22.000 personnes le 17 octobre c’est la plus importante manifestation populaire et pacifique depuis 2002 à Grenoble, une démonstration de la profondeur de la crise sociale. Depuis le début du mouvement citoyen, qui s’est avéré la semaine passée très puissant et unanime, le gouvernement, englué dans la préparation du budget de l’État et de la sécurité sociale, privilégie le pourrissement de celui-ci et refuse la construction d’un dialogue minimal : rien pour répondre aux revendications de la jeunesse et des lycées, pourtant légitimes, étudiées et rapportées depuis longtemps, comme l’indique l’article dans Le Monde du 18 octobre.
Une démocratie ne devrait pas répondre aux colères légitimes par la répression, cela ne fait qu’attiser la violence.
L’abandon de la police de proximité par N. Sarkozy a été le début de la profonde détérioration du service public de sécurité intérieure et de ses revirements de doctrine en matière de maintien de l’ordre. Sous les divers gouvernements de Macron, tous les mouvements sociaux ont été maltraités politiquement ; ils ont été analysés et commentés comme une incapacité à changer, à admettre le monde « comme il va ». Les diverses luttes sociales et écologiques, gilets jaunes, Sainte Soline par exemple ont subi une répression policière inacceptable. Par ailleurs l’ensemble des corps intermédiaires, politiques ou sociaux et même le Parlement ont été ignorés, maltraités, notamment sur les retraites, la fiscalité ou pour ce qui concerne les budgets des collectivités locales.
C’est fort de café d’entendre après coup, après ces mois et ces années d’ignorance des nécessités, le président de la République demander benoitement que tout le monde s’assoie autour d’une table tout en promouvant des couvre-feux.
Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’UGA, tire les leçons de ce qui s’est passé le 17 octobre 2026 dans la plupart des grandes villes de France, où le maintien de l’ordre s’est effondré. Les notions de désescalade et de stricte nécessité de l’usage de la force ont disparu du vocabulaire gouvernemental, écrit le chercheur le 18 octobre dans le média « Le Temps ». La confusion de l’ordre politique et de l’ordre policier, un archaïsme français – Le Temps
« Le fiasco policier est spectaculaire. Encore un, après la finale de la coupe de l’UEFA en 2022 et ses gazages des supporters, les blessures irréversibles par l’usage des armes sublétales à Sainte-Soline ou encore pendant les grandes manifestations contre la réforme des retraites (2023). La gestion des foules par la police française en 2026 provoque des réactions atterrées à travers toute l’Europe. La cause en est une confusion entre l’ordre politique, qui procède par négociation, compromis et dialogue d’une part, et l’ordre policier, qui agit par la contrainte physique, d’autre part, une confusion qui est manifeste pour les gouvernements successifs des deux mandats d’Emmanuel Marcon. Le meilleur indicateur en est que la France compte en effet le plus grand nombre de mutilés et de tués par la police en «maintien de l’ordre» de toute l’Europe.
Comment le maintien de l’ordre s’est-il effondré en France le 17 octobre 2026 ? L’archaïsme qui conduit l’usage de la police, la manière dont elle est armée et dirigée, s’est une nouvelle fois illustré. On peut y lire un mélange d’amateurisme et d’une approche du gouvernement entièrement tournée vers l’alimentation du jeu partisan à l’approche des élections nationales de 2027.
Selon le recensement le plus récent, la population de Grenoble est de 156 140 habitants,
L’INSEE publie la répartition de la population par quartiers IRIS, sa répartition en âges et la répartition entre français, étrangers et immigrés (rappel un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France),
Il y a de grandes différences entre les différents quartiers IRIS de Grenoble. Dans la suite il ne faut pas tenir compte du quartier Polygone qui n’a que 40 habitants.
L’âge moyen de la population grenobloise est d’environ 38 ans. Il y a des quartiers plus jeunes environ 33 ans Europole, Jean Macé, Cours Berriat et d’autres plus âgés comme La Bruyère où c’est 45 ans
La SSA consiste à cotiser selon ses moyens, et manger selon ses besoins. Le tout dans un système qui paye mieux les producteurs et favorise les produits de qualité et bio.
À ceux qui taxent l’idée d’utopiste, on peut répondre que le même principe guide la Sécurité sociale. Malgré de fréquents coups de canifs libéraux, cette avancée majeure permet encore à notre pays d’avoir l’un des meilleurs systèmes de santé au monde. En France, on n’a pas besoin d’hypothéquer sa maison pour se faire opérer en urgence. On peut se faire soigner même en étant au chômage. Tout ça parce que tout le monde adhère à la même caisse, qui mutualise ressources et dépenses et permet de piocher dedans selon nos besoins réels.
Si on pousse cette logique, on devrait tous pouvoir avoir accès à une alimentation qui nous permet d’être en bonne santé, quel que soit notre pouvoir d’achat.
Enfin le GHM est sorti des griffes du groupe AVEC et va reprendre une activité normale notamment en relançant des investissements nécessaires et en quittant le système des mutuelles pour rejoindre celui des fondations d’utilité publique beaucoup plus contrôlé. Il faut souhaiter que l’ARS soutienne suffisamment ce nouvel établissement de santé car il va falloir réparer toutes ces années difficiles. Souhaitons aussi que la justice ferme enfin ce dossier en annulant la prise de contrôle du groupe AVEC et ses conséquences. La santé doit rester à l’abri des logiques financières.
« Une décision qui ouvre une nouvelle perspective pour cet établissement essentiel à notre territoire, après plusieurs années d’incertitudes. Ils rappellent leur attachement à un modèle de santé fondé sur l’intérêt général, l’accès aux soins pour toutes et tous et la protection des professionnel-les de santé.
Laurence Ruffin et Guillaume Lissy déclarent : La clinique mutualiste est une fierté pour Grenoble et pour l’ensemble de notre territoire. Depuis des décennies, elle incarne une certaine idée de la santé : une santé accessible, de qualité, attentive à toutes et tous, qui ne distingue pas les patient-es selon leurs moyens. Elle est aussi le fruit de l’engagement de professionnel-les de santé dont le travail et le dévouement sont essentiels à la population et dont l’emploi par cette décision est en grande majorité pérennisé. La décision rendue ce jeudi 15 octobre par le tribunal judiciaire de Grenoble, qui retient l’offre de reprise de la Fondation Boissel, constitue une étape importante pour l’avenir du Groupe Hospitalier Mutualiste. Elle écarte la poursuite d’une trajectoire qui a profondément fragilisé l’établissement et ouvre la perspective d’un retour à un modèle inscrit dans l’économie sociale et solidaire. Cette décision doit être l’occasion de réaffirmer une conviction fondamentale : la santé n’est pas une marchandise. Elle ne peut être considérée comme une activité ordinaire, soumise aux seules exigences de rendement financier. Les établissements de santé ne sont pas des actifs que l’on achète, que l’on revend ou que l’on démantèle au gré des intérêts économiques. Ils sont des biens communs, indispensables à la cohésion sociale et à l’égalité entre les habitantes et les habitants.
Depuis de longues années le CCAS de Grenoble édite une analyse des besoins sociaux (ABS). Pour l’année 2025, il traite des inégalités sociales et territoriales.
L’Analyse des besoins sociaux constitue une obligation légale pour les CCAS ; depuis le décret du 16 juin 2016, ils doivent en produire une a raison d’une fois par mandat municipal, et la présenter au Conseil d’administration « au cours de l’année civile qui suit chaque renouvellement général des conseils municipaux » (Article R123‑1 du Code de l’action sociale et des familles).
A Grenoble, l’Analyse des besoins sociaux est réalisée par la Mission Observation sociale de la Ville et du CCAS de Grenoble tous les deux ans environ. Ce document constitue un outil partage de connaissance sur la population grenobloise, a l’échelle de la collectivité mais également de ses partenaires et de ses habitant-es. Il est l’occasion de valoriser l’ensemble des études et enquêtes menées par la Mission Observation sociale et les autres acteurs de l’observation, localement et nationalement.
Pour Citiz AuRA, le bilan provisoire est très lourd à Grenoble, après les émeutes de samedi 17 octobre : 10 véhicules brûlés, 5 vandalisés, causant un préjudice matériel, financier et moral considérable pour notre Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Mais notre détermination reste intacte.
Dans la journée du 17 octobre, nos véhicules ont été pris pour cible. Le bilan est brutal : au moins 10 véhicules incendiés et 5 autres cassés/pillés sont à ce stade comptabilisés. Un chiffrage précis est en cours, mais les conséquences seront lourdes, sur nos franchises, sur nos coûts d’exploitation, et surtout sur le moral de celles et ceux qui font vivre ce projet au quotidien dans la région.
Pour une coopérative d’intérêt collectif comme la nôtre, qui a pour but d’apporter au plus grand nombre un service qui leur permet d’accéder à une mobilité indispensable sans acquérir et supporter tous les coûts d’une voiture, chaque véhicule perdu, c’est un coup porté directement à notre capacité à poursuivre notre mission.
Citiz est une coopérative à but non lucratif de l’économie sociale et solidaire : nous fonctionnons avec des prix au plus justes, sur un équilibre financier fragile et nous ne rémunérons aucun actionnaire. Nos 30 salariés sont des personnes engagées, qui acceptent une rémunération sobre et font vivre une cause qui a du sens pour tous.
Les dommages subis mettent en danger une initiative citoyenne qui a débuté il y plus de 20 ans sous forme associative et devenue ensuite une coopérative. Les véhicules détruits appartenaient, via la coopérative, à des citoyennes et citoyens du territoire ou, pour certains, directement à des particuliers et à des associations qui nous font confiance et mettent leurs biens en partage. Ces destructions frappent un service de proximité, un outil de transition écologique dont la vocation est de réduire la place de l’automobile individuelle dans nos vies tout en rendant la mobilité accessible à toutes et tous.
Le manque de personnel d’éducation et de professeur-es. A la rentrée 2026, il manquait au moins un-e professeur-e dans 53% des collèges et lycées publics. Malgré une trajectoire démographique à la baisse, la France est un des pays avec les classes les plus surchargées de l’Union européenne. De même, un collège ou un lycée sur trois manquait d’au moins un assistant d’éduca tion (AED) ;
L’insalubrité et l’inadaptation au changement climatique des bâtiments. 90% des collèges et des lycées sont des passoires thermiques. Le changement climatique et les canicules de plus en plus intenses et précoces entraînent des conditions de travail et d’étude intenables dans ces bâtiments vieillissants, notamment dans la période des examens ;
Le fonctionnement encore trop complexe de Parcoursup, les angoisses qu’il entraîne et les nombreux jeunes laissés sur le côté chaque année ;
La dernière enquête de l’UNEF sur le coût de la vie étudiante dresse le constat d’une précarisation généralisée de la jeunesse, les étudiant-es sont de plus en plus touché-es par la précarité, avec des difficultés d’accès au logement, aux mobilités, à l’alimentation… malgré l’accès à un repas à 1€, dont le nombre de demandes a surpris tous les restaurants universitaires.
Ne rien céder face aux violences et continuer à entendre les attentes légitimes qui s’expriment. Samedi 17 octobre, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées à Grenoble pour défendre l’avenir de la jeunesse, demander la justice sociale, dénoncer la vie chère. Venu-es seul-es, entre ami-es, collègues ou en famille, elles et ils ont porté leurs revendications dans un esprit pacifiste. Dans plusieurs grandes villes françaises, cette mobilisation légitime a été éclipsée par les agissements d’une minorité qui a profité des cortèges pour dégrader des bâtiments, piller des commerces et saccager l’espace public. Ces actes sont inacceptables. Je les condamne avec la plus grande fermeté. Pour lire le communiqué de la maire de Grenoble du 19 octobre 2026 voir ici.
Ce que la ville de Grenoble fait pour les étudiant-es. Grenoble compte 63 000 étudiant-es, dont 11 000 viennent de 180 pays différents. Les années d’études sont une période de transition : on quitte souvent sa famille, on apprend à vivre seul-e, on jongle entre la pression des études et, souvent, une grande précarité. Les plus touché-es sont les jeunes de familles modestes et les étudiant-es étranger-es : 40 % connaissent des difficultés financières de ce niveau, contre 16 % des étudiant-es de nationalité française. Parce que les étudiant-es font le dynamisme de nos villes, à Grenoble le groupe des élu-es Oui Grenoble rappelle l’engagement de la Ville à leurs côtés. La ville propose de nombreux dispositifs destinés à améliorer la qualité de vie des étudiant-es vivant à Grenoble.
Enquête annuelle auprès des locataires du parc social 2026. L’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols) publie pour la sixième année consécutive un baromètre sur la satisfaction des locataires du parc social à l’égard de leur logement et de leur cadre de vie. La satisfaction des habitants du parc social à l’égard de leur logement reste élevée en 2026. Cette enquête met en lumière l’impact de l’inflation, du coût de l’énergie et de la vétusté du bâti ancien sur le quotidien des ménages. L’enquête met en lumière les enjeux liés aux questions environnementales et thermiques. Concernant la période hivernale, 56% des personnes interrogées jugent la température de leur logement agréable en 2026, un chiffre en recul par rapport aux 63% enregistrés en 2021. La proportion de foyers déclarant rencontrer régulièrement des difficultés à boucler leurs fins de mois atteint 60%, un niveau équivalent à celui observé depuis 2023. Cette précarité frappe plus particulièrement les familles monoparentales, qui sont 72% à en faire part. Enquête annuelle auprès des locataires du parc social 2026 | ANCOLS
France Urbaine, association des élu-es des grandes villes et métropoles a mis au point un simulateur financier des principales mesures impactant les budgets des communes et intercommunalités à fiscalité propre au cas où elles soient maintenues dans la prochaine loi de finances.
France urbaine juge, à juste titre, que l’effort demandé aux collectivités est disproportionné et menace leurs capacités d’action.
Effectivement l’attaque contre les collectivités est très violente puisqu’elle est égale, pour les communes, à la somme des efforts demandés en 2025 et 2026, par exemple pour Grenoble ce serait plus de 10 millions d’euros de modification en baisses de recettes et augmentation des dépenses ! Une saignée intolérable… Pour la Métro c’est l’équivalent de la saignée de 2025 (15 M€), impossible à notre sens sans une augmentation nette de la taxe foncière intercommunale. Voir plus bas un tableau décrivant le choc pour chaque commune de la Métro.
Les députés ont rejeté en commission, le 9 octobre, à la quasi-unanimité, la partie recettes du projet de loi de finances, après avoir refusé les mesures visant les collectivités. Ils ont rejoint les sénateurs qui avaient déjà fait savoir, lors de l’audition des membres de l’exécutif, que le niveau d’effort imposé à ces dernières était bien trop élevé et qu’ils comptaient revoir la copie gouvernementale.
Au 1er octobre 2026, le BRGM analyse la situation des nappes en France métropolitaine : elle reste majoritairement très dégradée du fait du déficit de pluie efficace au mois de septembre. La recharge ne s’est amorcée que sur 7% des points observés, impliquant une dégradation des niveaux par rapport aux normales toujours d’actualité. 81% des niveaux de nappes phréatiques sont en baisse. La situation globale est dégradée et contrastée. Sur la métropole grenobloise aussi on constate des tensions.
Au niveau national, comme le mois précédent, sur l’ensemble du territoire, la vidange des nappes se poursuit en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de septembre. 66% des points d’observation ont un niveau en-dessous des normales mensuelles. Cette situation est plus dégradée que celle au 1er octobre 2025 (31% des points d’observation avaient un niveau en-dessous des normales mensuelles).
Le niveau des nappes est dégradé sur la majorité du territoire, à l’exception du sud-est comme pour les nappes des formations de la Vistrenque ou des sables Astiens de Valras-Agde. Il est très bas pour les nappes du socle Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, de la craie de Champagne, des calcaires du Jura, des grès vosgiens et des calcaires triasiques de Lorraine et de la plaine nord d’Alsace.
A l’heure où s’ouvre une nouvelle mandature municipale, les dernières analyses de l’Observatoire SMACL des risques de la vie territoriale et associative apportent un éclairage précieux sur une préoccupation croissante des élus locaux : le risque pénal. Elles le font avec la rigueur qui caractérise depuis trente ans les travaux de l’Observatoire, devenu une référence pour comprendre les réalités de la pénalisation de la vie publique locale.
Les chiffres confirment une tendance de fond. Les projections établies pour la mandature 2020-2026 montrent qu’un nouveau record pourrait être atteint avec plus de 2 500 élus mis en cause, soit une hausse de 16 % par rapport à la mandature précédente.
Ces données pourraient nourrir un sentiment d’inquiétude. Elles doivent surtout conduire à davantage de discernement. Car derrière les statistiques se cache une réalité plus nuancée qu’il n’y paraît. Être mis en cause ne signifie pas être condamné. Nombre de procédures se concluent sans condamnation, tandis que beaucoup traduisent la complexité croissante de l’action publique locale, la multiplication des normes et les attentes toujours plus fortes de nos concitoyens.
C’est le titre du rapport de la Fondation Jean Jaurès, publié le 6 octobre 2026. L’intelligence artificielle est maintenant partout dans nos vies. Les services publics et les administrations n’y échappent pas. La question est de savoir si cette révolution demeure compatible avec leurs principes. Sans cap politique et doctrine interministérielle partagée, la transformation numérique risque de prendre le tournant de l’automatisation à défaut de prendre le chemin de services publics augmentés alliant innovation et protection des usagers. L’avenir de l’IA publique dépendra donc moins de la performance des modèles que de la capacité collective à définir leur place.
En voici l’introduction :
Lorsque Le Sens du service public publie, avec la Fondation Jean-Jaurès, son rapport « Le service public à l’épreuve de l’intelligence artificielle » en juillet 2025, l’enjeu dépasse le débat technologique. Il ne s’agit plus de savoir si l’intelligence artificielle (IA) transformera l’administration, mais comment faire en sorte que cette révolution demeure compatible avec les principes du service public.
Les administrations s’approprient rapidement l’IA. Les agents utilisent des assistants génératifs pour produire des documents ou simplifier certaines tâches. L’IA devient progressivement une composante du fonctionnement administratif.
Pourtant, cette accélération ne s’accompagne pas encore d’un cap politique partagé. Le rapport conjoint de l’Inspection générale des finances (IGF), de l’Inspection générale de l’administration (IGA) et de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié en 2026 souligne que les expérimentations se multiplient, mais que la diffusion reste fragmentée. Près de 40% des agents utiliseraient déjà des outils de « shadow IA », non autorisés par leur administration. Les inspections estiment surtout que l’IA devrait être considérée comme une transformation stratégique de l’action publique.
Pour le deuxième tour le maximum autorisé de dépenses pour une liste était de 232 295 € alors que pour une liste présente seulement au 1er tour le maximum était de 169 109 €.
Pour obtenir un remboursement de l’Etat il fallait dépasser les 5% des inscrits.
Le coût pour l’Etat de la campagne électorale grenobloise atteint presque 450 000 €. Les dépenses de l’ensemble des listes atteignent presque 800 000 €.
Les deux listes présentent au deuxième tour ont dépensé a peu près la même somme (210 000 €).
Pour les fédérations représentatives des établissements de santé (FHF, Fehap, FHP, HD, Unicancer), il manque en l’état 1,3 milliard d’euros « pour couvrir les besoins croissants de soins des Français, faire face à la hausse des charges et répondre aux enjeux d’accès aux soins« .
Les fédérations représentant l’ensemble des établissements de santé publics, privés à but non lucratif, privés et d’hospitalisation à domicile alertent sur les conséquences pour les patients de l’évolution de l’ONDAM 2027 . Le vieillissement de la population et la progression des maladies chroniques, voire les conséquences des pandémies et de l’influence des pollutions sur la santé exigent davantage de prises en charge. La hausse annoncée à + 3 % ne permettra pas d’y répondre sans fragiliser encore plus les finances des hôpitaux et des cliniques. Un abondement de l’ONDAM 2027 à hauteur de 1,3 Md€ – dont 1 Md€ au titre de l’ONDAM Établissements de santé (+ 3,2 % hors CNRACL) et 300 M€ au titre du FIR – est impératif pour permettre aux établissements de remplir leurs missions.
Les fédérations hospitalières en appellent d’abord à la responsabilité afin que notre pays se dote d’un PLFSS dans les délais impartis : dans le contexte de fragilité financière actuel, les établissements de santé ne pourraient supporter une insécurité juridique et une incertitude budgétaire supplémentaires.
Le répertoire des logements locatifs des bailleurs sociaux (RPLS) recense l’ensemble des logements appartenant aux bailleurs sociaux. Grenoble en compte 17 648 au 1er janvier 2025.
Le parc locatif social se restreint à l’ensemble des logements, conventionnés ou non, des bailleurs des catégories suivantes : organisme public de l’habitat (OPH), Entreprise sociale pour l’habitat (ESH) ou associations agréées ; les logements conventionnés des Sociétés d’économie mixte (SEM) agréées.
Un logement conventionné est un logement ayant fait l’objet d’une convention entre l’État et le propriétaire bailleur du logement. Cette convention donne droit à l’aide personnalisée au logement (APL) pour les locataires qui remplissent les conditions d’octroi.
Le taux de vacance de plus de 3 mois est le pourcentage du nombre de logements vacants parmi les logements proposés à la location, hors logements vides pour raison technique, dont la dernière date de remise en location est antérieure à octobre 2024, rapporté au nombre de logements proposés à la location. Il est très faible pour le logement social, seulement 1,3% à Grenoble.
Le taux de rotation mesure la proportion de logements qui changent de locataire chaque année, et il est relativement faible en France, autour de 7,5 % au niveau national et à peu près équivalent à Grenoble (8%).
Quels risques globaux sont susceptibles d’impacter les déplacements au niveau local ? Quelles sont les vulnérabilités de nos mobilités ? En vue d’intégrer les enjeux d’adaptation et de résilience du système local de mobilité dans le Plan de mobilités (PDM) en cours d’élaboration, le SMMAG a mobilisé l’Agence d’urbanisme pour un travail exploratoire à l’échelle des trois EPCI concernés (Métro, Grésivaudan, Voironnais).
Pour le SMMAG, le système de mobilité regroupe l’ensemble des éléments nécessaires à la réalisation des déplacements : les infrastructures ; le matériel roulant et les véhicules ; les réseaux et systèmes numériques nécessaires au fonctionnement du système ; les personnels et fonctions supports indispensables à l’exploitation du système ; les usagers eux-mêmes. Les différents éléments qui le composent ne sont pas exposés aux mêmes risques.
Le SMMAG a sollicité l’Agence d’urbanisme en 2025 pour mettre en place une démarche exploratoire poursuivant trois objectifs :
L’édition 2026 de l’inventaire forestier national tire le constat d’une forêt hexagonale qui continue à la fois de s’étendre et de se fragiliser. En revanche, en baisse ces dernières années, la production biologique et la captation de carbone se stabiliseraient. L’étude met toutefois en exergue de fortes disparités territoriales : le quart nord-est est particulièrement sous pression, du fait de la répétition des sécheresses, des insectes et de la maladie, qui affectent singulièrement les essences de ce territoire.
Voici l’éditorial du mémento :
La principale mission de l’IGN en matière de forêt est d’en éclairer les évolutions, à l’instar de l’Insee dans d’autres domaines. Ainsi, l’IGN produit non seulement des chiffres annuels, mais également des analyses, rétrospectives et prospectives.
Une raison d’être de la statistique publique est d’apporter, sur des sujets difficiles à appréhender du fait de leur étendue et de leur complexité, des informations et synthèses objectives. Pour relever ce défi indispensable aux politiques publiques, l’IGN met en œuvre des progrès en continu. C’est notamment le cas à travers deux grands chantiers : l’élargissement de l’inventaire aux forêts des départements d’outre-mer et le développement de nouveaux indicateurs à l’échelle territoriale, complémentaires de ceux – déjà existants – à l’échelle nationale.
Les Forestivités : plongez dans l’univers de la forêt et du bois. Près de 60 % du territoire métropolitain est recouvert de forêts. Cette forêt assure des fonctions essentielles à l’homme et au territoire. Du 18 octobre au 1er novembre 2026, l’événement Les Forestivités invite le grand public à les découvrir. Pourquoi coupe-t-on des arbres ? D’où provient le bois utilisé au quotidien pour construire ou se chauffer ? Comment fonctionne la gestion durable des forêts et la transformation des bois récoltés sur le territoire ? Autant de questions qui seront abordées au travers d’animations gratuites organisées dans tout le département par Les Forestivités. Au programme : sorties en forêt, visites de scieries, rencontres avec des professionnels, spectacles, jeux et ateliers, démonstrations… L’évènement sera lancé dimanche 18 octobre au parc de la Poya à Fontaine. De 11h à 18h, venez participer à la grande journée festive d’ouverture avec jeux en bois, démonstration d’engins forestiers, chantier géant de kapla, grimpe dans les arbres…
Mission flash sur Parcoursup. Au moment où les lycéens demandent la suppression de Parcoursup, il est intéressant de lire le rapport de cette mission de l’Assemblée nationale qui date de février 2026. Parcoursup ne peut être dissocié de l’écosystème dans lequel il évolue, et dont il est un des maillons. Car si Parcoursup est un outil d’aide à l’orientation – plus ou moins efficace, c’est tout le débat –, c’est aussi – surtout, pour d’autres – un instrument de régulation de l’accès à l’enseignement supérieur du fait de capacités d’accueil notoirement insuffisantes dans certaines formations et certains territoires. Cela pose inévitablement la question de la cartographie de l’offre de formation et de son volume. Parcoursup ne saurait, à lui seul, corriger des déséquilibres structurels qui relèvent avant tout des capacités en termes d’offre de formation et de moyens consacrés à l’orientation dans l’enseignement secondaire. Huit ans après sa création, Parcoursup apparaît ainsi moins comme la cause des inégalités que comme leur révélateur.
L’encadrement des loyers. Un rapport de la cour des comptes. Dans les grandes agglomérations, où la demande de logements reste forte face à une offre insuffisante, quels constats peut-on dresser de l’expérimentation sur l’encadrement des loyers ? À la demande de la commission des finances de l’Assemblée nationale, la Cour des comptes a examiné la mise en œuvre et les effets du dispositif expérimental instauré par la loi ÉLAN de 2018. Déployé dans neuf territoires et concernant près de 1,2 million de locataires du parc privé sur 7,7 millions, ce dispositif vise à plafonner les loyers dans les zones où le marché du logement est particulièrement tendu. Alors que l’expérimentation doit prendre fin le 24 novembre 2026, la Cour constate que sa mise en œuvre demeure complexe, repose sur des fondements méthodologiques fragiles et présente des effets encore difficiles à évaluer. Elle propose deux scénarios alternatifs : une prolongation conditionnée à une réforme structurelle du dispositif ou, à défaut, la fin de l’expérimentation au profit d’un renforcement des mécanismes existants d’encadrement de l’évolution des loyers. Vu la situation actuelle il vaut mieux maintenir ce qui existe.
Samedi 17 octobre 2026, commémoration de la répression de la manifestation pacifiste des travailleurs algériens du 17 octobre 1961(voir article plus bas) :18h00, rassemblement à Grenoble place Edmond Arnaud (quartier Très-Cloîtres). Puis défilé vers la passerelle St Laurent où seront jetées des fleurs dans l’Isère.