
Disparition des arbres sur le site du futur hôtel
D’un coup d’un seul, on a fait place nette en abattant encore une quarantaine d’arbres (ceux-là n’étaient pas malades) à l’angle de la rue Hoche et du Boulevard Gambetta, et ici comme ailleurs, certains diront encore que c’est pour la bonne cause. Sur cet emplacement destiné initialement à « un équipement public structurant » (culturel, social, espace vert…) dans le cadre des aménagements de la Caserne de Bonne, et après quelques péripéties (voir notre article du 8 avril 2011), les engins de chantiers sont entrés en action. Au regard de leur absence de réaction, les habitants comme les Unions de Quartiers semblent se satisfaire de ce que le promoteur privé SAS VINCI Immobilier ampute le Parc Hoche de quelques 1300 m2 pour y implanter un Hôtel 4 étoiles de 138 chambres avec locaux d’activités en rez de chaussée dont l’ouverture est envisagée en mars 2014. Un hôtel haut au double sens du terme, en gamme et par sa dimension, 26 m de hauteur environ ce qui conduira à fermer un peu plus la vue et l’accessibilité du public au parc.

La situation financière de la ville de Grenoble n’a jamais été aussi bonne depuis plus de 20 ans. Un gros effort de redressement a été entrepris à partir de 1995 par les majorités de gauche et écologiste après le passage dévastateur de la corruption. La situation s’est améliorée années après années sans augmentation nette des taux des impôts. En 2009, il n’y avait donc nul besoin d’augmenter violemment les impôts. La majorité gauche-droite a préféré le confort à la sobriété et la plupart des Grenoblois ont subi douloureusement cette cure.


Lors du dernier conseil municipal, M. Safar s’est auto-glorifié d’être celui qui a décidé d’implanter la vidéosurveillance dans 3 quartiers de Grenoble , déclarant qu’il poursuivrait cette politique. Mais comme souvent, il est à craindre que les promesses soient aussitôt oubliées. J. Safar avait promis une évaluation de ces implantations qui coûtent très chères et qui, au vu des expériences dans d’autres villes, sont inefficaces. Donc encore une politique virtuelle qui fait croire qu’on agit, qui peut rapporter des voix, mais dont l’efficacité n’est pas démontrée. La vidéosurveillance ne peut pas remplacer la présence humaine.
On peut lire dans le Journal de l’Environnement du 20 décembre cette information venant du très officiel Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) qui devrait faire réfléchir tous les décideurs lors du débat sur la transition énergétique (
Décidément nous avons une curieuse majorité municipale. Elle se fait élire en 2008 en jurant qu’il n’y aurait pas d’augmentation d’impôts et pour son premier budget elle décide une violente purge en majorant les taux de 9 %. Une hausse inutile puisque les rentrées fiscales augmentent régulièrement chaque année d’au moins 2,5 % à taux inchangés, ce qui est suffisant pour maintenir une action publique efficace. L’ancienne majorité n’avait pas modifié les taux (sauf un léger changement en 1998) alors qu’elle avait commencé avec une situation catastrophique léguée par le maire corrompu.

