Téléphérique : lancement à New York, nous attendons une réalisation en Isère

17 décembre 2010

Depuis début décembre, le téléphérique « the tram » traverse l’East River et relie en trois minutes Manhattan à Roosevelt Island à New-York. Il transporte sur 1 km, 1500 personnes à l’heure dans chaque sens grâce à des cabines de 110 places. Il a coûté 25 millions de dollars et les travaux ont duré 9 mois. Il n’est pas sensible au vent grâce à ses deux câbles porteurs. Le dirigeant de la société qui l’a construit indique que ce moyen de transport en milieu urbain est particulièrement adapté pour franchir un obstacle ou un dénivelé, en liaison avec les modes de transports en commun classiques.

Dans l’agglomération grenobloise il y a plusieurs sites où pourrait être implanté efficacement un téléphérique, par exemple de la gare SNCF de Brignoud à Crolles, de Meylan au campus, du plateau du Vercors à Grenoble… Il est incompréhensible que ceci ne soit pas plus rapidement étudié. Pour résoudre les problèmes des déplacements, toutes les solutions doivent être mises sur la table. Malheureusement l’aveuglement pour la rocade-nord a tout stérilisé.

Déplacements dans la région urbaine : des évolutions très intéressantes

10 décembre 2010

Tous les 10 ans est menée une « enquête ménages déplacements » (EMD) approfondie sur les déplacements des habitants de l’agglomération et de la région urbaine. La dernière datait de 2002 (EMD 2002), le SMTC a décidé d’avancer à 2010 l’enquête ménage (EMD 2010). Ces enquêtes très détaillées permettent de quantifier les évolutions dans les déplacements (nombre, modes, destinations…), ces données sont essentielles pour planifier à moyen et long terme les politiques publiques dans ce domaine, notamment les plans des déplacements urbains. Le 6 décembre ont été donnés les premiers résultats de l’enquête EMD 2010.

Les évolutions qui ont été mesurées entre 2002 et 2010 sont très intéressantes, car pour la première fois la mobilité générale a diminué. Or les perspectives dans les scénarios à moyen et long terme prévoyaient une augmentation continue des déplacements, ce qui n’est donc pas la réalité.

En 8 ans, sur la région urbaine (254 communes) il y a une diminution de 1% du total des déplacements journaliers, avec des changements très importants dans le choix des modes de déplacements : vélo + 34%, transports en commun + 19 %, marche à pied + 2%, et surtout automobile – 6 %.

Les scénarios adoptés (notamment le PDU) prévoyaient une augmentation de 7% des déplacements de 2002 à 2012, avec une augmentation des déplacements automobiles dans la Région urbaine (RUG). Ils supposaient une forte augmentation des trafics d’échange entre la Métro et la RUG, or l’augmentation est beaucoup moins forte que prévu et le trafic automobile d’échange a beaucoup stagné grâce au recours aux transports en commun. Le phénomène de périurbanisation est confirmé mais avec une évolution plus lente en termes de déplacements, il y a 8% de plus de déplacements dans la RUG hors agglomération (Métro) compensé par 8 % de moins dans l’agglomération.

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Mounier, la déstructuration du lycée poursuivie…alors qu’une médiation s’enclenche enfin !

10 décembre 2010

Des membres du conseil d’Administration du lycée ont été reçus par le Recteur le 2 décembre, suite à la manifestation réussie devant le rectorat malgré les mauvaises conditions météo. Il ressort de cette réunion que le recteur n’a été informé par la Région sur le problème du lycée que le 2 septembre 2010. Le Président de la région lui a parlé d’un mouvement de masse des bâtiments (les fameux 1 mm par mois) et qu’il s’agissait d’un château de cartes. Le recteur n’a aucun pouvoir de décision, il applique les décisions du Président du Conseil régional. Il dément avoir prononcé les propos sur l’asile psychiatrique (les journalistes présents ce jour apprécieront). Donc le recteur n’est pour rien dans l’affaire, toute la responsabilité est celle du Président Queyranne.

Une rencontre a eu lieu le même jour avec la majorité municipale, dont le maire. Il n’en est pas sorti grand-chose puisque les opinions des représentants de la majorité ne sont pas identiques entre-elles, loin de là, ce qui est lourd de conséquence car elle n’agit pas vis-à-vis de la Région avec la force qu’il faudrait.

Le premier médiateur nommé par le Président de la région n’a pas accepté la mission, n’ayant pas les coudées franches pour la mener à bien. Un nouveau médiateur accompagné de 3 personnes a été nommé le 6 décembre, le communiqué du Président de la région précise leur mission :

« · écouter les différentes parties afin de renouer le dialogue au plus vite avec l’ensemble des interlocuteurs, pour permettre une réflexion partagée et constructive sur le devenir du lycée,

· réfléchir aux moyens qui permettront de maintenir les acquis éducatifs jusqu’à la construction d’un nouvel établissement et de bénéficier des compétences de la communauté éducative qui sont reconnues et appréciées,

· élaborer des recommandations susceptibles de créer un consensus.

Le groupe de projet sur l’avenir du lycée Mounier se réunira pour la 3ème fois début 2011. »

Mais bizarrement le Président de la Région n’entend pas changer de position pour le court terme : pas de classes de secondes à la rentrée 2011 à Mounier.

Donc rien ne change pour le rectorat qui précipite les choses en donnant aux lycées de l’agglomération les prévisions de redéploiement le matin même de la nomination des médiateurs ! Belle provocation du recteur nommé par Sarkozy à qui JJ Queyranne n’ose pas s’opposer. Pourtant il devrait lui notifier clairement ce que demandent notamment les élus écologistes à la région : stopper tout redéploiement pendant le temps de la concertation.

Il est tout de même sidérant de voir à quel point les hauts responsables socialistes, dominés par leur culture gestionnaire, s’avèrent incapables de parler clairement et de relayer en haut lieu la colère des usagers et des personnels du service public de l’Education Nationale qui n’ont d’autre solution que de continuer leur remarquable mobilisation.

Une nouvelle élue au Conseil municipal de Grenoble, mais pour combien de temps ?

10 décembre 2010

Suite au décès de Mme Tavel, conseillère municipale communiste, c’était la suivante sur la liste de la majorité municipale qui était appelée à siéger. Il s’agit de Mme Dabrowski, militante PC, qui a été installée officiellement lors du conseil municipal du 29 novembre.

Mais se pose la question de son éligibilité puisque Mme Dabrowski est fonctionnaire municipale détachée à la Régie des Eaux de Grenoble, puis transférée en catastrophe à la Métro. Un recours a été déposé au Tribunal Administratif pour contester cette installation. Il est clair qu’un salarié d’une mairie ne peut pas être élu au conseil municipal, mais est ce que le changement de dernière minute le permettra ? La justice dira le droit. A suivre.

Nouvelles de la Villeneuve

10 décembre 2010

Le ramassage des ordures laisse à désirer

Le système de collecte éolienne a été (ou est) en cours de remplacement selon les secteurs du quartier Villeneuve, soit par des bacs regroupés, soit par des conteneurs enterrés, à proximité des immeubles, à des endroits où des bennes peuvent venir collecter les bacs et les conteneurs. Cela modifie beaucoup les habitudes des usagers et il apparait donc que certains ont du mal à les faire évoluer. Mais cette situation est aussi de la responsabilité de la Métro et de la Mairie qui ont insuffisamment consulté les habitants et les copropriétés sur les scénarios possibles avant de décider. Comme quoi, en matière de services publics faisant appel à la citoyenneté des usagers au quotidien, il est important de les associer aux choix. Et dans ce domaine comme dans d’autres, la Métro et la Mairie ont encore de gros progrès à faire…

La collecte des déchets s’est dégradée notamment à l’Arlequin. Avant les changements, de nombreux habitants se servaient de vide-ordures, maintenant ils doivent descendre les sacs en bas de l’immeuble et malheureusement de nombreux sacs sont déposés dans les coursives et dans les galeries. Des gamins s’amusent parfois avec les sacs qui se déchirent. Au 30/40 Arlequin et aux Cascatelles les ordures déposées à côté des containers dégagent de fortes odeurs avec en plus des rats crevés, empoisonnés par les raticides de la mairie… Par contre soyons justes : c’est aux Cascatelles et dans les immeubles de l’avenue de Constantine que les meilleures performances du tri sont constatées !

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Pour défendre la sécurité, une action citoyenne efficace, grâce à la Boutique Citoyenne

10 décembre 2010

Le 18 août 2009, 38 habitants de la rue Servan à Grenoble, transmettent au maire de Grenoble une pétition lui demandant d’agir pour que la rue Servan et la Place du Temple soient accessibles aux véhicules de secours contre l’incendie.

Le 14 septembre 2009, le maire répond que certains aménagements ont été faits pour résoudre ce problème. Les habitants constatent que les aménagements dont parle le maire ne répondent pas à leur demande.

Face à ce blocage, un habitant vient demander conseil à la Boutique Citoyenne située au 12 rue Voltaire, cette dernière donne des conseils bénévolement aux citoyens qui ont des problèmes avec l’administration.

La Boutique citoyenne suggère à l’habitant de faire un recours gracieux auprès du maire pour lui demander d’agir pour prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin que les véhicules de secours puissent accéder à la Place du Temple (où il y a la cantine du collège Bayard) et à la totalité de la rue Servan. Devant le silence du maire à l’expiration du délai de deux mois, l’habitant dépose le 5 mai 2010 un recours au Tribunal Adminstratif (TA) pour faire annuler le refus du maire d’agir.

Il dépose au même moment une demande de référé suspension vu l’urgence de la situation. Lors de l’audience au TA, la Ville de Grenoble indique qu’au mois de novembre des travaux seront effectués dans la rue Servan, le juge des référés n’ordonne pas la suspension du refus du maire d’agir. Mais la pression est forte sur la Ville.

Durant le mois d’octobre, le service d’incendie et de secours vient procéder à un essai et constate (une nouvelle fois) que l’accès à la Place du Temple n’est pas possible de même que le passage dans la rue Servan en direction de la rue Très Cloître.

Le 2 novembre, l’adjoint aux déplacement de la Ville organise un moment d’échange dans la rue Servan avec diverses personnes, dont l’habitant en question. L’adjoint expose les travaux qui doivent permettre de résoudre enfin ce problème de sécurité contre l’incendie. Le 19 novembe les travaux débutent et devraient se terminer vers le 10 décembre, pour un coût de 15 000 €.

Lycée Mounier : de la clarté SVP et attention aux dérapages…

3 décembre 2010

La journée de lundi 29 novembre a été riche en rebondissements

  • Nous apprenons que selon l’interprétation du Président de la Région, le médiateur ne s’occuperait que du moyen ou long terme, c’est-à-dire pas de la situation de blocage actuelle mais de ce qui se passera « plus tard » ! En général lorsqu’un médiateur est nommé c’est pour effectuer une médiation immédiate entre plusieurs positions antagonistes… Là nous sommes dans la quasi-provocation.
  • Le Recteur tient une conférence de presse pour suivre la proposition du Président de la Région (les classes de secondes seront supprimées à la rentrée 2011) et prononce des propos totalement outranciers et inadmissibles (rapportés par Grenews) :

« Ceux qui prétendent que la fermeture de Mounier a pour but de faire des économies ou alimentent le débat complètement débile « d’un lycée de trop sur Grenoble » feraient mieux d’aller voir un psychiatre » !

Outre que cette façon d’exprimer son avis est méprisante pour les « Mounier », elle est méprisable venant d’un haut fonctionnaire de l’administration, de surcroît de l’Education Nationale. Puisqu’il est question de psychiatrie, le recteur serait bien inspiré de maîtriser ses nerfs à l’instar des « Mounier » et de s’interroger sur ses responsabilités et la conduite à tenir pour la suite. Malgré l’exaspération générale, la stratégie de la tension et de la provocation orchestrée par le recteur ne poussera pas, comme il le souhaite, les « Mounier » à des actions radicales. Il aurait ainsi beau jeu de voir débarquer N. Sarkozy qui dans son discours de la honte prononcé à Grenoble avait « promis » de revenir avant la fin de l’année 2010.

Mais pourquoi donc le processus de réhabilitation de Mounier a été stoppé ?

Le recteur explique à Grenews : «  si le plan initial de réhabilitation de Mounier n’a pas été poursuivi, c’est avant tout parce que « l’équipe du lycée ne s’est pas mobilisée à temps » et que « celle de Vaucanson lui est passée devant ». Donc il est clair que ce n’est pas pour des conditions de sécurité ! Mais alors pourquoi ne pas relancer le programme comme prévu par la région puisqu’il y a l’argent ?

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Votation citoyenne

3 décembre 2010

Il est temps de reconnaître la citoyenneté locale pour tous les résidants, qu’ils soient français ou étrangers. Depuis des années la votation citoyenne demande aux habitants si ils sont d’accord pour le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales pour les résidents étrangers présents depuis au moins 5 ans en France.

Nationalement il était prévu que cette année ce soit les communes qui organisent elle-même une consultation des habitants pour donner encore plus de poids à cette demande. Certaines communes le font. Malheureusement la Ville de Grenoble qui aurait due être à la pointe de ce combat s’est dérobée et la votation citoyenne se fera comme d’habitude avec quelques urnes dispersées dans la ville, ce qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Cette année, la 9ème campagne de Votation citoyenne sera lancée le 10 décembre, Journée Internationale de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et se poursuivra les 11 et 12 décembre. La Votation aura lieu cette année dans le cadre des dix ans du Conseil consultatif des résidants étrangers de Grenoble – CCREG, et sera accompagnée par une série de débats et une Marche vers l’Egalité qui est une initiative nouvelle et intéressante. Elle sera clôturée par dune soirée festive. Voir le programme détaillé en ligne.

A noter que pour la première fois un vote électronique sera organisé sur www.alpesolidaires.org

Le maire oublie la plus élémentaire déontologie à propos d’une question orale

3 décembre 2010

Conformément au règlement intérieur du Conseil municipal, le groupe des élus Ecologie et Solidarité pose une question orale au maire de Grenoble sur ce qui se passe dans le dossier du lycée Mounier. Quelques jours avant le Conseil municipal, le maire se permet, sans l’autorisation de l’auteur de la question, d’envoyer le texte de la question à la presse et sous-traite aux présidents des groupes de la majorité une réaction pour essayer de discréditer la question en leur demandant d’envoyer un communiqué de protestation à la presse.

Lors du conseil du 29 novembre, le maire ne répond pas aux questions posées, expliquant qu’il ne s’agit pas d’un tribunal.

Voici les termes exacts des questions posées par écrit plusieurs jours avant par G. Kuntz. Tout un chacun pourra juger s’il s’agit d’un tribunal ou des questions légitimes demandant des mises au point précises.

« Monsieur, le Maire, pouvez-vous rassurer les parents, personnels et lycéens au sujet de la sécurité du lycée Mounier ? Pouvez-vous confirmer avoir demandé au Président de Région de surseoir au jury de concours de maitrise d’œuvre de la reconstruction du lycée ? Quel est le projet sur la ZAC Flaubert que vous mettez en avant aujourd’hui ? Quand enfin le conseil municipal, qui a voté la création de la ZAC Flaubert sans ce projet, pourra t-il en débattre  à partir des données que nous vous avons demandées sans les obtenir en particulier sur la pollution de ce site ? »

Ce n’est qu’à la deuxième question que le maire a répondu, en apportant un démenti, pas de réponses sur les autres…

Cadeau de Noël de la CDC

3 décembre 2010

Mais pourquoi donc la Caisse des Dépôts et Consignation – CDC donne-t-elle une subvention de 30 000 € à la Ville de Grenoble pour l’aider dans sa communication sur les projets de la ZAC presqu’île, alors qu’elle n’a rien à y voir ?

Les explications du maire étaient des plus emberlificotées… Il ressort qu’il s’agit d’un renvoi d’ascenseur suite aux multiples actions que mène la Ville en partenariat avec la CDC.

Nous aurions préféré que cet argent soit utilisé à autre chose que la communication qui est déjà fort dispendieuse à Grenoble, par exemple sur le logement social qui est tout de même plus dans la compétence de la CDC.

Offensive sécuritaire et solitaire de MM. Destot et Safar

3 décembre 2010

Lors du Conseil municipal du 29 novembre, les conseillers municipaux écologistes apprennent, par la presse (Grenews), que le matin même, MM. Destot et Safar ont tenu une conférence de presse sur leur nouvelle politique sécuritaire avec un fort développement de la vidéosurveillance. Et dans les rendus compte du maire sur les marchés passés ces derniers mois, se trouvent trois marchés pour l’installation de nouvelles caméras pour la modique somme de 750 000 € !

Lors du Conseil municipal, les élus écologistes demandent ce qu’il en est au maire et à son premier adjoint, stupeur générale dans les rangs de la majorité municipale qui n’était pas au courant, et les deux intéressés sont restés dans un silence très gêné.

La majorité (droite-gauche) avait pourtant solennellement décidé de faire l’évaluation des premières caméras (non mises en route) avant toute nouvelle installation.

Vous avez dit majorité de godillots ?

Tout le monde il est beau…

3 décembre 2010

Le chômage a baissé, les déficits publics diminuent, la reprise économique est en cours, et on en passe… C’est en substance (si l’on ose dire) ce que M. Chamussy a déclaré en conseil municipal de Grenoble le 29 novembre dernier. De deux choses l’une, ou bien celui qui se veut le chef de file de la droite municipale arrivait tout juste d’une planète peuplée de bisounours, ou bien il faut voir dans ce discours un effet de la mise sous tutelle de la fédération de l’Isère décidée par N Sarkozy. Transformer à ce point la réalité, croire ou faire croire à l’existence d’un monde imaginaire… Nous pencherions volontiers pour la deuxième hypothèse.

Le Préfet laisse les sans-abris trop longtemps dans le froid glacial!

3 décembre 2010

Les associations humanitaires protestent contre l’inaction ou la lenteur du Préfet pour l’hébergement d’urgence, alors qu’il reste des centaines de personnes à la rue en cette période de grand froid. Le Préfet se décharge trop facilement des responsabilités de l’Etat sur les associations et sur les collectivités.

La mise à l’abri de la neige et du froid des personnes campant depuis début août dans le camp du Rondeau a été organisée dans l’improvisation totale le 30 novembre. Il a fallu attendre plus de 3 mois pour qu’enfin  le droit commun soit appliqué en particulier pour les familles avec des enfants qui venaient encore de passer des nuits dehors dans le froid et sous les premières neiges.

Rappelons que les Roms ont été mal traités ces derniers mois. Après leur expulsion par les bulldozers et la police du campement des bords de la rocade sur début août, ils ont été transférés sur le camp de grand passage du Rondeau géré par la Métro.

Au début, il a été interdit à ces personnes de faire du feu (y compris pour se faire chauffer quoi que ce soit). Alors qu’ils savent se débrouiller pour se construire des abris, la Métro a interdit toute installation autre que les tentes premier prix (sans double toit) fournies par le CCAS de Grenoble. Pas de toilettes, des WC de chantier placés en plein milieu de l’aire au vu et su de tous, l’électricité pourtant installée pour les gens du voyage n’a pas été branchée.

Vu la vague de froid, il aurait fallu loger ces gens ailleurs, ce n’est que le 30 novembre que le camp a été évacué. Malgré les alertes météo, la Préfecture a attendu 18h,  la nuit et la neige drue, pour enfin accepter de remplir sa mission.

Les familles ont été dirigées vers les lieux prévus depuis la semaine dernière (appartements, mais aussi caravanes pas chauffées). Il a été proposé sans autre choix aux adultes sans enfants d’aller dans un hangar industriel désaffecté au 9 rue Prosper Mérimée derrière la Bifurk. Aucun moyen de transport n’a été mis à leur disposition et des bénévoles ont du faire la navette avec quelques voitures. Sur place, ils ont trouvé un hangar glacé dans lequel on installait une soufflerie. La Croix Rouge installait des lits de camp. Pas de séparation hommes/femmes. Pour la nourriture, il a fallu compter sur soi-même et des voisins venus apporter des biscuits. Bref une improvisation totale et des conditions d’hébergement indignes.

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Sarkozy ordonne la mise sous tutelle de l’UMP 38

3 décembre 2010

Non, les élections pour la Présidence de l’UMP38 n’auront pas lieu avant le printemps 2011 car Sarkozy et Coppé ont décidé de la mise sous tutelle nationale de l’UMP 38. Sarkozy aurait même dit qu’il fallait tourner la page Carignon. Il serait temps ! Mais cette page a été si souvent faussement tournée qu’il faut être prudent dans les annonces définitives. Le corrompu doit toujours rembourser ses dettes au Conseil général de l’Isère, il ne faudrait pas que la page se tourne à ce sujet.

Nous ne pouvons que nous réjouir de voir la droite UMP paralysée dans l’Isère et à Grenoble. Elle semble tirer un trait sur les prochaines cantonales de mars 2011.

Cherchez la femme !


3 décembre 2010

Dans Isère Magazine de novembre 2010, p9, sous le titre « Oui à Center Parcs ! » on voit une photo réunissant, autour de A. Vallini, Président du Conseil général de l’Isère, et de Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances (le groupe qui porte le projet), une brochette de pas moins de 30 personnalités, dont… une seule femme ! Laquelle n’a pas l’honneur d’être citée dans la légende de la photo, à moins qu’il ne s’agisse de Mme « Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble Gilles Dumolard (représenté) » ?

Cette photo de maires, conseillers généraux, et autres présidents de chambres consulaires, masculine à outrance, monocolore et d’une moyenne d’âge de 50-55 ans à vue de nez est-elle censée être représentative des forces vives de notre département ?

Il est temps de changer ! ça tombe bien, pour mettre du Rouge & du Vert dans le conseil général, en mars 2011 il y a des élections cantonales !

« Play Grenoble » !

3 décembre 2010

Le marché de Noël s’est installé de la Place Victor Hugo au jardin de Ville… même l’Office du Tourisme y a son petit chalet avec ses agents d’accueil dans leur nouvelle tenue vert-pomme prêts a vous renseigner, avec un détail : cette tenue est siglée d’un logo accompagné de la formule «Play Grenoble »… ?

Quelle signification peut avoir cette formule ? S’agirait-il du nom que va prendre l’offre touristique Grenobloise chargée de regrouper différentes entités autour de l’Office du Tourisme, suite à un grand remodelage ?

Les Grenoblois le sauront bien assez tôt lorsque ce projet leur sera présenté… Nous noterons encore une fois le manque de concertations et de débats autour de cette restructuration. Décidément cette majorité a un problème avec la démocratie participative…

Mais ce nouveau nom vous play t’il ? Est ce que ça fait assez « high tech » pour plaire au maire ?

Perdu de vue

3 décembre 2010

Il arrive parfois que l’on s’interroge sur le parcours de certains hommes politiques disparus d’un coup du devant de la scène qu’ils occupaient pourtant depuis de nombreuses années. Tenez, par exemple, Michel Hannoun. Médecin de formation, ancien député-maire de Voreppe, ancien président du Conseil général de l’Isère, M. Hannoun est aujourd’hui membre de la commission nationale santé de l’UMP et membre du conseil de surveillance de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Jusque là rien d’exceptionnel, sauf si l’on sait que ce médecin, ancien parlementaire, a su mettre les deux versants de sa brillante carrière au service des laboratoires Servier, dont il est également directeur des études. Quoi de mieux en effet qu’un médecin pour faire du lobbying en faveur des médicaments auprès de ses ex-collègues parlementaires. Les Laboratoires Servier ? Le fabricant et distributeur du Médiator, médicament vendu d’abord comme antidiabétique puis comme coupe faim et qui à force de ravage (500 morts selon la sécurité sociale) a finalement été retiré de la vente grâce au long combat mené par une pneumologue de Brest, I. Frachon. Quelque chose à rajouter M. Hannoun?

GF 38 ça urge !

3 décembre 2010

Le 30 novembre l’organisme de contrôle et de gestion du football Français (DNCG) a demandé au club de produire pour le 9 décembre un certain nombre de documents et par conséquent décidé de mettre sa décision définitive en délibéré. M. Ino (directeur général délégué du GF38) a transmis ces demandes à l’actionnaire majoritaire du club, qui est coutumier du fait de ne pas fournir les documents dans les délais exigés par la DNCG. En attendant, sur le plan sportif, après une saison catastrophique en ligue 1, le club est lanterne rouge de la ligue 2, et en a sans doute assez d’être mis à l’index.

Le GF 38 sera-t-il vendu avant le 9 décembre ? Suspens insoutenable !

Lycée Mounier, des semaines cruciales

26 novembre 2010

Le collectif Mounier occupe le Lycée pour maintenir la pression. Ils occupent 24h sur 24 un préfabriqué à l’intérieur du lycée et ont obligé le proviseur à une grève forcée en obstruant l’escalier menant à son bureau, ceci afin de faire pression sur le rectorat étrangement muet.

Les grandes manœuvres politiques se poursuivent. Le maire fait semblant de soutenir les Mounier, tout en répétant qu’il a une solution dans la ZAC Flaubert (en face de la Maison de la Culture), où un nouveau lycée pourrait être construit. La conseillère générale PS du canton 6 lui emboite le pas. Mais ni l’un ni l’autre n’interviennent de manière claire et déterminée auprès du Président de la Région. Le maire prétexte de sa non compétence sur ce dossier (le lycée est de la compétence de la Région), mais il se trouve très compétent pour monter en secret l’opération d’un nouveau lycée à la ZAC Flaubert et intervenir auprès du Président de la Région pour faire stopper la réhabilitation du lycée Mounier.

Si le lycée Mounier n’est pas maintenu sur le site, ce sera clairement à cause du maire de Grenoble et de sa majorité qui ne le contredit pas, c’est le moins qu’on puisse dire.

Nous attendons aussi que la majorité régionale s’empare de ce dossier et qu’elle ne laisse pas son Président s’enfermer dans une position indéfendable. Les présidents de tous les groupes d’élus de la majorité régionale ont demandé au Président que soit assurée une rentrée 2011 normale à Mounier, pour l’instant ils n’ont pas été entendus. Le Président Queyrane vient de nommer un médiateur dans ce dossier. A suivre.

Autopsie d’un communiqué

26 novembre 2010

Dans un communiqué de presse récent intitulé « Ne pas fermer les portes du dialogue » à propos du lycée Mounier, le maire de Grenoble précise entre autres « …mon rôle n’est pas de défendre le périmètre du lycée E. Mounier ». Une affirmation qui pour une fois a le mérite de la clarté. On avait bien pressenti depuis le début cette tendance à vouloir déplacer le lycée hors du site actuel dans la perspective d’une reconstruction, en voilà la confirmation. Pour autant M. Destot considère que son rôle est « de prendre en compte les attentes de toute la population grenobloise » l’a-t-il consultée pour cela ? A vrai dire, pas vraiment. Mais curieusement, si d’aucuns n’ont pas d’idées sur ces attentes, lui les connaît et de plus, il les détaille en trois points.

D’abord « La promesse de la reconstruction du lycée sur site ou à proximité pour conserver des établissements à taille humaine et rester présents sur cette partie du territoire communal… » . Comme indiqué précédemment, et puisqu’il ne défend pas le « périmètre du lycée », on en conclut que ce sera la proximité, donc sur la ZAC Flaubert dont il souligne tout l’intérêt un peu plus avant dans son communiqué.

Deuxième point : « Le maintien d’une « entité Mounier » pendant la phase transitoire pour conserver l’essentiel de l’équipe pédagogique et assurer la continuité des projets les plus marquants ». De quelle phase transitoire est-il question ? Surement pas de celle qui permettrait le maintien sur site puisqu’on ne conserverait que « l’essentiel de l’équipe pédagogique ». Quant à ceux qui ne figurent pas dans « l’essentiel », ils savent ce qui les attend au même titre que les projets les moins « marquants ».

Troisième et dernier point : « La qualité du dialogue entre les acteurs réunis de manière large dans le groupe projet ». Avec ce qui précède on peut être assuré que la qualité du dialogue a toute les chances d’être au rendez-vous.

Enfin, après avoir évoqué la possibilité de construire un établissement sur la ZAC Flaubert, M. Destot envisage « la définition d’un projet de lycée expérimental qui serait la préfiguration du nouveau lycée livré en 2015 ou avant ». Expérimental ? L’information aura sans doute échappé au maire de Grenoble, mais ce lycée existe déjà, et depuis de nombreuses années, c’est le lycée E. Mounier.


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