Rocade nord, l’heure des choix

10 juin 2010

nitunnelniviaducLa commission d’enquête ayant rendu un avis défavorable sur l’utilité publique de la rocade Nord, le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) a demandé à la Métro et à la Ville de Grenoble quelles étaient leur position sur ce dossier. Le 28 mai dernier, la Métro, faisant suite à des pressions du lobby automobile relayé par la droite au conseil communautaire, a voté à une large majorité du conseil communautaire une demande ferme et claire au CGI de poursuivre les études sur le contournement nord pour proposer un nouveau projet de rocade. Le Conseil municipal de Grenoble qui se réunit le 14 juin devrait faire de même, reprenant mot pour mot le texte délibéré à la Métro. Les deux collectivités se déclarent prêtes à s’associer à ces études donc à participer à leur financement.Le Conseil général lors de sa prochaine réunion des 17 et 18 juin prendra une décision qui devrait accéder aux demandes de la Métro et de la Ville.

Tout a été discuté et calé en coulisses donc tout devrait repartir comme avant. A noter que la Ville, dans la délibération annoncée pour le 14 juin, parle d’un projet de pont routier sur l’Isère au droit de la rue Durand Savoyat (quartier Jean Macé), reliant l’entrée de ville (nord Esplanade) à la Presqu’ile et à la gare pour supprimer l’autoroute A 48 sur l’Esplanade. Où donc a été discuté un tel projet ? Ni les élus, ni les habitants n’ont été appelés à en débattre. Pourtant les questions de circulation sont complexes et devraient être examinées dans la clarté et la transparence. Où sont les études de trafic qui fondent un tel projet ? Il serait très intéressant de connaître la position de l’Etat sur les conditions qu’il pose pour le déclassement de l’autoroute A 48, et ce qu’en pensent la commune de Saint Martin le Vinoux et la Métro. Qui va payer ce nouveau pont ?

Les habitants sont menés en bateau, et pendant ce temps-là les lignes de tram prennent du retard : le prolongement de la ligne B sur la Presqu’île et la ligne E sont encore repoussés. On peut légitimement se demander s’il n’y a pas une volonté de sabotage systématique de la politique des transports en commun pour faire croire que la seule solution possible c’est la rocade !

Vers du logement social « bas de gamme », suite

10 juin 2010

Nous indiquions récemment que l’adjoint à l’action sociale (Olivier Noblecourt) avait déclaré lors d’une intervention à l’université qu’il était favorable à mettre en place des logements sociaux peu chers (donc abandonnant la qualité actuelle notamment au niveau thermique) pour en multiplier le nombre. Estimant que nous déformions ses propos il nous écrit :

« Sur la forme, je m’étonne que vous publiez une information sans vérification : il est probable que les propos rapportés aient été mal interprétés ou mal compris alors qu’il aurait été très simple de vérifier.

Sur le fond, je ne défends en aucun cas le « logement social bas de gamme » et je considère que ses normes de qualité doivent être les mêmes que pour le parc privé. Par contre, je mets en garde, comme beaucoup d’acteurs sociaux, face à l’inflation des normes, qui renchérissent considérablement le coût des logements… et amènent les bailleurs sociaux à limiter leur production neuve.  Je considère que le parc public, qui est d’une qualité thermique bien supérieure au parc privé, ne doit pas porter seul l’émergence de nouvelles normes de construction et que nous devons en permanence chercher à concilier l’intérêt social et l’impératif écologique. Ainsi, je suis défavorable aux mesures normatives qui aboutissent à des prix augmentés de 10, 15 ou 20%, sachant qu’au final, c’est toujours le locataire qui paie. A force d’opérations exemplaires qui ne sont accessibles qu’à la partie la moins fragile des locataires sociaux et aux plus riches dans l’accession libre, nous risquons d’aggraver une tendance inquiétante des grandes villes : celle de n’être accessibles qu’aux plus riches ou aux plus pauvres,  poussant la classe moyenne à accentuer l’étalement urbain et la périurbanisation. Les enjeux sociaux de la mutation écologique en cours, à laquelle j’adhère pleinement, sont suffisamment complexes pour mériter d’autres débats que la caricature proposée par votre article ».

O. Noblecourt confirme ce que nous indiquions, puisqu’il se dit défavorable aux normes actuelles sur la qualité thermique des nouveaux bâtiments, qui impliquent des coûts de construction un peu plus chers. Mais il faut savoir si on veut vraiment limiter au maximum les dépenses d’énergie dans le bâtiment, sachant que c’est un des points importants pour diminuer les gaz à effet de serre et les charges locatives. Il est urgent de mettre en place des filières industrielles et artisanales qui acquièrent la compétence pour réaliser ces chantiers,et il y a là une responsabilité publique évidente pour aider à cette mise en place. Les marchés publics sont les leviers les plus efficaces pour le faire, et les normes l’imposent.

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Le scandale du parking sous le stade des Alpes, exemple de gaspillage d’argent public

10 juin 2010

Stade des AlpesLe parking sous le stade (440 places) est désespérément vide ! Les statistiques sur le nombre d’entrées sont catastrophiques. Depuis son ouverture en janvier 2008 ce sont en moyenne 800 entrées par mois, soit 27 par jour !!! Et la fréquentation a tendance à diminuer.

Les recettes totales pour les entrées payantes (plus de 30 minutes) et les abonnements n’ont pas dépassé 75 000 euros pour 28 mois, soit 90 euros par jour ! Quel gâchis. Un tel ouvrage a coûté environ 12 millions d’euros d’argent public pour rien. Seuls les écologistes au sein du conseil municipal s’étaient opposés à cette réalisation. La Métro a acheté pour 3 millions d’euros de places, somme destinée à assurer (partiellement) le fonctionnement du stade – c’était un deal avec la Ville de Grenoble pour obtenir le permis de construire de cet équipement.

Et dire que le SMTC a voté début 2004 une subvention de 1,1 M€ à la Ville de Grenoble pour la construction de ce parking au motif que son positionnement le rendait très attractif !!!

Les collectivités payent pour Nano 2012, mais ST ne remplit pas ses engagements !

10 juin 2010

De sources syndicales, nous apprenons que contrairement à ses engagements, la société ST Microelectronics n’honore pas sa promesse de créer au minimum 660 emplois nouveaux. En effet, depuis le 1er janvier 2008 il n’y a pas eu de création d’emploi, il y a même une diminution de 60 emplois à Grenoble. Mais ceci n’empêche pas les collectivités locales (dirigées par de soit disant socialistes) de verser d’importantes subventions à ST dans le cadre de la convention Nano 2012. Les élus écologistes ont été les seuls à s’opposer à ce type d’accord car l’argent public doit aller à des activités d’intérêt général et ne pas servir les intérêts privés sans une contrepartie réelle.

Ceci est d’autant plus choquant que l’assemblée générale des actionnaires de ST (25 mai 2010) vient de décider de verser un dividende de 0,28 $ par actions, soit au total des centaines de millions d’euros. Ce n’est pas la crise pour tout le monde. Les contribuables apprécieront de voir que leurs impôts locaux sont détournés aux profits des actionnaires d’une grande multinationale !

Cantines scolaires à Grenoble, dernières nouvelles

4 juin 2010

L’ADES a tenu une conférence de presse le 31 mai sur les risques d’exclusion et de marquage communautaire que pourrait entraîner la nouvelle option sans viande sur les menus des cantines à la demande de minorités cultuelles, option arrêtée en secret par la majorité droite-gauche à Grenoble après un simulacre de concertation, en contradiction avec le règlement du service en vigueur. L’ADES rappelle qu’il ne faut pas se tromper de priorités : l’urgence est de renforcer et d’améliorer sans distinction l’accueil d’un maximum de scolaires aux cantines qui sont saturées.

Cette conférence de presse a eu pour résultats immédiats :

  • D’apprendre que la décision, foulant aux pieds le principe de laïcité, avait déjà été prise pour la rentrée scolaire prochaine et ceci sans aucun débat préalable au Conseil municipal. C’est devenu une habitude sur de très nombreux dossiers, notamment ceux qui pourraient faire apparaître des divisions dans la majorité.
  • De faire reconnaître par l’adjoint à l’éducation que les pressions existaient comme avant, ce qui confirme ce que nous disions : la nouvelle majorité a finit par céder aux pressions cultuelles, contrairement à la majorité précédente.

Vers du logement social bas de gamme !

4 juin 2010

L’adjoint à l’action sociale a déclaré lors d’une intervention à l’université qu’il était favorable à mettre en place des logements sociaux peu chers (donc abandonnant la qualité actuelle notamment au niveau thermique) pour en multiplier le nombre. Cette proposition avait été faite par certains élus lors du mandat précédent, mais la présence des écologistes dans la majorité avait barré la route à cette dérive qui est une illusion sur le long terme. Attendons de voir ce que la majorité va décider à ce sujet.

Vidéosurveillance à Grenoble : tout se prépare en secret

4 juin 2010

« Pièces et main d’œuvre » rend public un document d’un cabinet d’étude (Technoman-Ingénierie) réalisé pour le compte de la Ville de Grenoble en mars 2010 intitulé : « Elaboration d’un schéma directeur de développement d’un réseau de vidéosurveillance urbaine. Synthèse ».

Voir sur le site : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=257

Comme d’habitude sur cette question sensible, la décision de lancer cette étude a été prise en catimini, sans débat ni délibération au conseil municipal. On y trouve l’ensemble des installations existantes et prévues. Mais que dit le collège d’éthique ?

Pour une restauration scolaire pour tous sans exclusion

1 juin 2010

Conférence de presse lundi 31 mai 2010

Le service de restauration municipale qui vient d’être doté d’une nouvelle cuisine centrale moderne est avec son personnel, dévoué et compétent, un des fleurons de la Ville de Grenoble. Chaque jour déjeunent dans les cantines scolaires 6 500 enfants sur les 11 300 élèves scolarisés à Grenoble. Mieux, 8 000 enfants sont inscrits dans les restaurants scolaires et y prennent au moins un ou plusieurs repas par semaine, soit un taux de près de 77 % de fréquentation. La qualité des repas qui y sont servis, leur composition équilibrée et les tarifs que nous avons abaissés dans le mandat précédent de 1€ à 70 cts pour les familles à plus bas revenus n’y sont pas étrangers.

Aujourd’hui, le défi à relever par ce service est de faire face à un accroissement prévisible de la demande. Nous souhaitons que cela soit rendu possible en permettant que tous les enfants puissent partager ce repas de midi qui pour beaucoup reste le seul repas complet pris dans la journée.

Encore faut-il que les équipements et les personnels soient à même de remplir ce service public de solidarité et d’éducation au goût. Aujourd’hui le plan de construction de nouveaux restaurants scolaires dans des locaux adaptés au nouveau mode de restauration en self semble remis en cause par la majorité « droite-gauche » à Grenoble. Pourtant la transformation des locaux destinés aux cantines scolaires, qui trop souvent n’ont pas été prévues pour cet usage dans nos écoles, est urgente. Le recrutement et la formation d’un personnel dédié doivent être prévus pour assurer cette pause repas méridienne dans le calme et en toute convivialité.

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Rocade Nord : la Métro veut continuer, et même payer !

30 mai 2010

nitunnelniviaducLe conseil de la Métro du 28 mai a adopté une délibération qui demande clairement au Conseil général de reprendre les études d’une rocade-nord, et en lui proposant généreusement de copiloter les études et donc de les payer moitié-moitié (dixit le Président). Voir ci-dessous le texte des décisions prises.

Voici quelques points forts du débat qui a précédé le vote de cette délibération (63 pour, 6 contre et 4 abstentions). A noter que les représentants de La Tronche (UMP) ont voté pour, par contre ceux de Saint Martin le Vinoux ont voté contre, comme un élu du Parti de Gauche (Semanaz) et deux élus de la majorité municipale (Vuaillat et Grasset) ; et évidemment G. Kuntz, représentant les dizaines de milliers d’électeurs écologistes de l’agglomération.

Gilles Kuntz a présenté les points forts d’un programme pour améliorer les déplacements et l’accessibilité de l’agglomération sans rocade, en effet la question des déplacements périurbains doit être traitée en priorité.

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Conseil régional, les écologistes marquent des points…

30 mai 2010

Le jeudi 27 mai, lors de l’assemblée plénière du Conseil régional, les écologistes ont proposé un amendement concernant la politique économique. Ils ont proposé que la Région fasse une évaluation des pôles de compétitivités et des « clusters ». Cela paraissait évident puisque la Région et d’autres collectivités publiques y mettent beaucoup d’argent public, et qu’il est donc important de savoir si ces opérations sont socialement et écologiquement utiles.

De manière surprenante, le PS s’est opposé fortement à cet amendement, allant jusqu’à proférer quelques menaces. L’amendement a été finalement adopté (par les écolos et la droite (!), et contre le PS et le FN, le Front de gauche n’a pas participé au vote). Que cache cette opposition virulente du PS ?

Le beau cadeau de la Métro à Johnny Hallyday

30 mai 2010

Stade des AlpesLe concert de Johnny du 1er juillet 2009 dans le stade des Alpes a coûté au minimum 270 000 €, et n’a rapporté comme location que 50 000 €. Sachant que le prix des places devait être au moins de 50 ou 100 €, la billetterie a dû rapporter de 1 à 2 M€.

Faire ce cadeau de plus de 200 000 € à une personne qui ne paye pas ses impôts en France est scandaleux. Le manque de rigueur dans l’utilisation de l’argent public des élus gauche droite PS est inquiétant. Rappelons qu’ils subventionnent fortement la société privée GF38 en lui proposant une location du stade à prix cassé.

Espérons que le Président de la Cour des Comptes, et ancien Président de La Métro, va regarder cela de près.

Ne parlez plus de vidéosurveillance, mais de vidéoprotection !

30 mai 2010

Pour faire mieux passer la pilule, le langage des tenants de la surveillance par caméras du domaine public ont inventé un nouveau concept : la vidéoprotection.

Par ce coup de baguette magique, on découvre que les caméras ne vont plus nous surveiller mais nous protéger. Ce maniement de la novlangue traduit visiblement une gène des tenants de la vidéosurveillance, qui cherchent à atténuer l’impact de leurs décisions.

Grenoble vire pourtant bel et bien à la vidéosurveillance, et ce au moment où l’Angleterre tire un bilan négatif de tous ses efforts dans ce domaine. Pour se protéger rien ne vaut la présence humaine.

MM. Carignon et Péneau doivent payer leur dette

30 mai 2010

Le Conseil général a une drôle de façon de réclamer l’argent détourné. Il y a eu un jugement définitif de la Cour des Comptes le 30 avril 2009 ordonnant que MM. Carignon et Péneau «sont constitués conjointement et solidairement débiteurs envers le département de l’Isère de la somme de 253 126,35 €, augmentée des intérêts de droit à compter du 30 septembre 2004. »

Ces personnes ont demandé une remise gracieuse de dette au motif que ces remises étaient une habitude, ce qui est faux. Le CGI a pris une délibération, en refusant un amendement des élus Verts qui précisait que ces personnes devaient payer solidairement cette dette, conformément au jugement de la Cour des comptes.

Curieusement la délibération propose de revenir sur le jugement en expliquant que seul M. Carignon devrait payer, estimant que M. Péneau était un maillon secondaire dans l’affaire ! Le Président du Conseil général (par ailleurs avocat) devrait pourtant savoir que ce n’est pas au CGI de dire le droit !

C’est en fait une façon de ne pas répondre exactement à la question posée par le ministère des finances qui doit recouvrer ces sommes. On peut craindre que ce dernier s’abstienne de recouvrer les fonds puisque la délibération n’est pas exactement celle attendue. A suivre.

Métro, tout va très bien… sauf pour les contribuables

30 mai 2010

Le conseil de La Métro du 28 mai a adopté le compte administratif (CA) pour l’année 2009, qui retrace la réalité des dépenses et recettes de cette période. 2009 c’est l’année de la mise en place du nouvel impôt sur les habitants, la fiscalité mixte qui a rapporté 10 M€ à La Métro.

Le budget prévisionnel était construit pour démontrer qu’il était nécessaire de créer ce nouvel impôt. Or le CA 2009 démontre lui que pour exécuter le budget prévisionnel 2009 il n’était pas nécessaire de créer cet impôt, ni d’augmenter la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). En effet par rapport aux prévisions du BP 2009, l’épargne nette a augmenté de 13,6 M€, exactement du montant de la fiscalité mixte et de l’augmentation de la TEOM ! La Métro aurait dû attendre avant d’éventuellement augmenter ces impôts. En période de crise et de difficultés sociales pour un très grand nombre, les augmentations des impôts locaux (très injustes) ne devraient se faire qu’en cas d’absolue nécessité. Nous condamnons ces facilités prises par des élus qui visiblement ne sont plus connectés à la réalité.

Malgré ces fortes entrées d’argent, la dette de la Métro continue d’augmenter. Nous ne cessons de demander d’adapter les dépenses d’investissements aux moyens réels, mais sans succès. Les soutiens aux dépenses de recherche et développement exclusivement orientées vers les nanotechnologies ne sont pas pour nous d’intérêt général. La Métro, comme la ville de Grenoble, devrait repenser sa politique économique en direction d’emplois non délocalisables et de promotion des filières industrielles dans les économies d’énergies, d’isolation des bâtiments et des énergies renouvelables.

Politique énergétique dans l’agglomération. Réunion publique

20 mai 2010

Mercredi 26 mai 2010 à 20 h 30
Maison des Associations rue Berthe de Boissieux à Grenoble

L’ADES et le Parti de Gauche organisent le mercredi 26 mai 2010 à 20 h 30 à la Maison des Associations rue Berthe de Boissieux à Grenoble, une réunion débat sur les services publics locaux de l’énergie, notamment du chauffage urbain dans l’agglomération et les choix à prendre pour une politique énergétique locale, sociale, solidaire, écologique et démocratique.

Télécharger le diaporama de la réunion

Le bouleversement climatique et la crise sociale imposent d’économiser l’énergie, de développer les énergies renouvelables et d’assurer des services publics indépendants des intérêts privés aux tarifs correspondant au service réellement rendu.

Seul un véritable service public de l’énergie peut permettre de répondre aux besoins de tous, selon les moyens de chacun : il s’agit non seulement de répondre aux enjeux énergétiques et sociaux, mais aussi d’être compatible avec une juste répartition des richesses.

Actuellement les tarifs de la Compagnie de Chauffage sont mis en cause par de très nombreux usagers du chauffage urbain qui voient leurs charges de logement véritablement exploser. Ces charges ne sont pas que le reflet de la hausse des prix liée à la spéculation mondiale sur l’énergie : la CCIAG, société d’économie mixte, fait actuellement des marges financières excessives grâce à des tarifs arrêtés par les conseils municipaux des six communes concernées.

Il n’est pas dans sa mission de service public de rétribuer des actionnaires – publics ou privés – sur le dos des usagers ! Pourquoi les communes cautionnent-elles de telles politiques ? Le croisement de capitaux publics et privés est-il compatible avec un véritable service public régulateur des inégalités sociales ?

La question peut également se poser pour la distribution du gaz et de l’électricité : ainsi, la Ville de Grenoble vient d’adopter un avenant concernant ses relations avec GEG à propos de l’éclairage public, laissant cette charge aux usagers du service public de l’électricité. Cela est non seulement irrégulier sur le plan juridique, mais renforce également les inégalités sociales en transférant cette charge du contribuable à l’usager…

Il est urgent de redéfinir des tarifs de l’énergie conformes à la réglementation et aux réalités économiques et sociales à Grenoble et dans l’agglomération.

Il est essentiel de définir une nouvelle politique énergétique locale qui s’organise avec un service public indépendant d’intérêts privés et qui favorise la construction de filières artisanales et industrielles compétentes dans la construction à basse consommation d’énergie et dans la production d’énergies renouvelables (filière bois, traitement des déchets et leur valorisation, solaire…).

L’augmentation des impôts n’était pas nécessaire pour l’année 2009 à Grenoble

20 mai 2010

tirelireAu Conseil municipal du 17 mai 2010 était présenté la réalité des dépenses et recettes de la Ville pour 2009. Une chose est certaine : il n’y avait pas besoin d’augmenter les taux des impôts locaux pour l’année 2009 à Grenoble pour exécuter le budget voté fin 2008.

Les recettes en fonctionnement et en investissement étaient suffisantes pour faire tout ce que la majorité droite-gauche avait prévu.

Le calcul est simple : l’augmentation des taux des impôts a rapporté un peu moins de 10 M€. Or en 2009 par rapport aux prévisions budgétaires la Ville a reçu l’équivalent de plus de 12 M€ de recettes supplémentaires. Il n’y a pas besoin d’avoir fait des études supérieures pour se rendre compte que le budget 2009 de la majorité n’avait donc pas besoin de cette augmentation des impôts. Ceci ne veut pas dire que pour 2010 et les années suivantes la question ne ce serait pas posée, mais à chaque année sa peine.

L’augmentation violente des taux était une décision purement politique et non financière : avoir une cagnotte pour préparer éventuellement les Jeux Olympiques et les grands projets de prestige chers au maire et à sa majorité ; et avec l’idée qu’il faut augmenter les impôts en début de mandat en espérant que les contribuables auront oublié ce mauvais coup en 2014.

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Quels sont les députés qui travaillent ?

20 mai 2010

Si vous voulez savoir si votre député se décarcasse, allez voir le classement effectué par les infos.com à partir des données du site officiel de l’Assemblée Nationale : http://www.lesinfos.com/docs/classementdeputes2010.pdf

Sans surprise, M. Destot est le député de l’Isère qui travaille le moins, et de loin (classé 428 ème sur 575 députés).

Vidéosurveillance : comité d’éthique, comité bidon

20 mai 2010

Le conseil municipal du 17 mai a été perturbé par des manifestants anti-vidéosurveillance. Les méthodes employées sont critiquables mais étaient prévisibles à cause du simulacre de démocratie proposée par la Ville. Comme pour les nanotechnologies, le débat a lieu après les décisions.

Face à la fronde populaire, le Maire n’a pas trouvé d’autre réponse que d’interdire l’accès au public par la police municipale, sous prétexte que la salle était pleine. C’était certes le cas, mais, en dehors du fait qu’en général cela ne dérange personne, il n’a pas été jugé utile de retransmettre les débats dans le hall sur des écrans, comme cela se faisait autrefois. Est-ce vraiment ainsi que l’on compte donner envie aux citoyens d’assister au conseil municipal ?

Depuis des années la politique municipale s’élabore en petit comité autour du maire. La plupart des élus majoritaires ne sont même pas au courant de ces préparations en catimini. Le groupe PC l’a dénoncé (hors conseil municipal) à propos de l’implantation de caméras dans certains quartiers. M. J. Safar a annoncé le programme d’implantation lors de réunion avec des Unions de Quartier, mais avant tout débat au Conseil municipal.

Les manifestants avaient en tout cas raison sur au moins un point : le comité d’éthique c’est du bidon !

Le Conseil municipal à l’exception du groupe Ecologie et solidarité, a voté pour la mise en place de ce comité d’éthique (le PC s’est abstenu). C’est effectivement du bidon, puisqu’il ne discutera même pas des implantations des caméras, ni de leur utilité.

Rocade nord : le maire renoncerait au débat à huis-clos !

20 mai 2010

nitunnelniviaducLe débat à huis-clos sur la rocade serait abandonné et une délibération sera présentée au conseil municipal du 14 juin 2010.

Les grandes manœuvres politiques continuent. Le Président du Conseil général ne veut pas prendre position avant d’avoir interrogé la Métro et la Ville de Grenoble.

Bizarre, il ne demande pas l’avis des communes de St Martin le Vinoux et de la Tronche, qui sont pourtant les premières intéressées ! Il ne demande pas l’avis des habitants, pourtant il avait dépensé des centaines de milliers d’euros pour une consultation bidon lors de l’été 2007. Vous vous souvenez : préférez vous être riche et bien portant que pauvre et malade ?!

En fait il s’agit de se refiler le mistigri. Nos grands élus ne savent pas comment se dépêtrer de ce projet qui ne tient pas la route et chacun voudrait que ce soit l’autre qui dise non, pour ne pas avoir à se déjuger devant son électorat, et surtout devant la Chambre de commerce.

A La Métro, M. Baïetto va réaffirmer le 28 mai qu’il faut une rocade, mais évidemment sans s’engager à participer à son financement. Les élus grenoblois vont voter à la Métro avant de prendre position à la Ville (le 14 juin), c’est la démocratie à l’envers.

Incohérence…

20 mai 2010

Lorsqu’il était en responsabilité des déplacements au Conseil général, M. Baïetto avait soutenu en 2007 le « plan métropolitain » du Conseil général qui décidait de prolonger le tram de Grenoble à Meylan et de réaliser la rocade nord.

Maintenant, en tant que Président de la Métro, M. Baïetto freine des quatre fers et indique que le dossier de faisabilité d’un tel prolongement ne serait remis qu’après les élections locales de 2014 afin de le sortir du débat politique ! La démocratie exigerait au contraire que les dossiers soient mis sur la table avant les élections afin que les citoyens puissent se prononcer en connaissance de cause sur ce type de grand projet.


ADES  - Le Rouge et le Vert
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