Un des grands enjeux des politiques publiques est de limiter la pollution atmosphérique due à la circulation automobile qui a des conséquences très néfastes sur la santé et aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Par le développement d’alternatives à la voiture pour les déplacements il y a eu une nette diminution du trafic automobile dans la ville centre ces dernières années. On sait très bien que pour diminuer le trafic il faut que l’utilisation de la voiture soit contrainte par la diminution des capacités des voiries et par la diminution de l’offre de stationnement pour ceux qui se déplacent. L’abandon de l’utilisation fréquente de la voiture se fait d’autant plus facilement que des alternatives performantes sont proposées, le tram a été de ce point de vue très efficace. Une question : est-ce que le stationnement payant a eu des conséquences sur l’équipement en voitures des ménages grenoblois ?
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Les voitures à Grenoble et le stationnement payant
Le point sur l’A480
Depuis que l’Etat a décidé de concéder à AREA l’A480 pour qu’elle l’élargisse à 2 fois 3 voies au gabarit autoroutier (en contrepartie de travaux d’élargissement fixés à 300 M€), le dossier est revenu sur le devant de la scène. La droite applaudit cette décision, J. Safar de même. Le Président de la Métro, qui porte une position de la Métro clairement opposée à cet élargissement mais favorable au réaménagement du Rondeau, a paru évoluer en évoquant qu’il ne fallait pas se priver des 300 M€. Le maire de Grenoble, fidèle à ses engagements a déposé un recours gracieux contre le décret du 21 août 2015. Après les recours gracieux, les recours en excès de pouvoir doivent arriver au Conseil d’Etat avant la fin février. Les personnels de l’Etat qui étaient affectés aux interventions sur l’A480 protestent contre leur transfert à AREA et tout le monde s’agite sur le réaménagement du Rondeau.
Le projet « Cœurs de villes, cœurs de Métropole » est lancé
Une délibération importante a été votée le 29 janvier à la Métro pour lancer le projet urbain, « Cœurs de villes, cœurs de Métropole ». Il s’agit de traiter de manière globale l’amélioration des espaces publics, d’aider au développement économique, soutenir le commerce, améliorer la qualité de l’air, développer les mobilités douces (marche à pied et vélo) et les transports en commun, apaiser la circulation automobile et promouvoir le tourisme.
Le projet urbain part de constats identifiés depuis longtemps : un centre-ville trop limité et fragmenté ; des conflits d’usage sur l’espace public clairement identifiés ; une place de la nature insuffisante et un patrimoine trop peu mis en valeur ; les boulevards Rey, Agutte-Sembat et Lyautey, porteurs actuels de fortes nuisances (sonores et pollution de l’air dépassant souvent les seuils règlementaires).
Les finances du SMTC en équilibre fragile
La forte diminution de la subvention du Conseil général au SMTC sous la majorité de gauche a été maintenue par la nouvelle majorité du Conseil départemental. Heureusement la Métro et le département ont accepté de verser à parité durant 10 ans une subvention de fonctionnement supplémentaire de 15,75 M€ annuellement. Ce qui permet au SMTC de sortir la tête de l’eau et de préparer un budget 2016 tenable.
Le Débat d’orientation budgétaire (DOB) a précisé les grands équilibres financiers pour l’année 2016.
Des changements de comportements obligatoires…
On reproche souvent aux politiques de ne pas avoir le courage d’attaquer les problèmes à la racine et de faire du clientélisme pour être réélus. A Grenoble et à la Métro les responsables politiques entendent répondre sans démagogie au défi majeur de notre temps qui est la limitation des dégâts du changement climatique qui vont aller en s’accélérant ainsi que la limitation de la pollution atmosphérique dont les agressions sur la santé sont maintenant prouvées.
Beaucoup de Grenoblois râlent contre les contraintes qui sont, ou seront, mises en place notamment sur la circulation automobile, les déplacements, le stationnement et certains projets immobiliers… Les décisions prises par la ville de Grenoble et la Métro se développent dans un but très précis valable à court, moyen et long terme : il s’agit de pouvoir continuer à vivre correctement dans notre ville et notre agglomération pour nous et nos descendants.
Métropole à 30 km/h : des conséquences positives
Évidemment le passage à 30 km/h n’est pas évident mais les conséquences sur la santé seront intéressantes si les conducteurs changent leur mode de conduite.
- Les accidents de la route sont moins violents (donc moins de décès ou de conséquences graves), l’espace de la voirie étant mieux partagé.
- Le bruit de la circulation est nettement diminué
- Une conduite apaisée est moins consommatrice de carburant et émet moins de gaz à effet de serre, car il y a moins d’accélérations (même si le passage de 50 à 30 km/h ne conduit pas à une diminution des émissions de particules fines)
« La ville grandeur nature », encore un effort !
La Métro et la commune de Chamrousse avaient candidaté sur le projet « Démonstrateurs industriels pour la ville durable » qui avait été lancé le 8 octobre dernier lors de la préparation de la COP 21 par le ministère de l’écologie. Leur projet s’intitule « La ville grandeur nature » et vise l’intégration de l’offre de tourisme de Chamrousse avec la région métropolitaine, « en développant notamment la liaison par câble vers les stations de ski ; organisation de la coopération entre acteurs économiques pour une croissance durable ; expérimentation à l’échelle réelle de services innovants intégrés au sein d’une plate-forme de démonstration urbaine et territoriale. »
Le 23 décembre, sur 22 dossiers, seuls 11 ont été retenus et 5 devront être revus dont celui de la Métro, le dossier doit être complété avant le 15 février 2016.
Limiter la vitesse sur une autoroute urbaine sera possible pour assurer la qualité de l’air dans la ville
Le 24 novembre 2015, la ministre de l’écologie a transmis aux préfets une circulaire du 24 « relative à la limitation de vitesse sur autoroute pour des motifs de qualité de l’air ».
A la demande des maires ou de l’exécutif compétent pour la police de circulation, le préfet pourra désormais limiter la vitesse des autoroutes traversant les villes pour minimiser les émissions de polluant, y compris en dehors des pics de pollution.
Le résumé de la circulaire précise : « des mesures de limitation de vitesse peuvent être édictées selon des considérations de qualité de l’air. Sur les autoroutes, ces mesures peuvent être prises par le préfet de département dans le cadre de plan de protection de l’atmosphère ou en cas de pic de pollution. En dehors de ces situations, les limitations de vitesse sur autoroute peuvent être prises par le préfet sur le fondement de son pouvoir de police de la circulation et sur la base d’études circonstanciées ».
Avancement du plan d’action « Logistique urbaine durable »
Conformément à l’engagement de la majorité municipale (n° 48), les réflexions avancent au niveau de la ville et de la Métro. La ville de Grenoble est partenaire du plan d’action « Logistique urbaine durable« , lancé officiellement début 2015 (délibération en Conseil municipal), et qui vise à améliorer et faciliter les livraisons et expéditions de marchandises à l’échelle de la Métropole. Ce plan comprend 16 actions pour optimiser les flux de marchandises au sein de la métropole grenobloise : évolution de la réglementation des livraisons, amélioration de la desserte du centre-ville via un Centre de Distribution Urbaine (CDU), optimisation du fonctionnement des aires de livraison, création d’outils d’observation…
Le plan d’action est piloté par La Métro et le SMTC. Rappelons que la logistique urbaine c’est environ 10 000 opérations de livraison par jour dans le centre-ville élargi de Grenoble.
Un décret pour faciliter le transport par câble en ville

Transport en commun par câble à Bolzano
Après la publication de l’ordonnance du 18 novembre 2015 sur les transports urbains par câble, qui permettait de faciliter le survol des propriétés privées, le décret du 3 décembre 2015 précise comment instaurer « les servitudes d’utilité publique pour le transport par câbles en milieu urbain ».
Non à l’élargissement de l’A480
Au moment où le monde entier planche sur le dérèglement climatique et sur la baisse nécessaire et rapide des émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement poursuit des projets autoroutiers qui vont exactement à l’inverse du but recherché. Le maire de Grenoble a rendu public, le recours gracieux demandant au Premier ministre de retirer le décret du 23 août 2015 qui a adopté des avenants à certaines concessions autoroutières, notamment donnant à AREA la concession de l’A480 qui était auparavant gérée en direct par l’Etat. La contrepartie de cette concession sur 15 km reliant l’A48 à l’A51, c’est d’imposer à AREA d’élargir la A480 à 2 fois 3 voies au gabarit autoroutier et d’augmenter ses tarifs aux péages de Voreppe et de l’A51. C’est exactement remettre au goût du jour le doublement autoroutier de la vallée du Rhône par la continuation de l’A51 dans le Trièves. Les conséquences en seront dramatiques pour l’agglomération au niveau du bruit et de la pollution atmosphérique, il est donc normal que la Ville s’attaque par tous les moyens à cette décision inacceptable. Cette décision n’a fait l’objet d’aucun débat public, elle a été prise en cachette, il est sain qu’un maire la conteste et défende les intérêts des habitants.
La Métro prépare l’agglomération de demain
Lors du conseil de métropole du 6 novembre deux délibérations importantes ont été votée qui lancent l’élaboration du prochain PLH (Programme Local de l’Habitat) pour la période 2017-2022 et l’élaboration du PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal) qui remplacera les PLU des 49 communes en 2019. Il y aura de nombreux aller-retour avec les communes et l’association des habitants sous diverses formes dans les mois et années à venir. A Grenoble il faut reprendre les réflexions qui avaient débutées lors du lancement de la révision du PLU, réflexions très insuffisantes et qu’il faut maintenant recadrer dans la perspective du PLU intercommunal.
La contestation de certains commerçants, à côté de la plaque !
Certains commerçants mènent une campagne contre la mairie, la rendant responsable de leur mort annoncée !
Pourtant tout le monde sait bien que la crise des commerces de centre-ville est générale en France et n’a rien à voir avec les griefs mis en avant par certains commerçants sur leurs affichettes : sécurité, circulation, propreté…
Ils feraient mieux de s’interroger sur la baisse du pouvoir d’achat de très nombreux habitants et sur le développement ces dernières années des grandes surfaces en périphérie qui leur ont fait beaucoup plus de mal que la piétonisation ou la limitation de la circulation automobile en ville.
« Autoroutes à vélos », qu’est-ce que c’est et pourquoi ?
Il y a le mot et la chose. Le terme autoroute à vélo est à dessein provocateur, il signifie la volonté de faire des pistes cyclables en site propre, larges et non interrompues, qui permettent des liaisons rapides et sur de longues distances dans l’agglomération pour inciter à l’utilisation du vélo, dans de très bonnes conditions de sécurité.
Dès juillet 2013, en concertation étroite avec ses partenaires, le Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise a acté l’ambition de tripler la part modale du vélo d’ici 2030. La majorité municipale dans son engagement n° 52, promet la mise en place de « boulevards à vélos », notamment sur les trajets Est-Ouest et Nord-Sud.
Le contrat passé, après les élections municipales de mars 2014, par les composantes de la nouvelle majorité qui gère la Métro prévoit clairement « la création d’« autoroutes cyclables » avec pour objectif un triplement de la pratique qui se traduira également par le développement du service Métrovélo, des arceaux ou encore la sécurisation du réseau ».
Agenda
Mardi 3 novembre 2015 de 14h à 16h à l’amphithéâtre Canopé (ex-CRDP) 11 Avenue Général Champon Grenoble. Une conférence citoyenne organisée par le Centre de Recherches Juridiques, laboratoire de recherche de la Faculté de droit de Grenoble.
« Le nouveau découpage régional : vers une France fédérale » ? Intervenant : Nicolas KADA, Professeur à la Faculté de droit de Grenoble. Retrouvez toutes les informations sur le site internet du CRJ. Lire le reste de cet article »
Les finances du SMTC, du mieux, mais toujours fragiles
Le 15 octobre, le conseil syndical du SMTC a adopté le protocole d’accord avec la Métro et le Conseil départemental traitant de leurs participations au SMTC. Les statuts du SMTC imposaient que la Métro et le département participent à égalité à son financement. Fin 2014, la majorité (PS-PC) du Conseil général décide de ne plus financer à hauteur de 36 M€ le SMTC mais seulement à 25 M€ et avec une diminution régulière jusqu’à 15 M€ en 2018 et 10 M€ en 2019. C’était l’asphyxie à court terme du SMTC. Le Président du SMTC, Yann Mongaburu a alors proposé au département de réexaminer la dette du SMTC, qui devrait être portée à part égale par la Métro et le Département en cas de disparition du SMTC.
Mission d’information et d’évaluation sur les frais de déplacements des élus
Lors du Conseil municipal du 19 octobre, le rapport de la MIE (Mission d’Information et d’Evaluation) sur les frais de missions des élus durant le dernier mandat (2008 à 2014) et le début du mandat actuel a été présenté. « Cette M.I.E. fait en effet suite à la révélation d’un dysfonctionnement majeur dans le remboursement de notes de frais à un conseiller municipal du mandat municipal 2008-2014 ».
L’ancien adjoint au maire, président de la Mission locale et qui présidait le groupe PS et alliés lors du dernier mandat, s’était permis de se faire rembourser plusieurs fois ses frais de déplacements.
Politique politicienne

Subitement voilà que se forme l’union sacrée de tous les opposants à une nouvelle politique des déplacements dans la ville, sur le thème : il n’y a pas de concertation. Celle-ci regroupe la Chambre de Commerce de d’Industrie de Grenoble, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de l’Isère et l’Association des unions commerciales « Label Ville » rejointes par Matthieu Chamussy, Jêrome Safar et Richard Cazenave. Le projet d’autoroute à vélo est pris comme bouc émissaire. Contrairement à ce qu’ils affirment, les projets ont été co-construits ; voir la délibération du 19 décembre 2014 de la Métro :
Expérimentation du « certificat qualité de l’air »
Le gouvernement a décidé que les agglomérations de Grenoble et de Strasbourg expérimenteront les « certificats de qualité de l’air » qui vont classer les automobiles en fonction de leurs niveaux de pollution, par l’apposition d’une pastille sur le pare-brise. Il y aura 7 pastilles différentes, ce qui permettra d’agir de manière plus efficace contre les épisodes de pollution en incitant les propriétaires de véhicules particulièrement polluant de basculer sur d’autres modes de transports, avec d’éventuelles aides. Ce dispositif est piloté par le Préfet et le SMTC.
Voici ce que précise le ministère de l’écologie :

L’INSEE a produit une statistique par commune et par catégorie socioprofessionnelle de l’équipement des ménages en voiture. Il s’agit des voitures à la disposition des habitants de la résidence principale à l’exception de celles à usage exclusivement professionnel.