Le Cabaret Frappé se tiendra du 15 au 20 juillet 2017 au Jardin de ville. 100% gratuit et sans réservation. Pour retrouver sa riche programmation, aller sur son site.
Archives pour le mot-clef ‘culture’
Agenda
Conseil municipal du 10 juillet : A480 et bibliothèques
Le conseil municipal extraordinaire du 10 juillet comportait à l’origine un seul point à l’ordre du jour, l’avis de la ville sur le dossier d’enquête publique concernant l’élargissement de l’A480. S’est rajouté ensuite un point d’information sur les bibliothèques.
Sur l’A480, le maire avait invité les porteurs du projet (AREA pour A480 et les représentants de l’Etat pour le Rondeau) à présenter les grandes lignes des travaux prévus (ce que n’avaient pas fait la Métro et le département). Des précisions intéressantes ont été apportées mais qui ne répondaient pas toutes aux interrogations et aux demandes argumentées de la majorité municipale. Sur l’aménagement du Rondeau, tout le monde s’accordait à reconnaitre que sous la maîtrise d’ouvrage de l’Etat le projet était positif. Par contre sur le projet d’élargissement de l’A480 une question restait : va-t-on oui ou non basculer de la logique autoroutière à celle du vrai boulevard urbain ?
Bibliothèques : un débat ouvre des solutions à valider prochainement

© Ville de Grenoble
Le Conseil municipal du 22 mai a été marqué par un long débat (2h), serein et constructif, sur l’avenir de la lecture publique à Grenoble avec le collectif Touchez pas à nos bibliothèques. Ce collectif avait rassemblé 4 000 signatures dans le cadre du dispositif municipal d’interpellation citoyenne.
La lecture publique joue un rôle majeur à Grenoble, avec un réseau très dense et un personnel plus qualifié que dans la moyenne des villes, mobilisant plus du quart du budget culture. C’est ce qui explique la vigueur de la réaction citoyenne face aux décisions de regroupements de sites et de diminution de formats de 3 bibliothèques de quartier annoncées par la mairie dans le cadre du plan de sauvegarde des services publics locaux.
Après la nécessaire phase de vérification de la validité des signatures la Ville et les représentants du collectif ont dialogué pendant plusieurs semaines, sous la conduite de Corinne Bernard, adjointe aux cultures, pour trouver ensemble comment répondre aux besoins actuels des usagers et habitants, en cohérence avec le projet communal sur la lecture publique.
Laïcité et fait religieux dans les bibliothèques publiques
L’inspection générale des bibliothèques a rendu en septembre 2016 un rapport à la ministre de la culture sur la laïcité et le fait religieux dans les bibliothèques publiques. La lettre de mission des ministres de la culture et de l’éducation nationale date de novembre 2015, elle demandait « des recommandations concrètes et des pistes d’innovation concernant l’optimisation des moyens mobilisés au service des usagers » ; il sera intéressant d’examiner le rapport sur ces questions quand il sortira. La lettre de mission n’incluait pas le thème de la laïcité, c’est la ministre de la culture qui l’a rajouté.
Délibération cadre sur la politique culturelle de Grenoble
Le conseil municipal du 6 février a adopté une délibération qui fixe le cadre de la politique culturelle pour les années à venir. L’adjointe aux cultures Corinne Bernard a d’abord rappelé la vitalité des pratiques culturelles à Grenoble, avec un héritage très riche des politiques culturelles successives, et indiqué que le budget consacré aux cultures était avec plus de 31 millions d’euros le deuxième après l’éducation (46,6 M€). Ces deux priorités montrent bien les priorités portées par la politique municipale.
Les oppositions ont critiqué cette délibération mais n’ont rien proposé comme alternatives.
Evolution du budget de la culture à Grenoble
Pour mieux comprendre comment se structure le plan de sauvegarde des services publics locaux (2016-2018) il est intéressant d’examiner, par exemple, comment évolue depuis 2015 le budget de fonctionnement de la culture. Contrairement à ce que dit la rumeur publique, les choix faits ne sont pas issus d’une gestion d’austérité comprimant les dépenses n’importe comment. Des priorités politiques ressortent clairement pour organiser une sauvegarde des services les plus essentiels.
Par exemple, si la diminution consécutive à la baisse des dotations de l’Etat avait été faite proportionnellement au poids de chacun des grands postes d’activité de la commune, la perte du budget des bibliothèques aurait dû être de plus de 0,5 M€ entre 2015 et 2017. Or le budget des bibliothèques est resté constant à 8,4 M€. Il augmente même en pourcentage.
MC2 2004-2014, un sévère rapport de la Chambre Régionale des Comptes
Le 12 décembre la Chambre Régionale des Comptes vient de rendre public son rapport d’observations définitives sur la gestion de la Maison de la Culture de Grenoble (MC2) durant les années 2004 à 2014, c’est-à-dire sous la responsabilité de MM. Destot et Safar (président du CA de la MC2).
La synthèse du rapport, dans un langage diplomatique, donne déjà le ton :
«Dotée d’un budget de 13 M€ en 2014, la MC2 organise près de 250 représentations par saison consacrées essentiellement au théâtre, à la danse et à la musique et accueille plus de 110 000 spectateurs. L’action culturelle en direction de la population éloignée du spectacle vivant est active et la politique tarifaire, différenciée, cherche à fidéliser le public et à attirer les jeunes ainsi que les publics défavorisés Conformément à la mission de scène nationale dévolue à la MC2, la programmation reflète l’ensemble des genres du spectacle vivant et le nombre des créations tend à augmenter sur la période.
La bibliothèque Alliance ne fermera pas : une bonne et sage décision
Le 2 décembre, le maire annonce dans un communiqué que la bibliothèque Alliance ne sera pas fermée. Les fermetures des bibliothèques ont fait réagir de nombreuses associations et habitants, celle du quartier Alliance (la plus importante des 3) était celle qui impactait le plus la vie d’un quartier. La majorité municipale a proposé de revoir cette décision de fermeture. Le maire précise : « Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville. Elle y joue un rôle majeur comme lieu de lecture publique et d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquenté par des personnes de tous âges et de tous horizons. »
Cette décision représente un effort important pour la Ville qui va devoir compenser les économies prévues dans le plan de sauvegarde d’autres façons, même si la nouvelle organisation devrait coûter moins cher que l’actuelle. La nouvelle organisation du lieu entre bibliothèque et d’autres activités sera débattue avec les habitants et les bibliothécaires dans un processus de concertation qui va démarrer avec l’appui d’un médiateur externe (une SCOP).
Définition des équipements culturels et sportifs d’intérêt métropolitain
Le 3 novembre, le Conseil de la métropole a adopté (à l’unanimité moins 24 abstentions) la liste des équipements sportifs et les équipements culturels d’intérêt métropolitain.
La loi impose que la Métropole soit compétente pour la création, l’aménagement, l’entretien et le fonctionnement d’équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs d’intérêt métropolitain.
Cet intérêt métropolitain est déterminé à la majorité des deux tiers de l’assemblée délibérative. La Métro devait choisir avant le 1er janvier 2017 sur ces nouvelles compétences, sinon elle était obligée d’en prendre l’intégralité !
Agenda
A ne pas manquer : les 28èmes Rencontres du Jeune Théâtre Européen à Grenoble du 1er au 10 juillet 2016. Elles accueilleront 15 compagnies de 11 pays différents. Tous les détails sur le site.
L’avenir de certaines bibliothèques
Les fermetures annoncées de « petites » bibliothèques font évidemment couler beaucoup d’encre, oubliant qu’elles s’accompagnent d’un renforcement du service rendu par les bibliothèques les plus proches. Afin de comprendre ce qui se joue à ce sujet, nous avons interrogé Anny Beetschen, bibliothécaire à la retraite et syndicaliste qui nous explique que les fermetures de Prémol et de Hauquelin ne posent pas de problème en termes de service réellement rendu aux habitants. C’est confirmé par d’autres bibliothécaires.
Lire le reste de cet article »
Budgets des cultures : gardons le sens de la mesure !
Rappelons d’abord une réalité trop souvent méconnue : en France le budget du Ministère de la Culture est concentré à 70% sur les grandes institutions parisiennes. Dès lors en province l’essentiel de l’effort culturel pour soutenir ce secteur repose sur les collectivités locales… à qui l’Etat a décidé de faire supporter l’essentiel de la cure d’austérité imposée pour respecter les plafonds d’endettement européens ! Voilà la première cause des difficultés du secteur culturel, par ailleurs miné par un recours abusif à la précarité de l’emploi.
Drôle de débat qui s’instaure sur les financements des activités culturelles par la ville de Grenoble. On comprend bien que chaque acteur subventionné défende son niveau de subvention ou voudrait l’augmenter, mais dès que la ville s’interroge sur le niveau de financement qu’elle peut allouer à telle ou telle activité et quelle propose une diminution d’une subvention, des réactions passionnelles crient à la remise en cause des activités culturelles, comme s’il était interdit de s’interroger sur la manière dont est utilisé l’argent public. Rappelons simplement que la Constitution impose que les citoyens puissent contrôler l’utilisation de l’argent public et qu’ils ont le devoir de critiquer les mauvaises gestions. Aucun gestionnaire d’argent public n’est en droit d’exiger de recevoir pour l’avenir la même subvention ! La démocratie impose que l’utilisation de l’argent public se discute et qu’il n’y ait pas de situation acquise pour l’éternité. C’est aussi pour cela que la nouvelle majorité a décidé de mettre en place des comités d’avis pluralistes (mêlant élus, personnes qualifiées et citoyens tirés au sort) statuant sur les subventions aux associations et structures culturelles, en rompant ainsi avec la politique du « fait du prince » antérieure et en veillant à la pluralité et au renouvellement des bénéficiaires.
La culture hors-sol bio, une bonne idée pour végétaliser les toits
L’Association Française de Culture-Hors-Sol, dirigée par Yohan Hubert, basée à Grenoble, développe de nombreuses réalisations, en France et à l’étranger, d’agriculture et végétalisation biologique hors-sol, notamment sur les toits des immeubles. Elle avait réalisé la culture hors-sol au-dessus de la bibliothèque du centre-ville et se propose d’équiper le toit d’un grand parking public de Grenoble avec l’équivalent d’une surface totale de culture de plus de 2000 m2. Elle développe une agriculture urbaine sans pesticides, ni herbicides, entièrement bio avec des activités ludiques et pédagogiques et même des petites restaurations de crudités issues de la production des cultures. Elle projette avec le Conseil départemental de mettre en place des dispositifs d’insertion dans ces projets.
Agenda : conseil municipal, lanceurs d’alerte, Flûte Enchantée…

© Ville de Grenoble
Conseil municipal lundi 23 mars à 18 h : Création des conseils Citoyens Indépendants (voir article), mise en place d’une mission d’information et d’évaluation sur les frais de mission des élus (voir article) et 56 autres délibérations : ordre du jour à décharger ici.
Mercredi 25 mars de 19h à 22h à l’Amphi Weil (campus de Grenoble). Lanceurs d’alerte et cas de censure, Clearstream contre Denis Robert.
Dans le cadre du cycle « Connaissances censurées ? Sciences et liberté d’expression » piloté par le collectif Cortecs :
Une projection-débat avec le journaliste Denis Robert
Agenda : « désherbage », solidarité avec le peuple grec

©Bibliothèques de Grenoble
Vente de livres, revues et CD déclassés
Comme chaque année, les Bibliothèques municipales de Grenoble proposent à la vente plusieurs milliers de livres, revues et CD déclassés et en bon état, qui feront le bonheur des enfants, des bourses modestes, des grands lecteurs et des collectionneurs. pour en savoir plus sur cette opération, lire ici.
Cela commence vendredi 13 et se poursuit samedi 14 février 2015 de 10 h à 17 h à la Chaufferie 98, rue Léon Jouhaux à Grenoble
Musiciens du Louvre, une mise au point
La très forte diminution de la subvention à l’association des Musiciens du Louvre fait couler beaucoup d’encre. Il n’est pas inutile de préciser tout de même quelques réalités que beaucoup ignorent et que nous avons collectées auprès de personnes très au fait de la vie de la musique classique grenobloise.
Il est intéressant de comprendre comment les Musiciens du Louvre ont remplacé l’Ensemble Instrumental de Grenoble qui était un orchestre permanent avec quelques 40 musiciens grenoblois, et dont l’activité essentielle se déroulait sur le territoire de Grenoble et de l’Isère.
Musiciens du Louvre, suite…
Les oppositions se plaignent que la majorité n’agit pas, mais quand elle agit, elles se plaignent encore plus ! Revenons sur la suppression d’une partie de la subvention à l’association les Musiciens du Louvre.
Il faut savoir garder mesure. En aucun cas la municipalité rejette la musique classique qui est solidement présente et le restera à Grenoble avec le Conservatoire, les deux orchestres universitaires, la MC2, l’Harmonie et les Musiciens du Louvre.
Les Musiciens du Louvre sont un orchestre de dimension internationale et avec les fortes baisses des dotations de l’Etat, Grenoble ne peut plus participer à la même hauteur financière que par le passé. La municipalité maintient les avantages en nature à hauteur de plus de 100 000 € à cette association, ce qui n’est pas négligeable.
Les Musiciens du Louvre, quel avenir ?
Les lobbies se réveillent… et s’inquiètent de savoir s’ils vont continuer à être aussi bien traités que par le passé. Samedi 14 juin, l’orchestre des Musiciens du Louvre a fait trois concerts gratuits en ville et les musiciens en ont profité pour transmettre leurs inquiétudes au sujet de leur avenir et l’ont fait largement savoir dans les médias.
Pourtant, il n’y a aucune raison que leur avenir soit menacé, car c’est un très bon orchestre connu au niveau européen, c’est seulement le montant de l’importante subvention municipale qui peut être en diminution.
En fait, ils ne craignent pas pour leur avenir, mais pour leur subvention. Mais ce soutien municipal n’est pas indispensable pour eux qui ont de très nombreuses activités diverses en Europe et dans le monde. La ville de Grenoble, depuis de longues années, verse une subvention très importante à cet orchestre : en 2013 la subvention se montait à 438 000 € et un soutien en nature (locaux) était évalué à plus de 100 000 € ! C’est une des plus grosses subventions versée par la ville. En comparaison, le département et la région versent à eux deux 220 000 € de subventions.
Dans cette période de grandes difficultés financières les efforts seront demandés à beaucoup et d’autant plus à ceux qui ont été très bien traités, rien de plus normal.
Le « Guetta Pan » : à quand un soutien pour la scène locale ?
Le « Guetta Pan » : un collectif réunissant plusieurs associations organisatrices de soirées invite le public à un grand défilé musical, baptisé « Guetta Pan », dans les rues de Grenoble, le 28 juin pour exprimer leur ras-le-bol. C’est le jour du concert de David Guetta au Stade des Alpes. « La ville met à disposition son plus bel équipement et des moyens importants alors qu’on nous met des bâtons dans les roues… David Guetta est aux antipodes de ce que représente la culture techno » déclarent les organisateurs. Les acteurs des musiques actuelles tenteront donc de prouver que Grenoble dispose d’un atout : « l’existence d’une scène alternative».
Le défilé partira à 18 h du cours Berriat (près de Cap Berriat) pour s’achever au parc Mistral.
Conseil général : les acteurs culturels se rebiffent
De nombreux acteurs culturels du département s’étaient mobilisés en 2010 et 2011 contre les coupes budgétaires du Conseil général de l’Isère (CGI). Ils avaient obtenu que les baisses budgétaires annoncées soient annulées ou revues. Mais avec le budget 2013, les coupes sombres ont été revotées. Voici l’appel à manifester le 24 janvier devant le CGI :
