
Les projets « Les Quartiers fertiles » visent à déployer l’agriculture urbaine sous toutes ses formes (jardins d’insertion, micro-fermes urbaines, projets complexes…) dans une centaine des 450 quartiers du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), mis en œuvre par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). 75 lauréats ont déjà été annoncés lors des deux précédentes vagues et 48 nouveaux lauréats ont été dévoilés le 16 avril, dans le cadre de la deuxième vague.
On y trouve les projets de Grenoble-Echirolles : Ferme urbaine coopérative de Grand’Alpe et de Saint-Martin-d’Hères : Champiloop – les champignons comme solution.
Ferme urbaine coopérative de Grand’Alpe, la description synthétique du projet
« Le projet consiste en la création d’une ferme urbaine coopérative sur un terrain d’environ 1,5ha, à l’interface de plusieurs quartiers. La ferme produira des légumes à destination des habitants des quartiers, via un système de paniers (type AMAP). Les habitants devront en contrepartie participer à la vie de la ferme. D’autres services seront développés, comme la formation de médiateurs pairs autour du bien vivre alimentaire. Ces médiateurs participeront, au même titre que la ferme, à la sensibilisation des habitants sur les questions alimentaires et d’environnement.
Type de projet : Production, services
Quartier NPNRU : Villeneuve-Village Olympique (Grenoble) et Essarts-Surieux (Echirolles)
Porteur de projet : Collectif Autonomie Alimentaire de Grenoble
Calendrier : préfiguration du projet de février à septembre 2021, installation de la ferme de février 2022 à septembre 2022, stabilisation du projet en 2023 »
Champiloop, les champignons comme solution, la description synthétique du projet
Le projet consiste en la création d’une champignonnière dans un parking silo en jachère, par une entreprise locale : Champiloop. Déjà basée sur l’agglomération grenobloise, l’objectif est de développer l’activité sur la fabrication de substrat avec des intrants locaux. La production sera vendue sur site, via le réseau AMAP ou encore à des restaurateurs. En parallèle, des ateliers pédagogiques autour de la production alimentaire auront lieu dans des locaux annexes.
Type de projet : Production, transformation
Quartier NPNRU : Quartier Renaudie, Saint-Martin d’Hères
Porteur de projet : Champiloop











Le 1er juin, l’Agence BIO a tenu une conférence de presse qui a porté sur les chiffres du bio de l’année 2017. Cette agence joue un rôle d’observateur du secteur et de son évolution. Chaque année, elle publie des données relatives à la production, la transformation et la distribution des produits bio, dont les chiffres font ensuite référence et œuvre à la structuration des filières biologiques en France et apporte son soutien aux entreprises du secteur.
Les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) tirent le signal d’alarme au vu de l’accélération de l’artificialisation et l’accaparement des terres. Dans sa revue « le prix des terres » la fédération nationale des Safer explique qu’en France, le marché de l’artificialisation a été divisé par 2 entre 2007 et 2014. Mais, depuis 2015, il repart à la hausse. « Ne l’oublions pas : la vie de chacun d’entre nous dépend des espaces naturels (agricoles, forestiers et autres). Ces espaces étant finis, un monde durable exige l’arrêt de l’imperméabilisation de nos territoires. Nous protégeons d’ores et déjà les forêts et les espaces de biodiversité remarquable. Nous devons, de même, protéger les sols agricoles, en priorité ceux qui présentent le meilleur potentiel. Cette protection est indispensable pour s’adapter au réchauffement climatique et réduire le déficit européen de terres agricole ». En 2016 le nombre de ventes de terres agricoles pour l’urbanisation (extension de villes, infrastructures…) a bondi de 22% ! Et les surfaces correspondantes de 24% ! Ces ventes représentent 30.000 hectares en 2016.
Les résultats de la 1ère enquête de l’Observatoire de la biodiversité végétale en ville ont été restitués le 12 novembre.
En octobre, le ministère de l’agriculture, à la suite de la remise du rapport de Brigitte Allain, députée écologiste de la Dordogne, sur les circuits courts et la relocalisation des filières agricoles et alimentaires, a édité deux documents destinés à favoriser l’approvisionnement local dans la restauration collective.
Le 30 juin 2015 le Journal de l’environnement livre un article à partir d’une étude de chercheurs britanniques très alarmiste sur la capacité de la planète à nourrir tous ses habitants. Encore une conséquence du changement climatique.