Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

La mise en place de la nouvelle majorité

Publié le 11 avril 2014

La nouvelle majorité s’est mise très rapidement au travail. Le conseil municipal d’installation s’est tenu le plus vite possible après l’élection, soit le vendredi 4 avril. Le premier conseil se tiendra lundi 14 avril à 18 h, ce qui n’était pas possible plus tôt. La nouvelle équipe doit très vite imposer son rythme et sa manière de travailler car il y a urgence. Les premières informations indiquent que la situation financière laissée par l’ancienne majorité est très dégradée et ne correspond pas du tout aux prévisions budgétaires.

Les premières mesures prises montrent la volonté de la nouvelle équipe de vouloir gérer l’argent public avec rigueur et parcimonie. La diminution du nombre d’adjoint et du nombre de conseiller délégués va dans le bon sens et la décision de baisser de 25 % les indemnités des élus sera appliquée. Au lieu de dépenser 1,2 M€ par an, la ville dépensera environ 0,9 M€ Soit une économie non négligeable de 300 000 € par an soit pour les 6 ans une économie d’environ 2 M€, c’est l’équivalent de 8 emplois pérennes à temps plein.

La volonté de transparence de la nouvelle majorité se traduira vite en acte et les indemnités seront rendues publiques et accessibles à tous. Il y aussi une volonté d’égaliser les indemnités en cas de cumul de fonction afin de rompre avec la situation précédente où certains élus dépassaient les 8000 € par mois grâce à l’accumulation des mandats et des fonctions dans les satellites.

Il est prévu qu’il n’y aura pas de cumul d’exécutif entre la ville et la Métro, donc un adjoint ou conseiller délégué à la ville ne devrait pas être vice-président ou conseiller délégué à la Métro.

La nouvelle majorité a du pain sur la planche et le plus urgent sera de réparer les dégâts financiers importants laissés par l’ancienne équipe durant la dernière année. Il faudra annuler tout ce qui n’est pas indispensable au fonctionnement normal de l’institution et à la qualité des services aux habitants. Des audits financiers devront être menés rapidement pour y voir clair à la ville et dans les satellites.

Le cas d’ALPEXPO devra être réglé rapidement, le trou financier devient gigantesque, la prudence voudrait que la ville se désengage vite de cette catastrophe.

Les Grenoblois ne vont pas regretter d’avoir changé d’équipe municipale car laisser la même en place signifiait à terme la mise en faillite de la ville comme on l’a connu sous la gestion de droite entre 1983 et 1995.

Et la Métro ???

Publié le 11 avril 2014
Salle du Conseil de la Métro

Photo GK

La mise en place du conseil de la Métro aura lieu le 25 avril. Dans toutes les communes le choix des conseillers communautaires a été fait lors des élections municipales. Il y aura 31 conseillers issus de Grenoble soit 25 % du conseil de Métro. Sur les 31 il y aura 22 du Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes, 4 du groupe Safar, 4 de l’UMP et 1 du FN.

Les grandes manœuvres ont commencé en coulisses pour la formation de la nouvelle majorité et la désignation des candidats à la présidence de la Métro. La défaite de M. Baïetto à Eybens a bouleversé la donne car ce dernier avait préparé sa réélection depuis longtemps en menant campagne auprès des maires des petites communes. La défaite de J. Safar à Grenoble affaiblit le PS qui n’est plus aussi dominateur à la Métro mais qui reste néanmoins le groupe le plus important et qui devrait présenter au moins un candidat à la présidence. J. Safar, chassé de Grenoble voudrait se refaire à la Métro, il cherche donc des alliés pour cela.

Le rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes va former un groupe important (environ une trentaine de conseillers communautaires) et propose qu’une majorité de gauche et écologiste se mette en place sur des grandes priorités politiques et pas seulement sur des répartitions de postes. Le maire de Grenoble a un rôle important à jouer dans cette construction puisqu’il n’est pas suspect de vouloir rouler pour lui, n’étant pas candidat à la présidence ou à une vice-présidence.

Espérons que les postures politiciennes ne l’emporteront pas sur les positions de fond car ce qui va se passer à la Métro jusqu’au 1er janvier 2015, date de passage à la Métropole, va être déterminant pour l’avenir de l’action publique dans l’agglomération. Il faudra une mobilisation de toutes les énergies des personnels et des élus pour mettre en place ce nouvel outil pour construire l’agglomération de demain. Ou bien l’intérêt général communautaire l’emportera ou bien les petites combinaisons politiciennes détruiront toute capacité d’action pour répondre aux enjeux actuels.

A suivre ….

La bonne pratique de Grenoble est-elle transférable ?

Publié le 11 avril 2014
Meeting Rassemblement Grenoble 19/3/14

Photo GK

Depuis le 30 mars 2014, date du succès de la liste du rassemblement citoyen, de la gauche et des écologistes, il n’y a pas un article ou émission politique qui ne présente la démarche grenobloise comme l’exemple à suivre. Dans le marasme ambiant, effectivement, on peut comprendre que la primaire à gauche qui s’est déroulée à Grenoble en intéresse plus d’un, et notamment, certains partis politiques nationaux en quête d’alternative. Mais attention à ne pas aller trop vite en besogne dans les solutions magiques qu’affectionnent les médias et la «province parisienne», car si un tel résultat a été obtenu à Grenoble, ce n’est pas le fait d’un simple collage d’étiquettes, mais le fruit d’un très long travail sur le terrain. Et ce succès n’a d’intérêt que s’il est soutenable dans le temps car la conquête d’un «pouvoir» n’est rien par rapport à son exercice au quotidien pendant 6 ans. Heureusement de nombreux ingrédients ont été rassemblés pour changer les manières de faire, reste à bien les agencer à l’avenir.

Par delà la qualité de la campagne et de la liste, plusieurs ingrédients ont permis ce résultat :

  • une capacité de faire permettant de peser sur les politiques municipales et d’agglomération successives, soit dans l’opposition à la droite au pouvoir (1983-1995), soit minoritaires écologistes dans une majorité d’union de la gauche (1995-2008), soit dans l’opposition à un arrangement « gauche » et droite (2008-2014),
  • une méthode, en contestant de manière non incantatoire ou symbolique les intérêts aux affaires, en proposant des alternatives en actes, innovantes, en démontrant une compétence à restaurer l’intérêt général et à gouverner la cité de manière citoyenne, de gauche et écologiste.
  • une volonté de coproduire ces alternatives avec les forces vives de cette ville (entreprises, services publics et privés, citoyens) et notamment les associations : unions de quartiers, associations de migrants et de demandeurs d’asile, associations d’éducation populaire, associations sociales et culturelles, ….

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Une nouvelle équipe au travail

Publié le 5 avril 2014

Le conseil municipal d’installation a eu lieu le vendredi 4 avril 2014, et procédé à l’élection du Maire et des adjoints : autour d’Eric Piolle, maire le mieux élu de l’histoire de Grenoble depuis 1983 avec 50 voix sur 59, 20 adjoints et adjointes vont aider à faire de Grenoble Une ville pour tous.

Conformément aux engagements de la liste Grenoble Une ville pour tous, et avec l’aide des agents de la municipalité qui se sont mobilisé très rapidement pour le permettre, ce premier conseil a été retransmis en direct sur internet, vous pouvez le revoir depuis le site de la Ville de Grenoble.

EquipeRassemblementMairie04042014

Les élus du Rassemblement citoyen, de la gauche et des écologistes assemblés autour d’Eric Piolle, nouveau maire de Grenoble
Photo GK, tous droits réservés

En bref : M. Boileau, GF38, logement social, super-embauches

Publié le 25 mars 2011

Maryvonne Boileau, le retour…

Suite à la démission du Conseil régional de Mme Marie-Noëlle Battistel (députée PS de la 4ème circonscription de l’Isère), M. Boileau retrouve le 156ème poste d’élu. Pour autant elle maintient son recours au Conseil d’Etat contre la décision de supprimer le 157 ème poste. Si elle gagne, c’est Eric Grasset de la liste PS qui sera appelé à siéger. Décidemment les écologistes sont unitaires pour deux !

GF38, rendez-vous le 8 avril

Un nouveau repreneur, Christophe Maillol, homme d’affaires investi dans le football français et brésilien depuis une dizaine d’années, a signé un protocole d’accord avec Index pour acheter tout ou partie du GF38. Le protocole d’accord peut être annulé jusqu’au 8 avril. Le repreneur se déclare prêt à apporter 3 M€. Pour l’instant l’avenir sportif et administratif du GF 38 est plutôt sombre. A suivre.

Logement public ou logement social ?

Quand le vocabulaire essaye de camoufler les réalités. De plus en plus de voix s’élèvent pour abandonner l’appellation « logement social » au profit de « logement public ». Pourtant ce logement est attribué sur critères sociaux et n’est donc pas accessible à tous, il ne répond pas aux exigences d’un service public stricto sensu. Pourquoi vouloir camoufler la réalité ? Il faut au contraire donner toute sa noblesse à l’appellation et expliquer que les 2/3 des Français peuvent y accéder. Le logement social pourrait être un des moyens de lutter contre la spéculation immobilière s’il était massivement construit.

Vous avez dit visionnaire ?

Un de nos lecteur nous signale : « il y a environ 10 ans quand je suis arrivé à Grenoble on disait que Grenoble était tout proche des 20% de logements sociaux (19,5%). 
Aujourd’hui notre cher Maire se vante d’avoir atteint les 20% et vise les 30%. C’est là que c’est drôle car si nous augmentons la part de logements sociaux sur la ville au même rythme que ces dernières années il nous faudra 200 ans pour atteindre l’objectif ! C’est cela un maire visionnaire ! Il fixe des objectifs à 200 ans… »

Le CCAS se paye une annonce dans Le Monde

Pour embaucher un collaborateur, le Centre communal d’action sociale – CCAS se paye une annonce à 5 400 € dans Le Monde Economie (15 mars). Pourtant pour le type de poste recherché il suffit d’utiliser les réseaux habituels (Gazette des communes, lettre du cadre, CNFPT…). On peut donc faire des économies autrement qu’en supprimant les primes des personnels les moins bien payés.

Le Maire de Grenoble embauche un super membre de cabinet pour sa communication !

Vu dans Le Monde Economie du 22 mars, pour encore plus cher (il y a de la couleur). « Grenoble l’esprit d’innovation. La ville recrute le Directeur de la communication et de l’animation ». Il est recruté directement « sous la responsabilité du député-maire », pas sous celle du Directeur général des services ! Il s’agit donc bien d’un membre de cabinet qui travaillera pour le député et le maire… Il est précisé qu’il doit être « doté du sens politique », sous entendu, d’une ouïe très développée pour entendre la voix de son maître.

Enfin, après plus de 10 ans d’attente une nouvelle réglementation en matière de séismes

Publié le 21 mars 2011

Mise à jour 21 mars 2011

Suite à la situation au japon, et notamment aux impacts sur les centrales nucléaires, voici des éléments complémentaires :

Rappelons que le Sud Est est la région la plus nucléarisée de France !

Texte publié le 19 novembre 2010

Depuis 1991, date de la dernière réglementation préventive en matière de séisme, il est démontré, par des scientifiques en particulier grenoblois reconnus internationalement, que le classement de la région grenobloise en zone « 1b risque modéré » est erroné et doit être relevé.

Nous, écologistes grenoblois, l’avions relevé, annoncé et énoncé publiquement lors des différents plans d’occupation des sols, ZAC (dont les ZAC Europole), plans locaux d’urbanisme, enquêtes publiques sur les équipements et installations (grand stade d’agglomération et son parking souterrain, rocade Nord, autorisations d’INB du CEA et de l’ILL, autorisations des installations chimiques de Pont-de-Claix et Jarrie, protection contre les inondations…).

Nos exigences n’ont pas été prises en compte.

Aujourd’hui, avec un retard de plusieurs années et un délai supplémentaire jusqu’au 1er mai 2011, ces affirmations étayées sont enfin prises en compte par des décrets n°2010-1254 et 2010-1255 et arrêté du 22 octobre 2010.

Parmi les modifications les plus importantes par rapport au zonage sismique de 1991, l’augmentation du niveau de sismicité de la zone allant de Chamonix à Grenoble, qui passe d’une zone Ib (zone de sismicité modérée) à la zone 4 (sismicité moyenne c’est-à-dire la plus importante de métropole dans le nouveau zonage).

La région grenobloise est donc dans une zone de sismicité la plus importante de France métropolitaine.

Cette information d’importance est passée sous silence par le site du préfet de l’Isère, car elle n’a pas fait l’objet d’un discours de M. Sarkozy.

Nous informons donc la population et les services publics concernés par la sûreté des installations et la sécurité des personnes et des équipements, ainsi que les services de secours de notre région.

Nous demandons que les services de l’Etat dans le département, et à défaut les maires des communes, informent la population et l’ensemble des services concernés, et que des exercices soient réalisés pour tester les moyens de secours en situation sismique.

Série décalée

Publié le 5 mars 2011

Serions-nous assez fous ou inconséquents pour nous opposer, par simple posture idéologique (comme le dirait la droite et certains membres du PS) à une initiative permettant d’améliorer une situation sociale dégradée ? Peut-on dire cela de la désormais fameuse « série télévisée » de Villeneuve que la majorité a approuvé au dernier conseil municipal ?

A l’heure où le renouvellement urbain se précise avec le changement de la collecte des ordures ménagères, les projets de démolition des silos et des appartements du 50 Galerie de l’Arlequin, du projet de déplacement du marché… toutes décisions qui méritent débats. Après le discours calamiteux et démagogique (mais c’est un pléonasme) du Président de la République, jetant opprobre sur le quartier et alors que le chômage des jeunes est au plus haut, pendant que leurs cadets pâtissent des coups portés par le ministre de l’Education Nationale, on a le droit, en effet de s’interroger, sur la place d’une « série télévisée » dans un tel contexte. Tout d’abord quel en est l’objectif ? Une diffusion sur une chaîne télévisée ? Personne, et surtout pas les professionnels ne peuvent croire à la possibilité de tourner une véritable série pour une somme aussi limitée (180 000€). Pas plus un documentaire, avec les risques de stigmatisation que l’on connaît.

Pourtant ces 180 000€ pourraient être très importants pour combler d’autres besoins.

Alors s’il n’est pas question de série télé de quoi s’agit-il ? « … de développer un projet artistique innovant mais bien ancré au niveau local » est-il indiqué dans l’appel à projets. Fort bien, aussi peut-on s’interroger sur les raisons qui ont poussé la majorité à retenir un groupe d’associations quasi inconnues à Grenoble. Pour ce qui est de l’ancrage local, et de la création artistique et audiovisuelle, il nous semble que Grenoble est plutôt bien pourvue en associations qui ont fait leurs preuves (Les Arpenteurs, La Fabrique des Petites Utopies, Le Centre Audiovisuel de Grenoble… pour ne citer qu’eux).

On ne peut s’empêcher de voir dans ce projet une manière pour la municipalité de séduire les médias nationaux, et l’on imagine déjà les titres ronflants. L’art, la création, la culture en général vont de pair avec le social, et contribuent à l’épanouissement de chacun. Il n’y a pas de priorité contrairement à ce que d’aucuns laissent entendre. Encore faut-il que les principaux intéressés soient sinon à l’origine du moins étroitement associés à un projet.

On ne peut donc que douter de l’effet d’une telle initiative, née de l’esprit de quelques élus, et qui semble plaquée, artificielle et en décalage avec la réalité.

Maintenant tout est clair, ils veulent fermer le lycée Mounier

Publié le 28 janvier 2011

Le numéro de duettistes entre le Recteur de l’Académie de Grenoble et le Président de la région Rhône-Alpes est bien rodé. Au début de l’affaire, le 28 septembre 2010, les parents d’élèves avaient reçu une lettre signée des deux autorités, claire et précise annonçant la fermeture pure et simple du lycée Mounier.

Depuis, face à la forte mobilisation du collectif Mounier, les deux larrons ont adopté une tactique visant à gagner du temps et à faire pourrir la situation espérant la démobilisation. Chacun de son coté a joué sa petite musique en accusant l’autre de ne pas comprendre ce qu’il voulait et demandant des explications, ou en lançant une médiation, contraint et forcé, mais sans y croire. Bref cette mauvaise pièce de théâtre se termine par la décision du recteur réaffirmée le 25 janvier : pour lui, il n’y aura pas de classes de secondes à Mounier à la rentrée 2011 et le lycée fermera deux ans plus tard conformément à la demande initiale du président de la région du 25 Novembre 2010 qu’il n’a pas eu le bon sens de retirer lors de la nomination des médiateurs.

L’ADES estime que le Président de la région Rhône-Alpes n’a pas la compétence pour prendre une telle décision : c’est au Conseil régional qu’elle revient de droit, c’est à dire aux élus de cette assemblée et non à l’exécutif ni à l’administration… Evidemment, le Président de la Région ne veut pas faire délibérer le Conseil régional car il pense, à juste titre, qu’il n’aurait pas de majorité. Mais le Recteur n’a pas à appliquer la décision du Président de la Région, car cette décision est illégale et non exécutoire. C’est en ce sens, et pour que la justice se prononce, que le collectif Mounier a déposé divers recours au tribunal administratif. L’affaire n’est pas terminée, et la mobilisation se poursuit.

On ne peut par ailleurs que souligner l’incapacité du maire de Grenoble à agir efficacement dans ce dossier, c’est pourtant lui qui a la compétence de la police de sécurité et pas JJ. Queyranne.

A noter la double initiative réussie des élus écologistes régionaux qui, le 26 janvier, ont proposé à tous les groupes de la majorité de tenir une conférence de presse commune dénonçant les positions du Président de la Région, puis le soir en réunion extraordinaire de la commission lycées régionale, ont fait confirmer par les techniciens la faisabilité technique de la reconstruction sur place en bâtiments modulaires préfabriqués dans la cour pour 450 élèves, ouvrant la voie à une motion unanimement votée et fixant une feuille de route claire au Président : appliquer la solution des médiateurs en préservant la communauté éducative et toutes les options pendant toute la reconstruction.

Cependant des tentatives de récupération politique se font jour, divers candidats aux cantonales s’agitent, les communiqués pleuvent de partout, mais beaucoup d’agitation et peu d’actions locales efficaces contre les décisions du Recteur et du Président de la Région. La force du mouvement des Mounier est son pluralisme, il serait dommage qu’il soit utilisé pour valoriser des boutiques politiques.

Au CCAS, la crise financière s’amplifie

Publié le 28 janvier 2011

Le Centre communal d’action sociale – CCAS de la ville de Grenoble, après avoir vidé ses fonds propres, est entré depuis quelques années dans des déficits chroniques qui remettent en cause la politique sociale.

Les raisons en sont multiples : la crise sociale qui s’amplifie et l’augmentation des recours à l’aide sociale, mais surtout les déficits structurels d’activités comme la mission «personnes âgées» qui n’entre pas dans la compétence principale du CCAS mais dans celle du Conseil général de l’Isère.

Face à cette situation – qui peut conduire à une administration directe de l’Etat et à l’abandon de nombreuses actions en nivelant par le bas – la présidence du CCAS a entrepris une recherche d’économies avec des conséquences inévitables sur les usagers : augmentation des tarifs d’hébergement en établissements pour personnes âgées (jusqu’à +7%), réduction des remplacements de personnels, gel de l’ouverture de nouvelles places en crèches qui sont déficitaires… Certains personnels sont affectés à des postes précaires renouvelés de trimestre en trimestre en attendant le renouvellement de conventions avec l’Etat et le conseil général de l’Isère… Des établissements déficitaires sont transférés à des mutuelles qui, outre le manque de personnel en poste, ont également de plus grandes difficultés à les gérer…

Certes la Ville a augmenté sa subvention au CCAS, mais pas suffisamment. Les élus écologistes, au vu des besoins, avaient proposé une augmentation supplémentaire de la subvention lors du vote du budget 2011 mais la majorité municipale l’avait refusé.

L’Etat, la Caisse d’allocations familiales – CAF et le Conseil général de l’Isère profitent à Grenoble d’un CCAS fort (le 2ème de France après Paris) pour se décharger sur lui des responsabilités qui leur incombent.

Il serait temps que le maire prenne en main ce dossier et organise avec tous les partenaires (Etat, Conseil général, CAF…) un « Grenelle local du social », lui qui est si friand de cette formule fourre-tout. Il devrait y associer tous les maires de l’agglomération : ceux-ci ont en effet manifesté récemment leurs inquiétudes face à la politique de restructuration menée tambour battant par le président du Conseil général de l’Isère qui liquide progressivement ce qui reste des politiques de proximité au lieu de les renforcer.

Chauffage urbain, ça chauffe de plus en plus

Publié le 28 janvier 2011

Les tarifs décidés par la majorité municipale et appliqués par la Compagnie de Chauffage (CCIAG) sont beaucoup trop élevés par rapport au service rendu. De plus en plus de copropriétés interviennent auprès des élus et de la CCIAG pour que les tarifs soient revus à la baisse, mais en vain.

Il n’est pas acceptable qu’un service public fasse plus de 4 millions d’euros de bénéfices net.

De plus une copropriété a découvert récemment que la CCIAG avait majoré indûment le coût de l’abonnement, en contradiction avec le règlement du service : en effet, il est prévu une dégressivité de l’abonnement en fonction de la puissance tarifaire et ceci n’est pas appliqué correctement dans ce cas précis. Mais cette copropriété est-elle la seule dans ce cas ?

D’autres questions se posent sur le calcul de l’abonnement au moment du changement de tarifs en juillet 2008.

Un recours au Tribunal de Grande Instance de Grenoble devrait marquer le début de l’intervention du judiciaire dans cette affaire, alors que la justice administrative a été saisie depuis des années mais qu’elle n ‘a toujours pas rendu de jugement.

La laïcité grignotée par petites touches

Publié le 28 janvier 2011

Non contente d’avoir instauré en septembre 2010 des repas « sans viande » dans les restaurants scolaires où certains refusaient de voir le résultat du lobbying d’un petit groupe de pression fondé sur la religion, la municipalité de Grenoble persiste et franchit une nouvelle étape dans les coups qu’elle porte à la laïcité : elle a décidé d’engager une « formation action sur le fait religieux à destination des professionnels des secteurs 3, 5 et 6 » pour un coût forfaitaire de 14 400 €.

On remarquera que les initiateurs de cette « formation » n’ont pas cru bon de devoir l’étendre à tous les secteurs de la ville. Victor Hugo disait « je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle ». Qu’est-ce qui peut bien motiver la municipalité pour ne plus assurer à ce point, la liberté de conscience (en l’occurrence celle des agents de la fonction publique) qui est le premier principe fondateur de la Loi de 1905 ? Ceux qui contribuent depuis quelques années à vider de leur sens les mots de Résistance, République… Laïcité, ne devront guère s’étonner de les voir objet d’un hold-up, pervertis et recyclés à la sauce nauséabonde de l’extrême droite.

L’ADES organisera prochainement une formation sur la laïcité.

L’ (A) Vœux

Publié le 21 janvier 2011

Le programme de la soirée des vœux du maire et de sa municipalité, le 15 janvier dernier, était plutôt alléchant. Des élèves des conservatoires de danse de Grenoble, Bytom (Pologne) et Essen (Allemagne) présentaient un ballet concocté par le chorégraphe grenoblois JC Gallotta sur le thème «Les 3 voiles d’Europa». Voilà pour le spectacle qui chaque année est précédé d’une intervention du maire.

Jusque-là, ce dernier nous avait habitué à faire le bilan de l’année écoulée et à tracer quelques perspectives, grands projets et orientations politiques pour l’année à venir. Cette année, sans doute celle des restrictions, il aura fallu se contenter de phrases telles que «2010 l’année d’un été difficile», suivi d’un tissu de lieux communs comme «les jeunes ne sont pas un problème, mais un espoir», ou autre perle du genre «Grenoble doit rester ouverte à l’Europe, au monde et au Maghreb». Il ne lui restait plus qu’à demander à la directrice du conservatoire de Bytom et au vice-maire de Essen de présenter leurs vœux dans leurs langues respectives et sans traduction (c’est vrai à quoi aurait donc pu servir une traduction?) et après ? Après… rien. Rien sur les JO, la Rocade Nord, le stade, le GF38, l’augmentation des impôts, la vidéosurveillance, les problèmes d’emplois et de logements, le lycée Mounier… On a pourtant connu les envolées lyriques d’un M. Destot plus volubile, enthousiaste, martelant que lui seul et ses amis détenaient la vérité sur cette liste de belles réussites. Mais voilà, si le maire n’a plus rien à dire aux Grenoblois c’est sûrement la faute des écolos. Bonne année !

Mounier le temps des mises au point

Publié le 21 janvier 2011

Pour que tout un chacun puisse se faire une opinion sur la manière dont certains grands élus ou administrateur gèrent les services publics…

  1. Sans aucune explication le programme de rénovation du lycée, prévu et financé par la Région, a été stoppé début 2010.
  2. Le Président de la Région prenant prétexte de nouvelles questions de sécurité (pour l’instant non avérées) décide, seul et sans aucun débat avec sa majorité régionale, de fermer le lycée à la rentrée 2011. Il est immédiatement soutenu par le maire de Grenoble. Avec le Recteur, JJ. Queyranne avertit le 27 septembre 2010 les parents d’élèves que le lycée sera fermé à la rentrée 2011.
  3. La mobilisation très forte des Mounier met en difficulté le maire qui est obligé de prendre une certaine distance avec le Président de la Région. La mobilisation, soutenue dès le début par les élus écologistes à la Ville et à la Région, fait reculer le Président qui décide le 19 novembre que les élèves pourront terminer leur scolarité à Mounier, mais il n’y aura plus de secondes à la rentrée 2011 ni de BTS. Il écrit le 25 novembre au Recteur pour qu’il organise la rentrée 2011 sans les secondes ni les BTS.
  4. La mobilisation continue. Les élus écologistes à la région proposent qu’il y ait une médiation. Les médiateurs nommés par JJ Queyranne ont quelques difficultés à remplir leur mission devant notamment l’hostilité du recteur qui se cache derrière la lettre (devenue de facto caduque depuis la mise en place de la médiation) de JJ. Queyranne du 25 novembre. Les médiateurs rendent leurs conclusions le 11 janvier 2011, proposant de réintroduire des secondes à la rentrée 2011. Mais JJ. Queyranne, au lieu de soutenir la proposition des médiateurs demande seulement son avis au recteur, créant une situation ubuesque.
  5. Le recteur avait prévu d’intervenir après le dépôt des conclusions des médiateurs, pour réaffirmer qu’il s’en tenait à la seule lettre du 25 novembre du Président du Conseil régional. Pour l’instant il ne l’a pas fait. Il attend la nouvelle position de Queyranne…

Il faut savoir que toutes ces décisions sont prises dans des conditions très irrégulières et que les recours administratifs commencent à tomber. Il ne faut pas relâcher la mobilisation, car l’issue positive est possible si tout le monde pousse dans le même sens.

Politiquement, il est intéressant de noter que les décideurs dans cette affaire sont tous adhérents ou proches du parti socialiste. A travers cet exemple, on voit que le PS n’est plus un vrai parti mais un syndicat d’élus ou de gestionnaires dont la priorité n’est pas le bien public, le service public de l’éducation nationale comme dans les quartiers sud de Grenoble en l’occurrence. Il s’agit plutôt de la pérennisation de la carrière de ses notables et du souci des convenances, pour ne pas entrer en confrontation avec les représentants de l’Etat UMP qui est pourtant en train de détruire l’Etat avec la RGPP (révision générale des politiques publiques).

Tunisie, la longue marche vers la démocratie

Publié le 21 janvier 2011

La révolution de Jasmin a fait fuir le dictateur et tous les démocrates ne peuvent que se réjouir de cet évènement. Il est important que toute l’aide soit apportée aux opposants à la dictature pour qu’ils puissent enfin construire une démocratie digne de ce nom dans ce si joli pays.

Il est par contre navrant de voir que nos gouvernants ont soutenu jusqu’au bout le dictateur en place, lui proposant même de l’aide pour améliorer ses forces répressives.

Dessin Cled'12, tous droits réservés

Il est aussi navrant d’apprendre qu’une délégation d’élus de la majorité municipale de Grenoble se soit rendue en pleine révolution à Sfax, du 7 au 12 janvier 2011 pour discuter avec les autorités de la ville acquises à la dictature. Grenoble est jumelée avec Sfax, mais la majorité municipale a toujours refusé de prendre contact avec les opposants au régime dictatorial. En mai 2009, lorsqu’une élue écologiste (M. Girod de l’Ain) a fait partie d’une délégation de la ville et qu’elle a demandé la possibilité de rencontrer les représentants Tunisiens de la Ligue des Droits de l’Homme elle a essuyé un refus ferme de l’ensemble des officiels de la majorité. Elle est passée outre. Grâce aux contacts établis par l’intermédiaire des opposants Tunisiens de Grenoble, elle a pu s’entretenir avec l’un des représentants de la Ligue des droits de l’homme de Tunisie. Elle a dû subir quelques critiques acerbes, notamment celle-ci : « on ne fait pas d’ingérence dans les pays accueillants, ce sont des choses qui ne se font pas ».

Nous regrettons vivement que MM. De Longevialle et Detroyat, respectivement adjoint et conseiller municipal délégué au maire de Grenoble n’aient pas eu le réflexe élémentaire de solidarité envers les Tunisiens qui menaient un combat pour retrouver la liberté. Les élu-e-s écologistes vont demander un compte rendu exhaustif du bilan de cette rencontre avec la municipalité de Sfax dont les élus sont tous issus du parti unique. Ont-ils fait savoir à la population qui subissait la pire répression que la Ville de Grenoble était solidaire de leur lutte pour la démocratie ?

Décidemment cette majorité « droite-gauche » devrait vite revoir sa politique de coopération décentralisée pour la rendre conforme à ce que peut en attendre une ville Compagnon de la Libération.

GF 38, à quand la fin de la dégringolade ?

Publié le 21 janvier 2011

Durant la semaine dernière, on a eu droit tous les jours aux hésitations, à l’ultimatum sans cesse repoussé du repreneur qui essayait par tous les moyens de faire baisser les prix. Il faut avouer que racheter le GF 38 tenait du plus haut masochisme. M. Granturco aurait donc décidé de ne pas racheter le club de football professionnel.

Le GF 38 ne va pas poursuivre son appel à la DNCG (le « gendarme du foot professionnel »), il sera donc rétrogradé administrativement à la fin de la saison et aura sa masse salariale bloquée.

Mais la majorité municipale continue de vouloir s’occuper de ce qui ne la regarde pas, au lieu de laisser cette société privée régler ses problèmes, elle aurait demandé à M. Granturco de revenir sur sa décision, et de s’associer à d’autres repreneurs. Le feuilleton n’est pas terminé.

Toute cette aventure va coûter très cher aux contribuables grenoblois, il est temps d’en faire le bilan et d’arrêter les frais. La Ville doit soutenir le sport amateur, notamment scolaire qui manque cruellement d’équipements. Le plus triste, c’est que le stade ne peut pas être utilisé pour cela, n’ayant ni piste d’athlétisme ni salles utilisables pour le sport scolaire par exemple.

Transports en commun, il faut stopper la dégradation

Publié le 21 janvier 2011

Le Conseil général a voté dans son budget 2011 une subvention au SMTC qui n’augmente que de 1,5 % au lieu des 6,5 % prévus depuis des années, et la Métro s’apprête à faire de même le 28 janvier prochain. Ceci va représenter un manque de recettes pour le SMTC d’environ 3,7 M€ !

Malheureusement cela arrive au moment où des inquiétudes se font jour sur la dégradation du service rendu par le SMTC. L’ADTC (Association pour le développement des transports en commun) lors de ses vœux a dit fortement son inquiétude sur la réduction de l’offre des transports en commun (TC) par le SMTC. Elle rappelle qu’il faudrait améliorer la vitesse commerciale des TC en leur attribuant la priorité aux feux.

Ces inquiétudes rejoignent celles des utilisateurs des TER où la dégradation du service par la SNCF s’accélère avec de retards de plus en plus fréquents et des suppressions de trains. Soumise à une forte pression interne des élus écologistes depuis des mois, la Région est enfin intervenue en décembre de manière ferme auprès de la SNCF afin que la qualité du service public se redresse rapidement (3 millions d’€ de pénalités seront versées par la SNCF qui va présenter un plan d’actions).

Petits potins politiques

Publié le 21 janvier 2011

Le PS a présenté ses candidats aux élections cantonales des 20 et 27 mars prochain en Isère. Cherchez les femmes… Sur 26 cantons seules 5 femmes sont candidates titulaires. La parité avance à grands pas, ou alors c’est la préfiguration de la future assemblée territoriale.

L’UMP38 est sous tutelle parisienne, c’est le calme plat. On apprend tout de même un scoop : il parait qu’Alain Carignon (le corrompu) aurait dit qu’il avait renoncé à la vie publique iséroise. La guerre entre pro et anti Carignon serait donc enfin terminée ! Une telle annonce a déjà été faite dans le passé. Nous observerons avec attention les résultats des élections internes au printemps prochain.

La vie politique n’est pas un long fleuve tranquille à Echirolles. Le 15 janvier, le Dauphiné Libéré annonce que le conseiller général communiste Claude Bertrand ne briguera pas un nouveau mandat aux élections cantonales de mars 2011 et que Mme Rochas (PC) est la candidate désignée par le Front de Gauche. Mais le 17 janvier Claude Bertrand réagit en faisant savoir qu’il apprend par la presse qu’il n’est pas candidat : « La vérité m’oblige à dire que, sans concertation et sans débat, on a décidé de m’écarter en présentant à ma place une autre candidate… ». A suivre.

Les soutiens à Strauss-Kahn pour la présidentielle commencent à se déclarer dans la région. Voici les premiers élus PS de Grenoble qui s’affichent derrière leur champion : Christine Crifo, Michel Destot, Abderrahmane Djellal, Geneviève Fioraso et Jérôme Safar.

La majorité municipale a décidé de faire appel à M. de Portzamparc pour remplacer M . Vasconi comme architecte en chef pour le projet presqu’île. Evidemment ceci s’est fait sans débat au conseil municipal, sans mise en concurrence… C’est le fait du prince ! Au lieu de faire la place à de jeunes architectes pour qu’ils se lancent, le maire ne jure que par des grands noms, c’est plus cher et parfois leur comportement n’est pas toujours adapté à la mise en place d’un dialogue avec les intéressés. On a pu voir l’échec de ce qui se passe avec Yves Lion à la Villeneuve.

L’adjoint à l’immobilier récidive, en s’appropriant le travail des autres. Dans une déclaration récente il s’approprie le projet de la ZAC Blanche Monnier à l’Ile Verte, comme il l’avait fait à propos de la caserne de Bonne. Cette majorité est incapable de reconnaître le travail des prédécesseurs, cela rappelle les photos du politburo sous Staline où, au fur et à mesure des purges, les visages des renégats disparaissaient.

Villeneuve, enquête publique sur les silos

Publié le 21 janvier 2011

Actuellement se déroule l’enquête publique sur la démolition des silos (parkings) à l’Arlequin. Elle se termine le 7 février. Il est important d’aller expliquer que contrairement à ce que dit la majorité municipale, cette action n’est pas d’utilité publique puisque un projet moins cher et rendant un meilleur service est proposé par de nombreux habitants.

Au lieu de raser des silos et d’en construire un tout neuf qui ne remplacera pas les places détruites loin de là, il serait plus sérieux de prévoir la rénovation des silos 3, 4 et 5 dont l’entretien a été abandonné, la ville ne remplissant pas son rôle de copropriétaire durant de nombreuses années.

Le nouveau projet réalisera à peine 500 places de parking et en détruira plus de 1300. Actuellement le stationnement dans le quartier de l’Arlequin devient très difficile et si la ville veut faire venir des habitants pour organiser la mixité sociale, une des premières conditions est de pouvoir assurer un stationnement en ouvrage au plus près des habitations. L’éloignement des garages et leur diminution en nombre sera très dissuasif. De plus cela coûterait bien moins cher (7 M€) de rénover l’existant que de le détruire et construire le nouveau silo (14 M€) dont la gestion serait donnée à une société privée.

Toute personne utilisatrice du stationnement à l’Arlequin est intéressée à ce que les bons choix soient faits et doit donc aller faire part de ses remarques dans les registres d’enquête publique, soit à la mairie soit à l’antenne du secteur 6 et ce avant le 7 février.

PlayGrenoble

Publié le 21 janvier 2011

Comme nous l’avions indiqué en fin d’année, le nouveau slogan de vente de Grenoble vient d’être présenté officiellement par le maire. Dorénavant la communication vers l’extérieur va être souvent accompagnée du logo de « PlayGrenoble »…

Pour la petite histoire, lorsque l’office du tourisme avait dévoilé ce nouveau logo au moment du marché de Noël, sur les anoraks des personnes tenant le stand de l’office, le maire avait été très mécontent car il souhaitait dévoiler lui-même cette « innovation »…

Voici ce qu’en dit avec enthousiasme le site internet actumontagne :

« Cette accroche colle plutôt bien à l’image de ville jeune, dynamique, sportive et internationale que cultive Grenoble. N’en déplaise aux puristes de la langue française, l’emploi de l’anglais permettra à cette signature imaginée par l’agence lyonnaise Esprit Public, d’être comprise aux quatre coins de la planète. Précieux pour conquérir les visiteurs étrangers. La langue de Shakespeare apporte aussi un côté « cool » bien dans l’air du temps, qui rendra sûrement la destination sympathique auprès des touristes de moins de 50 ans. A vocation touristique pour l’instant, cette marque pourrait s’étendre à d’autres secteurs, et en particulier à celui de l’économie, où elle fonctionnera aussi bien, incitant les investisseurs potentiels, français ou étrangers, à miser sur la 12e agglomération de France pour leurs projets de développement. T-shirt, sacs, stylos et autres plaquettes publicitaires vont permettre la diffusion de cette nouvelle marque sur la place publique. »

C’est en effet très « cool », bien dans l’air du temps et les touristes de plus de 50 ans apprécieront ! Combien a coûté cette réflexion de communication si profonde et si contraire à la loi de défense de la francophonie? Et surtout, entre « play » et «plaie », il n’y a que 2 lettres…

Vallini fait mal le ménage…

Publié le 21 janvier 2011

Les personnels de ménage et d’entretien des bâtiments du Conseil général (CGI) se mobilisent contre la baisse brutale de 20% du budget pour le nettoyage de plusieurs de ses locaux, ce qui va inévitablement entrainer des licenciements, des déplacements sur d’autres sites et une hausse de la charge de travail des employé-e-s des sociétés sous-traitantes en contrat avec le Département. Cela va fragiliser davantage des personnels en situation de précarité. Les élus écologistes au département se sont élevés contre cette politique et ont proposés  que le CGI :

  • Arrête le recours à la sous-traitance pour les missions de nettoyage des bâtiments dont le Conseil général de l’Isère a la charge. Il s’agit de missions pérennes, le CGI peut et doit donc embaucher des agents titulaires pour les effectuer.
  • N’utilise pas le prétexte de l’arrêt du financement des contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) par l’Etat, pour externaliser le nettoyage des collèges isérois.
  • Arrête d’exiger des horaires décalés pour ces travaux d’entretien qui peuvent tout aussi bien être réalisés en horaires classiques. D’ailleurs, de nombreuses entreprises iséroises ont désormais choisi de faire accomplir le ménage ordinaire en journée.

ADES  - Le Rouge et le Vert
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