Le 2 décembre, le maire annonce dans un communiqué que la bibliothèque Alliance ne sera pas fermée. Les fermetures des bibliothèques ont fait réagir de nombreuses associations et habitants, celle du quartier Alliance (la plus importante des 3) était celle qui impactait le plus la vie d’un quartier. La majorité municipale a proposé de revoir cette décision de fermeture. Le maire précise : « Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville. Elle y joue un rôle majeur comme lieu de lecture publique et d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquenté par des personnes de tous âges et de tous horizons. »
Cette décision représente un effort important pour la Ville qui va devoir compenser les économies prévues dans le plan de sauvegarde d’autres façons, même si la nouvelle organisation devrait coûter moins cher que l’actuelle. La nouvelle organisation du lieu entre bibliothèque et d’autres activités sera débattue avec les habitants et les bibliothécaires dans un processus de concertation qui va démarrer avec l’appui d’un médiateur externe (une SCOP).
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La bibliothèque Alliance ne fermera pas : une bonne et sage décision
Histoire de la construction des logements à Grenoble
La ville de Grenoble est une ville jeune. Les constructions de logements à Grenoble se sont accélérées après la seconde guerre mondiale, seulement 20 % étaient construites avant 1946. La majorité (61%) des logements a été construite entre 1946 et 1990 et 19 % après 1990.
Le rythme annuel des constructions a été très important de 1946 à 1970, s’est un peu ralenti entre 1991 et 2005 et depuis 2006, le rythme a dépassé les 800 logements par an.
| Périodes de construction à Grenoble des résidences principales | Construites entre 1919 et 1945 | Construites entre 1946 et 1970 | Construites entre 1971 à 1990 | Construites de 1991 à 2005 | Construites entre 2006 et 2010 | Construites de 2011 à 2013 |
| Moyenne annuelle des constructions | 310 | 1358 | 843 | 601 | 928 | 818 |
Évolution des catégories socio-professionnelles entre 2006 et 2013 à Grenoble
Entre 2006 et 2013, Grenoble a évolué dans la répartition des actifs entre catégories professionnelles. Il s’agit des six catégories INSEE. Les agriculteurs sont très minoritaires 22 seulement en 2006 et 16 en 2013.
En 2006, la catégorie la plus importante était celle des professions intermédiaires suivie des employés et des cadres et professions supérieures. En 2013 ce sont les cadres et professions supérieures qui passent en tête avec une nette progression de plus de 3 points, les artisans, commerçants et chefs d’entreprise progressent légèrement. Le taux des employés régresse ainsi que celui des professions intermédiaires et un peu moins les ouvriers qui progressent en nombre à cause de l’augmentation totale d’actifs de 15 à 64 ans.
Agenda
Mardi 6 décembre à 18 h 30 à l’hôtel de ville, dans le cadre de la préparation du PLU intercommunal, la ville organise un temps de synthèse et de clôture sur le Projet de ville de Grenoble
Préparation du budget 2017 de Grenoble
La Ville fait un effort important de pédagogie pour que les habitants puissent comprendre et suivre la préparation du budget 2017. Il y a eu des formations sur les impôts locaux et sur le fonctionnement d’un budget municipal, il y a les réunions publiques avant le vote du budget le 19 décembre et sur le site internet de la ville une vidéo très pédagogique (3minutes 30) présentant 3 grandes options pour élaborer un budget. « Les choix d’orientation budgétaire 2017 expliqués en vidéo »
Il y a aussi des panneaux donnant de nombreuses informations supplémentaires sur : comment marche le budget municipal, la situation financière de la Ville et le plan de sauvegarde et les projets d’avenir.
Cliquez ici pour accéder aux présentations vidéo et aux panneaux d’information.
Comment se déplacent les Grenoblois pour aller travailler
Les Grenoblois qui ont un emploi sont 55,7 % à travailler à Grenoble en 2013. En 2006 c’était à peu près la même chose (54,9%).
Par contre il y a une forte évolution dans les modes de déplacements entre les recensements de 2006 et 2013.
La plus forte évolution est dans la pratique du deux roues qui augmente de 44 %. Les transports en commun augmentent de 13 %, et il y a une diminution nette de l’utilisation de la voiture pour aller au travail (-16%).
Évolution de la structure des familles et des ménages dans les quartiers
La comparaison des données INSEE des recensements 2006 et 2013 par quartiers de la ville (découpage statistique IRIS) montre des évolutions nettes notamment dans la composition des familles et des ménages.
Pour l’INSEE, un ménage « désigne l’ensemble des occupants d’un même logement sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté (en cas de cohabitation, par exemple). Un ménage peut être composé d’une seule personne. »
Une famille « est la partie d’un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée :
– soit d’un couple vivant au sein du ménage, avec le cas échéant son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage ;
– soit d’un adulte avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale). »
Le taux de couples avec un ou des enfants reste très stable, par contre il y a une nette augmentation des taux de familles monoparentales qui passent de 16,9 % à 18,4 %. D’autre part, les ménages d’une seule personne augmentent d’environ 4000, passant de 37 774 à 41 681. Ce sont des paramètres qui impliquent une augmentation du nombre de logements pour une même population globale.
Une tribune libre du CLUQ
Nous avions proposé au CLUQ (Comité de Liaison des Unions de Quartier de Grenoble) une réaction suite à la votation citoyenne pour notre édition du 21 octobre, il n’avait pas pu le faire. Il profite de la lettre ouverte qu’il vient d’envoyer au maire pour nous proposer une réaction à notre article du 21 octobre. Nous éditons volontiers ce courrier accompagné de la lettre ouverte au maire du 11 novembre.
Nous proposerons à la majorité municipale d’y répondre si elle le souhaite. Nous souhaitons ainsi que le débat s’instaure et que les bonnes solutions émergent pour l’avenir, sachant que la question du stationnement payant (horodateurs et ticket résident) doit être revue de manière approfondie car des changements législatifs et règlementaires importants s’appliqueront au 1er janvier 2018.
A la rédaction de “Le Rouge et Le Vert”
Nous avons pris connaissance de votre article du 21 octobre titré « Succès du vote sur les budgets participatifs et mitigé sur la votation citoyenne ». Si nous partageons un certain nombre de vos remarques, nous ne pouvons pas vous suivre quand vous concluez que « Quoi qu’il en soit, l’essentiel de l’objectif de cette votation est atteint et les deux parties peuvent trouver satisfaisant ce premier exercice de votation citoyenne (…) » ni quand vous écrivez que « le CLUQ a admis à demi-mot [que croire que seule l’abrogation pouvait conduire à la concertation n’était pas la bonne méthode] puisque n’ayant pas obtenu l’abrogation il demande tout de même la concertation. »
La vacance commerciale au centre-ville
L’Inspection générale des finances et le Conseil général de l’environnement et du développement durable ont rédigé un rapport rendu public par le gouvernement le 20 octobre. Intitulé « La revitalisation commerciale des centres-villes » pour les villes moyennes. Ce rapport montre une accentuation du phénomène : la vacance commerciale des centres-villes est ainsi passée de 6,1% à 10,4% entre 2001 et 2014. Les villes moyennes sont particulièrement vulnérables : 55% d’entre elles ont un taux supérieur à 10% contre seulement 27% dans les grandes villes.
Même si ce rapport est axé sur les villes moyennes, il fait 16 propositions qui peuvent aussi intéresser les centres-villes des métropoles.
Les perspectives financières pour Grenoble
Lors du Conseil municipal du 7 novembre, le débat a porté sur les orientations budgétaires, préambule au vote sur le budget 2017 qui aura lieu le 19 décembre.
Le point central était de présenter les orientations qui permettent de redresser dès 2018 une situation très dégradée par l’héritage laissé par l’ancienne majorité en 2014 et amplifiée par les baisses des dotations de l’Etat depuis 2015.
Les orientations proposées appliquent concrètement le plan de sauvegarde des services publics locaux qui a débuté dès 2016, va s’accélérer en 2017 et se terminer en 2018.
Le rapport d’orientation budgétaire est en ligne ici.
Les points principaux qu’il faut retenir :
Politique politicienne
Ces dernières semaines, les Grenoblois ont été abreuvés de documents accusant le maire de tuer les services publics en faisant des économies. Provenance de ces documents : le PS, le PC et certains syndicats. Or jamais à aucun moment ils n’indiquent la source des difficultés et de l’austérité imposée à Grenoble et à toutes les autres communes : les baisses violentes des dotations de l’Etat décidées par le gouvernement et le Président de la République. Quand on ne s’attaque pas aux vraies causes on loupe la cible. Politique très politicienne !
Est-ce que vous êtes intéressé par l’activité politique du député de la 3ème circonscription de l’Isère, M. Destot ? Sur son blog de député vous apprenez que la fin de saison 2016 en montagne du citoyen Destot (il n’était pas en mission) : « s’est achevée avec le mois d’octobre. Au compteur 51 415 m de dénivelé positif, désormais mon record personnel. Au total 59 sorties dont 5 en haute montagne… ». Chapeau bas, car quel montagnard ayant une mission à temps plein rémunérée sur argent public arrive à cumuler 59 sorties en un été ? C’est une façon originale d’attirer les passionnés de montagne vers la politique, non ? Très intéressant comme bilan politique pour se représenter à la députation pour la 7ème fois au bout de 29 ans de mandat sans interruption !
Rénovation de la tour Perret
La tour Perret du nom de l’ingénieur spécialiste du béton armé à qui nous devons, notamment, la reconstruction du Havre, a été construite en 1924, elle est la première tour de ce type construite en Europe. Elle fait donc partie, comme la Villeneuve, d’un des rares patrimoines architecturaux dont cette ville peut s’enorgueillir. L’accès au sommet est interdit au public depuis 1960. Des analyses menées en 2011 ont confirmé la bonne stabilité de l’ouvrage et la nécessité d’engager rapidement la restauration des bétons pour éviter une dégradation irréversible.
Le Conseil municipal vient de prendre une délibération pour engager enfin une réhabilitation qui exige une recherche de financements publics et privés. La ville « prévoit de faire appel au mécénat d’entreprise et au mécénat participatif au moyen d’une souscription de mécénat populaire. Des subventions seront également sollicitées auprès de l’État, la Région Rhône-Alpes, le Département de l’Isère, Grenoble-Alpes-Métropole, l’Europe et tout autre cofinanceur potentiel.
Agenda
Samedi 5 novembre de 9 h 30 à 12 h au Musée de Grenoble, un forum de partage des travaux des ateliers sur le Projet de la ville de Grenoble en vue de nourrir le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal en cours de réflexion au sein de la Métropole. Il s’agit de traduire les orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), dans les quartiers de Grenoble. Le PADD intercommunal sera débattu lors du Conseil municipal du 7 novembre.
Conseil municipal 7 novembre à 18 h à l’Hôtel de Ville. Un conseil très copieux. Débat sur le rapport d’orientation budgétaire pour 2017 qui fixe les grandes orientations qui seront traduites dans le budget 2017 lequel sera voté le 19 décembre, ainsi que le rapport sur le développement durable et l’égalité femme/homme dans le personnel municipal. Débat sur les orientations générales du PADD du PLU intercommunal. Projet de réhabilitation de la Tour Perret. Réaménagement du Rondeau et de l’A480. Décisions modificatives pour le budget principal et les budgets annexes. Rapports annuel de nombreux satellites de la ville (Alpexpo, CCIAG, Grenoble Habitat, Actis, Régie du téléphérique…) et des délibérations sur la culture, le sport et le scolaire. Lire le reste de cet article »
Qui a ruiné Grenoble : la corruption (suite)
Les Grenoblois ont payé cher, très cher le passage aux affaires de la droite entre 1983 et 1995.
Lorsque le 3 novembre 1989 le maire Alain CARIGNON a signé pour vingt-cinq ans les contrats de délégation des services publics de l’eau et de l’assainissement de la ville de Grenoble avec la société COGESE (filiale commune des groupes MERLIN et LYONNAISE DES EAUX créée pour l’occasion), il savait que les usagers allaient rembourser les 110 millions d’euros qui devaient être versés par cette société dans les caisses de la ville jusqu’en 2014. Il savait que les mêmes usagers allaient supporter le coût de ses voyages en avion taxi, de son appartement de 280 m2 à Paris, de ses leçons d’anglais, de sa croisière de luxe en Méditerranée et surtout du renflouement de son groupe de presse DAUPHINÉ NEWS (journaux Dauphiné News et News Gratuit)… d’un coût de 2,9 millions d’euros entre 1984 et 1993 ! Voyons ce qu’il en est de cette affaire qui a aussi contribué à la ruine de Grenoble et à l’enrichissement de son maire.
Lire le reste de cet article »
Nouveau site internet pour le Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Ecologistes
Le rassemblement politique qui compte 42 élu-es au Conseil municipal de Grenoble vient de créer un nouveau site internet.
Dorénavant pour suivre les activités du Rassemblement, il faut aller sur le site rassemblement-grenoble.org
Pour suivre les activités du groupe des 42 élu-es : unevillepourtous.fr
Rappel, le Rassemblement est soutenu par les mouvements politiques : Réseau citoyen, ADES, EELV, Parti de Gauche, Nouvelle Donne, Ensemble !
Le Rassemblement vient de répondre aux « fausses vérités du PS grenoblois » :
Les propos mensongers du parti socialiste grenoblois
Le PS grenoblois refuse d’assumer la vérité sur sa calamiteuse gestion financière de la fin de son mandat en 2014. Dans un texte qu’il diffuse largement dans Grenoble il prétend dire « la vérité budgétaire » en arrêtant ses responsabilités à l’année 2013. Il veut faire oublier aux Grenobloises et au Grenoblois qu’il a fait voter fin 2013 le budget pour l’année 2014, un budget qui camoufle de très importantes dérives financières notamment des augmentations cachées liées à des embauches excessives de personnel durant la fin de l’année 2013. Et comme aimait à le dire et répéter M. Destot : « Il ne suffit pas d’affirmer pour être dans le vrai». Effectivement il ne suffit pas d’affirmer, il faut démontrer. Or le PS ne démontre rien, bien au contraire, il s’enfonce un peu plus, si c’était encore possible.
Avant les élections municipales des 23 et 30 mars 2014, lors d’une réunion de la Direction Générale des Services le 4 mars 2014, des informations inquiétantes sur les dérapages financiers par rapport aux prévisions budgétaires avaient été présentées. Le projet de compte administratif, récapitulant les ressources et les dépenses de 2013 – qui sera arrêté définitivement après les élections municipales, en juin 2014- montre un dérapage de plus de 4 millions d’euros de la masse salariale par rapport aux prévisions budgétaires de 2013. Mais pire, dès février 2014, la masse salariale va dépasser de 6,53 millions d’euros la prévision du budget 2014 et ce dépassement n’est pas dû uniquement aux dépenses supplémentaires liées aux rythmes scolaires (augmentation de seulement 2,8 M€). Cette réunion de la direction générale du 4 mars 2014 décide que l’écart des comptes avec le budget doit être ramené à 3 M€ et pour cela qu’il faudra ajuster les effectifs au-delà même de 2014.
Qui a ruiné Grenoble : la corruption (suite)
Les Grenoblois ont payé cher, très cher le passage de la droite aux commandes de la mairie entre 1983 et 1995.
Le 18 avril 1995 conformément aux réquisitions du parquet, le juge d’instruction rend une ordonnance renvoyant tous les prévenus de l’affaire CARIGNON devant le tribunal correctionnel de Lyon. Dans son ordonnance de cent pages, le juge souligne notamment « l’extrême gravité du trouble causé à l’ordre public par le processus de corruption impliquant un élu (…) en monnayant un acte de la fonction qui lui a été confiée par le suffrage, la personne investie d’une parcelle de l’autorité publique contourne les règles de transparence et de concurrence, fondement de l’économie de marché, discrédite sa légitimité, sacrifie l’intérêt général au profit d’intérêts particuliers et trahit les devoirs de sa charge. » Devant les arguments de la défense il ajoute « qu’en contradiction avec les démentis sommaires et systématiques opposés par Alain CARIGNON à l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés, les multiples charges résultant du dossier viennent administrer la preuve de la mauvaise foi et de la prévarication du maire de Grenoble. »
Voici quelques détails de l’instruction de ce dossier rappelant la genèse de l’opération de corruption qui va aboutir à la privatisation du service de l’eau et de l’assainissement qui va coûter très cher aux Grenoblois.
Impôt sur le revenu des Grenoblois
Seulement 49,1% de foyers fiscaux sont imposés sur le revenu à Grenoble, ce qui est la même proportion en Isère (49,6%), en Rhône-Alpes (48,5%). C’est néanmoins plus important qu’au niveau national (45,5 %) en 2014. Le foyer fiscal imposé paye en moyenne 3360 €. Au total les Grenoblois payent 153 millions d’euros d’impôts sur les revenus
Seulement 1,3% des foyers fiscaux ont un revenu fiscal de référence de plus de 100 000 €. Ils payent en moyenne 31 200 € d’impôt sur le revenu. Au niveau national, ces heureux contribuables sont un peu plus nombreux (1,9%) et payent en moyenne un peu plus : 37 400 €. Quelle chance de contribuer et ils se plaignent !

