitants qui représentent 90% de la population mais seulement 73% des sièges, et 30 communes de moins de 5 000 habitants qui représentent 10 % de la population mais 27 % des postes au conseil de métropole. La représentation politique est assez distordue et il faut inventer une gestion qui respecte à la fois le vote politique des métropolitains et le poids des communes, le poids très important du centre urbain et les caractéristiques plus rurales du reste de la métropole.
Durant le mandat qui s’achève, de bonnes choses ont été réalisées, en particulier dans les nombreux services publics essentiels touchant à l’eau et l’assainissement, aux déchets, à l’énergie, à l’aménagement numérique…ainsi qu’en matière de recherches de solutions pérennes pour l’hébergement et l’insertion, l’économie sociale et solidaire… La gouvernance, elle a posé des problèmes et n’a pas su, ou pas pu trouver les solutions prenant en compte les défis nouveaux en matière d’espace public, de logement, de déplacements pour tou.tes, et en général pour privilégier les transitions dans ces domaines où il est possible d’agir. Il faut maintenant trouver une nouvelle équipe et désigner un exécutif capable d’animer ce mandat qui devrait durer 7 ans.
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