L’implantation d’antennes de téléphonie mobile a fait grand bruit ces derniers temps, en particulier dans le quartier de la Villeneuve. Ces opérations concernaient des bâtiments d’ACTIS, bailleur social de la ville de Grenoble. Du coup, depuis les protestations des habitants du secteur, la Ville a décidé d’instaurer un moratoire pour tout nouveau projet d’implantation d’antenne sur les bâtiments publics, et cette dernière précision est d’importance. Appelons cela une séance de rattrapage pour la Ville qui n’avait pas su prendre les devants, car la charte signée en 2005 avec les opérateurs de téléphonie mobile n’a pas été renouvelée en 2008, sans doute trop contraignante pour les Bouygues, Orange et autres SFR, face auxquels la majorité n’a pas résisté.
Ainsi, pour le secteur privé, rien n’est prévu et les services de la ville se contentent d’instruire le dossier. L’opérateur candidat doit bien sûr obtenir l’accord de la copropriété concernée (une formalité au regard de l’apport financier), mais personne n’est tenu d’informer les voisins des immeubles alentour. C’est comme cela que Bouygues se prépare à installer trois antennes de téléphonie mobile 38 rue Thiers à Grenoble. Les voisins immédiats seront sans doute très heureux de cette nouvelle, comme les personnes âgées dans leur futur équipement, les patients et encadrants de l’hôpital de jour et plus encore la vingtaine d’enfants qui doit prochainement occuper les locaux d’une crèche associative, à quelques pas de là. Une structure très attendue pour répondre à un manque criant d’accueil petite enfance dans ce secteur. Les parents devront-ils encore rechercher d’autres solutions d’accueil, ou accepter que leurs enfants, au mépris de leur santé, soient sur la même longueur d’ondes que Bouygues pour son plus grand profit ?

Des parents d’élèves ont introduit des recours contre les décisions de la Région de fermer des bâtiments, contre l’arrêté du recteur rectifiant la carte scolaire pour éliminer le collège Münch du secteur du lycée Mounier, et contre un arrêté de l’Inspectrice d’Académie qui réduit de moitié le nombre d’élèves de seconde pouvant être inscrit au lycée. Toutes ces décisions ont la particularité d’être prises sans aucune explication et très tardivement pour éviter toute contestation.
Comme nous l’annoncions
Il n’y a eu aucune surprise dans le choix du CIO pour les Jeux Olympiques d’hiver 2018. Il était inscrit dans le marbre que ce serait la ville coréenne de PeyongChang qui serait choisie. Il suffit pour s’en convaincre de relire le document réalisé par le groupe des élus Ecologie et solidarité fin 2008 sur «