Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Local de l’Habitat (PLH) 2025-2030, la métropole aide les bailleurs sociaux à construire de nouveaux logements sociaux ; cette aide reste très insuffisante au vu de ce qu’il faudrait construire pour résorber le manque de logements abordables. Parfois certaines communes, de droite, manquent de volonté politique pour développer du logement social, les petites communes, notamment, qui n’ont pas obligation légale de le faire.
Pour les communes soumises à la loi SRU, le préfet impose à celles qui n’en font pas assez des « amendes » et peut prendre la main pour imposer des constructions suffisantes de logements sociaux.
Mais il y a aussi de grandes difficultés à trouver des terrains pour construire et les coûts de construction sont tels que les bailleurs doivent apporter d’importants fonds propres. Or depuis la politique Macron de suppression des APL et la « Réduction du loyer de solidarité », les fonds propres des bailleurs ont fortement diminués notamment ceux qui ont beaucoup de logements dans les QPV, comme ACTIS. Il faudrait que la métropole dégage de nouveaux financements pour aider ses bailleurs, ce qu’elle n’arrive pas à faire suite aux ponctions financières de l’Etat.
Rappel, le PLH prévoit la construction de 1100 logements locatifs sociaux familiaux chaque année, Mais la réalisation est beaucoup plus faible (866 en 2025) et ce sera encore ainsi en 2026.
Comme chaque année avant le 30 juin, les collectivités locales doivent rendre compte de l’exécution de leur budget de l’année précédente. Auparavant c’étaient le compte administratif de l’ordonnateur et le compte de gestion du comptable qui étaient examinés, maintenant c’est le CFU (compte financier unique) qui est présenté.
La ville de Grenoble présentera son CFU 2025 le 29 juin, le conseil de métropole du 19 juin a déjà débattu du sien.
Le débat était plutôt tourné vers le devenir du budget 2026 et celui de 2027 ; les élu.es n’ont pas discuté dans le détail du CFU 2025, en effet la photographie donnée sur l’état des finances au 31 décembre 2025 est plutôt positive, alors que la plongée vers la prochaine décision modificative (DM) qui devra corriger le budget 2026 va être difficile car il manque environ 10 millions d’euros pour équilibrer le budget afin de le conformer aux décisions de l’Etat dans la loi de finances 2026. Il reste 4,5 M€ de résultat 2025 disponibles pour financer en 2026 une partie de ce déficit venu d’en haut.
La Métro ne doit pas faire comme la métropole d’Aix-Marseille : celle-ci avait décidé de laisser le préfet définir un budget considérant que c’étaient les décisions de l’Etat qui l’étranglait et qu’il lui laissait le soin de définir son budget. La réaction n’a pas été celle espérée par cette métropole, puisque le préfet, avant de donner à la Chambre Régionale des comptes le soin d’affiner un nouveau budget, a décidé de couper dans les dépenses métropolitaines en diminuant fortement les attributions de compensation aux communes ! Voir l’article de l’Association des Maires de France à ce sujet.
La loi du 17 juin 2026 vise à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique. Ce texte traduit l’accord de principe auquel sont parvenus le gouvernement français et la Commission européenne en août 2025. L’objectif poursuivi est la relance des investissements dans le secteur de l’hydroélectricité qui ont pris beaucoup de retards.
La loi prévoit le passage du régime de concession actuel à un régime d’autorisation pour les barrages et centrales hydroélectriques d’une puissance supérieure à 4 500 kilowatts (kW). Les contrats de concession conclus pour ces installations seront résiliés.
Les ouvrages et installations concernés resteront la propriété de l’État. Un droit réel associé à un droit d’occupation domaniale sera attribué aux concessionnaires actuels concernés sur l’intégralité de leurs ouvrages et installations hydroélectriques (mais pas sur leurs terrains), pour une durée de 70 ans. Le titulaire disposera librement de ses droits réels, mais leur gestion sera encadrée : cession soumise à l’accord de l’État, respect d’exigences de sécurité, de sûreté et de protection de l’environnement…
Dans sa conclusion, la Fondation note que de plus en plus de monde prend conscience de l’inadaptation des logements aux canicules, les politiques publiques se font dangereusement attendre. La Fondation pour le Logement appelle à la mobilisation collective de l’Etat, des collectivités, des acteurs de l’immobilier, des bailleurs, des associations, pour mettre en place dès aujourd’hui des solutions concrètes pour que les logements ne soient plus des bouilloires. Des solutions existent, et sont activables dès aujourd’hui.
Cette temporalité est nécessaire compte tenu de l’avancée rapide du réchauffement climatique
Dès la fin du mois de mai, la France a été frappée par une vague de chaleur particulièrement précoce. Il s’agit de la première vigilance canicule déclenchée au mois de mai par Météo France. Depuis plusieurs mois déjà, les modèles climatiques projetaient que l’été 2026 serait marqué par de forts épisodes de canicule en France.
Le ski a fortement contribué à structurer la gouvernance des territoires de montagne. Les exigences de l’adaptation aux effets du dérèglement climatique nécessitent de la rénover.
Une gouvernance adaptée à une échelle suffisante telle que l’intercommunalité ou le bassin de vie permettrait de mieux intégrer l’ensemble des composantes de l’adaptation, d’organiser les coopérations, et aux collectivités de se doter de moyens d’ingénierie territoriale. Ces réflexions sont à articuler avec les schémas départementaux de coopération intercommunale.
Pour faciliter l’évolution de la gouvernance et la transition de l’économie de la montagne, l’État et les acteurs locaux doivent écrire un nouveau récit pour la montagne « réaliste, sans tabou, loin des clichés urbains, souvent véhiculés par les médias nationaux » comme l’a déclaré le député Joël Giraud. Ce récit doit placer très haut le principe d’adaptation, rassurer l’ensemble des acteurs de la montagne face aux ruptures qui s’annoncent. Il doit permettre à chaque territoire de construire son propre chemin vers un futur viable et désirable en évitant de reproduire les défauts de l’industrialisation du tourisme en montagne. Il peut s’appuyer sur des exemples réussis tels que la station de Métabief (Jura) et sur la forte couverture d’aires protégées. Ces espaces sont porteurs d’aménités environnementales fortes, gage d’adaptation des territoires aux effets du dérèglement climatique en conciliant des ambitions de préservation, de valorisation et d’accueil de population et d’activités économiques.
Le 23 juin 2026, le Café pédagogique propose un éditorial intitulé « L’école en surchauffe » par sa rédactrice en chef Djéhanne Gani, qui résume bien la situation dans les écoles. A Grenoble on ne peut qu’apprécier l’effort fait par la municipalité grenobloise depuis 2014 pour construire de nouvelles écoles plus adaptées au changement climatique ainsi que les nombreuses rénovations.
« Le mépris. La déconsidération. L’abandon. Voilà ce que ressentent aujourd’hui de nombreux personnels de l’Éducation nationale. Avec colère et fatigue. Et angoisse face à l’incapacité des pouvoirs publics à anticiper, gouverner et mener une politique éducative, climatique qui protège les conditions de (sur)vie.
Quelles leçons de 2003 ou 2019 ?
Car cette nouvelle vague de chaleur n’a rien d’une surprise. Les canicules sont plus fréquentes, plus intenses, plus précoces. Les alertes scientifiques existent depuis longtemps. Pourtant, année après année, les personnels et les élèves continuent de subir des conditions de travail et d’apprentissage dégradées dans des bâtiments souvent inadaptés. Les témoignages qui nous parviennent des établissements sont nombreux. Des salles de classe à plus de 32, 34, parfois 35 degrés dès la matinée. Des personnels contraints de se débrouiller avec les moyens du bord, en lien avec les collectivités lorsque cela est possible. Une fois encore, l’institution renvoie aux équipes la responsabilité de décider, de gérer l’urgence, de choisir entre supporter la chaleur ou envisager un droit de retrait, relevés de température à l’appui.
Laurent Wauquiez a encore frappé contre la culture. Dans un courrier reçu le 8 juin 2026 par le Centre chorégraphique national de Grenoble en réponse à ses interrogations, la Région Auvergne – Rhône-Alpes affirme « définir de nouvelles priorités dans son soutien aux acteurs culturels régionaux » et, pour la filière chorégraphique, « fait le choix de ne plus accompagner prioritairement les établissements labélisés par l’État ». Le Centre chorégraphique national de Grenoble et l’ensemble de ses équipes expriment leur profonde inquiétude et leur vive incompréhension face à la décision de la Région Auvergne-Rhône-Alpes de ne pas soumettre au vote la demande de subvention du CCN lors de la Commission permanente du 29 mai 2026. Cette décision pourrait laisser entendre la suppression de 100 % du soutien financier régional accordé à la structure. Devant tant d’incertitudes, le Centre chorégraphique national de Grenoble est ainsi – entre autres – contraint d’annuler la 4ème édition du festival IMPACT. La fragilisation des institutions chorégraphiques du territoire en Auvergne–Rhône-Alpes a des répercussions directes sur les artistes. Ce sont leurs conditions de création, de production, de diffusion et de rencontre avec les publics qui se trouvent directement impactées à un moment où les artistes ont plus que jamais besoin d’espaces de travail, de soutien, d’accompagnement et d’expérimentation.
Les Écologistes à la Région AURA saisissent la justice sur l’usage des moyens de la Région par Laurent Wauquiez. Estimant que Laurent Wauquiez continue d’utiliser les moyens et la visibilité de la Région comme s’il en était encore le président, les élu·es écologistes ont décidé de saisir le procureur de la République. Ils demandent que toute la lumière soit faite sur l’usage de l’argent public régional au service d’une fonction qui dépasse largement celle d’un simple conseiller régional.
Une résolution adoptée par ESS France, présidée par Benoit Hamon, lors de son Assemblée Générale, fait part notamment de son refus du concept de préférence nationale porté par l’extrême droite.
Ci-dessous, un extrait de cette résolution qui démontre le caractère inacceptable de ce concept. L’ADES partage étroitement cette analyse.
« Nous nous alarmons de la radicalisation du débat politique autour de propositions contraires aux principes républicaines, ainsi que de la banalisation du racisme ; à ce titre le concept nativiste de préférence nationale ou priorité nationale vise à réserver un certain nombre de droits politiques, économiques ou sociaux, exclusivement ou en priorité, aux membres de la nation au nom d’une conception identitaire de celle-ci. Le projet de loi Constitutionnelle du RN inclurait donc un article établissant une discrimination légale contre les étrangers en situation régulière : « La loi fixe également les règles concernant […] les conditions d’accès des étrangers à tout emploi public ou privé, à l’exercice de certaines professions, activité économiques ou associatives, fonctions de représentation professionnelle ou syndicale, ainsi qu’au bénéfice des professions de solidarité. ».
Le square Lilian Dejean : un nouvel espace vert au cœur de la ville de Grenoble. En travaux depuis le 2 février, le nouveau square situé rue Mallifaud a terminé sa mue. Cet ancien parking est désormais un square végétalisé, concerté avec les habitant-es, et constitue un nouveau lieu de fraîcheur au cœur d’un quartier très minéral et vulnérable aux îlots de chaleur. Il porte le nom de Lilian Dejean, agent municipal au service de la propreté urbaine de la ville, tué le 8 septembre 2024. Le nouveau square est au centre d’un secteur en déficit d’espaces verts. Il offre un nouvel espace de fraîcheur à l’échelle du quartier. Les sols ont été débitumés et permettront une meilleure infiltration des eaux pluviales. Quatre nouveaux arbres ont été plantés en complément des grands platanes qui fournissent déjà une ombre importante. Du mobilier urbain a été installé afin de faire du square un lieu de détente et de rencontres. Le square s’articule avec le projet de transformation du bâtiment situé au 51 rue Mallifaud en un immeuble d’habitation intégrant un tiers-lieu de sociabilité, créant ainsi un nouvel espace convivial au coeur du quartier. Les continuités piétonnes ont été restaurées par la création d’une grande allée en stabilisé (axe Nord-Sud) et d’une allée transversale (axe Est-Ouest), assurant l’accès existant à la copropriété située au sud.
Samedi 20 juin de 9 h 30 à 12 h, salle Monique Eleb – le Carré – 7 rue Maurice Dodero à la Villeneuve présentation des 35 propositions de Villeneuve Debout pour améliorer la vie du quartier, en présence de la Ville de Grenoble.
Qui s’occupe de Martha ? Pour les enfants : Emmanuelle Toussaint-Cécile, sur les enfants placés : prix Unicef de la littérature jeunesse ; Ed. Utopique, 18 euros
Des syndicats dociles ? Ce que le dialogue social fait au syndicalisme. Baptiste Giraud. Une lecture un peu iconoclaste qui aborde cependant la vie des entreprises avec un œil nouveau ; Ed. Presses Universitaires de Lyon, coll. Actions Collectives, 20 euros
Le défi politique de l’économie sociale et solidaire. Mélanie Cervera, Vincent Lhuillier. Ed. Erès, 26 euros
Les assoiffés. Santé publique, addictologie. Un récit de Camille Charvet. Ed Grasset, réédition, 20 euros
Découvrez les coulisses de l’exceptionnelle ressource en eau dont bénéficient les habitants de la Métropole grâce à un service public essentiel qui s’en occupe de A à Z, a connu des périodes sombres mais aussi de nets succès.
Depuis 2015, le service public de l’eau est métropolitain et la Ville de Grenoble en a été, depuis plus d’un siècle, un acteur majeur ; grâce à l’ADES et ses élu-es depuis 1989, que le service actuel est redevenu 100% public, (Histoire d’eau grenobloise « ADES – Le Rouge et le Vert) avec des tarifs parmi les plus bas des grandes agglomérations et une qualité de l’eau potable excellente, c’est pourquoi le service public recommande de boire l’eau du robinet ; 90 % des usagers reçoivent de l’eau naturellement pure et non traitée, issue des champs captant de Rochefort pour la nappe phréatique du Drac et de Jouchy-Pré Grivel pour la nappe phréatique de la Romanche.
On le sait, boire l’eau de la Métropole de Grenoble c’est bénéficier d’une eau de qualité exceptionnelle, à portée de robinet. Mais avez-vous tous connaissance des coulisses de notre eau potable, comment est-elle captée, protégée, surveillée et acheminée jusqu’aux robinets ?
Grenoble Alpes Métropole souhaite faire connaître davantage cette particularité locale à travers une nouvelle campagne d’information. L’objectif : rappeler les garanties qui entourent l’eau du robinet, déceler le vrai du faux, découvrir comment elle est filtrée par la nature pour arriver dans nos foyers sans aucun traitement…
Face à l’intensification des événements climatiques dans les Alpes, une mission inter-inspections constate que la politique de prévention des risques naturels majeurs, dans sa forme actuelle ne suffit plus. Les crises, aggravées par les vulnérabilités territoriales, deviennent systémiques.
La mission propose une trentaine de lignes directrices structurées en six axes — échelle d’action, anticipation des aléas, aménagement du sol, développement socio-économique, gouvernance et culture du risque — destinées en priorité aux autorités locales.
L’étude analyse la capacité financière des collectivités locales à faire face aux enjeux majeurs auxquels est confronté l’exercice de leurs compétences dans le domaine de l’eau. Elle s’appuie notamment sur une prospective à l’horizon 2040 du financement des services publics d’eau et d’assainissement et sur des simulations portant sur la taxe GEMAPI. L’étude prend la forme d’un rapport, également disponible sous forme de diapositives.
Le petit cycle et le grand cycle de l’eau font chacun l’objet d’un déficit d’investissement structurel pour le bloc communal, de l’ordre de respectivement 4,4 et 2,0 Mds€ par an. Les services d’eau potable et d’assainissement doivent en effet composer avec des infrastructures vieillissantes, des normes de plus en plus exigeantes et la gestion des pollutions émergentes. Dans la métropole, les services publics de l’eau et de l’assainissement renouvellent les réseaux à un peu moins de 1% par an ce qui est plutôt positif par rapport à la moyenne des autres agglomérations. Mais il faudrait tout de même accélérer les investissements, heureusement les services sont peu endettés et les tarifs très raisonnables.
Le parc projeté par EDF Renouvelables, recyclée en EDF Power Solutions, prenait déjà très mauvaise tournure.
L’arrêté de refus d’autorisation de la préfète de l’Isère avait donné ensuite un sérieux coup d’arrêt à ce projet qui n’est d’évidence pas compatible avec le milieu naturel exceptionnel convoité pour ce faire.
A titre de représailles, sans doute, EDF R avait attaqué la décision du tribunal administratif de Grenoble accordant des vacations pour Gabriel Ullmann en tant que président de la commission d’enquête.
Le 10 juin 2026, la Cour des Comptes a rendu publique une étude sur la prime d’activité : elle doit se recentrer en direction des plus pauvres.
Saisie par la commission des finances du Sénat, la Cour a réalisé une enquête relative à l’évaluation de la prime d’activité. Celle-ci prolonge les précédents travaux des juridictions financières sur les minima sociaux, en particulier sur le revenu de solidarité active (janvier 2022) et l’allocation aux adultes handicapés (novembre 2019). Cette évaluation a bénéficié de l’expertise d’un comité d’accompagnement constitué notamment d’économistes, de représentants d’organisations syndicale et patronale, et d’administrations concernées.
Un instrument au service du pouvoir d’achat et de l’emploi, qui a connu un changement d’échelle avec la réforme de 2019 .
L’Observatoire des finances et de la gestion publique locale (OFGL) a pour mission de collecter, d’analyser et de partager les données sur les finances et la gestion des collectivités locales. Le partage des connaissances, des méthodes et des pratiques entre les acteurs concernés est en effet un levier puissant pour améliorer les politiques publiques.
Le pré-rapport 2026 dresse un état des lieux des finances des collectivités locales pour l’année 2025. Il permet d’accéder à des données de références calculées et structurées par le département des études et des statistiques locales de la direction générale des collectivités locales (DGCL), principalement à partir des données fiscales et des comptes de gestion fournies par la direction générale des finances publiques (DGFiP), de données de la DGCL, de la DGOM et de l’Insee. La situation des finances locales en 2025 est détaillée pour l’ensemble des collectivités ainsi que par niveau.
En France, un quart des jeunes ne sont jamais partis de chez leurs parents avant 23 ans. Ces cohabitations au domicile parental au-delà de 23 ans renvoient à des situations contrastées. Certains jeunes font face à une situation de précarité liée à l’absence d’emploi, à l’instabilité de l’emploi ou encore à des revenus issus du travail trop faibles pour accéder à un logement autonome. D’autres restent chez leurs parents le temps de réaliser leurs études supérieures. Enfin, ces cohabitations concernent également des jeunes, principalement des femmes, qui aident des proches, ce qui rendrait nécessaire –notons cet aspect genré- leur présence au domicile familial.
En France, un jeune sur deux part une première fois de chez ses parents avant 19 ans. Toutefois, pour un jeune sur quatre, ce premier départ n’a pas encore eu lieu à 23 ans et à 25 ans, un sur sept n’est encore jamais parti. Le lieu de résidence des parents apparaît déterminant : les jeunes ayant grandi en milieu urbain partent plus tard que les jeunes ruraux. Cela est lié à la fois à la proximité relative de lieux d’études ou de travail, ainsi qu’au coût du logement plus élevé en milieu urbain.
Le Rapport européen sur les drogues 2026 : tendances et évolutions présente la dernière analyse de l’Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA) sur la situation en matière de drogues en Europe. Abordant aussi bien l’offre de drogues illicites que leur consommation et les dommages connexes, le rapport propose un ensemble complet de données nationales couvrant ces thèmes ainsi que les services spécialisés de traitement et les principales interventions en matière de réduction des risques.
Ce rapport se fonde sur les informations transmises à l’EUDA par les États membres de l’Union européenne, la Turquie (pays candidat), et la Norvège dans le cadre d’une procédure de rapport annuel. Il insiste sur la diversification des substances mises sur le marché et des chaines d’approvisionnement utilisées par des trafiquants particulièrement violents.
20 % des personnes vivant en France – environ 13 millions d’individus – sont immigrées ou ont au moins un parent immigré, selon les données 2019-2020, Ined-Insee. Ce chiffre de 20 % comprend d’abord 9,2 % d’immigrés : nés à l’étranger, ils sont venus s’installer durablement dans notre pays1. Il comprend aussi 12 % de descendants directs d’immigrés nés en France : 6 % de la population ayant deux parents immigrés et autant un seul parent immigré. Ces descendants ont principalement des parents issus du Maghreb (4 %), d’Italie, d’Espagne et du Portugal (3,1 %). 1,4 % d’entre eux viennent d’autres pays d’Afrique, 1,3 % d’autres pays de l’Union européenne et 1,2 % d’Asie.