Archives pour le mot-clef ‘FInances’

Face à la gravité de la situation financière des hôpitaux publics, renforcer l’efficience par une intégration territoriale

Publié le 6 mars 2026

C’est le titre d’un rapport d’une mission des Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) publié le 18 février 2026. Dans un contexte de détérioration des finances hospitalières publiques, avec un déficit estimé à près de 2,9 milliards d’euros fin 2024, la mission avait pour objectifs : d’analyser la dégradation du déficit des hôpitaux publics depuis la crise sanitaire ; d’identifier les leviers les plus adaptés pour maîtriser les charges des établissements ; de proposer des modalités rénovées de pilotage de l’efficience hospitalière.

Dans son rapport, la mission constate que les établissements publics de santé (EPS) se trouvent dans une situation financière d’une gravité inédite, marquée par : l’ampleur des déficits cumulés, qui ont annulé les bénéfices du Ségur ; les sous-jacents de ces déficits, liés, outre au sous financement de la compensation des charges exogènes récentes, à leurs modalités de financement, à leur efficience interne et collective, à l’organisation territoriale de l’offre hospitalière ; l’importance des besoins de financement dans les années à venir.

Face à cette urgence, la mission considère qu’il est nécessaire d’agir selon une nouvelle approche, qui ne peut se limiter à des mesures d’efficience interne qui s’apparenteraient à une politique du rabot, et appelle à un changement d’échelle et de paradigme. Elle propose un plan de consolidation de l’hôpital public, visant un retour à l’équilibre d’ici à la fin de la décennie.

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Les futurs réacteurs nucléaires pourraient coûter trois fois plus cher que prévu

Publié le 20 février 2026

L’histoire du nucléaire civil français nous apprend une chose : les coûts de l’électricité nucléaire sont toujours bien supérieurs aux estimations faites au moment où la décision est prise. Le dernier exemple est évidemment Flamanville avec le lancement du nouveau réacteur EPR. Cette sous-estimation des coûts est une maladie assez française. Les observateurs disent souvent que le nombre Pi (3,14) représente le rapport entre le coût de la réalisation de l’opération par rapport au coût annoncé au moment de la décision, en France ! Ceci s’est magnifiquement vérifié par exemple pour le Grand Stade des Alpes, estimé à environ 29 M€ au départ et terminant pas loin de 100 M€.

Voilà que le Premier ministre décide de la nouvelle PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) par décret le 13 février, avec une grosse priorité sur le nucléaire par rapport aux énergies renouvelables.

 Le problème c’est l’estimation du coût réel du développement de ce nouveau programme nucléaire qui semble largement sous-chiffrée. Une enquête approfondie menée par le journal « Alternatives économiques » arrive à cette conclusion. Si cela s’avère juste, cela condamne totalement la nouvelle PPE.

 La Cour des comptes tirait déjà le signal d’alarme en septembre 2025

Voici un important extrait de l’étude d’Alternatives économiques :

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Les missions de service public de La Poste vont être encore amputées

Publié le 20 février 2026

L’Association des maires de France (AMF) s’insurge contre la diminution importante des financements par le budget de l’Etat de 2026, des 4 missions de service public de la Poste rappelées par le contrat de présence postale de 2008 : le service universel postal, une mission d’accessibilité bancaire, le transport et la distribution de la presse et la contribution à l’aménagement et au développement du territoire.  Une présence postale qui représente 17 000 points de contact sur toute la France.

La loi de finance pour 2026, si elle est validée par le Conseil constitutionnel pour cette partie, prévoit une coupe de 44 millions d’euros pour la mission d’aménagement du territoire que La Poste prend en charge, et un total de 122 millions d’euros pour l’ensemble des quatre missions de service public.

Voici des précisions données par « Localtis info » du 16 février 2026.

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Les recettes de la TVA sont moins dynamiques :  conséquences sur les recettes des collectivités

Publié le 20 février 2026

Un rapport de l’inspection générale des finances (IGF) attire l’attention sur le moindre dynamisme des recettes de TVA depuis 2023 par rapport à la croissance du PIB. Les écarts par rapport aux prévisions de ces recettes se sont nettement accrus depuis la crise sanitaire. Le ralentissement des recettes de TVA s’explique en partie par une consommation et des investissements atones, une évolution défavorable de la composition de la demande et des évolutions sectorielles négatives dans le commerce et l’industrie-énergie. L’écart inexpliqué proviendrait notamment de la dynamique des remboursements de crédits de TVA et de l’augmentation notable de la fraude à la TVA liée au e-commerce de petits colis en provenance de Chine.

Ceci à une conséquence importante sur les finances de plusieurs échelons de collectivités locales les communes mises à part, qui perçoivent, en lieu et place des impôts locaux -ils ont été supprimés- une fraction de TVA. Les EPCI, les départements et les régions sont donc concernés. Par exemple la Métro collectait une taxe d’habitation sur les résidences principales non négligeable (50 M€) qui a été supprimée et remplacée par une fraction fixe de TVA, avec l’assurance que cette dotation évoluerait favorablement à l’avenir, ce qui s’avère déjà inexact. De même les départements ont perdu la taxe foncière (reversée aux communes), remplacée elle aussi par une fraction de TVA. La région n’avait plus depuis de longues années d’impôt locaux et recevait une fraction de TVA.

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Budget 2026 : loi spéciale, quelles conséquences pour les collectivités ?

Publié le 9 janvier 2026

L’association des maires de France (AMF) fait une analyse des conséquences de l’absence de budget de l’Etat, sur les collectivités locales.

Si le versement de la DGF est garanti en ce début d’année, les élus locaux devront attendre l’adoption du budget 2026 pour percevoir les dotations d’investissements sur leurs nouvelles dépenses.

Les parlementaires vont reprendre leurs discussions sur le projet de budget 2026 du gouvernement d’abord à l’Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des finances, pour une nouvelle lecture.

« En cette fin d’année 2025, la trêve des confiseurs a été une nouvelle fois mouvementée sur le plan budgétaire. Après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) et l’impossibilité d’achever l’examen du budget avant le 31 décembre, les parlementaires se sont résolus à adopter une nouvelle loi spéciale avant le passage à l’année 2026. 

L’objectif, assurer provisoirement la continuité de l’État et maintenir une certaine stabilité en attendant la reprise, ce jeudi, des débats sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, en deuxième lecture. Et alors qu’un Conseil des ministres se tient aujourd’hui.

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Démographie et finances publiques

Publié le 19 décembre 2025

La Cour des comptes a publié le 2 décembre 2025 un rapport sur les conséquences des évolutions démographiques sur les finances publiques : sans mesures fortes et impopulaires, le vieillissement de la population devrait brutalement aggraver le déficit public dans les années à venir.

En mai 2025, pour la première fois, il a été constaté que le nombre de décès sur les douze derniers mois a été plus important que le nombre de naissances : la population française, hors immigration, a donc diminué, deux ans plus tôt que les projections l’envisageaient.

La Cour des comptes a examiné les grandes évolutions démographiques auxquelles est confrontée la France et leurs conséquences sur les finances publiques, en s’attachant à distinguer leur impact sur la croissance économique, le niveau des recettes publiques et la structure des dépenses et des besoins collectifs.

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Au congrès annuel des maires, l’inquiétude

Publié le 28 novembre 2025

Le Premier ministre a annoncé aux maires, le discours « tarte à la crème » habituel, dont une simplification des normes, mais n’a pas cédé sur les ponctions financières sur les collectivités

La résolution adoptée par le congrès des maires a lancé un appel aux gouvernants, notamment sur ces ponctions financières inacceptables :

« … nous mettons en garde solennellement les gouvernants d’aujourd’hui et ceux qui aspirent à les remplacer demain quant à une conclusion trop rapide : notre résistance aux épreuves ne doit pas être perçue comme une invitation à ne rien changer. Au contraire, les maires sont les premiers témoins des fissures de notre modèle républicain et bien souvent ils sont seuls pour colmater les brèches. Est-ce que la cité va craquer ? Nous ne voulons plus être réduits à un rôle de gestionnaires de l’urgence et de sous-traitants mal traités d’un Etat affaibli.
Nous n’acceptons plus que l’Etat nous entraîne dans son naufrage.
La loi de finances pour 2026 en est l’illustration éclatante. Avant tout autre débat ou projet, les finances des collectivités locales et particulièrement du bloc communal doivent être préservées ; la parole de l’Etat doit être enfin tenue sous peine que la confiance ne soit plus qu’une pièce de musée.

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Projet de Loi de Finances 2026 : « Une Métropole d’Avance » alerte sur les menaces qui pèsent sur l’action publique et associative

Publié le 14 novembre 2025

À l’occasion du Conseil métropolitain du 7 novembre 2025 lors duquel des représentant·es locaux du mouvement #ÇaNeTientPlus! ont partagé la situation alarmante des associations en Isère, le groupe Une Métropole d’Avance plaide pour une trajectoire budgétaire protectrice et solidaire, capable de maintenir des services publics de proximité de qualité, d’accompagner la transition écologique et de préserver les emplois locaux.

Le contexte d’austérité est préoccupant. Après une année 2025 déjà marquée par une restriction budgétaire de 15 millions d’euros, la Métropole de Grenoble fait face à la perspective d’une nouvelle réduction de ses dotations et donc de ses marges de manœuvre, mettant en péril sa capacité à investir dans la transition écologique (dont le logement social) les mobilités durables et la rénovation énergétique, tout en absorbant la hausse des coûts de fonctionnement liée à l’inflation.

Dans le même temps, le territoire subit une dégradation rapide de l’emploi : plusieurs entreprises du bassin grenoblois, notamment dans la filière chimique (Arkema, Vencorex), et tout récemment Teisseire, annoncent des suppressions de postes, tandis que le secteur associatif et l’économie sociale et solidaire sont à leur tour fragilisés.

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L’avenir de la SEM Grenoble Habitat

Publié le 14 novembre 2025

La Chambre régionale des comptes a rendu ses observations définitives sur la gestion de la SEM Grenoble Habitat essentiellement pour les années 2019-2023 en intégrant les dernières données connues. Les observations ont été présentées au conseil municipal de Grenoble du 3 novembre 2025. Elle note qu’il s’agit d’un acteur important pour le logement social au sein de la métropole de Grenoble. « Malgré sa taille modeste comparée aux autres acteurs du domaine, la SEM apporte une contribution significative en termes de production de logements, notamment locatif social. Sa participation au plan local de l’habitat pourrait être formalisée de façon plus précise, notamment sur la localisation des programmes immobiliers (à mettre en adéquation avec les zones les plus tendues de la métropole) et pour fixer un niveau de production compatible avec ses contraintes financières. »

Comme tous les bailleurs sociaux, Grenoble Habitat a souffert des politiques gouvernementales successives en particulier par la réduction du loyer de solidarité (RLS) créée en 2018 (-1,4 M€ de recettes annuelles pour GH), par l’augmentation du taux du livret A qui a une incidence directe sur les taux d’intérêts payés par les bailleurs sociaux (augmentation pour GH de 3,6 M€ de taux d’intérêts en 2023). Mais Grenoble Habitat a plus souffert car ses logements sociaux sont en moyenne assez jeunes avec pour conséquence des amortissements plus élevés que la moyenne et a subi une fraude qui lui a fait perdre plus d’un million d’euros. D’où une dégradation de la situation financière, même si les comptes annuels étaient toujours bénéficiaires.

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Débat sur l’évolution de l’épargne nette du budget de Grenoble jusqu’en 2028

Publié le 7 novembre 2025

Sur les questions budgétaires, pourquoi de nombreux élu-es se contentent-ils-elles de facilités coupables pour laisser croire que tout est simple.

La paresse est mauvaise conseillère, l’affichage d’incompétence également ! Sur le Rapport d’Orientation Budgétaire nous avions fait état de quelques grandes données financières de 2025 à 2028 où apparaissait l’évolution des recettes et des dépenses de fonctionnement, de l’épargne brute (CAF brute), le taux d’épargne brute, le remboursement en capital de la dette, de l’épargne nette (CAF nette) et de la capacité de désendettement.

Or les oppositions qui sont montées au créneau, se sont focalisées sur le paramètre qui a le plus varié, c’est à dire la CAF nette (Capacité d’Autofinancement Nette) qui diminuerait entre 2025 et 2028 de 60%, passant de 24,5 M€ à seulement 10 M€. Ce serait donc la catastrophe !

Pourtant l’histoire financière de Grenoble montre que le montant de l’épargne nette avait plutôt avoisiné une moyenne assez proche de zéro. Elle a été fortement augmentée lorsqu’il y a eu des augmentations d’impôts, sous Carignon lorsqu’il a fait payer la subvention au syndicat intercommunal (l’ancêtre de la Métro) de 100 millions de francs, (15 millions d’euros) par les contribuables en 1992 ; en 2009 lorsque Michel Destot augmente les taux des impôts de 9 % et en 2023 lors de la dernière augmentation de la taxe foncière.

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Les orientations budgétaires 2026 de la ville de Grenoble

Publié le 31 octobre 2025

Comme chaque année, la loi impose aux collectivités de présenter un rapport d’orientation budgétaire (ROB) dans les 2 mois précédant le vote du budget primitif. Traditionnellement à Grenoble le vote du budget a lieu en décembre, et le débat d’orientation budgétaire en novembre. La loi et les règlements imposent que le rapport d’orientation budgétaire présente de manière détaillée et sincère l’évolution des finances de la commune sur plusieurs années. Le ROB retrace les grandes évolutions des équilibres financiers jusqu’à fin 2028.

Ce qui est proposé au débat du conseil municipal du 3 novembre 2025, dément totalement les élucubrations mensongères de la liste de droite menée par Carignon, qui propose de diminuer les dépenses de fonctionnement de 10 % chaque année (30 millions d’euros) sinon ce serait la catastrophe financière. Mais avec une telle diminution, les services publics seraient totalement dégradés et par voie de conséquence, il pourrait alors baisser les impôts. Le fait qu’il ne le propose même pas montre bien que sa proposition est de la démagogie de bas étage !

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L’état des finances de la ville de Grenoble fin 2024 : très correct

Publié le 24 octobre 2025

Historiquement Grenoble est une ville qui propose des services publics nettement plus importants que la moyenne des autres grandes villes, ceci se mesure en comparant les dépenses de personnel avec celle des autres villes. On peut comparer les finances entre communes de même importance (supérieure à 100 000 habitants) à fin 2024, les chiffres viennent d’être édités par la DGCL.

En 2024, Grenoble a dépensé en masse salariale 1000 € par habitant, les autres grandes villes 800 €/habitant. Dans les augmentations des dépenses de personnels il y a des décisions imposées par les gouvernements, notamment la forte augmentation des cotisations retraite des agent-es, ce qui atteint plus Grenoble que les autres villes puisqu’il y a plus de personnel.

Mais attention l’année 2025 pourrait s’avérer être un peu plus difficile vu les diminutions de recettes et l’augmentation des dépenses imposées par le budget de l’Etat adopté en février 2025. On en saura plus lors du conseil municipal du 3 novembre 2025, qui débattra du Rapport d’orientation budgétaire et lors de l’adoption du budget primitif pour 2026, le 15 décembre.

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Les enjeux financiers des polices municipales

Publié le 24 octobre 2025

Une étude de l’Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locales d’octobre 2025 fournit des informations intéressantes sur le coût des polices municipales en 2024. On voit que Grenoble se situe dans la moyenne des grandes villes pour ses dépenses concernant la police municipale avec 49 €/h. Un des candidats de droite, soutenu par le parti Horizons d’Edouard Philippe aux prochaines élections municipales à Grenoble, propose d’augmenter violemment ces dépenses de fonctionnement à 86 €/h ainsi que des investissements de plus de 10 millions d’euros notamment en caméras de vidéosurveillance intelligentes. Ce serait pour faire croire que cette augmentation va lutter contre l’insécurité, ce qui n’est pas du tout assuré. Mais comment financer de telles dépenses ? Le candidat démagogue ne le dit pas… par ailleurs les dépenses de fonctionnement par habitant sont en moyenne plus élevées dans les polices municipales équipées de l’arme létale par rapport aux autres communes armées (entre +20% et +35% en fonction de la strate d’effectifs).

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Les divagations de l’opposition de droite sur les finances de la ville de Grenoble et de la Métro

Publié le 17 octobre 2025

Pour se fabriquer une image de grande compétence pour gérer une ville, il faut effectivement démarrer sur la question des finances qui résume tout. L’action municipale n’est pas faite par les élu-es mais par les services et leurs agent-es et la réalité de ces actions se résume en chiffres dans les budgets annuels. Donc pour paraitre un bon candidat, sérieux et compétent il faut aller dans le concret de certains chiffres qui donnent une image de la politique qui sera suivie. Du coté de la droite pilotée par Alain Carignon, on réunit des soi-disant experts pour faire passer des messages qui devraient emporter l’adhésion des habitantes et habitants.

En avant dans la découverte du charlatanisme financier de l’ancien maire corrompu. « Avant de dire ce qu’on va faire, nous allons expliquer comment on va le faire, c’est-à-dire comment on va dégager de quoi financer nos propositions. »

Un long exposé débute par une analyse de la trajectoire financière de la ville, en comparant la dette et les dépenses de fonctionnement (voir plus bas), mais il faut attendre la fin pour enfin savoir ce qui va être proposé pour à la fois la ville et la Métro, dont les dépenses de fonctionnement sont respectivement de 300 M€ et de 500 M€, soit si on les ajoute 800 M€ et voilà le miracle annoncé :

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La contribution des usagers au financement des transports collectifs urbains.

Publié le 18 septembre 2025

Le 15 septembre 2025, la Cour des comptes rend un rapport sur la contribution des usagers aux transports en commun. Les magistrats de la Cour ont un parti pris très net sur le fait que ce doit être aux usagers de participer fortement à leur financement. Pourtant quand on compare les coûts supportés par les collectivités et l’Etat pour assurer aux voitures particulières et aux camions leurs déplacements sur les voiries, on est proche de la gratuité totale pour ce mode de transport non collectif et qui a des impacts écologiques forts. Pourquoi n’y aurait-il pas une socialisation forte du coût des transports collectifs (pouvant aller jusqu’à la gratuité) qui ont un impact écologique bien meilleur, alors qu’il y en a une pour les transports individuels ?

La vision purement comptable de la Cour des comptes l’empêche d’analyser plus finement le financement des transports collectifs, notamment elle pourrait insister sur la nécessité de laisser aux autorités organisatrices des TC de pouvoir fixer le taux du versement mobilité comme le fait la RATP, au lieu de le bloquer à 2% pour les réseaux hors Ile de France.

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Un survol des choix politiques dans les finances de la ville de Grenoble en 2024

Publié le 27 juin 2025

Les grands équilibres du CFU du budget principal ont été analysés dans un article précédent Compte financier unique 2024 de la commune de Grenoble « ADES – Le Rouge et le Vert qui démontrait une situation financière saine de la ville de Grenoble permettant d’affronter les difficultés imposées par le gouvernement au budget 2025. On saura cet été qu’elles vont être les difficultés pour les collectivités pour l’année 2026, lorsque le gouvernement précisera sa stratégie financière.

Lors du conseil municipal du 23 juin 2025, l’adjoint aux finances, Vincent Fristot a présenté les grands choix politiques exprimés à travers les dépenses de fonctionnement et d’investissement durant l’année 2024.

Le bouclier social et climatique décidé en 2023 qui s’est rajouté aux priorités habituelles pour protéger mieux les habitants monte en puissance : 7,8 M€ de dépenses en fonctionnement et 0,9 M€ en investissement : mobilités 1,2 M€, logements1,2 M€, alimentation 1,3 M€ ressources humaines 4,3 M€, santé émancipation 0,8 M€.

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A quelle sauce vont être assaisonnées les collectivités locales dans le budget 2026 ?

Publié le 16 mai 2025

On assiste maintenant presque chaque jour à des annonces de nombreux ministres qui indiquent qu’il sera indispensable que les dépenses des collectivités locales ralentissent en 2026. Certaines des propositions sont immédiatement retirées créant une cacophonie savamment orchestrée. Les chiffres d’économies de 5 à 8 milliards d’euros de dépenses en moins circulent ici et là. Tout est fait pour persuader les élu-es locaux qu’ils devront passer à la moulinette d’une austérité renforcée.

Alors que la loi de finances 2025 a prévu le prélèvement appelé DILICO (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités) sur les ressources de nombreuses collectivités une note de la DGCL précise que la loi ne prévoit sa mise en œuvre qu’en 2025.

Mais si le prélèvement n’est pas reconduit en 2026, les collectivités pourraient ne pas percevoir les reversements prévus par la loi de finances pour 2025. La loi dispose en effet que « le produit de la contribution… est reversé, les trois années suivant sa mise en réserve, à hauteur d’un tiers par année et dans la limite du montant du produit de la contribution pour l’année en cours ». S’il n’y a pas de prélèvements en 2026, il n’y aura pas de reversements du Dilico prélevé en 2025 ! D’où une perte sèche de 5,9 M€ pour la Métro et 0,7 M€ pour Grenoble et des dizaines ou centaines de milliers d’euros pour une vingtaine de communes de l’agglomération.

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L’offre de services des bailleurs sociaux publics : quelles réponses aux besoins locaux et quels financements

Publié le 14 mars 2025

Une étude menée par la Fédération des offices publics de l’habitat (FOPH) met en lumière les stratégies adoptées par les bailleurs sociaux pour assurer la pérennité des services assurés aux locataires, dont l’offre ne cesse de s’étoffer. Mais comment financer ces services aux habitants ?

Cette étude ne rappelle malheureusement pas le très mauvais coup porté aux bailleurs sociaux par la politique macroniste qui a supprimé le versement des APL aux locataires du logement social et pour éviter de les appauvrir, il a appauvri le bailleur en lui imposant de baisser les loyers du montant des APL supprimées, c’est la RLS (Réduction du loyer de solidarité) qui coûte 1,3 milliards d’euros aux bailleurs chaque année.  L’Etat s’est par ailleurs totalement désengagé du financement des bailleurs sociaux. Il serait vraiment urgent de réfléchir à la création d’un service public du logement décliné au niveau national et local

L’étude évoque quatre grands leviers financiers mobilisés par les bailleurs sociaux pour soutenir ces services :

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Vers un budget départemental 2025 un peu curieux

Publié le 7 mars 2025

Le 28 février 2025, le Conseil départemental a débattu de son rapport d’orientation budgétaire (ROB) qui précède obligatoirement (moins de deux mois avant) le vote du budget primitif du département de l’Isère.

Pour avoir une vue synthétique rapide sur le budget d’une collectivité territoriale, une comparaison avec les départements de même strate, permet une analyse rapide en comparant les recettes et les dépenses en euros par habitants entre le département de l’Isère et la moyenne des départements de plus d’un million d’habitants, ces dernières années.

Ce qui saute aux yeux immédiatement c’est que la situation financière du CD38 est très confortable par rapport à celle de la moyenne des autres départements :

  • Les recettes de fonctionnement sont à peu près dans la moyenne grâce à une dotation de l’Etat nettement supérieure à la moyenne (plus de 40 M€) qui compense des impôts locaux moins importants.
  • Les dépenses de fonctionnement sont très inférieures à la moyenne de plus de 100 M€ car les dépenses sociales sont nettement inférieures : 45 M€ de moins pour les aides à la personne et 55 M€ de moins pour les frais de séjour et d’hébergement.
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Rapport sur les Orientations budgétaires 2025 de la métropole

Publié le 14 février 2025

Le 14 février, un débat d’orientation budgétaire a lieu au conseil métropolitain, il précède obligatoirement (moins de deux mois) le vote du budget annuel de la Métro, prévu en avril 2025. Contrairement à d’autres collectivités, la Métro a fait le choix de retarder le plus possible le vote du budget en absence d’une loi de finances de l’Etat ; elle aurait pu proposer un budget primitif plus tôt et le corriger plus tard par une décision modificative comme le font d’autres collectivités.

Le rapport sur les orientations budgétaires (ROB) porte notamment sur les évolutions prévisionnelles des dépenses et des recettes, en fonctionnement comme en investissement. Il doit contenir des informations relatives à la structure et la gestion de l’encours de dette contractée et les perspectives pour le projet de budget et évalue l’évolution prévisionnelle du niveau d’épargne brute, d’épargne nette et de l’endettement à la fin de l’exercice, ainsi que la structure des effectifs, les dépenses de personnel…

Le ROB qui a été élaboré depuis de longues semaines souffre du manque d’analyse précise des conséquences de la loi de finances 2025 adoptée par le parlementqui vient d’être globalement acceptée par le Conseil Constitutionnel. Mais il reste donc un flou important dans l’ampleur de l’austérité imposée par cette nouvelle loi de finances, qui semble atténuer un peu la dureté du projet de loi Barnier.

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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