Une affaire rocambolesque, montée de toutes pièces et utilisée par la liste « Réconcilier Grenoble » pour salir ses adversaires politiques, comme durant les années entre 1983 à 1995. Voici un communiqué dénonçant ces procédés.
Nous avons pris connaissance ce jour des accusations portées par la liste d’Alain Carignon pour « abus de faiblesse » concernant une procuration établie par Mme Thérèse Cohen. Nous rappelons que dans le cadre de la campagne des élections municipales, toutes les listes en présence peuvent proposer d’être contactées afin de répondre aux demandes de procuration pour des électeurs absents le jour du scrutin.
En l’occurrence, l’équipe de campagne « OUI Grenoble » a été saisie par mail le 4 mars 2026 afin d’établir une procuration pour Mme Thérèse Cohen. Comme pour chaque demande de procuration, l’équipe de campagne a demandé la localisation du bureau de vote de Madame, en l’occurrence Painlevé. Thibault Martin, électeur à Painlevé et colistier de « Oui Grenoble », s’est proposé pour porter cette procuration. La procuration de Madame Cohen a ainsi été établie en bonne et due forme, enregistrée et validée à l’Hôtel de Police le 6 mars à 16h52 par Madame Cohen, et confiée à Thibault Martin.
Voici un appel à ne pas voter pour l’ancien maire corrompu qui circule dans la Ville :
Dimanche 15 Mars, lors du premier tour, beaucoup d’habitantes et habitants ont exprimé des attentes, parfois des doutes, parfois une volonté de changement. Cette expression est légitime. Elle honore notre démocratie locale. Dimanche 22 mars, au second tour des élections municipales, il ne s’agit plus seulement d’exprimer un souhait mais aussi d’éviter le pire, d’éviter un retour en arrière dont notre ville a déjà payé lourdement le prix. Les Grenobloises et Grenoblois ont devant eux un choix capital pour l’avenir de Grenoble et plus largement pour l’image et le dynamisme de tout notre territoire.
Nous, électeurs modérés, citoyens attachés à la vie publique locale, membres de la société civile, issus du monde économique, représentants des forces vives du territoire, faisons part de notre vive inquiétude quant au risque d’un retour aux affaires de l’ancien maire de Grenoble, M. Alain Carignon.
Un des candidats au poste de maire pour Grenoble a choisi comme slogan « l’expérience pour sauver Grenoble ». Un communiquant a dû lui souffler ce slogan pour remplacer le slogan précédent : « Réconcilier Grenoble ». Effectivement réconcilier Grenoble ne fonctionnait plus car la campagne de ce candidat de droite était l’agression systématique contre ses concurrents avec matraquages de fakenews, et dignes d’un trump à la française. C’était plutôt la division à outrance que la douce réconciliation.
Alain Carignon a dû se dire qu’il fallait essayer de revenir plus consensuel et qu’il valait mieux vanter ses propres mérites plutôt que de s’occuper de ses adversaires. Effectivement l’avantage des personnes âgées sur les plus jeunes, c’est souvent l’expérience acquise. Et faire oublier l’âge tout de même avancé du candidat (77 ans révolus) qui devrait tenir durant 7 ans de mandat, était peut-être nécessaire.
Mais tout de même, lorsque qu’on présente aux Grenoblois-es l’expérience de Carignon comme avantage, nombre de personnes éclatent de rire en pensant immédiatement à son expérience acquise dans la corruption entre 1983 et 1995 et les dégâts faits dans tous les services publics ainsi qu’aux finances de la Ville de Grenoble. C’est comme si un ancien braqueur d’une banque publique se présentait quelques années plus tard pour diriger la même banque publique, en se revendiquant de l’expérience acquise !
Un tract salutaire est distribué par les mouvements jeunes de la gauche et des écologistes, intitulé « N’oublions pas- Faisons savoir »; il rappelle l’histoire de Carignon durant ses deux mandats de maire de 1983 à 1995, son bilan et se termine par un appel à ne pas lui confier un 3ème mandat de maire. C’est effectivement très sage.
Sur le bilan il est intéressant de noter que durant ses mandats de maire (1983-1995), Grenoble était dans le top des villes les plus sales (en 1989, un classement publié dans l’hebdo « L’évènement du jeudi » place Grenoble comme la 9ème ville la plus sale de France). Et concernant la sécurité : « La Ville est confrontée à de graves problèmes d’insécurité…Agressions tant sur la voie publique que dans les transports en commun, vols, trafics de drogue, les infractions se multiplient et la situation devient difficilement tenable… La Ville de Grenoble ne dispose pas des moyens juridiques et matériels de nature à prévenir et à sanctionner les infractions commises » déclare le 2 juin 1992 au Conseil municipal, Pierre Gascon, premier adjoint d’Alain Carignon. Et il ne faut pas oublier que durant le mandat 2020-2026, 100% des hommes de son groupe politique d’élu.es ont eu affaire avec la justice, Carignon il y a longtemps, Boutafa et Pinel plus récemment.
« Nous, représentant.es d’organisations de jeunesse, n’étions pas né.es en 1995, quand Alain Carignon a terminé son mandat de maire de Grenoble depuis une cellule de prison ; Pourtant, son passage a marqué durablement notre ville ; Ce passé, nous ne l’avons pas vécu, mais nous en avons hérité.
Durant cette campagne électorale on assiste à une inversion des valeurs. Voilà que le candidat de la droite, A. Carignon essaye de se présenter comme un bon gestionnaire ; lui aurait l’expérience et les autres sont des incapables. Pourtant la vérité toute nue indique exactement le contraire. Durant les 12 ans de mandat où il a agi comme maire, il a abimé la plupart des services publics importants de la ville de Grenoble.
« Entre 1983 et 1995 à Grenoble pour les affairistes, les copains, les coquins et les grands groupes privés, c’était le bon temps ! Les travaux publics sont souvent surpayés au profit d’entreprises amies. Les privatisations vont bon train. La Lyonnaise des eaux se voit offrir la gestion du service de l’eau et grâce à la privatisation de la régie Gaz-Électricité, elle devient un actionnaire important de la SEM GEG (dont elle va recevoir d’importants dividendes). La Générale des eaux pénètre les parkings, le traitement des déchets, des opérations d’aménagement, augmente son emprise dans la Compagnie de chauffage. Avec la Lyonnaise des eaux, elle se partage l’usine d’épuration inter communale. Bouygues bénéficie illégalement des études sur le tunnel et espère un moment creuser le tunnel sous Grenoble. Des cadeaux conséquents sont faits, sur l’argent public, à des entreprises pour qu’elles viennent s’implanter à Grenoble. Les entreprises financent généreusement les campagnes électorales. »
Voici quelques exemples parmi la liste impressionnante des malversations dont été victimes la Ville et les usagers des services publics et comment nous avons participé activement à redresser la situation. Il ne faut surtout pas que le corrompu revienne aux affaires car comme il n’a jamais admis ce qu’il a fait, il peut recommencer.
Les mouvements politiques soutenant la campagne de la liste d’Union de la gauche écologiste et citoyenne menée par Laurence Ruffin, communiquent :
« La campagne vire au nauséabond après les propos d’Alain Carignon dans Le Monde (18-02-2026). Il reprend mot pour mot les arguments de l’extrême droite, accusant la majorité d’Éric Piolle de « fabriquer de la délinquance » et assimilant immigration et trafic. C’est xénophobe, c’est indigne, c’est dangereux.
Ce Monsieur se dit « renouvelé » ? Mensonge. Depuis toujours, Carignon flirte avec l’extrême droite : en 1983 déjà, il soutenait une alliance droite–FN à Dreux ; en 1986, ses écrits municipaux avaient dû être retirés pour dérapage raciste ; en 1994, il cautionnait les amitiés néofascistes de ses proches, en 2016 il accueillait en grande pompe Eric Zemmour pour un meeting. Rien de neuf, juste le vieux monde réactionnaire
Avec la droite extrême, c’est la casse sociale assurée : baisse des aides, asphyxie des associations, attaques contre les plus fragiles.
Ne laissons pas Grenoble tomber dans ce piège. Pour défendre nos valeurs de solidarité, d’égalité et de liberté, votons massivement pour Laurence Ruffin dès le premier tour.
Les Ecologistes, Parti Socialiste, Parti Communiste, Génération.s, l’APRES, Parti animaliste, ADES, Réseau Citoyen de Grenoble, GO Citoyenneté. »
Il y a quelques années, les vitrines les locaux des campagnes électorales étaient décorées par des affiches électorales, des slogans politiques et des photographies du ou des candidat-es. Mais la justice administrative a jugé que ce type d’affichage contrevenait à l’article L 51 du code électoral qui limite l’affichage électoral aux panneaux prévus à cet effet dans chaque commune (panneaux d’affichage libre). La jurisprudence a évolué au gré des recours et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a limité très fortement l’affichage sur le local de campagne. La Cour administrative d’appel de Paris a contesté la position de la CNCCFP à la demande de la députée de la 3ème circonscription de l’Isère qui, lors de la campagne de 2022, a vu le remboursement de son compte de campagne amputé d’environ 2000 €, coût de la décoration de la vitrine de son local de campagne. La Cour a donné raison à la députée, mais la CNCCFP a fait appel au Conseil d’Etat pour faire annuler l’arrêt de la Cour administrative d’appel. Le Conseil d’Etat a donné raison à la Cour d’appel. Ce qui oblige la CNCCFP de changer de position, mais il reste un flou sur ce qui est exactement autorisé.
A noter que Carignon quelques jours avant cet arrêt du Conseil d’Etat, a soigneusement nettoyé les vitrines de son local de campagne, dont la décoration était très excessive.
Comme Retailleau, Carignon est contre l’Etat de droit, fondement de notre démocratie : il est pour l’oubli en politique et il ment. Après avoir purgé sa peine de prison ferme (29 mois), il organise son retour en politique en prenant la direction de l’UMP de l’Isère en allant jusqu’à menacer celles et ceux qui n’appréciaient pas ce retour d’un corrompu.
Il développe alors une théorie du pouvoir en politique très inquiétante : le culte du secret contre la transparence, le mensonge, l’opacité et l’oubli du passé… le culte du chef qui sait ce qui est bon pour ses administrés et qui n’a de comptes à rendre qu’au moment de l’élection.
« Le judiciaire nie la raison d’Etat qui est un moyen d’agir. L’exigence de transparence empêche de prendre les décisions qui changent le cours des choses : elles ont besoin de mystère, de secret, de surprise. Il faut parfois cacher ses intentions pour être efficace. » L’Essentiel – 12.12.2001
« La transparence, en politique, est un gros mensonge, il faut séparer morale et politique. L’élu doit être éloigné du terrain pour aller à l’essentiel. » Le Dauphiné libéré– 11.12.2001
Mais pourquoi LFI à Grenoble a choisi une entreprise américaine (Netlify) pour héberger son site internet de campagne pour les élections municipales ? Le siège social de Netlify est à San Francisco. Certes la Californie est un état démocrate, c’est déjà ça. Mais LFI aurait pu « mieux faire » à ce sujet. D’autres possibilités étaient plus radicales.
Carignon ne sait plus où il habite, à force de faire des fake-news il se prend les pieds dans le tapis. Il voudrait limiter la vitesse à 30 km/h autour des écoles ! Sauf que, c’est déjà la règle dans toute la métropole !!! Rappelons-lui que les Places aux enfants piétonnisent les rues scolaires, donc c’est difficile pour les voitures qui n’y passent plus de limiter leur vitesse… Dans son programme pour Grenoble c’est tout à l’unisson…
Procuration pour voter lors de l’élection municipale des 15 et 22 mars 2026. N’attendez pas le dernier moment pour faire une procuration (même s’il n’y a pas de date limite pour le faire), afin que la commune puisse l’intégrer dans la liste électorale de chaque bureau de vote. Pour faire une procuration, il faut remplir par ordinateur ou à la main un Cerfa n°14952*04, puis allez à une gendarmerie ou un commissariat de police, ou encore au Palais de justice. Tout peut être fait en ligne si vous avez une identité numérique.
Mieux vivre, mieux se loger, les propositions pour le logement de OUI Grenoble. C’est le titre du livret diffusé lors de la réunion publique à l’Ile Verte (23 février), où un débat très riche a eu lieu sur la politique du logement.Le logement est l’enjeu numéro 1 pour améliorer le quotidien. C’est le premier des droits, la base pour travailler, étudier ou fonder une famille. C’est aussi un levier puissant pour mener la transition écologique. À Grenoble, la crise du logement n’est ni une fatalité ni un simple phénomène de marché : c’est un obstacle majeur à la justice sociale, à l’égalité réelle. Notre ville doit être un territoire où chacune et chacun, quel que soit son revenu, son âge ou son parcours, peut accéder à un logement confortable été comme hiver, abordable, sain et économe en énergie. n’est ni une fatalité ni un simple phénomène de marché : c’est un obstacle majeur à la justice sociale, à l’égalité réelle. Notre ville doit être un territoire où chacune et chacun, quel que soit son revenu, son âge ou son parcours, peut accéder à un logement confortable été comme hiver, abordable, sain et économe en énergie.
Une pétition citoyenne : à l’occasion de la campagne municipale, nous, citoyens et électeurs, estimons que la transparence est une exigence démocratique fondamentale. Alain Carignon a exercé de nombreuses responsabilités publiques au plus haut niveau : ministre, député, député européen, maire, président d’agglomération, président de conseil départemental. Ces fonctions, financées par l’argent public, ont contribué à constituer des droits à retraite également financés par la collectivité. Par ailleurs, en 1996, la justice a reconnu qu’il avait profité, à travers la corruption, de 2,9 millions d’euros (19 millions de francs) d’avantages personnels par des sociétés privés. Dans ce contexte, et compte tenu de son parcours et de l’importance des responsabilités auxquelles il aspire de nouveau, nous considérons qu’une exigence minimale de clarté s’impose. En conséquence nous demandons à Alain Carignon de rendre publique, de manière volontaire et complète, sa déclaration de patrimoine dans le cadre de la campagne municipale. La transparence n’est pas une attaque : c’est une garantie pour tous. Nous appelons l’ensemble des citoyens attachés à l’éthique publique à soutenir cette demande.
La commission de contrôle de la liste électorale de Grenoble s’est tenue récemment pour contrôler la liste électorale et se prononcer sur les recours d’électeurs dont l’inscription a été refusée. Elle est nommée par la préfète et composée de 3 élu-es représentant les trois listes les mieux placées lors de l’élection municipale de 2020 à Grenoble. Devinez qui a été le représentant de la liste de Carignon : Chérif Boutafa, célèbre conseiller qui a été condamné par la Cour d’appel de Lyon et attend un autre jugement. Mais comme cette commission est publique, Carignon y a envoyé, en plus, son très proche collaborateur, son homme à tout faire Nicolas Pinel condamné lourdement. Ce qui est cocasse c’est qu’il envoie une personne inéligible pour surveiller une commission qui se penche sur l’éligibilité de personnes !!! Pinel a été prié de quitter la réunion suite notamment à une remarque déplacée qu’il a faite à une agente de la Ville. Il faut reconnaitre que parmi les personnes qui entourent le maire corrompu, Pinel a reconnu ce qu’il avait fait, ce que Carignon n’a jamais fait, raison de plus pour ne pas l’élire maire de la ville.
Puisque vous vous présentez à partir de votre expérience dans la gestion municipale, « pour sauver Grenoble », il faut en faire profiter les Grenoblois-es. Malheureusement la plupart de vos actions en tant que maire ont failli couter la mise sous tutelle de la ville tellement vous avez malmené ses finances. Vos multiples malversations et illégalités ont couté très cher à la Ville. En 1989 par exemple, « La concession du service de l’eau de la ville de Grenoble a été attribuée par Alain Carignon, à la société COGESE filiale commune du groupe Merlin et de la Société Lyonnaise des eaux uniquement parce qu’elle était en mesure de procurer au maire les dons et avantages personnels promis. » (Cour de cassation, chambre criminelle, 08 avril 1999). Mais pour réparer les dégâts, la Ville a dû débourser 13 millions d’euros en 1999, afin de remunicipaliser le service de l’eau et de l’assainissement tout en remboursant les impôts cachés dans les factures d’eau… ces sommes avaient atterris dans les recettes de la ville entre 1990 et 1995 par crainte de la mise sous tutelle du préfet. Tout cela a été documenté par la Chambre régionale des comptes.
Lors de la privatisation de l’eau en 1989, Carignon réalise deux actions : l’une d’enrichissement personnel grâce à la corruption (la justice a évalué cet enrichissement à 19 millions de francs) et l’autre de « sauvetage » des finances de la ville qu’il avait détérioré de manière massive en dilapidant le fonctionnement jusqu’à ne plus avoir d’épargne pour investir (annulation par la justice administrative de deux budgets successifs) augmentant donc massivement la dette.
Les mouvements politiques qui soutiennent la liste animée par Laurence Ruffin d’Union de la gauche, écologiste et citoyenne ont réagi à l’annonce de « l’opération politicienne d’absorption de la liste Cardinal par Carignon. Cette opération était en préparation depuis plus d’un an. Lors d’un appel du maire corrompu en février 2025, Mme Chalas avait reconnu qu’un dialogue entre eux était ouvert pour préparer l’élection municipale.
Il fallait trouver un bon moment pour que cela apparaisse comme un scoop en pleine campagne électorale. Faire croire que ce ralliement est un apport de poids pour Carignon est une opération de pure communication. Mais cela ne trompe personne et vu les réactions outrées de certains soutiens à Cardinal, on peut douter que cette opération apporte grand-chose à la liste de Carignon encombrée par des ralliements individuels successifs qui ne changent pas la nature très à droite et trumpiste de cette liste. Les Grenobloises et les Grenoblois ne se laisseront pas berner par l’illusionniste en chef et nous proposons le choix de la clarté et de la coopération en politique portées par Laurence Ruffin et sa liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne. »
Ce rapprochement entre Emilie Chalas et Carignon se lisait en toute transparence dans les débats des conseils municipaux depuis quelques années.
Vous n’êtes pas un citoyen comme les autres, il y a des fonctions qui vous sont interdites et vous voudriez revenir maire d’une ville où vous avez commis l’acte le plus grave qui puisse être reproché à un élu ! En tant que maire (1983-1995) vous auriez dû avoir un comportement au-dessus de tout soupçon ; au lieu de cela, vous avez monnayé le pouvoir de maire pour bénéficier d’avantages matériels qui se sont élevés à 19 millions de francs (Cour d’appel de Lyon en 1996).
Vous ne présentez pas les garanties d’intégrité et de moralité indispensables pour exercer certaines fonctions importantes, car vous avez été condamné pour corruption, subornation de témoin et enrichissement personnel.
Par exemple vous ne pouvez pas faire partie du conseil d’administration d’un organisme de logement social. En effet, les articles L. 241-3 et L. 423-12 du code de la construction et de l’habitation (CCH) interdisent définitivement à un condamné pour corruption et subornation de témoin, d’exercer des fonctions d’administration d’un organisme de logement social. Le caractère définitif d’une telle sanction a été arrêté par le Conseil d’Etat (arrêt du 13 février 2020 n° 425961).
La nouvelle affiche électorale de Carignon tente d’expliquer qu’il est le bon candidat car il a « l’expérience pour sauver Grenoble ». Mais cette expérience provient de ses mandats de maire (1983-1995) or cela s’est très mal passé pour lui et surtout pour la Ville. Pour lui, car il a été condamné notamment pour corruption et subornation de témoin à 5 ans de prison dont 4 fermes (cela a été réduit à 29 mois). Pour la Ville, les dégâts ont été considérables, une dette astronomique, des services publics considérablement dégradés (eau, assainissement, déchets, logement social…) Les majorités de gauche vont mettre de longues années à tout redresser. Mais ce candidat n’a jamais admis ce qu’il avait fait, donc il peut recommencer. Nous réaffirmons que nous sommes pour la réinsertion des délinquants, mais pas au milieu de leurs victimes.
Quel candidat à l’élection municipale de Grenoble est actionnaire majoritaire (60%) dans une société qui s’occupe de : « prestation de conseils ou d’activités connexes aux entreprises et aux personnes physiques y compris import-export en matière administrative, communication, informatique, financière et transmission d’entreprises, gestion, organisation et formation… » ? Cette société a été créée en 1999 et son siège social est à Paris dans le 16ème arrondissement, là où il y a de l’argent…
Il s’agit d’un candidat grand spécialiste des affaires en tout genre, qui après quelques sérieux déboires dus à ses affaires précédentes a demandé à sa femme de gérer cette SARL, dont elle détient 34% du capital. Le reste du capital, (6%) est détenu par le frère du candidat.
Vendredi 19 septembre, près d’une centaine de citoyen·nes se sont réunis devant le local de campagne d’Alain Carignon pour rappeler une évidence : la corruption n’a pas sa place dans notre ville. Entre tambours, slogans percutants (« Carignon, pognon, prison ») et une énergie festive, la mobilisation a montré que la mémoire de Grenoble est bien vivace.
Alors que certaines et certains tentent de faire table rase du passé, cette manifestation citoyenne, organisée par le collectif « Grenoble sans corruption« , a permis d’informer et de rappeler les faits : Alain Carignon, condamné pour corruption et abus de biens sociaux, ne représente pas les valeurs de transparence et d’intégrité que nous portons et qui se doivent d’être appliquées dans toute assemblée responsable de la gestion du bien public.
Le collectif remercie les participantes et participants pour leurs engagement, leur créativité et leur détermination à défendre une politique locale propre et exemplaire. La lutte continue, et Grenoble mérite mieux !
La condamnation en première instance de Marine Le Pen est prononcée pour enrichissement de son parti mais pas pour un enrichissement personnel. C’est exactement l’inverse de ce qui s’est passé pour Carignon qui a essayé d’expliquer que ce qu’il a fait c’était pour financer ses activités politiques, mais la justice ne s’est pas laissé prendre par ce discours, il a été corrompu pour s’enrichir personnellement. Ce dernier n’a jamais reconnu ce fait, il pourrait donc récidiver. Les Grenobloises et Grenoblois devront s’en rappeler en mars 2026, en lui refusant toute prétention à revenir aux affaires.
Le 28 mars 2025, lors du débat budgétaire au département de l’Isère, Simon Billouet expliquait la position du groupe UGES (Union de la gauche écologiste et solidaire) sur le chapitre éducation, notamment en ce qui concerne un soutien anachronique et toujours poussé au maximum, en augmentation de 30% cette année, à l’investissement dans les collèges privés. Le président Barbier a alors reproché à ce groupe de ne pas aller dans les collèges privés. Le groupe a alors fait remarquer au président qu’ils avaient été exclus de leurs conseils d’administration ! De manière très subtile, le président a eu ces mots : « Vous savez, il faut exclure les mécréants ! Vade retro !« , sous les rires goguenards de sa majorité dont le comportement est malheureusement très irrespectueux et politicien.
Les Départements de droite refusent de financer l’augmentation du RSA au 1er avril. Ces départements, comme l’Isère, s’engagent à ne pas verser à la Caisse d’Allocations Familiale l’augmentation du RSA, prévue au 1er avril, écrivent-ils dans un communiqué diffusé à l’issue d’un séminaire de travail organisé les 25 et 26 mars à Beauvais. Ces exécutifs départementaux refusent de payer toute dépense nouvelle ou supplémentaire décidée unilatéralement par le gouvernement et non compensée intégralement.Mais ceci est imposé par une loi, donc les départements, après avoir boudé, et alors même qu’il s’agit dans ce cas d’une dépense très sociale, s’exécuteront.
Notre droit permet à un condamné de se réinsérer dans la société et de voir effacée sa condamnation à l’issue d’un certain temps qui dépend de la gravité de la condamnation. C’est ce qui s’appelle « le droit à l’oubli ». Mais ceci ne signifie pas que la réinsertion se fait automatiquement, elle dépend essentiellement de la façon dont le condamné a compris le mal réalisé et s’il fait amende honorable.
Récemment dans la presse locale, l’avocat d’Alain Carignon rappelle à juste titre que le casier judiciaire n°2 de l’ancien maire corrompu ne rappelle plus aucune condamnation puisque qu’elles sont automatiquement effacées après les délais indiqués par la loi. Mais de là à faire croire que les malversations de l’ancien maire ne sont plus critiquables et ne doivent plus être rappelées, il y a un pas à ne pas franchir.
Alain Carignon fait preuve de mensonge, puisqu’il s’obstine à refuser d’accepter ce pourquoi il a été mis en cause de nombreuses fois par la justice. Ne pas reconnaitre les actes délictueux réellement commis peut signifier qu’ils pourraient se reproduire à tout moment. Il n’a jamais accepté les faits qui ont été révélés et sanctionnés par la justice, il a toujours essayé de faire croire que ce qu’il avait fait était pour financer ses activités politiques comme beaucoup d’autres responsables politiques, alors que c’était tout simplement de l’enrichissement personnel de grande envergure et un moyen de rester au pouvoir, ce qui est beaucoup moins glorieux. Pour lui la justice se trompait il l’a mise en cause en tant que ministre, en estimant que lui était élu et que ses juges ne l’étaient pas et ce qui comptait c’était l’onction du peuple.
Nous sommes pour la réinsertion des délinquants à condition qu’ils reconnaissent leurs erreurs et ne reviennent pas sur les lieux de leurs malversations comme si rien ne s’était passé.
Pour les municipales 2026 à Grenoble, Alain Carignon appelle à une large entente politique autour de sa personne et, en réponse, Emilie Chalas la cheffe de file des macronistes à la mairie, s’est empressée d’ouvrir un dialogue avec l’ancien maire corrompu.
Alain Carignon réécrit l’histoire une fois de plus en affirmant avec l’aplomb qu’on lui connait (DL du 21 février 2025) : « Mon histoire politique et personnelle, le fait que j’ai été injustement sali ». Encore une affirmation totalement fausse, Alain Carignon s’est sali lui-même dans une série d’importantes malversations révélées par la justice jusqu’à commettre l’acte le plus grave pour un élu comme le prouve la Cour d’appel de Lyon du 9 juillet 1996.
« …il n’a pas hésité à trahir la confiance que ses électeurs lui manifestaient, en monnayant le pouvoir de maire qu’il tenait du suffrage universel, afin de bénéficier d’avantages matériels qui se sont élevés à 19 073 150 francs et de satisfaire ses ambitions personnelles ; qu’il a ainsi commis l’acte le plus grave qui puisse être reproché à un élu ; qu’un tel comportement est de nature à fragiliser les institutions démocratiques et à faire perdre aux citoyens la confiance qu’ils doivent avoir en des hommes qu’ils ont choisis pour exercer le pouvoir politique…