Archives pour le mot-clef ‘élections’

Enfin un répertoire électoral unique

Publié le 8 décembre 2017

La gestion des listes électorales en France est assez poussive. En effet il n’y a pas de répertoire unique au niveau national qui pourrait éviter les doubles inscriptions dans des communes différentes et permettre de meilleures inscriptions car il y a environ 6,5 millions d’électeurs mal inscrits (en général à cause d’un déménagement non signalé) et 3 millions d’électeurs non inscrits. A Grenoble ce sont des milliers d’électeurs qui n’habitent pas à l’adresse indiquée ce qui implique des retours massifs du matériel électoral à chaque élection et cela augmente le taux d’abstention de manière artificielle.

Au 1er janvier 2019 un répertoire électoral unique sera mis en place suite à l’adoption de trois lois en 2016, ce qui se traduira par un allègement du travail des services municipaux qui étaient encombrés par la gestion de l’ancien système. Du fait de la complexité de la mise en œuvre, l’entrée en vigueur de l’ensemble du dispositif est prévue d’ici au 31 décembre 2019 au plus tard. Il sera donc effectif pour les élections municipales de 2020.

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La participation aux élections de 2017

Publié le 27 octobre 2017

Le 19 octobre l’INSEE publie des études sur la participation électorale à l’élection présidentielle et aux élections législatives de cette année. On y apprend qu’environ 90% des Français sont inscrits sur les listes électorales et qu’environ 90% des inscrits ont voté à au moins un tour des élections présidentielles et législatives de 2017. En Auvergne-Rhône-Alpes le taux d’inscription sur les listes électorales est un des plus bas de la France métropolitaine et la participation n’a pas été très forte.

« Depuis 2002, en France métropolitaine, la participation à au moins un tour des élections présidentielle ou législatives reste stable : neuf inscrits sur les listes électorales sur dix se déplacent à au moins un tour. Les comportements de vote ont toutefois changé en 2017 par rapport aux élections nationales précédentes. Les électeurs ont nettement moins voté que par le passé à l’ensemble des tours des élections présidentielle et législatives (vote systématique). En contrepartie, ils parmi les personnes inscrites et vivant en France métropolitaine (sources), environ neuf sur dix participent à au moins un tour de ces élections (figure 1).

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Elections sénatoriales, d’importants changements en Isère

Publié le 29 septembre 2017

Au niveau national, le fait marquant de ces élections a été l’échec de La République En Marche (LREM) qui s’imaginait augmenter sa présence au Sénat et qui se retrouve avec moins de sénateurs qu’avant ! L’augmentation des scores de la droite et du centre droit n’est pas une surprise, c’est la conséquence de leur progression lors des municipales de 2014, de même que l’affaiblissement du PS qui se poursuit.

En Isère la surprise c’est l’effondrement du score de A. Vallini et le très bon score de la liste de G. Gontard (soutenue par EELV, PC, Hamonistes).

La liste de droite (LR et UDI) n’atteint même pas le millier de votants (alors que le potentiel était au moins de 1400 voix, vu les résultats de 2011 et les victoires de la droite aux municipales) et ne peut faire élire que deux candidats (M. Savin et F. Puissat). La dispersion de voix de droite sur plusieurs petites listes n’explique pas ce demi échec de la droite. Il est dû à la présence de la liste « en marche » de D. Rambaud qui réussit à se faire élire avec 413 voix (14% des exprimés) malgré la grogne des élus locaux contre la politique gouvernementale. Ce score de 413 voix provient majoritairement d’élus de droite qui trouvent à leur goût la nouvelle politique gouvernementale et la qualité de la tête de liste.

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Politique politicienne

Publié le 22 septembre 2017

Pour trouver une majorité au Sénat pour lui permettre de réformer la Constitution, E. Macron compte sur des ralliements ou des attitudes bienveillantes parmi des sénateurs qui seront présents dans les rangs de la droite, du centre et des PS restants. Il pourrait trouver auprès de A. Vallini, s’il est élu, une certaine compréhension, puisque ce dernier a fondé en juillet 2017 le club de réflexion « démocratie vivante » avec de nombreux soutiens du Président. Il semble Macron compatible, c’est donc un très mauvais choix. Et si la grande surprise de cette élection sénatoriale dans l’Isère était la non réélection d’A. Vallini !!! Pour que cette bonne nouvelle se concrétise, il faudrait que tous les grands électeurs de sensibilité de gauche votent dimanche 24 septembre pour la liste de rassemblement menée par Guillaume Gontard : « un engagement commun ».

Il serait temps d’instaurer le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales

Publié le 22 septembre 2017

Il faut faire pression sur le gouvernement pour qu’enfin cette avancée du droit se concrétise, cela fait aussi partie de la nécessaire moralisation de la vie politique. La ville de Grenoble a été en pointe sur le droit de vote des résidents étrangers, en étant parmi les premières villes françaises à créer un Conseil Consultatif des Résidents Étrangers dès 1999, elle doit continuer à porter cette exigence démocratique.

Dans le code général des collectivités territoriales qui décrit les lois et règlements que doivent suivre les collectivités territoriales dans l’organisation de leurs services et leurs relations avec les populations, à aucun moment il n’y a de différences entre résidents français et étrangers. Ces derniers ont les mêmes obligations (payer les impôts locaux, les taxes, les tarifs des services publics…) vis-à-vis des administrations que les Français. Par contre les résidents étrangers non membres de l’Union Européenne n’ont pas le droit de vote aux élections locales. C’est une véritable discrimination qui n’a aucun fondement lié à la vie quotidienne. Il est urgent qu’une citoyenneté locale soit reconnue à tous les résidents, qui résident depuis un certain temps dans un territoire (par exemple 5 ans).

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Elections sénatoriales le 24 septembre 2017

Publié le 22 septembre 2017

La moitié des sénateurs sera renouvelée lors d’une élection le dimanche 24 septembre. Le département de l’Isère renouvellera les 5 sénateurs (2 PS, 1 PC, 2 droite) par un scrutin de liste à un seul tour à la proportionnelle à la plus forte moyenne. Le corps électoral est constitué des députés, des sénateurs, des conseillers régionaux et départementaux et des représentants des conseils municipaux et pour les villes de plus de 30 000 habitants des délégués des conseils municipaux. Ces derniers seront désignés par les Conseils municipaux qui se réuniront pour une séance spéciale le 30 juin 2017 qui n’aura que ce point à l’ordre du jour et qui désigneront les délégués, sans débat et au scrutin secret de liste à la proportionnelle à la plus forte moyenne. Pour Grenoble il devrait y avoir en plus des 59 conseillers municipaux 163 délégués et 47 suppléants. Les listes doivent être paritaires avec une alternance homme/femme. Les délégués sont choisis par les conseillers municipaux parmi les habitants inscrits sur la liste électorale de Grenoble.

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Sénatoriales en Isère, 10 listes en lice pour 5 sièges, une seule de gauche et écologiste

Publié le 15 septembre 2017

Dix listes ont été déposées à la préfecture de l’Isère soit une de plus qu’en 2011. Certaines listes sont clairement positionnées politiquement : une liste d’extrême droite (G. Dezempte avec le FN), une liste de droite classique (M. Savin, LR et UDI), une liste La République En Marche (D. Rambaud), une liste de gauche et écologiste (G. Gontard, EELV, PC, Hamonistes). Les 6 autres se présentent comme apolitiques, pour la défense des intérêts locaux. L’ADES appelle à voter pour la liste menée par Guillaume Gontard maire du Percy, seule liste clairement de gauche et écologiste.

Vallini qui cache son étiquette PS mène une liste apolitique et défend maintenant des positions contraires à ce qu’il a fait dans le gouvernement Hollande auquel il appartenait. Il a été un des acteurs de la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités et en tant que président du Conseil général il avait baissé lourdement la subvention au SMTC. Les autres listes apolitiques sont en fait de droite plus ou moins déguisées.

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Voter autrement, une expérimentation intéressante à Grenoble

Publié le 1 septembre 2017

Des universitaires, dont des chercheurs grenoblois (du Laboratoire d’Informatique de Grenoble), se sont posés la question de l’influence du mode de scrutin sur les résultats des élections. Il existe de nombreux systèmes de vote très différents. Pour étudier l’influence de certains modes, les chercheurs ont proposés à des électeurs qui votaient le 23 avril lors du 1er tour des présidentielles de tester deux autres modes :

  • Le vote par approbation : l’électeur indique quels candidats il soutient, il peut indiquer plusieurs candidats ou aucun. Le candidat ayant obtenu le plus d’approbations serait élu.
  • Le vote par note : l’électeur note les candidats, le candidat qui a obtenu la meilleure note serait élu.

A Grenoble cette expérimentation s’est déroulée dans les 3 bureaux de vote du Vieux Temple. Sur les 2402 électeurs qui sont allés voter le 23 avril, 1066 ont acceptés de participer à l’expérimentation.

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Politique politicienne

Publié le 25 août 2017

Le PS a désigné A. Vallini comme tête de liste aux élections sénatoriales du 24 septembre en Isère. Ce dernier vient d’envoyer une lettre aux 3020 grands électeurs. A aucun moment le candidat ne fait référence au PS, ni ne présente ses colistiers, c’est « moi je » ! Il oublie qu’il a été dans un gouvernement qui a imposé une cure d’austérité violente aux collectivités locales et maintenant il s’élève contre une poursuite des baisses des dotations de l’Etat, il faut caresser le grand électeur dans le sens du poil. Il fait référence à son passage à la présidence du Conseil Général, c’est le moment de rappeler qu’il a mis à mal les finances du SMTC en baissant fortement la subvention du département à ce syndicat, ce qui a des conséquences très négatives pour les habitants de l’agglomération et aux usagers des transports en commun. N’oublions pas non plus son jugement sur le Sénat qu’il a comparé à « un bordel des années 30 ». Les grands électeurs de gauche et écologistes voteront pour une autre liste autrement plus sérieuse qui regroupe de nombreuses sensibilités de gauche et écologiste (EELV, ex socialistes et communistes).

Politique (pas) politicienne

Publié le 23 juin 2017

A Grenoble il y a 86 bureaux de vote et les 59 conseillers municipaux ont l’obligation d’être membres des bureaux de vote soit en tant que président ou en tant qu’assesseur. Or des élus des oppositions n’ont pas rempli cette charge. Le maire devrait être plus strict et faire appliquer la loi et la rappeler aux récalcitrants : voici ce qu’indique une note de l’Association des Maires de France :

« Devant le refus de plus en plus fréquent de certains élus municipaux de remplir les fonctions d’assesseur d’un bureau de vote, le Conseil d’Etat a jugé que la fonction d’assesseur confiée par le maire aux conseillers municipaux figure parmi les missions qui leur sont dévolues par la loi, conformément à l’article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales. A cet égard, tout conseiller municipal qui refuse, sans excuse valable, d’exercer les fonctions d’assesseur d’un bureau de vote peut être déclaré démissionnaire d’office par le tribunal administratif. Il ne peut alors être réélu avant le délai d’un an (CE 26 novembre 2012, commune de Dourdan, req. n° 349510). »

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Appel de l’ADES pour le 2ème tour des élections législatives

Publié le 16 juin 2017

L’Association pour la Démocratie l’Ecologie et la Solidarité n’avait soutenu aucun candidat lors du 1er tour sur les 1ère et 3ème circonscriptions (qui intéressent directement Grenoble) à cause de la division du camp citoyen de gauche et écologiste dont les candidats défendaient pourtant les mêmes valeurs. Sans cette division il y aurait eu des représentants de ce courant au 2ème tour dans ces deux circonscriptions.

Dans la 3ème circonscription, Raphael Briot affronte la candidate « en marche ». L’ADES appelle à voter pour R. Briot afin qu’il y ait au moins un député de gauche et écologiste dans l’Isère. Il n’est jamais bon qu’une assemblée qui fait la loi et contrôle le gouvernement soit dominée par un seul mouvement, la vie politique exige le pluralisme. L’Assemblée nationale qui sortira de ces élections ne représentera en rien la diversité de notre société, ce qui fait courir un risque à notre démocratie qui est déjà bien malade.

De plus nous avons besoin de combattre l’austérité financière imposée aux collectivités et il est important d’avoir un député qui défend l’importance des services publics de proximité qui sont un fondement d’une politique sociale, surtout quand des tarifications sociales peuvent être mises en place ce qui suppose parfois des changements dans la loi. Un député de gauche doit porter ces exigences.

Dans cette circonscription la participation a été très faible (47,7%) et surtout dans les quartiers favorables à la gauche. Pour gagner il est indispensable que les électeurs de gauche et écologistes se mobilisent pour permettre à R. Briot d’être élu député.

Pour ce qui concerne les autres circonscriptions de l’Isère, l’ADES appelle à faire barrage au Front National présent dans les 2ème, 6ème, 8ème et 10ème circonscriptions.

Politique politicienne

Publié le 9 juin 2017

Les soutiens à M. Destot pour l’élection législative fondent comme glace au soleil. Alors qu’en 2012 il présentait un comté de soutien de plus de 1000 personnes, pour 2017 ce ne sont même pas 220 personnes qui lui ont apporté le soutien pour un 7ème mandat et très peu d’électeurs de la circonscription. Si les soutiens sont proportionnels aux votes, le député sortant a beaucoup de souci à se faire. Vu l’exigence de renouvellement que les électeurs expriment, il est probable que le député sortant soit sorti !

Financement des partis politiques aux législatives

Publié le 9 juin 2017

La multiplication des candidats aux élections législatives provient de la règle édictée pour financer les partis politiques.

Pour accéder à cette partie du financement public il faut que le parti ait présenté des candidats qui obtiennent au moins 1% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions. Le financement obtenu chaque année durant tout le mandat de l’Assemblée Nationale est fonction du nombre de voix obtenues par tous les candidats du parti. Une voix rapporte au maximum 1,42 € chaque année, mais pour obtenir ce montant il faut que l’écart entre le nombre des candidats hommes et femmes ne dépasse pas 2% du nombre total de candidats présentés par le parti. Seuls deux partis avaient satisfait à cette condition en 2012 : EELV et le PCF. Si l’écart dépasse les 2%, le montant de 1,42 € est diminué de trois quart du pourcentage de l’écart. En 2012, l’UMP avait présenté 377 hommes et 129 femmes, chaque voix n’a rapporté que 0,90 €. Le PS n’a obtenu que 1,26 € par voix. Debout la République a présenté trop de femmes il n’a obtenu que 1,35 € par voix.

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Une action citoyenne et démocratique : être assesseur lors des élections législatives

Publié le 2 juin 2017

La ville recherche des assesseurs pour aider à tenir les bureaux de vote les 11 et 18 juin. Il ne faut pas de connaissances juridiques ou politiques. Simplement être disponible la journée ou la demi journée. Une petite formation/information d’une heure sera faite en mairie avant pour tous les bénévoles. Le conseil Constitutionnel a annulé les votes de plusieurs bureaux de vote qui étaient irrégulièrement constitués. C’est le prix de la démocratie d’aider à tenir des bureaux de vote de manière bénévole.

Pour s’inscrire cliquez ici.

Candidatures aux législatives à Grenoble

Publié le 2 juin 2017

Comme d’habitude, les élections législatives attirent beaucoup de candidats notamment pour apporter des financements aux partis politiques. Les Grenoblois sont répartis entre deux circonscriptions : la 1ère dont Mme Fioraso est sortante mais ne se représente pas et la 3ème où M. Destot se représente pour un 7ème mandat !

Sur la 1ère circonscription il y a 15 candidats (comme en 2012) ; en 2012 il y avait 8 candidats qui n’avaient pas atteint 1% des exprimés (au total 2,8% des voix). Seuls 3 candidats avaient dépassé les 15 % des exprimés et seuls deux candidats ont été qualifiés pour le 2ème tour (PS contre UMP).

Sur la 3ème circonscription il n’y a que 14 candidats soit deux de moins qu’en 2012, où 10 candidats avaient fait 1% ou moins (au total 5,8%). Seuls 4 candidats dépassaient les 10 % et seulement deux candidats restaient au 2ème tour (PS contre UMP).

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Vote au deuxième tour de la présidentielle dans la métropole

Publié le 19 mai 2017

Comme au niveau national, dans les 49 communes de la métropole, le nombre de suffrages exprimés a beaucoup diminué entre les deux tours : diminution de 11,8%.

Macron atteint 75,3% des suffrages dans la Métro (ce qui est nettement supérieur à son score national) et Mme Le Pen 24,7%. A noter que hors de Grenoble le Front National atteint presque 28 %.

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Elections législatives à Grenoble : attention à la dispersion des candidatures

Publié le 12 mai 2017

Deux circonscriptions législatives intéressent directement la ville de Grenoble, la 1ère et la 3ème. Ces deux circonscriptions ont un député sortant PS, respectivement G. Fioraso et M. Destot.

L’ADES milite depuis de longues années pour construire des rassemblements politiques regroupant la gauche alternative et les écologistes. C’est ainsi qu’en 2014, la liste menée par Eric Piolle, une ville pour tous, a gagné l’élection municipale, mettant fin à une domination du PS depuis 1995, grâce à un rassemblement très large, le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes soutenu par des mouvements citoyens : le Réseau Citoyen et l’ADES et des partis nationaux : EELV, PG, Les Alternatifs, Nouvelle donne.

L’élection présidentielle de 2017 s’est conclue par un bouleversement politique profond mettant en cause tous les appareils politiques et redessinant un paysage politique à gauche sanctionnant une soi-disante gauche gouvernementale qui avait abandonné ses valeurs.

Suite à l’élection d’E. Macron à la Présidence de la République, il est important que soient présents à l’Assemblée nationale de nombreux députés défendant les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité qui ont été portées par JL. Mélenchon et B. Hamon, si on veut peser sur la politique gouvernementale pour éviter une poursuite des politiques d’austérité qui ont des conséquences sociales très négatives.

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Tribune libre : « Et aujourd’hui j’ai peur »

Publié le 5 mai 2017

J’ai trouvé super l’article d’Akram Belkaïd « La chronique du blédard : voter Macron ? Oui, hélas… » parue dans le quotidien d’Oran le 27 avril. J’aurais voulu écrire un peu de ce qu’il dit car je m’appelle Eveline mais comme beaucoup de Aminata, je suis noire, oui noire de la tête aux pieds et j’ai transmis cette couleur à mes enfants.

En 2002, le soir même de l’annonce des résultats, la mairie de Grenoble était pleine, pleine de gens indignés bien qu’en face de J-M. Le Pen, il y avait J. Chirac qui était loin d’être un modèle de solidarité et de justice sociale, mais malgré ça, tout autour de moi, d’une seule et même voix on a appelé à voter contre. Tout le monde savait bien que J. Chirac était de droite, mais l’indignation était plus forte.

En Mai 2002 je suis partie au Congo entre les 2 tours et ai laissé ici, mes enfants et ma procuration le cœur léger, je savais bien que je reviendrais, j’avais confiance en mes compatriotes, et en cette France vent debout contre le FN.

Entre 2002 et 2017, il y a eu certainement bien des déceptions sur le plan politique et social, mais pour moi il y a eu surtout sur le plan sociétal le mariage pour tous, et la « manif pour tous ». Christiane Taubira insultée de la manière la plus ignoble possible par des hommes, des femmes et même des enfants, la parole raciste s’est libérée, malgré quelques molles indignations, quelques billets dans les journaux, on sent bien que quelque chose a changé, on le voit aux Etats Unis et moi je le pressens en France.

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Élection présidentielle, analyse des résultats du premier tour, suite.

Publié le 5 mai 2017

Il est intéressant d’étudier les évolutions en nombre de voix des différents électorats entre les deux présidentielles de 2012 et 2017 à Genoble, bureaux de vote par bureaux de vote. Mais les périmètres de nombeux bureaux de vote ont été transformés entre ces deux élections. On peut toutefois faire une analyse sur les bureaux qui n’ont pas changé, ce qui représente environ 37 000 suffrages exprimés sur 65 000. Il faut toutefois noter qu’entre 2012 et 2017 il y a eu de nombreux changement de population à Grenoble (même si les électeurs restent longtemps inscrit dans leur ancien bureau de vote), ce qui peut faire évoluer la sociologie politique de certains bureaux.

Cet échantillon de bureaux de vote est représentatif, les résultats d’ensemble sont très proches des résultats de Grenoble en donnant un peu plus de votes à Mélenchon (30,5% au lieu de 28,9%) et un peu moins à Fillion (14,2% au lieu de 15,1%).

Dans les graphiques suivants, chaque point est un bureau de vote représenté par le nombre de voix obtenues en 2012 et 2017. Lorsque les points sont à peu près alignés cela indique une corrélation forte entre les deux variables représentées en ordonnée et en abscisse. Au contraire si les points sont distribués en nuage, cela indique une absence de corrélation.

On verra dans les résultats suivants qu’il y a des corrélations importantes entre les votes de 2012 et de 2017 et qu’on peut assez bien expliquer les évolutions électorales par les mêmes évolutions qui ont été étudiées par les sondages nationaux.

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Vote électronique : toujours opaque et invérifiable

Publié le 5 mai 2017

Il y a 10 ans, aux présidentielles de 2007, 83 communes représentant 1,6 millions d’électeurs avaient procédé à un vote au moyen de machines électroniques. Grenoble y avait échappé de peu, car un an avant nos élus s’étaient opposés au maire qui voulait doter sa ville de ces ordinateurs de vote. Devant l’absence de majorité, M. Destot avait dû y renoncer.

Depuis, suite à des expertises démontrant les problèmes posés, l’installation de nouvelles machines est gelée par le ministère de l’Intérieur. En Isère, seules Meylan et Voiron continuent à utiliser le vote électronique. On estime aujourd’hui à environ 1,2 millions d’électeurs ayant été invités à voter via un écran tactile.

Un autre mode de vote électronique est aussi pratiqué : le vote à distance par internet. Pour ces élections, ce moyen de vote a aussi été mis en cause par le risque de piratage y compris par un pays étranger. C’est ainsi que les Français de l’étranger qui avaient été autorisés à voter ainsi précédemment ne l’ont pas été aux présidentielles et ne le seront pas plus aux législatives.

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