Archives pour le mot-clef ‘Déplacements’

Ça roule pour l’élargissement de l’A480 !

Publié le 12 juillet 2019
© Alternatives_A480

C’est le titre d’un article rédigé par les quatre habitants de Grenoble qui ont demandé la suspension des travaux de l’A480 au motif que le refus du préfet de mettre l’avis du SMTC dans l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique, entachait cette déclaration d’illégalité. En effet ce défaut empêchait la bonne et complète information du public lors de l’enquête car il s’agissait de l’avis de l’autorité organisatrice de la mobilité sur l’ensemble de l’agglomération et elle est tout à fait compétente pour apporter des réflexions utiles sur l’ensemble des déplacements. Le juge des référés a botté en touche, estimant que ce moyen d’illégalité avait déjà été examiné lors du premier référé suspension et donc que ce n’était pas un motif nouveau.

« Ça roule pour l’élargissement de l’A480 !

Tous les voyants sont au Vert !  Après le rejet du 3eme recours contre le projet de réaménagement et d’élargissement de l’A480, ça roule pour les services de l’Etat !  Ce projet, affirment-ils, impliquera moins de bouchons, moins de pollution et moins de bruit pour tous, et donc une meilleure qualité de vie !

Chouette, c’est super !

Ça roule pour l’entreprise AREA qui finance les 300 millions de béton et de bitume.

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Les finances du SMTC toujours tendues

Publié le 5 juillet 2019

Le 27 juin 2019, le Conseil syndical du SMTC a adopté le compte administratif du SMTC pour l’année 2018. La situation est stable mais reste tendue car le syndicat manque de recettes pour amplifier certaines politiques, comme l’extension de la tarification sociale ou un meilleur service rendu en améliorant encore plus le réseau de transport en commun.

Les recettes en fonctionnement sont dominées par le versement transport (2% de la masse salariale) payé par les entreprises à hauteur de 105 M€, les subventions des collectivités (Métro et département) pour 22 M€ et 3,9 M€ de recettes diverses. Hors recettes exceptionnelles, les recettes ont augmenté de 1,55% entre 2017 et 2018, soit à peine l’inflation.

Les 4 plus gros contributeurs au versement transport sont : le CHU, le CEA, l’Université Grenoble-Alpes et l’Académie de Grenoble, établissements pour lesquels les versements dépassent les 2 M€.

Les usagers payent leur titre de transport à la SEMITAG et non au SMTC, pour un montant de 37,4 M€ (soit un montant inférieur à ce qui est prévu (40,6 M€) dans le contrat de délégation entre le SMTC et la SEMITAG (société d’économie mixte à majorité SMTC). Ce montant de 37 M€ donne la mesure du financement qu’il faudrait trouver pour que le réseau TAG soit gratuit.

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L’actualité de « Chronovélo »

Publié le 5 juillet 2019

Après l’aménagement de l’axe des Jeux-Olympiques à Grenoble en 2017, le lancement des travaux de la nouvelle liaison Grenoble-La Tronche-Meylan de 7 km en juin 2018, c’est un nouvel axe Chronovélo qui démarre. Il permettra aux cyclistes, d’ici janvier 2021 (date de l’achèvement complet des travaux), de relier Grenoble au Pont-de-Claix en passant par Échirolles. Une extension vers Vizille puis un raccordement au territoire de l’Oisans est également prévu dans un second temps.

Ce nouveau parcours de 7 km reliera Grenoble, Echirolles, et le Pont-de-Claix via les rues Général-Mangin et Raymond-Pitet, l’avenue Léon-Blum et Victor-Hugo, la rue Pierre-Sémard, l’avenue Auguste-Ferrier, et enfin les cours Jean-Jaurès et Saint-André. Il sera par ailleurs raccordé à l’axe Chronovélo reliant Saint-Égrève au campus de Saint-Martin-d’Hères, au niveau de la rue Léo-Lagrange.

« En traversant l’une des principales zones d’emplois métropolitaines avec des entreprises comme Alstom, Caterpillar, la zone d’activités des Essarts et la plateforme chimique, il intéressera sans doute les 8000 emplois du secteur. Sans compter que le tracé sera directement raccordé au pôle d’échanges multimodal « Flotibulle » dont les travaux ont commencé sur le cours Saint-André et qui accueillera le futur terminus de la ligne de tram A ainsi qu’un parking relais (P+R). »

Rappel : les 4 grands axes du réseau « Chronovélo » à l’horizon 2022 : 44 km en tout pour relier à vélo les communes de la Métro.

« Les 4 axes du réseau Chronovélo devront garantir :

  • Une identité et une lisibilité forte tout au long des itinéraires ;
  • Un confort accru avec un largeur de voie généreuse et des revêtements homogènes et lisses ;
  • Une capacité importante permettant d’absorber un nombre de cyclistes conséquent dans les secteurs les plus denses ;
  • Une sécurité renforcée, notamment au niveau des intersections ;
  • Une continuité du réseau ;
  • Des itinéraires directs et sans obstacles (chicanes) ;
  • Des services à disposition pour entretenir son vélo, se repérer ou simplement faire une pause. »

De plus, une nouvelle piste cyclable a été inaugurée mardi 18 juin, qui effectue la liaison cyclable entre Gières, Murianette et Domène, et permet d’assurer la continuité de la voie verte côté rive gauche depuis la Métropole jusqu’aux frontières avec le Grésivaudan.

Le soutien au référendum contre la privatisation des aéroports de Paris : c’est parti…

Publié le 14 juin 2019

Tous les citoyens inscrits sur les listes électorales peuvent dès maintenant donner leur signature pour le référendum d’initiative partagé (RIP) qui vise à interdire la privatisation des aéroports de Paris en affirmant leur caractère de service public national. La collecte des signatures va durer 9 mois jusqu’au 12 mars 2020 à minuit, soit au moment des élections municipales.

Il faudra qu’il y ait au moins 4 717 396 électeurs qui signent pour que la procédure puisse être menée à terme. Si ce seuil est dépassé, la loi affirmant le caractère de service public national sera soumise au parlement qui l’adoptera sinon elle sera soumise à référendum national.

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Pas de suspension de l’autorisation environnementale pour l’A480

Publié le 14 juin 2019

Le mercredi 5 juin avait lieu au tribunal administratif, l’audience sur le référé suspension, déposé par la FRAPNA contre l’arrêté du préfet de l’Isère du 14 janvier 2019, délivrant l’autorisation environnementale pour les travaux d’élargissement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau. Cet arrêté faisait suite à l’avis favorable de la commission d’enquête qui avait proféré des propos climatosceptiques ce qui avaient fait réagir de nombreux universitaire et la ville de Grenoble. Le dossier d’autorisation environnementale était très complexe et la FRAPNA a utilisé les 4 mois de délais autorisés pour déposer un recours en excès de pouvoir (recours au fond) contre cet arrêté et un référé suspension. Mais les travaux de déboisement avaient débuté immédiatement après la signature de l’arrêté et 4 mois après ils étaient quasiment terminés.

La jurisprudence considère qu’il n’y a plus urgence à partir du moment où les travaux sont terminés ou quasiment terminés, c’est ce qu’a rappelé le juge des référés dans son ordonnance du 7 juin 2019 :

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Nos mobilités et notre vie quotidienne

Publié le 7 juin 2019

Parmi les politiques publiques pilotées localement par le SMTC, la Métropole et la ville de Grenoble, les actions concernant les mobilités ont un impact extrêmement important sur nos vies quotidiennes. La nouvelle majorité issue des élections municipales de 2014, a mis en place de nombreux acte qui vont permettre :

  • d’agir pour limiter les impacts du changement climatique et améliorer la santé publique en développant les mobilités actives (marche, vélo…) et douces (transports en commun, autopartage, covoiturage) ;
  • d’améliorer le pouvoir d’achat par des tarifications solidaires élargies, malgré les difficultés financières des collectivités publiques ;
  • d’étendre sur l’ensemble de l’agglomération des capacités de mobilités équitables et l’amélioration des libertés en élargissant le choix des modes de déplacement.

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La Zone à Faible Émission (ZFE) a démarré dans une partie de la Métropole

Publié le 19 mai 2019

Depuis le 2 mai 2019, la Zone à Faibles Émissions (ZFE), (ex-Zone à Circulation Restreinte) vise à améliorer la qualité de l’air dans la métropole en réservant l’accès à la circulation des véhicules utilitaires et poids lourds les moins polluants dans 10 communes et le campus universitaire. Cette zone sera prochainement élargie (février 2020) à 18 autres communes qui ont déposé plus tardivement leur candidature.

Pour l’instant, seuls les véhicules utilitaires légers et les poids lourds (catégorie N sur la carte grise) sont concernés par la ZFE,que leur usage soit professionnel ou personnel. Les interdictions sont repérées par le système des Certificats Qualité de l’Air (ou vignettes Crit’air). Ce qui est interdit depuis le 2 mai, ce sont les véhicules non classés et CQA 5. Dès le 1er juillet 2020, cette interdiction sera étendue aux véhicules utilitaires légers et poids lourds classés CQA 4, puis le 1er juillet 2022 on passera à CQA 3 et dès le 1er juillet 2025, ce seront les CQA 2 qui seront interdits. A cette échéance, l’accès à la ZFE sera réservé aux véhicules utilitaires légers et poids lourds équipés de vignettes Crit’Air 1 et Électrique.

La sortie du diesel en 2025 pour les véhicules utilitaires et poids-lourds implique un renouvellement des flottes de véhicules vers des motorisations faibles émissions (GNV : Gaz Naturel pour Véhicules, électrique, hydrogène…), susceptibles d’utiliser des énergies produites à partir de ressources renouvelables et locales.

En complément des incitations nationales (fiscalité incitative, aides à l’achat, plan de soutien au développement des infrastructures de recharge…), la Métropole grenobloise accompagne les acteurs économiques dans l’atteinte de cet objectif, en développant différentes mesures : information sur la transition énergétique des véhicules, dispositif d’aide à l’acquisition de véhicules faibles émissions, infrastructures de recharge, Centres de Distribution Urbaine…

Pour plus d’informations, voir ici.

Gratuité des transports collectifs : consultation en ligne lancée par le Sénat

Publié le 26 avril 2019
Bus gratuit à Aubagne

Le Sénat a créé une mission d’information sur le thème : « Gratuité des transports collectifs : fausse bonne idée ou révolution écologique et sociale des mobilités ? », à la demande du groupe communiste républicain citoyen et écologiste, dont le rapporteur est Guillaume Gontard sénateur de l’Isère.

La mission d’information a lancé le 23 avril une consultation grand public en ligne. Ouverte jusqu’au 31 mai 2019, cette consultation prend la forme d’une dizaine de questions à choix multiples.

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Autoroutes, l’Etat laisse des superprofits aux concessionnaires privés

Publié le 26 avril 2019

La Cour des Comptes a transmis au gouvernement le 23 janvier 2019 un référé concernant la gestion financière des autoroutes concédées à trois grands groupes privés. Les ministres de l’économie et des transports avaient deux mois pour y répondre, ce n’est que le 4 avril 2019 que Mme Bourne et M. De Rugy y ont répondu, mais sans vouloir changer grand-chose et estimant que tout allait globalement bien. Or on peut s’interroger par exemple sur l’A480 dont le coût réel des travaux semble inférieur aux compensations obtenues par AREA.

La Cour des comptes rappelle l’historique des demandes des concessionnaires ces dernières années :

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Zones à faibles émissions : pour lutter contre la pollution atmosphérique

Publié le 26 avril 2019

Il n’existe à ce jour que trois ZCR (zones à circulation restreinte) en France : à Paris, Grenoble et Strasbourg où les véhicules doivent être équipés des vignettes Crit’Air. Les ZFE (zone à faibles émissions) sont la nouvelle appellation des ZCR dans le projet de loi d’orientation sur les mobilités. Le dispositif est trop lent à se développer en France, alors qu’il existe déjà plus de 230 ZCR et ZFE en Europe. Le ministère de la Transition écologique et solidaire a dévoilé les 19 collectivités lauréates de l’appel à projets qu’il a lancé avec l’Ademe, sur les zones à faibles émissions (ZFE). Le système repose sur l’usage des vignettes Crit’Air, et a pour principe la souplesse : les collectivités ont toute latitude pour décider du périmètre géographique, de l’amplitude horaire, des catégories de véhicules concernées, des dérogations, etc. Une collectivité peut décider d’interdire tout ou partie de son territoire à la circulation des véhicules les plus polluants, pendant une période donnée ou de façon permanente.

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Vers une nouvelle autorité organisatrice de la mobilité dans la grande région grenobloise…

Publié le 12 avril 2019

L’idée de créer une grande autorité organisatrice de la mobilité (AOM) à l’échelle de la région urbaine est ressassée depuis des années mais jamais mise en application. Tout le monde convient que c’est à l’échelle de la grande région que doivent être traités les réponses aux demandes multiples et variées de mobilité et que l’organisation actuelle en différents syndicats n’est plus d’actualité, même si des efforts ont été fait sur l’harmonisation de certains tarifs et sur des projets d’investissements conduits en commun sur des pôles d’échanges.

Les AOM du Sud Isère (Région Auvergne Rhône Alpes, Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération grenobloise, Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais et Communauté de Communes Le Grésivaudan) veulent aller plus loin, vers une organisation coordonnée et renforcée des mobilités à l’échelle du bassin, permettant une optimisation des moyens techniques et financiers au bénéfice des usagers, en créant un syndicat mixte couvrant la métropole, le Grésivaudan et le Voironnais.

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A 480 dernières nouvelles

Publié le 5 avril 2019
© Alternatives_A480

Les travaux sur l’A480 vont bon train, notamment la nuit. Le phasage des travaux indiquait que les travaux sur le Rondeau ne démarreraient qu’au 2ème semestre 2020 et que l’urgence imposait de démarrer par les travaux sur l’A480 avant que l’ESRF ne redémarre début 2020.

Des élus des Hautes Alpes ont lancé une pétition vers la ministre des transports pour faire pression pour rouvrir le dossier autoroutier qui était un peu enterré ; la menace d’une relance de l’A51 est toujours là.

Des interrogations s’élèvent contre le retard qui serait pris sur le Rondeau et il n’est pas impossible que certains travaux soient repoussés nettement plus tard car certains dossiers auraient été mal préparés.

En attendant d’en savoir plus sur le réel planning de l’ensemble des travaux, nous éditons une lettre des citoyens qui ont déposé un recours contre la déclaration d’utilité publique de juillet 2018 et qui ont tenté de faire suspendre les travaux sans succès (pour l’instant). Dans cette lettre ils pointent les multiples erreurs commises dans la préparation de ce dossier.

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L’accord secret sur les autoroutes signé par M. Macron n’est plus secret !

Publié le 22 mars 2019

Il aura fallu presque 4 ans à Raymond Avrillier pour obtenir gain de cause contre le ministre de l’économie de l’époque (M. Macron) qui refusait de lui communiquer l’accord secret qu’il a signé le 9 avril 2015 avec les sociétés autoroutières. Par cet accord, M. Macron et Mme Royal accordent aux sociétés autoroutières des augmentations de tarifs et des prolongations de la durée des concessions.

M. Macron, durant ses années de ministre de l’économie, a considéré illégalement que les affaires publiques étaient des affaires privées, et que ses affaires avec les sociétés autoroutières étaient secrètes.

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A 480, vers une augmentation importante du trafic induit par l’augmentation de capacité

Publié le 22 mars 2019

Les spécialistes des transports et déplacements expliquent grâce à l’expérience que lorsqu’il y a augmentation de capacité d’une voirie, il y a un trafic automobile induit supplémentaire et lorsqu’il y a une diminution de capacité il y a une évaporation (ou déduction) du trafic. Voir par exemple l’étude réalisée pour Lyon « Induction et évaporation de trafic : revue de la littérature et études de cas »

M. Frédéric Héran, économiste des transports et urbaniste à l’Université de Lille, décrit aussi ce phénomène dans des conférences, voir par exemple celle-ci en janvier 2018 à Rouen.

Et en mars 2019 il a rédigé une note très intéressante sur le projet d’élargissement de l’A480 : « le trafic induit par l’élargissement de l’A480 et l’aménagement de l’échangeur du Rondeau dans la traversée de Grenoble »

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Pétition pour défendre la ligne ferroviaire Grenoble-Gap

Publié le 22 mars 2019

Pour la ligne Grenoble-Gap, les derniers signes lâchés par le Gouvernement sont mitigés. D’un côté, le préfet Philizot, chargé de mission par la ministre des Transports a indiqué la semaine dernière qu’il était « prêt à étudier (…) la réalisation des travaux d’urgence » pour éviter la fermeture prévue en décembre 2020. Mais il a en même temps souligné que la ministre Elisabeth Borne n’est « pas complètement convaincue de l’importance de la ligne« .

De fait, comme le collectif l’a déjà rapporté, elle ne semble plus envisager la solution train pour les « lignes ferroviaires de desserte fine des territoires ». Du moins c’est ce que laisse craindre son discours. C’est donc pour faire part des inquiétudes, sans attendre le rendez-vous du collectif avec le préfet le 25 mars qu’une pétition nationale est lancée, avec plusieurs dizaines de collectifs, de syndicats, d’organisations et d’élus.

Pour la signer, cliquez ici.

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L’A 480 en pleine incohérence

Publié le 1 mars 2019

Le 1er mars, le juge des référés a refusé de suspendre les travaux d’élargissement de l’A480. Donc les travaux d’élargissement vont se poursuivre.

Pourtant il y avait dans ce dossier des illégalités importantes qui auraient pu être relevées par le juge notamment le fait que le SMTC n’ait pas été sollicité en amont de l’enquête publique comme l’impose la loi ou que la concertation préalable à l’enquête publique n’a pas eu lieu de manière régulière Alors que le SMTC est au premier chef intéressé par le dossier A 480 qui va avoir de grandes conséquences sur l’ensemble des déplacements dans l’agglomération et même au-delà car il favorisera la périurbanisation quoi qu’en dise les promoteurs. En effet l’expérience démontre qu’à chaque fois qu’il y a amélioration de la fluidité du trafic automobile, il y a un appel pour de nouveaux utilisateurs.

Mais l’affaire n’est pas terminée puisque le recours initial déposé par les requérants doit être jugé par le tribunal administratif et en parallèle les requérants peuvent demander au Conseil d’Etat de casser l’ordonnance du juge des référés s’ils estiment que cette ordonnance est irrégulière. Mais ceci prendrait plusieurs mois.

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Défendre la ligne ferroviaire Grenoble-Gap

Publié le 1 mars 2019

Le Collectif de l’étoile de Veynes organise un rassemblement pour la défense de la ligne ferroviaire Grenoble-Gap, au rond-point du Fau, samedi 2 mars à 14h30, pour protester contre l’attitude de l’Etat qui tarde à se prononcer sur le financement des travaux nécessaires pour permettre à cette ligne d’être maintenue.

Le collectif communique :

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Avant même que la justice ne se prononce, l’AREA abat les arbres à Catane

Publié le 22 février 2019

En général, lorsqu’il y a un référé déposé devant la justice le maître d’ouvrage des travaux a la sagesse d’attendre l’ordonnance du juge avant de commencer les travaux. Mais l’AREA est tellement pressée qu’elle a commencé à couper les arbres à Catane créant une vraie provocation vis à vis des riverains.

Imaginons un instant que la justice suspende puis annule la déclaration d’utilité publique de juillet 2018, qui va réparer ces dégâts à l’environnement ?

L’AREA est donc à 15 jours près, cela signifie qu’elle craint de ne pas arriver à boucler les travaux importants avant le redémarrage en 2020 de l’ESRF. Ou bien elle veut influencer la justice en lui indiquant qu’elle est déterminée à avancer coûte que coûte.

On saura à la fin du mois la position du juge des référés sur ce dossier et donc une première tendance sur la légalité de la déclaration d’utilité publique de juillet 2018.

Alors que des personnes protestaient contre ces travaux de manière non violente, la police en a embarqué deux, tout cela pour intimider les contestataires et créer un climat de tension entrainant des manifestations plus violentes. Plus vite la justice se prononcera, mieux cela vaudra.

A480, l’Etat s’est couché devant AREA !

Publié le 22 février 2019

© Alternatives_A480

Le 15 février une conférence de presse par les promoteurs de l’élargissement de l’A480 (AREA, Etat, Département, Métropole) a été l’occasion d’entrevoir un peu la vérité qui se cache derrière ce projet d’un autre temps. En effet le préfet a déclaré qu’il prendrait un arrêté limitant à 70 km/h la vitesse sur 3,5 km de l’autoroute après son élargissement (entre le pont du Vercors et Louise Michel) en 2022. Suite à l’interpellation sur l’incohérence d’avoir dimensionné une autoroute à 90 km/h alors qu’elle serait limitée à 70 km/h, le préfet a répondu « je ne sais pas ce que sera le contexte dans dix ou quinze ans… » (DL du 16-02). Donc la limitation à 70 km/h n’aura qu’un temps.

Conclusion, au lieu de réaliser un boulevard urbain, ce sera une autoroute standard qui évoluera au gré de la volonté d’AREA qui en a obtenu la concession en 2015 et qui est arrivée à ses fins c’est-à-dire d’avoir la continuité d’une vraie autoroute entre l’A48 et l’A51. Et un jour de pouvoir poursuivre l’A51 jusque dans la vallée de la Durance, réalisant ainsi le doublement de la vallée du Rhône !

Pour bien saisir comment on en est arrivé là, il faut revenir sept ans en arrière quand en 2011, l’Etat a organisé la concertation sur un projet d’aménagement de l’A480 très différent du projet actuel. Et comment l’Etat (représenté par E. Macron à l’époque ministre de l’économie) a abandonné ses principes pour céder aux exigences d’AREA. Quand le préfet parle de la continuité de la position de l’Etat lors de sa conférence de presse on ne peut que s’interroger lorsqu’on voit comment il a abandonné les positions qu’il défendait avec force en 2011 au sujet de l’A480.

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La voiture, premier mode de transport des salariés en France

Publié le 22 février 2019

Pour se rendre à leur travail, les salariés utilisent principalement leur voiture. Au niveau départemental, ce mode de déplacement n’est supplanté par les transports en commun que dans la capitale et ses départements limitrophes. En 2015, la moitié des salariés habitant et travaillant dans la même commune vont travailler en voiture. Cette proportion s’élève à huit salariés sur dix pour ceux travaillant hors de leur commune de résidence. Les chiffres pour l’Isère donnent 74,3% d’utilisation de la voiture et 12,3% pour les transports en commun. Nationalement, parmi les 23,2 millions de salariés habitant et travaillant en France (hors Mayotte), 70 % utilisent principalement leur voiture pour aller travailler. Les autres modes de transports sont minoritaires : 16 % des salariés empruntent les transports en commun, 7 % marchent à pied et 4 % utilisent des deux-roues, motorisés ou non. Enfin, 3 % n’ont pas besoin de se déplacer pour exercer leur activité professionnelle.

Le mode de déplacement utilisé pour se rendre à son travail varie selon le lieu de résidence. Il dépend notamment de l’offre de transports en commun, liée elle-même à la densité du tissu urbain. Il y a 9 villes centres des grandes métropoles où les salariés sont moins de 50 % à utiliser leur voiture pour aller au travail. En province, dans les aires urbaines de plus de 400 000 habitants, la part de la voiture est de 50 % dans la commune centre, mais elle atteint 76 % dans le reste du pôle urbain et 86 % dans la couronne.

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