Les personnels de ménage et d’entretien des bâtiments du Conseil général (CGI) se mobilisent contrela baisse brutale de 20% du budget pour le nettoyage de plusieurs de ses locaux, ce qui va inévitablement entrainer des licenciements, des déplacements sur d’autres sites et une hausse de la charge de travail des employé-e-s des sociétés sous-traitantes en contrat avec le Département. Cela va fragiliser davantage des personnels en situation de précarité. Les élus écologistes au département se sont élevés contre cette politique et ont proposés que le CGI :
Arrête le recours à la sous-traitance pour les missions de nettoyage des bâtiments dont le Conseil général de l’Isère a la charge. Il s’agit de missions pérennes, le CGI peut et doit donc embaucher des agents titulaires pour les effectuer.
N’utilise pas le prétexte de l’arrêt du financement des contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) par l’Etat, pour externaliser le nettoyage des collèges isérois.
Arrête d’exiger des horaires décalés pour ces travaux d’entretien qui peuvent tout aussi bien être réalisés en horaires classiques. D’ailleurs, de nombreuses entreprises iséroises ont désormais choisi de faire accomplir le ménage ordinaire en journée.
Lors du débat d’orientation budgétaire (DOB), de la Communauté d’agglomération, des scénarios budgétaires ont été présentés. Pour boucler le budget 2011 tel qu’envisagé il était par exemple proposé d’augmenter fortement la pression fiscale sur les ménages en augmentant la Taxe d’habitation de 10 %.
Précisons que la réforme gouvernementale du financement des collectivités locales a bouleversé le système des impôts locaux. Auparavant la Métro collectait la taxe professionnelle (TPU) sur l’ensemble de l’agglomération à la place des communes. Ces dernières touchaient l’attribution de compensation dont le montant a été gelé en euros courants depuis la mise en place de la TPU. Devant ses difficultés financières la Métro, au lieu de diminuer la voilure comme le proposait les écologistes, a créé la fiscalité mixte (taxe d’habitation et taxe foncière) qui lui rapporte un peu moins de 10 M€ par an, et a décidé d’augmenter fortement la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Depuis cette année la Métro va recevoir la partie de Taxe d’habitation que percevait le Conseil général soit 40 M€ environ.
Aux dernières nouvelles, il ne serait pas proposé d’augmenter la Taxe d’habitation (TH) de 10 %, mais d’accélérer l’augmentation de la TEOM pour faire passer le taux de toutes les communes à 6,8 %. Ceci représenterait une augmentation de 25 % des rentrées de la TEOM à la Métro et une contribution supplémentaire de 30 % pour les habitants de Grenoble. D’un point de vue financier cette opération permet à la Métro d’obtenir les mêmes recettes qu’une augmentation de la TH de 10%.
Avec ce taux de TEOM, la Métro financera à la fois la collecte et le traitement des ordures ménagères. En 2005, lors du transfert de la compétence collecte des ordures de la ville à la Métro, le Conseil municipal de Grenoble avait pris comme position de ne pas accepter que la TEOM couvre le traitement mais seulement la collecte. Il sera intéressant de voir sur ce sujet comment vont voter les représentants de la ville de Grenoble le 28 janvier, lors du vote du budget 2011 de la Métro.
Suite à un recours du Front National, le Conseil d’Etat le 15 décembre 2010 a supprimé le 157ème siège de conseiller régional de la Région Rhône-Alpes qui ne compte plus que 156 élus. Pourquoi ?
Dans une petite commune d’Ardèche (Lablachère) les bulletins nuls (51) n’ont pas été annexés au procès verbal des résultats des élections, ce qui est irrégulier car on ne peut pas vérifier leur nullité. Le Conseil d’Etat part du principe que ces 51 bulletins auraient pu se porter sur une des listes présentes au 2ème tour (Gauche et écologistes, droite, Front national). Si les 51 bulletins sont affectés au FN alors cela enlève un siège à la liste de gauche et écologiste et en donne un de plus au FN. Mais comme il y a un doute sur la destination virtuelle des 51 bulletins, le Conseil d’Etat supprime le dernier siège affecté. La dernière élue (à la plus forte moyenne) est Maryvonne Boileau, écologiste, qui est la dernière élue sur la liste de gauche et écologiste de l’Isère.
Mais il se trouve que dans les 51 bulletins nuls il y avait 23 enveloppes vides, et le code électoral et la jurisprudence n’imposent pas de conserver ces enveloppes réglementaires vides, ce qui est logique puisqu’elles ne peuvent « profiter » à personne. Donc le raisonnement du juge de l’élection aurait dû porter sur seulement 28 bulletins nuls (51-23) non annexés et dans ce cas le dernier siège revient, en appliquant la règle de la plus forte moyenne, à Maryvonne Boileau. Devant ce fait, cette dernière a fait un recours en “ tierce-opposition ” pour demander au Conseil d’Etat d’annuler sa décision d’annulation.
Le coté amusant de cette affaire : le Président de la Région a écrit à Maryvonne Boileau une lettre lui annonçant la décision du Conseil d’Etat où il déclare : “ Je tenais sincèrement à vous remercier pour le travail que vous avez accompli depuis mars 2010 au sein de notre assemblée régionale et vous souhaite pleine réussite dans vos projets, notamment à Grenoble où je sais que vous êtes très engagée. ”. Effectivement Maryvonne Boileau est très engagée dans l’opposition à la majorité “ droite-gauche ” de M. Destot…. Ce dernier appréciera à sa juste valeur le soutien de son ami du PS à l’engagement des écologistes au conseil municipal de Grenoble.
Le successeur de Gilles Dumolard (ami de M. Destot) à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) est Jean Vaylet, qui était président du Medef Isère.
J. Vaylet a fait toute sa carrière dans l’électronique et la microélectronique : il fut directeur administratif et financier d’EFCIS issue du CEA de Grenoble et ancêtre de ST Microelectronics, PDG de Thomson CSF, directeur général d’Atmel et dernièrement président de Chronix Europe, petite entreprise sans salarié qui se contente de vendre quelques produits d’électronique.
C’est un pur militant du Medef qui accède à la présidence de la CCI.
C’est aussi un grand défenseur de l’autoroute A 51 et de la rocade nord. En octobre 2010 il invitait les adhérents du Medef à écrire à Borloo pour protester contre l’abandon de l’A51. Pour la rocade nord il diffusait un communiqué tout en finesse. « Dans le dossier « Rocade nord », les dernières déclarations de nos responsables politiques locaux sont plus empreints d’atermoiements, voire de renoncements, que marqués par une vraie volonté politique et un sens de l’avenir. Si ce projet devait être définitivement abandonné ce serait dramatique pour notre territoire. Nous pourrions alors effectivement « penser autrement » le développement de la région grenobloise, une expression politiquement très correcte pour caractériser, de fait, le déclin, la perte d’attractivité et les millions d’heures perdues dans les bouchons.Une bonne nouvelle cependant ; l’Etat a annoncé qu’il financera d’ici 2014 à hauteur de 20 millions d’euros une première tranche de travaux pour la mise à deux fois trois voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble. »
Comme le dossier rocade est de plus en plus enterré, le Conseil général de l’Isère ayant enfin arrêté son financement, il ne nous reste plus qu’à surveiller le nouveau président de la CCI qui va organiser le déclin qu’il a prévu pour l’économie grenobloise.
De notre coté nous agirons pour aider à l’émergence d’un autre mode de développement plus écologique et solidaire que celui du Medef et de la CCI, et sans élargissement de l’A480 !
Fondateur de « Poweo » et autres pompes à finances comme Selftrade (courtage en ligne) ou Audacia (apports de fonds propres aux entreprises), Charles Beigbeder est un homme qui fait des affaires. Candidat malheureux à la présidence du MEDEF en 2005, il prônait une réforme du code du travail pour déréglementer les embauches et faciliter les licenciements. Fait chevalier de la légion d’honneur par N. Sarkozy, ce dernier vient de désigner notre homme d’affaires président du Groupement d’Intérêt Public (GIP) chargé de promouvoir la candidature de Annecy aux JO 2018. C’est dire quelle idée du sport on se fait au plus haut niveau de l’Etat. Cette nomination n’a toutefois pas eu l’heur de plaire au Président du Conseil Régional qui est partie prenante de ce GIP. Et J.J Queyranne n’a pas mâché ses mots en déclarant : « on est a côté de la plaque, pourquoi ne pas faire appel à un animateur TV tant qu’on y est », cette décision, a-t-il ajouté, a été prise « en dehors de toute concertation avec les partenaires ». Mais néanmoins il continue de faire payer la Région pour la candidature d’Annecy.
On aurait tant aimé que dans le dossier Mounier, J.J Queyranne s’appliquât à lui-même ce qu’il vient à juste titre de reprocher à d’autres. Cette réaction l’aidera-t-elle à tirer les enseignements nécessaires et à revoir sa copie ?
Alors, Monsieur le Président du Conseil Régional, réunissez le Recteur d’académie et le maire de Grenoble. Rappelez au premier que les locaux du lycée Mounier que vous vous engagez à reconstruire relèvent de la responsabilité du Conseil régional, quant aux postes d’enseignants, ils devront être mis, non pas ailleurs, mais en face des élèves à la rentrée 2011 sur le site actuel. Indiquez au second qu’il arrête enfin de louvoyer et appuie votre démarche. Annoncez cela et la fin de cet horrible embrouillamini qui n’a que trop duré, pour les Mounier et les Grenoblois et l’on vous décernera la médaille d’or de la démocratie.
Décidément cette majorité hétéroclite marche bien mal. Lors de la discussion budgétaire le 20 décembre au Conseil municipal, l’adjoint aux finances (PS) a taclé son adjoint de droite, adjoint à l’Europe, en regrettant que Grenoble n’ait pas de subventions européennes, ce qui est tout à fait exact. Il faut rappeler que cet adjoint à l’Europe, B. Betto s’est rallié à la liste menée par M. Destot pendant la campagne électorale municipale de 2008, il avait d’abord négocié sans succès une bonne place sur la liste UMP et comme M. Destot montait une liste largement ouverte à droite pour tenter d’être élu au 1er tour sans les écologistes, il a accueilli à bras ouvert B. Betto en lui promettant un poste d’adjoint où il n’aurait rien à faire. Donc il est malvenu au 1er adjoint au maire de demander maintenant à l’adjoint à l’Europe de mouiller la chemise. En ne faisant rien ce dernier remplit le mandat donné par le maire et touche l’indemnité d’adjoint (de 2400 € par mois, revalorisée de 25 % dès le 1er conseil de la nouvelle majorité).
Rappelons que B. Betto a été 12 ans (1983-1995) un adjoint important du maire corrompu qu’il a fidèlement défendu jusqu’au bout sans jamais le critiquer. Entre 1995 et 2008 il était dans l’opposition municipale et attaquait durement la majorité de gauche et écologiste. Maintenant il fait partie de la majorité municipale “ droite-gauche” et préside un groupe de 2 personnes.
L’année 2011 commence comme a fini la précédente, c’est à dire sans surprise pour la démocratie locale. La ville avait décidé le principe de la démolition de logements à la Villeneuve. Chacun sait, et les habitants les premiers, que le quartier fait depuis plusieurs années l’objet d’un projet de renouvellement urbain sous la houlette de l’urbaniste Y. Lion. Mais pour l’heure aucun calendrier précis n’a été défini, pas même les étapes des travaux à engager. La démolition de 68 des 150 logements du 50 Galerie de l’Arlequin est prévue nous dit-on en 2013. Mais dès 2011, la ville de Grenoble et Actis (le bailleur social) « accompagneront le relogement des 60 locataires concernés ». Ainsi donc, quelqu’un, quelque part en mairie a décidé, sans qu’aucune délibération, n’ait été soumise en Conseil Municipal, d’engager les opérations. L’opportunité de démolir ou non des logements sociaux mériterait évidemment un débat, mais la question ici est la manière de procéder. Cette municipalité droite-gauche administre une fois encore la preuve de son incapacité à faire vivre la démocratie même en interne avec les élus.
A coté des vœux et souhaits classiques, M. Destot précise dans son communiqué de début d’année : “ l’année 2011 sera notamment marquée par le passage du tour de France à Grenoble avec une grande étape de contre-la-montre qui pourrait s’avérer stratégique la veille de l’arrivée sur les Champs-Elysées. ”
Décidément le maire se dope aux évènements médiatiques qui vont faire parler de Grenoble ; il adore aussi recevoir des prix même s’il oublie vite qui a été le véritable promoteur de l’action qui a été primée (notamment tout ce qui tourne autour du quartier de Bonne).
Nous sommes pour que la mairie aide des activités festives douces, conviviales et de proximité, dont le coût soit modéré et non des dépenses inconsidérées qui obligent ensuite à augmenter les impôts (jeux de neige pour la préparation des JO, tour de France…), en cette période difficile il y a mieux à faire.
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A la fin de l’année 2010, des commerçants du centre ville envoyaient une pétition au maire de Grenoble (copie au Préfet de l’Isère) pour dénoncer les nuisances provoquées par certaines personnes ayant des comportements gênants pour l’activité commerciale. Dans cette pétition, ces commerçants indiquent qu’ils connaissent bien M. Pilaud, par contre ils n’ont jamais vu M. Safar ! Ce n’est pas un bon point pour le 1er adjoint chargé de la sécurité. Ce qui est amusant dans cette pétition c’est qu’apparaît dans les signataires la mention du magasin de “chaussures Thiar”, mais que cette mention a été ensuite barrée.
M. Thiar qui est conseiller municipal (ancien président de l’association des amis de Sarkozy, homme de droite rallié à M. Destot) a dû se rappeler subitement qu’il avait parfois rencontré en majorité municipale M. Safar 1er adjoint, et que la signature de son commerce faisait caillou dans la chaussure de sa majorité de droite-gauche… Tout le monde peut se tromper, une simple erreur de taille…
son ancien vice-président en charge de l’assainissement au SIEPARG et rémunéré sous Carignon de différentes manières par les sociétés dont les filiales de GEG, toujours maire du Fontanil, M. Poirier ;
son ancien premier adjoint, M. Gascon, président de GEG du temps des affaires, président du CODASE.
Gageons qu’un autre promu dans cette fournée sarkoziste, M. Migaud, aura à cœur de demander des comptes à cette cour…
J. Longo, également honorée lors de cette même promotion du jour de l’an, n’est pas à ranger exactement dans le même peloton, même si une erreur de tracé l’a un jour entraînée à devenir une des trois simultanés adjoints aux sports d’un mandat tumultueux, même si elle n’a pas ménagé son soutien à M. Carignon et au maire de Paris de l’époque.
Pour se faire élire en 2008, la majorité municipale avait promis de ne pas augmenter les impôts locaux à Grenoble… Mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…
Après avoir augmenté brutalement les taux de 9 %, le maire a promis que ce serait la seule hausse des taux durant le mandat, promesse qui ne devrait pas être difficile à tenir puisque la majorité s’est constituée une cagnotte avec cette augmentation en début de mandat, et que l’Etat revalorise chaque année les bases locatives suivant un coefficient proche de l’inflation.
Lors du dernier conseil municipal du 20 décembre 2010, le maire a solennellement déclaré qu’il sera démontré en 2014 (fin du mandat) que les impôts locaux grenoblois auront moins augmenté que l’inflation. Voici une nouvelle promesse qu’il va falloir vérifier de près le jour venu, mais qu’on peut déjà considérer comme perdue, et de loin vu les réalités ci-dessous !
Voici depuis 1995 (date de la prise de fonction du maire actuel) l’évolution des impôts locaux des Grenoblois (part communale) et de l’inflation mesurée par l’INSEE :
De 1995 à 2010 l’inflation a évolué de 26 % (la revalorisation des bases locatives de 23%), la taxe d’habitation (TH) ou la Taxe foncière (TFB) ont évolué de 42 %. Si on rajoute la TEOM à la taxe foncière depuis 2005, ce qui est logique puisque avant le service était rendu par la ville, donc à service public identique en 2010 la taxe foncière a augmenté de 63 % entre 1995 et 2010 !!!
En partant de 1998 (date souvent citée par le maire) voici les évolutions en 2010, inflation + 21 % (revalorisation des bases de 19%), TH ou TFB sans TEOM = + 30 %, TFB avec TEOM = 48,5 % !!!
Suivant la phrase que répète le maire à ses contradicteurs : “ il ne suffit pas d’affirmer pour être dans le vrai ”, nous attendons donc une forte diminution des taux des impôts avant 2014, chiche !
Lors du vote du budget 2011 au Conseil municipal du 20 décembre, l’adjoint aux finances a fait des découvertes. Il s’est étonné que le budget alternatif des écologistes ne diffère que de 2,5 % du budget de la majorité “ droite-gauche ”, sous-entendu il ne s’agit que de détails à la marge. Il a presque raison puisque le budget principal de Grenoble s’élève au total à 320 M€ et que les écologistes ont toujours fait des propositions qui diffèrent de seulement 9 M€ de celles de la majorité soit, 2,8 % du budget principal ou 2,5 % du budget consolidé avec les budgets annexes.
Pour les budgets 2009 et 2010, les écologistes ont démontré qu’il était possible de faire une meilleure politique en diminuant les dépenses de 9 M€ et ainsi d’effacer la hausse des taux. Bien entendu il y avait d’autres dépenses supplémentaires notamment dans le social, mais compensées par d’autres économies.
Intervention de Hakim Sabri – budget 2011/conseil municipal de Grenoble déc.
Pour 2011 il y avait deux possibilités, soit recommencer les mêmes propositions, soit présenter un autre scénario répondant encore mieux à la situation concrète dans la ville ; toujours avec le même écart de 9 M€ par rapport aux propositions de la majorité. Les élu-e-s écologistes ont préféré démontrer qu’il était possible d’annuler les 2/3 de l’augmentation des impôts de 2009 soit 6 M€ et augmenter certaines dépenses de 3 M€ qui pouvaient apporter un sérieux et visible changement du service rendu aux habitants. Mais sans ces augmentations de dépenses pour la solidarité, il était parfaitement possible de poursuivre l’annulation des 9 M€, comme nous l’avions proposé pour 2009 et 2010.
Il s’agit donc bien là d’un choix alternatif basé sur plus de solidarité car nous ne sommes pas des populistes anti-impôts : les impôts locaux, injustes par leur mode de calcul, doivent être strictement limités pour faire face aux besoins des services publics dédiés à toute la population.
Voici les propositions alternatives que nous avons formulées pour le budget 2011 en plus de la baisse de 6 M€ des impôts locaux :
Les communes et la Compagnie de Chauffage (CCIAG) ont décidé de changer les tarifs du chauffage urbain au 1er juillet 2008. Dans les avenants au contrat de concession il était prévu une clause de revoyure au bout d’un an pour vérifier notamment la pertinence des tarifs. Les communes et la CCIAG se sont revues mais sans changer les tarifs qui pourtant sont excessifs et sont dénoncés par les usagers. La colère monte dans les copropriétés, mais la mairie de Grenoble fait la sourde oreille. On pourrait penser que la Ville aurait intérêt à ce que les tarifs baissent puisque sa facture de chauffage urbain atteint 2,4 M€ ; en fait il n’en est rien puisque les dividendes versés (450 000 €) grâce aux énormes bénéfices faits par la CCIAG, dépassent de beaucoup la diminution qui pourrait être faite sur la facture de chauffage (350 000 €) si les tarifs étaient corrects. Encore un impôt caché dans des factures d’un service public.
Comme prévu, le patron japonais d’Index cherche à vendre la société anonyme à objet sportif GF38. M. Thierry Granturco est sur les rangs, il est avocat d’affaires, c’est à la mode dans le monde du foot professionnel puisque le président de la ligue de football professionnel, M. Frédéric Thiriez, est avocat près du Conseil d’Etat et de la Cour de Cassation (M. Thiriez a été l’avocat du maire de Grenoble, M. Destot, contre nos recours en annulation des montages avec la Lyonnaise des Eaux). Le repreneur exige que tout soit bouclé pour début janvier 2011 : il en appelle aux “ efforts des collectivités territoriales ” mais exige au moins 70 % des actions pour avoir les mains libres. Toutefois il n’est pas prêt à apporter un gros capital dans l’immédiat. Avant de se retirer des commandes du club, le patron d’Index devra rembourser les fameux 1,4 M€ versés à la société Voyager de Toulouse dans des conditions plus que douteuses. En bon juriste, M. Granturco doit savoir que les collectivités locales n’ont pas le droit d’aider un club professionnel, mais il connaît aussi les manières de contourner les obstacles ! Il doit savoir tout de même qu’un recours a été déposé contre le contrat de location du stade au GF38, au motif que le loyer exigé est beaucoup trop faible. Si le tribunal administratif suit la jurisprudence Olympique Lyonnais – stade de Gerland, le loyer devra être fortement réévalué.
La rédaction de Le Rouge & le Vert est interpellée par plusieurs personnes qui nous disent : “Nous comptons sur vous pour que ce ne soient pas encore une fois les contribuables qui payent pour le GF38”.
Lundi 20 décembre à 17 h, aura lieu le conseil municipal qui votera le budget 2011 de la ville.
Pour se faire élire, la majorité droite-gauche avait promis de ne pas augmenter les impôts locaux, mais à peine élue elle les augmentait violemment (en moyenne de 12%, mais beaucoup plus pour les bas revenus). Les écologistes ont démontré que cette augmentation était inutile à condition de faire des économies sur le train de vie de la ville et d’éviter les investissements de prestige ou qui ne sont pas du ressort d’une commune. La majorité s’est constituée une cagnotte en début de mandat en espérant qu’après 6 ans les électeurs auront oublié ce mauvais coup. Le budget proposé est malheureusement dans la continuité des précédents. Au moment où la réforme des collectivités territoriales est mise en place et l’austérité budgétaire de l’Etat amplifiée, il aurait été de bonne politique de s’interroger sur les grandes priorités d’intervention d’une Ville comme Grenoble afin de lutter contre la ville à deux vitesses et la dégradation des conditions de vie de très nombreux habitants. Le groupe des élus « Ecologie et solidarité », Verts, ADES, Alternatifs fera des propositions alternatives au conseil municipal démontrant qu’une autre politique de gauche et écologique est possible en diminuant la pression fiscale. Les impôts locaux sont très injustes et très peu redistributifs, il faut donc les fixer à un niveau acceptable par la grande majorité des habitants et ne pas céder à la facilité. La politique c’est faire des choix, mais la majorité hétéroclite est trop divisée pour les faire.
Au-delà du budget de la ville, il serait très important de veiller à ce que les tarifs des services publics essentiels soient fixés au plus juste prix, c’est ce qu’exige la solidarité la plus élémentaire. Or dans le tarif de l’électricité les usagers payent l’éclairage public qui devrait être intégralement payé par l’impôt, en effet la taxe d’habitation est en partie dépendante des revenus et de la structure familiale alors que le tarif de l’électricité est le même pour tous les usagers. Mais surtout il faudrait que les tarifs de la Compagnie de Chauffage, votés par la majorité soient fortement diminués (de 10 à 15 %) pour éviter que les usagers payent des dividendes excessifs aux actionnaires, des impôts sur les sociétés et des surfacturations irrégulières. Souhaitons que l’année 2011 voie ces tarifs diminués, la mobilisation de nombreuses copropriétés étant de plus en plus forte à ce sujet.
Ancien adjoint au maire entre 2001 et 2008, Cécil Guitart n’avait pas accepté l’accord de deuxième tour en mars 2008 entre GO et Destot, qui choisissait l’alliance avec des composantes de droite, éliminant les écologistes. Avec de nombreux militants il avait alors quitté GO puis il avait adhéré au Parti de Gauche et s’apprêtait à le représenter aux élections cantonales en mars 2011 à Grenoble. Sa disparition brutale nous a beaucoup choqués. Jean Marc Cantèle, ancien adjoint au même moment nous rappelle le travail mené en commun dans la majorité de gauche et écologiste de l’époque.
Cher Cécil,
Nous sommes nombreux à être en état de choc après ta brutale disparition. Il y a encore peu, nous étions main dans la main devant le rectorat, manifestant avec les « Mounier » pour défendre leur juste cause. Un nouveau combat, après tous ceux que tu avais menés, en particulier au sein de la municipalité de gauche et des écologistes à laquelle nous avons appartenu de 2001 à 2008. En charge d’un secteur en péril et donc très sensible, tu avais banni de ton langage le terme socio-culturel pour lui préférer celui de culture solidaire, plus adapté à l’idée que tu te faisais de l’éducation et de l’accès à la culture pour tous. Il t’en a fallu de la détermination pour renouer les fils du dialogue avec les acteurs de cette culture solidaire qui n’y croyaient plus.
Certaines actions d’élus donnent lieu parfois à des inaugurations officielles et ce fut le cas du « Plateau » équipement désormais reconnu, symbole de la liaison entre les quartiers Mistral et Eaux-Claires, que tu as porté à bout de bras. Et puis il y a d’autres actions, celles qui ne s’inaugurent pas, qui font peu de bruit et participent pourtant de l’intérêt général. On retiendra le Projet Educatif Grenoblois par exemple, ou encore la base de loisirs de Massacan que certains voulaient vendre au privé et qui à force de résistance est resté sous le contrôle de la Ville. Depuis, des familles et enfants grenoblois les moins favorisés peuvent bénéficier de vacances à la mer.
Pour mener à bien ces projets, tu avais de l’énergie, de l’humour et beaucoup d’humanité. Pourtant ce travail n’a pas été reconnu à sa juste valeur et il méritait d’être rappelé ici.
Cécil, ta faconde, ton accent rocailleux inimitable vont beaucoup nous manquer. Nous avions encore tellement à faire ensemble !
Il est de plus en plus difficile de s’y retrouver dans le patchwork politique de la majorité municipale. L’ancien adjoint du corrompu bien à droite, recyclé comme adjoint à l’Europe par le maire actuel, avait formé son groupe (de 2 élus) intitulé « Démocrates européens ». Lorsque l’adjoint à l’immobilier, ancien du cabinet du corrompu, a quitté le Modem suite à l’affaire de son vrai-faux mel, il a formé un groupe (de 3 personnes) intitulé « Grenoble démocrate ». Le groupe Modem ne comptant plus que 3 personnes. Pour simplifier les choses, l’adjoint à l’immobilier vient de créer un club, le « Club Démocrates », qui est un club politique mais qui ne veut pas tomber dans les travers des structures politiques. C’est un club politique mais sans visées électorales, à qui fera-t-on avaler ce bobard ? C’est l’habitude de certains élus de droite de ne pas assumer leur vrai positionnement politique et de se camoufler derrière des appellations qui se veulent neutres, mais qui ne trompent personne.
Dans le cadre de notre rubrique « perdu de vue » (quoi que) voici quelques nouvelles roboratives. Après le conseil aux entreprises, le business à l’huile d’argan en direct de Marrakech, le maintien de l’agitation permanente dans le marigot UMP Isérois et les conseils « bénévoles » au ministre de l’Intérieur, A. Carignon ex maire, député, Président du Conseil général, ministre… et corrompu, est aujourd’hui chargé de manifestations culturello-culinaires.
Rassurons-nous, pas pour le grand public ! Car ce « master chef » qui n’a jamais changé de crémerie, organise des déjeuners pour que son ami N. Sarkozy qui se pique désormais de culture, puisse rencontrer autour d’un repas les artistes et autres « people » de son choix. Voilà des fonctions qui, à n’en pas douter, ne peuvent être qu’alimentaires.
Suite au décès de Mme Tavel, conseillère municipale communiste, c’était la suivante sur la liste de la majorité municipale qui était appelée à siéger. Il s’agit de Mme Dabrowski, militante PC, qui a été installée officiellement lors du conseil municipal du 29 novembre.
Mais se pose la question de son éligibilité puisque Mme Dabrowski est fonctionnaire municipale détachée à la Régie des Eaux de Grenoble, puis transférée en catastrophe à la Métro. Un recours a été déposé au Tribunal Administratif pour contester cette installation. Il est clair qu’un salarié d’une mairie ne peut pas être élu au conseil municipal, mais est ce que le changement de dernière minute le permettra ? La justice dira le droit. A suivre.
Le système de collecte éolienne a été (ou est) en cours de remplacement selon les secteurs du quartier Villeneuve, soit par des bacs regroupés, soit par des conteneurs enterrés, à proximité des immeubles, à des endroits où des bennes peuvent venir collecter les bacs et les conteneurs. Cela modifie beaucoup les habitudes des usagers et il apparait donc que certains ont du mal à les faire évoluer. Mais cette situation est aussi de la responsabilité de la Métro et de la Mairie qui ont insuffisamment consulté les habitants et les copropriétés sur les scénarios possibles avant de décider. Comme quoi, en matière de services publics faisant appel à la citoyenneté des usagers au quotidien, il est important de les associer aux choix. Et dans ce domaine comme dans d’autres, la Métro et la Mairie ont encore de gros progrès à faire…
La collecte des déchets s’est dégradée notamment à l’Arlequin. Avant les changements, de nombreux habitants se servaient de vide-ordures, maintenant ils doivent descendre les sacs en bas de l’immeuble et malheureusement de nombreux sacs sont déposés dans les coursives et dans les galeries. Des gamins s’amusent parfois avec les sacs qui se déchirent. Au 30/40 Arlequin et aux Cascatelles les ordures déposées à côté des containers dégagent de fortes odeurs avec en plus des rats crevés, empoisonnés par les raticides de la mairie… Par contre soyons justes : c’est aux Cascatelles et dans les immeubles de l’avenue de Constantine que les meilleures performances du tri sont constatées !