Il est comme le sparadrap du capitaine Haddock, Carignon n’en finit pas d’être de retour sur les dossiers grenoblois. Il demande cette fois au Conseil municipal de consulter les Grenoblois sur le projet de l’Esplanade, en rappelant sa légitimité à ce sujet puisqu’il avait fait un référendum pour ou contre le tram à Grenoble en 1983. Comme d’habitude il cherche à profiter de la très forte contestation portée par l’association « Vivre à Grenoble » qui a fait signer une pétition contre ce projet par plus de 17000 personnes de Grenoble et de l’agglomération. Voilà un bel exemple d’essai minable de récupération politicienne qui ne trompera personne, il avait déjà essayé de profiter sans succès de la contestation du grand stade en défilant avec les opposants. Dans cette dernière piètre tentative d’exister, il est intéressant de noter la position du quotidien régional du 13 décembre qui ne ménage pas l’ex : « une argumentation au style bien juridique pour une « légitimité » entachée d’une lourde condamnation d’emprisonnement pour corruption… » ! Nous souhaitons bien du plaisir aux différents candidats de droite qui se bousculent pour préparer les élections municipale avec un tel allié. Pour l’instant seul Denis Bonzy (son ancien directeur de cabinet qui cherche pourtant à effacer cette tâche originelle) a approuvé cette initiative.
M. Destot est-il encore député ?
Un lecteur assidu nous signale que sur le site internet du PS national, M. Destot n’est plus dans la liste des députés appartenant à la majorité présidentielle !

Capture d’écran du 11/12/12 : liste des députés du PS en Isère d’après le site national
Aurait-il quitté la majorité présidentielle ? A-t-il démissionné du PS ? La fédération de l’Isère du PS ne le connait plus !
Le député-maire a-t-il enfin réglé son injustifiable cumul de mandats, en démissionnant de son mandat de député ? Serait ce la peur du procès intenté par Anticor ?
Ou bien la réalité serait-elle beaucoup moins belle : comme du temps du stalinisme, où les personnalités qui n’avaient plus la cote disparaissaient des photos officielles, ici le manque de travail parlementaire répété de M. Destot à l’Assemblée nationale l’aurait fait rayer des listes car il n’est plus présentable.
Urbanisme : la politique du fait « illégal » accompli !
Décidemment nous vivons dans une ville formidable où l’urbanisme est laissé au bon vouloir des promoteurs, où l’état de droit est piétiné. Le 12 décembre à 6 h 30 du matin, les policiers évacuent un squat rue d’Alembert dans les anciens locaux du GRETA et les pelleteuses entrent en action. Le collectif Vivre à Berriat qui fait partie de l’association Vivre à Grenoble s’est mobilisé avec des habitants pour faire stopper une démolition illégale. Voici leur communiqué du 13 décembre.
Encore de l’argent public dans la nanoélectronique grenobloise !
Le conseil général vient de voter 9 millions d’euros de subventions pour terminer l’opération « Nano 2012 » pilotée par ST Microelectronics à Crolles. La ville de Grenoble et la Métro s’apprêtent à ouvrir aussi leur cagnotte. Seuls les élus écologistes s’élèvent contre cette politique inefficace qui fait disparaître des moyens financiers qui manquent cruellement pour améliorer les services publics et la vie quotidienne des isérois.
Il existe une règle qui s’apparente aux fameuses relations d’incertitude d’Heisenberg, (un des fondateurs de la mécanique quantique) : plus vous voulez naviguer dans l’infiniment petit, plus vous devez dépenser de l’énergie et donc de l’argent. Le développement de la micro et de la nanoélectronique est de ce point de vue un exemple parfait de développement à très haut investissement en capital donc un parfait système à créer le moins d’emplois possible par euro investit. Laissons à l’Europe ou à l’Etat le soin de savoir quels sont les développements stratégiques dans ces domaines et s’il vaut la peine de s’engager dans des concurrences mondiales dominées par la voracité des groupes multinationaux. Les Etats ne pèsent plus dans cette concurrence mondiale, sauf à dépenser des sommes hallucinantes pour héberger les quelques usines de dimension mondiale qui sont capables de fabriquer les circuits de plus en plus miniaturisés (voir ce qui se passe à Taiwan).
Droit de vote des étrangers aux élections municipales

Dessin Cled12, tous droits réservés
Une promesse de François Hollande qui est en train de disparaître de l’agenda politique. De nombreuses personnalités ont lancé une pétition en direction du président de la République pour relancer cette question importante :
« Généreuse, la République se doit de donner de nouveaux moyens d’expression à ceux qui prennent part, au quotidien, à la vie de la Cité, qui contribuent à ses ressources, et qui respectent ses lois. Terre d’accueil, la France se doit de tenir compte des racines créées, par-delà la nationalité, par ceux qui y vivent depuis des années, parfois depuis des décennies. Pluriel, notre pays se doit de reconnaître un nouveau type de citoyenneté, qui ne soit pas uniquement le fruit de la nationalité. L’extension du droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux étrangers non européens concernerait environ 2,3 millions d’étrangers, dont 1,8 million y résidant depuis plus de cinq ans. Son adoption permettrait enfin de mettre un terme à des asymétries choquantes entre les étrangers non européens, qui sont parfois résidents de longue date sur le sol français, et les étrangers communautaires, disposant eux, sans condition de durée de résidence, du droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales Nous comptons sur vous, Monsieur le Président. »
Pour signer : http://www.avaaz.org/fr/petition/Appel_pour_le_droit_de_vote_des_etrangers
Logement social, haro sur les classes moyennes !
Le Rouge et le Vert donne la parole à Claude Jacquier, spécialiste de la politique de la ville, qui s’insurge contre des idées reçues en ce qui concerne le fonctionnement du logement social et les mécanismes permettant de préserver la mixité sociale dans les quartiers.
La «province parisienne» cultivée que sonde régulièrement les médias papier et radio institués (le Monde, France Culture), les seuls qui autorisent encore un propos construit, bruit de multiples propos pour le moins étonnants. Si «la question du logement» sur laquelle écrivait Friedrich Engels au 19ème siècle revient en force, l’accent est mis curieusement sur les logements locatifs sociaux qui manquent et sur ces classes moyennes responsables d’occuper «illégitimement» ce patrimoine. Rien de nouveau, tous les gouvernements ont repris la même antienne depuis 30 ou 40 ans et tous les spécialistes autoproclamés l’ont confirmé. Remarquables ignorances qui font que le soufflé artificiellement gonflé retombe aussitôt. Allons-y, chassons les classes moyennes qui se maintiennent encore dans les quartiers de logements sociaux les plus délaissés et on verra les conséquences sur l’équilibre social encore préservé de certains de ces territoires et sur l’équilibre des finances des organismes HLM et des collectivités locales. Bref, «la conjuration des imbéciles» est au pouvoir.
Ces critiques abordent rarement la globalité du fonctionnement du système du logement. Essayons d’y voir un peu plus clair.
Municipales : le mouvement brownien de la droite grenobloise
Les élections municipales auront lieu en mars 2014 et déjà toute l’énergie des prétendants de droite à devenir maire de Grenoble se perd en gesticulations pour être les premiers sur la ligne de départ. C’est ainsi qu’on a vu Chamussy, Dumolard puis Bonzy se déclarer comme chef de file et d’autres viendront.
Il s’agit effectivement d’un pur mouvement brownien, comme celui des poussières dans la lumière qui s’agitent au gré des chocs des molécules de l’atmosphère, les prétendants se laissent guider par les diverses agitations de la société grenobloise sans fixer d’ axes clairs pour une action publique répondant aux exigences de l’avenir de Grenoble et de ses habitants.
M. Chamussy, l’homme seul, organise des réunions dans la ville sans rappeler son appartenance à l’UMP, aurait-il honte ? Il veut écrire avec les habitants l’avenir de Grenoble, c’est très bien, à cette nuance près que son appel se termine par la phrase suivante : « Je vous propose de consacrer un peu de temps à la seule démarche qui peut redonner à Grenoble et à ceux qui y vivent, l’espoir d’un progrès. J’espère pouvoir en discuter avec vous. » Juste un conseil, si vraiment c’est la seule démarche qui vaille, alors il faut lui consacrer non pas un peu mais la totalité de son temps !
Ecole des Buttes : ras le bol des parents !
Les parents d’élèves expriment un « ras le bol » devant le manque de réactivité des responsables de la ville à propos de l’avenir de l’école des Buttes qui a brulé début juillet… Pourtant rien n’est plus simple que de dire si l’école sera reconstruite et quand. La lenteur est une marque négative de la gestion municipale actuelle pour ce qui touche à la vie quotidienne, par contre pour les grands dossiers tout se règle très vite (même quand rien ne presse et parfois dans la précipitation, voir dernièrement le dossier GEG- Gaz Electricité de Grenoble).
L’adjoint à l’éducation va enfin rencontrer les parents le 13 décembre soit plus de 5 mois après l’incendie pour, souhaitons le, préciser enfin ce que va être l’avenir de cette école… Des parents font signer la pétition suivante qui sera remise aux élus lors de cette réunion.
Un Népi phénomène
C’est comme dans les séries télévisées quand on a raté le début mieux vaut résumer les épisodes précédents. MC Népi est adjointe au maire chargé du secteur 3, ex-Modem aujourd’hui membre de « Grenoble Démocrate », mini groupe constitué avec Ph de Longevialle adjoint à l’immobilier. Dans le dernier numéro du journal municipal elle s’est fendue d’une tribune qui n’a pas eu l’heur de plaire à ses anciens compagnons de route, M. Bachir Chérif et S. Gemmani, ex-Modem aujourd’hui « Sociaux Démocrates », tous étant dans la majorité municipale. Tout le monde suit ? Ces derniers ont publiquement dénoncé dans les écrits de leur collègue l’amalgame entre immigration et délinquance, ne voulant pas « être associés à des propos aussi démagos ». L’auteure de cette tribune qui il y encore peu disait de S. Gemmani « outre ses qualités de générosité et d’écoute (c’)est un homme de terrain proche des gens » le range désormais au nombre des bobos et de ceux qui ont choisi « le camp des voyous ». Notre article du 1er décembre relatant les tribulations de la droite grenobloise, avait mentionné la tribune de MC Népi l’estimant digne de la droite dure. Sa réaction, dont nous reproduisons ici quelques morceaux de choix, ne s’est pas fait attendre et prouve au moins une chose, c’est qu’elle est une fidèle lectrice :
Le PS un parti d’élus cumulards : le cas Safar
Après l’élection de Christophe Bouvier (conseiller municipal de Chasse-sur-Rhône) comme secrétaire fédéral du PS de l’Isère, J. Safar vient d’être nommé n° 2 de cette fédération avec la fonction de porte parole.
Ceci confirme que le PS est un parti d’élus et non de militants. On parlera plus exactement d’un syndicat d’élus, machine à fabriquer des élus, à les faire réélire et à organiser leur carrière. Il n’est plus question de formation à la citoyenneté ou d’intelligence collective pourvoyeuse d’idées et d’imagination. Le PS est devenu une agence de placement pour ceux qui aspirent à devenir des professionnels de la politique.
Le cas de J. Safar est à ce titre emblématique de cette reproduction de caste.
Lancement des ateliers populaires d’urbanisme à la Villeneuve

Tous droits réservés (photo GK)
Des habitants motivés de la Villeneuve qui ne se reconnaissent pas dans les projets de la ville, ont pris l’initiative de lancer des ateliers populaires d’urbanisme pour que les habitants eux-mêmes élaborent des propositions sur l’avenir de leur quartier.
Les habitants seront accompagnés par des intervenants extérieurs : architectes, conservateurs du patrimoine, paysagistes, infographistes, professionnels de la vidéo…
Ces rencontres auront lieu tous les jeudis du mois de décembre à partir de 17 h à la mezzanine du Patio, 97 Galerie de l’Arlequin. La première rencontre aura lieu le jeudi 6 décembre à 17 h au Patio.
Initiative citoyenne des plus intéressante allant du bas vers le haut, en prenant le contre-pied des méthodes de la majorité municipale qui prône d’aller du haut vers le bas dans l’élaboration des décisions publiques.
La droite s’éclate…
Le résultat des votes des adhérents UMP sur les deux circonscriptions comprenant Grenoble (n° 1 et 3) ont donné Copé devant Fillon : 405 contre 373. Dans l’Isère c’est la motion de la droite forte qui l’emporte (35 %) beaucoup plus nettement qu’au niveau national. C’est la preuve de la dérive très droitière de l’UMP 38 influencée par le corrompu qui a soutenu cette motion.
Avec ces résultats, et la comédie qui se joue au niveau national, la bataille va être féroce pour désigner la tête de liste à Grenoble en 2013. Les forces centrifuges sont à l’œuvre et les appétits s’aiguisent.
Inanité quand tu le tiens : décryptage des déclarations de J. Safar sur la vidéosurveillance
Quand l’ADES annonce que le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les délibérations relatives au pseudo « comité d’éthique pour la vidéosurveillance » portées par J. Safar, le premier adjoint au maire s’agace et « réagit vivement » si l’on en croit le quotidien régional du 26 novembre.
Voici donc le décryptage de ses déclarations par la rédaction du Rouge &Vert.
Vidéosurveillance : il faut un collège d’éthique pour contrôler la majorité municipale
Il semblerait que le premier adjoint ait besoin d’une formation accélérée sur la notion d’Etat de droit. Il s’était déjà illustré à propos des illégalités manifestes du Président de la Région dans le dossier du lycée Mounier. Une petite relecture de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 devrait suffire pour remettre les choses au point (notamment son article 15, qui rappelle que tout citoyen peut demander compte à l’administration et que c’est un droit constitutionnel).
Il déclare que la majorité a créé le collège d’éthique sur la vidéosurveillance dans les règles en copiant ce qui s’est fait à Lyon. Comme argument de droit on fait beaucoup mieux car la gestion du maire de Lyon n’est pas un des meilleurs exemples. On peut donc penser que le maire va faire appel de ce jugement s’il pense que les règles ont été respectées, ce qui sous entend que le tribunal administratif de Lyon a mal jugé. Faire appel est de droit mais le risque est grand de se voir sanctionner une deuxième fois car l’illégalité était manifeste, le préfet l’ayant lui-même reconnu et avait demandé au maire de retirer la délibération litigieuse. (voir aussi le décryptage des déclarations de J. Safar sur ce dossier)
Le dernier coup d’éclat du recteur
« J ‘aimerais bien expédier certains enseignants à Oulan Bator plutôt que de les voir mettre des poubelles devant les établissements ». Chacun se souvient de cette déclaration toute en délicatesse au plus fort de la crise du lycée Mounier, due à un haut fonctionnaire qui a montré par la suite que le droit de réserve pas plus que les décisions de justice ne s’appliquaient à sa personne.
O. Audéoud, recteur de l’académie de Grenoble, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a eu de cesse de poursuivre son travail de sape du lycée Mounier bien aidé en cela par le Président de Région et le maire de Grenoble. Ménagé par le nouveau pouvoir, il a obtenu son maintien dans le poste pour pouvoir bénéficier d’une confortable retraite. C’est exactement ce qu’il a refusé à Noël Chevallier, le proviseur du lycée Mounier.
Risques naturels et technologiques à Grenoble
Le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) est édité, il rappelle que Grenoble est une des villes les plus menacée par les risques naturels et technologiques. Le DICRIM est une petite brochure de 18 pages, que tout habitant doit lire et avoir à portée de main pour réagir au mieux en cas de sinistre. Elle est téléchargeable sur le site de la Ville.
Il détaille :
Logiciels libres : pour quand à Grenoble ?
Chaque année, dans les propositions alternatives au budget du maire, les élus « Ecologie et Solidarité » proposent d’importantes économies en passant aux logiciels libres. Ce sont des centaines de milliers d’euros d’économies immédiates potentielles.
L’association « La Mouette », dont l’objectif est la promotion des suites bureautiques libres, a écrit aux 58 maires du Grand Lyon pour leur suggérer d’adopter une suite bureautique libre en lieu et place de la suite Microsoft Office (Word, Excel, Powerpoint). Elle vient d’écrire au maire de Grenoble pour s’inquiéter de l’appel d’offre en cours lancé par la ville et le CCAS (voir notre article précédent).
La Mouette a fait le 12 novembre le communiqué suivant :
Réunion publique sur la culture avec les élus « Ecologie et solidarité »
Vous êtes conviés à une réunion sur la culture à Grenoble, par les 6 élus du groupe d’opposition « Ecologie et solidarité », EELV, ADES, Alternatifs.
Politique et culture publiques, quelle articulation ?
Lundi 3 décembre à partir de 18h30 à Cap Berriat – 15 rue Georges Jacquet – Grenoble.
Secteur Bouchayer Viallet, accès par la rue L. Sestier, perpendiculairement à la rue Ampère
Transports en commun : Tram A ou Ligne 26, arrêt « Berriat – Le Magasin ».
Nous essaierons d’ébaucher des pistes de réflexion sur différentes questions avec deux intervenantes : Chantal Morel, metteuse en scène ; Adeline Pierrat, administratrice de compagnies de spectacle vivant (danse et théâtre dans l’espace public).

