Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Rocade nord : avis de décès !

Publié le 24 mars 2010

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La commission d’enquête sur le projet de rocade nord du Conseil général de l’Isère a rendu son rapport et ses conclusions le 22 mars 2010. Elle donne un avis négatif à l’utilité publique de ce projet. Même si formellement le projet n’est pas arrêté il vient d’essuyer un revers fondamental.

En effet, les motivations des commissaires enquêteurs, unanimes, sont d’une très grande sévérité sur le fond du projet qu’ils condamnent sans appel.

La commission d’enquête termine ses conclusions par ce jugement :

« Les inconvénients générés par ce projet de rocade, dans sa consistance et ses effets, l’emportent sur ses avantages sans qu’il soit possible, pour autant, d’y remédier, au risque de modifications trop substantielles qui en altéreraient son unité fonctionnelle et son économie générale, dès lors la commission d’enquête à l’unanimité de ses membres émet un avis défavorable à ce qu’il soit conféré le caractère d’utilité publique à ce projet de rocade nord de Grenoble. »

La plupart des critiques portées par les opposants sont reprises et parfois amplifiées par la commission d’enquête, par exemple :

  • la critique cinglante contre la consultation bidon de l’été 2007
  • la rentabilité économique du projet est très exagérée (d’au moins un facteur 4 !)
  • le projet augmentera les bouchons aux accès à l’agglomération
  • la hausse du trafic automobile et la baisse de la part modale pour les TC
  • le bilan des émissions de gaz à effet de serre et de consommation d’énergie ne répondent pas aux exigences du Grenelle de l’environnement et n’impliquent pas une diminution significative de la pollution de l’air
  • la sous estimation des risques pour la santé, notamment pour le CHU
  • les critiques très dures sur l’insertion urbaine du projet, son impact visuel, paysager, sur le patrimoine, sur la presqu’île scientifique, à Saint Martin le Vinoux et à la Tronche, dans une moindre mesure à Meylan
  • les critiques des communes sont considérées comme revêtant un intérêt général aussi légitime que celui du Conseil général
  • il y a tellement d’incertitudes sur les conséquences de ce projet qu’il n’est pas possible de garantir à la population une absence de préjudice sérieux !

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Le Conseil général votera-t-il un mauvais budget ?

Publié le 24 mars 2010

C’est ce vendredi que le Conseil général vote son budget 2010. Les finances du Conseil général se dégradent à cause du désengagement de l’Etat, de la réforme de la taxe professionnelle et de la perte de recettes dues à la crise immobilière (droits de mutation). Mais au lieu d’abandonner les mauvaises politiques (rocade nord, politique économique de droite…), le Président propose un budget qui fait des coupes sombres dans des budgets sociaux pourtant prioritaires :

  • logements sociaux, le CGI veut diminuer ses aides à la construction.
  • il pourrait y avoir de fortes baisses pour la petite enfance.

Le projet de budget propose aussi de diminuer les subventions au SMTC, de reporter des travaux sur les digues de l’Isère…

Pour l’instant seuls les élus Verts font de la résistance et ils annoncent qu’ils ne voteront pas le budget s’il reste en l’état.

Il est possible de suivre les débats en ligne sur internet (voir le site du conseil général)

Analyse du 2ème tour des élections régionales à Grenoble

Publié le 24 mars 2010

La participation s’est un peu redressée en augmentation de 12,5 %

De 42,3 % elle est passée à 47,6 % soit 4413 votants de plus et 4008 exprimés supplémentaires, certains bureaux qui avaient très peu votés au 1er tour se sont plus mobilisés par exemple à Teisseire, à A. Abry et dans une moindre mesure Mistral.

La structure de participation est très proche de celle du 1er tour, certains quartiers votent très peu et de moins en moins ce qui est un phénomène national et très typé sociologiquement.

A qui a profité ce renforcement de la participation

Voici les augmentations en voix entre les deux tours :

  • Front National + 733 voix soit + 23,9 % par rapport au 1er tour
  • Droite, divers droite et Modem 1103 voix soit +16,5 %
  • et l’ensemble de la gauche et extrême gauche : 2172 voix soit +9,5 %.

Mais ceci est une vision très simple puisqu’à part le Front National, l’électorat de gauche et de droite était dispersé sur plusieurs listes et donc avec des transferts de voix qui n’atteignent jamais 100 %. Avec une participation en hausse de 12,5 %, le FN récupère un peu plus de voix. La droite fait le plein et c’est à gauche qu’il y a une légère déperdition, mais il y avait 5 listes au 1er tour. Comme au niveau national il n’y a pas eu une compensation pour la droite au 2ème tour. La sanction contre Sarkozy reste identique à celle du 1er tour.

Les transferts de voix entre les deux tours

Lorsqu’on compare la somme des voix de gauche du 1er tour (PS, plus Europe Ecologie plus Front de Gauche et extrême gauche) avec celles du 2ème tour pour la liste d’union de la gauche et des écologistes on trouve une corrélation très forte sur les 86 bureaux de vote (coefficient de corrélation de 0,95). Si on exclu les voix d’extrême gauche, la corrélation diminue à 0,89. Il y a donc un transfert très bon de tous les électorats du 1er tour.

Corrélation entre les voix de gauche (PS, EE, FDG) + extrême-gauche (NPA, LO) entre le 1er et le 2ème tour

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Dimanche votons massivement pour la liste de gauche et des écologistes !

Publié le 18 mars 2010

Le premier tour des élections régionales a sanctionné la droite, mais malheureusement le Front National a dépassé largement les 10 % des exprimés ce qui lui permet de se maintenir au deuxième tour.

  • Le premier enjeu est que l’extrême droite obtienne le minimum d’élus. Avec 10 % il pourrait obtenir 11 ou 12 élus. Pour faire baisser ce score il faut augmenter la participation le plus possible et expliquer à toutes celles et ceux qui considèrent que les jeux sont faits, et qu’il n’y a plus besoin de se déplacer, qu’au contraire il faut se mobiliser pour minimiser le poids du FN à la Région.
  • Le deuxième enjeu est évidemment d’approfondir la sanction contre la politique de Sarkozy et pour cela il faut augmenter encore les votes pour la gauche et les écologistes en votant pour la liste unitaire proposée par le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche.

Analyse des résultats du 1er tour des élections régionales, notamment à Grenoble

Publié le 18 mars 2010

V. Comparat nous propose une première analyse des élections régionales et les conséquences pour l’avenir politique à Grenoble.

Les résultats sont conformes aux grandes tendances nationales mais avec toujours une exception grenobloise de plus en plus marquée. L’ADES avait indiqué avant l’élection que si le score du PS passait en dessous de 32 % à Grenoble ceci signifiait une lourde sanction pour le maire et sa majorité « droite-gauche ». Avec seulement 27,5 % la sanction est très sévère. Les conséquences pour l’avenir sont importantes et les écologistes et leurs alliés ont les cartes en main pour devenir le ferment d’une nouvelle majorité politique vraiment de gauche et écologiste, capable d’offrir une alternative efficace face aux errements de la majorité « droite-gauche » de M. Destot, dont le rejet est de plus en plus marqué.

L’enjeu pour Europe Ecologie est maintenant de se construire comme un véritable mouvement, capable d’exister, d’être force de proposition et d’action, et d’ancrer durablement l’écologie politique à gauche dans le paysage français, au-delà des seuls rendez-vous électoraux. Et à Grenoble comme ailleurs qu’elle s’associe avec toutes celles et ceux qui veulent que ça change.

L’ADES quant à elle va continuer, comme elle l’a toujours fait, à travailler avec toutes les forces de gauche, écologistes et alternatives, afin de continuer à faire progresser concrètement dans notre agglomération les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité.

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La Métro, un nouveau départ ?

Publié le 18 mars 2010

Le 12 mars, Marc Baïetto a été élu président de la Métro à la place de Didier Migaud nommé par Sarkozy à la Cour des Comptes. Lors de son élection, le nouveau président a insisté sur la nécessité de remettre la politique au centre des débats et décisions de la Métro. Cela pouvait être interprété comme un certain désaveu des pratiques antérieures et une volonté de faire évoluer le fonctionnement de l’assemblée délibérante. Gilles Kuntz, notre représentant a dit qu’il jugerait l’action du nouveau président sur ses actes. Les premiers actes ne sont pas là pour nous rassurer, la droite et la « gauche » ont négocié en sous main en se répartissant présidences et indemnités pour que l’élection du nouveau président se fasse dans un fauteuil sans aucun adversaire. Le nouveau président a aussi justifié la poursuite de l’endettement de la Métro, ce qui signifie que l’augmentation des impôts va se poursuivre inexorablement sans service rendu supplémentaire, notamment en faisant payer dans la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), la collecte mais aussi le traitement des déchets.

Autre inquiétude, G. Fioraso, 1ère Vice-présidente est « chargée du développement économique, universitaire, scientifique et de l’innovation ». Donc le développement universitaire et scientifique est mis à la remorque de la politique économique et de l’innovation. C’est une parfaite illustration d’une politique de droite visant à mettre l’université et la recherche sous la coupe des intérêts économiques. C’est la poursuite à marche forcée de l’opération GIANT qui vise à mettre le développement technologique au centre du système de recherche grenoblois, tuant à terme la recherche fondamentale et le pluralisme de l’université.

Rocade-nord, le conseil général s’entête…

Publié le 18 mars 2010

Avant même d’obtenir les autorisations nécessaires pour réaliser la rocade-nord, le conseil général de l’Isère (CGI) a fait couper de nombreux arbres à la Tronche près du cimetière (là où la rocade serait en aérien pour y installer le péage), et va démolir sous peu une maison qui aurait pu être utilisée pour loger une famille… Il est prévu de protester sur place contre cette démolition qui ne se justifie pas et qui pourrait se dérouler la semaine prochaine.

Le rapport de la commission d’enquête sur la rocade devrait être rendu au Préfet après les élections régionales, il ne fallait pas que ce dossier vienne polluer le bon déroulement des élections et augmente encore le score des écologistes ! Le Préfet demandera ensuite au Conseil Général de prendre une délibération réaffirmant l’intérêt général de cet aménagement, ce n’est qu’après cette formalité que le Préfet pourra délivrer ou non la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) qui marquera le début de l’éventuelle réalisation de la rocade. Le CGI passera ensuite une délégation de service public avec une entreprise privée pour la charger de la réalisation effective des travaux et de l’exploitation ultérieure de l’ouvrage. Pour cela il faudra finaliser les aspects financiers de l’opération ce qui ne va pas être le plus simple car le coût réel de la rocade est beaucoup plus élevé que prévu et que le privé ne pourra pas aller au-delà de 200 M€, ce qui laisse une ardoise très lourde au CGI qui cherche toutes les solutions lui permettant d’étaler la facture. L’ADES a décidé d’utiliser tous les moyens du droit pour empêcher la réalisation de cette rocade qui est une aberration. Des recours sur des décisions préparatoires ont déjà été déposés et devraient être examinés prochainement par le tribunal administratif.

Le Rouge et le Vert hebdo, bulletin de naissance de la version électronique

Publié le 11 mars 2010

Le Rouge & le Vert a vu le jour fin 1983. Le choix de ce titre était à la fois un message politique et un clin d’oeil au roman du « Grenobloua » Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, qui est né rue des Vieux Jésuites (aujourd’hui rue Jean-Jacques Rousseau) à Grenoble et y a séjourné de 1783 à 1799.

Voici ce que nous écrivions il y a 26 ans :

« Pourquoi Le Rouge et le Vert ? S’agit-il d’une lecture daltonienne de l’œuvre de Henri Beyle ?… Certains penseront aux couleurs de la légion étrangère, d’autres à un symbolisme politique ou à une politique symbolique. Lisons plutôt l’interprétation de Joël de Rosnay dans « les chemins de la vie » : Parmi les couleurs chatoyantes de la vie, celles que nous connaissons peut être le mieux sont le rouge et le vert, tons complémentaires qui composent la palette des peintres. Le rouge du sang, c’est l’hémoglobine. Le vert des feuilles la chlorophylle. Deux pigments essentiels de la vie, mais que tout semble séparer, comme la frontière entre le monde animal et le monde végétal. Et pourtant la structure chimique de base qui les compose est très voisine… Sans les plantes pas d’animaux, sans les animaux, pas de plantes : complémentarité et interdépendance… »

C’est pourquoi nous lions solidarité et écologie, le rouge et le vert, le tout cimenté par la démocratie. Il n’y a pas de plus beau programme politique.

La version papier de Le Rouge et le Vert en est à son 116ème numéro. Nous avons décidé de mettre en place un outil d’information hebdomadaire pour répondre rapidement à l’actualité. Il sera édité uniquement en version électronique.

Pour vous abonner : cliquer ici, vous recevrez un message de confirmation auquel il faudra répondre pour valider l’inscription.

Quelle histoire ! (d’après Stendhal…)

Publié le 11 mars 2010

Pour fêter la naissance de Le Rouge & le Vert Hebdo, Raymond Avrillier nous propose une présentation du livre « Le Rouge et le Noir », célèbre roman de Stendhal, revisité en 2010 et décrivant la trajectoire politique de D. Migaud.

Pour ceux qui n’auraient pas lu Le Rouge et le Noir, voici un résumé… actualisé et localisé

Le Rouge et le Noir, sous-titré Chronique de 2010, est un roman qui comprend deux parties : la première retrace le parcours provincial de Didier Migaud, son entrée chez Mermaz, et la montée de ses ambitions au parti socialiste, et la seconde la vie du héros à Paris comme homme à tout faire de monsieur de Sarkozy, et son déchirement entre ambitions et sentiments.

En épigraphe, Le Rouge et le Noir, Chronique de 2010 porte « La vérité, l’âpre vérité. DANTON ».

Première partie

Aussitôt, l’auteur plante avec précision le décor de la petite ville de Grenoble en Isère et la situation sociale et politique, définissant l’atmosphère dans laquelle se forme l’état d’esprit du héros.

Didier Migaud est le troisième fils du parti, scieur, qui n’a que mépris pour les choses intellectuelles et Didier se révèle très tôt doué pour les ambitions. Si le jeune garçon peut réciter par cœur le règlement intérieur du parti socialisse, s’il bénéficie de la protection du chef de l’Etat, ledit Sarko, il connaît aussi tous les détails du protocole de l’Elysée, car paradoxalement il voue une admiration sans bornes à un homme de la même taille, Napoléon Bonaparte, qu’il considère tout à la fois comme un Dieu et comme un modèle de réussite. Malmené dans sa famille socialisse qui le tourne sans cesse en dérision ou lui fait subir des violences, il est protégé par Mermaz qui le recommande à Fabius, puis le fait entrer aux séminaires du parti.

Ce sont là les débuts de Didier dans le monde de la bourgeoisie provinciale. Malgré sa timidité naturelle, il parvient peu à peu à séduire M. de Sarko. La vie de Didier chez les Sarko est donc marquée par sa vive passion pour eux et par son ambition démesurée. Il rêve de devenir une sorte d’alter ego de Sarko. Sa vie est donc dominée par l’hypocrisie. Au château de l’Elysée, il doit cacher ses sentiments pour la maîtresse de maison, au parti socialisse son admiration pour Napoléon et Sarko.

Au château, le jeune homme gagne rapidement le cœur du maître et il prend l’habitude de passer ses soirées d’été en compagnie de Madame qu’il surprend agréablement lorsqu’elle tente de lui faire un cadeau. La platitude du jeune homme plaît à cette étrangère rêveuse.

Didier, sur ses propres conseils, quitte son domaine des hauts de Seyssins et entre au grand séminaire de la commission des finances. Avant de partir, il a une dernière entrevue avec Madame Aubry qui lui paraît très froide alors qu’elle lui porte toujours un amour profond. De là le malentendu qui aboutira à la tragédie. Didier l’impatient confond réserve et indifférence.

Il part alors pour Paris afin de prendre ses fonctions auprès de l’illustre aristocrate.

Seconde partie

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Qui est M. Baïetto, nouveau président de la Métro ?

Publié le 11 mars 2010

A 66 ans, M. Baïetto deviendra le 12 mars 2010 le nouveau Président de la Métro (étant donné qu’il est le seul candidat à ce poste, le pronostic n’est pas difficile à établir…).

Il a été élu au conseil municipal d’Eybens en 1974 et est maire de cette ville depuis 1983, il est également Conseiller général du canton d’Eybens depuis 1988.

Voici ses fonctions :

  • 1er vice-président du Conseil général de l’Isère, chargé de l’aménagement et de l’organisation des territoires, des transports et des déplacements
  • 3è Vice-président de la Métro (Communauté d’agglomération de Grenoble) délégué à la politique des déplacements
  • Président du Syndicat Mixte pour l’Elaboration et le Suivi du Schéma Directeur de la Région Grenobloise
  • Président du SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’ Agglomération Grenobloise), membre des conseils d’administration des VFD, de la Semitag
  • Vice-président du CNFPT, Centre national de la fonction publique territoriale
  • Président du Centre de Gestion Isère de la fonction publique territoriale.

C’est un authentique professionnel de la politique et un cumulard exemplaire. Souvent dans les réunions publiques, il déclare face à des opposants : nous avons été élus, donc c’est à nous de décider !! Il ne semble pas habité par la volonté de faire participer les citoyens aux décisions qui les concernent. Homme de pouvoir, il n’hésite pas à cacher des informations qui pourraient servir au débat public et à mentir lorsque cela le sert. Après avoir été un défenseur de transports en commun il est devenu un ardent partisan de la rocade-nord !

Dans sa nouvelle fonction, nous le jugerons sur les actes : arrêtera-t-il la spirale du surendettement de la Métro et son corollaire l’incessante hausse des impôts des ménages (fiscalité mixte et taxe d’enlèvement des ordures ménagères) ? Refusera-t-il de financer la rocade-nord et les politiques de prestiges ?

A suivre…

Propos Destot Rigolo

Publié le 11 mars 2010

Michel Destot, alors qu’il est vice-président potiche de La Métro depuis 1995, rémunéré bien sûr, et qu’il a voté sans aucune remarque tous les budgets, mêmes ceux qui sont irréguliers, présentés par son adjointe, ancienne directrice de cabinet, Geneviève Fioraso, et par le président sortant, Didier Migaud, juge ainsi  le mandat de ce dernier dans le Canard Enchainé :

« Malgré son excellente réputation de technicien des finances publiques, Migaud, président depuis 1995 de la » Métro « ,l’agglomération grenobloise, n’est pas non plus un gestionnaire irréprochable. Un rapport de la chambre régionale des comptes qui vient de sortir lui donne quitus sur de nombreux points, mais l’épingle sur l’explosion de la dette de la Métro : de 218 à 327 millions entre 2003 et 2007, soit une augmentation de 54,5 % en seulement quatre ans ! » Une situation financière catastrophique « , estime en privé Michel Destot, le député-maire PS de Grenoble, qui brigue sa succession à la Métro… Voilà qui qualifie Migaud pour prendre la tête de la Cour des comptes et .pour faire la leçon à l’Etat sur sa dette record !  »
(Canard enchaîné, 3 mars 2010, « Un président très socialisse »)

Elections régionales, dimanche, votez et votez bien !

Publié le 11 mars 2010

L’importance de la Région est mal connue de beaucoup de citoyens, aussi il est à craindre une forte abstention dimanche 14 mars. Pourtant les actions de la Région ont un impact très important sur la vie quotidienne des habitants. Elle a la responsabilité des trains régionaux (TER), des lycées, de la politique économique, de nombreuses formations et elle distribue des subventions aux autres collectivités sur de nombreux dossiers, notamment pour le logement social. Il est donc très important de voter pour les conseillers régionaux.

L’ADES a donné son sentiment sur le bon choix à faire à ces élections. (A signaler que deux personnalités de l’ADES se présentent sur la liste de rassemblement « Europe-Ecologie » : Pierre Mériaux, ancien président et Maryvonne Boileau, élue municipale à Grenoble)

L’ADES espère que les votes pour l’extrême droite et la droite seront les plus faibles possible dans la région et à Grenoble, elle souhaite que les électeurs grenoblois envoient un message clair contre la politique de la majorité « droite-gauche » à la mairie (alliance du PS, du PC, de GO, avec le Modem et une partie de la droite).

Compte tenu des résultats électoraux antérieurs, si le score de la liste PS est inférieur à 32 % au premier tour à Grenoble ce sera la marque d’une sanction électorale.

Le réacteur nucléaire EPR présenterait un risque d’accident très important

Publié le 11 mars 2010

Le réseau sortir du nucléaire rend public un document d’EdF mettant en cause la sûreté de l’EPR en cas d’accident grave d’éjection des barres de contrôle.

Voici un extrait de leur communiqué de presse du 10 mars :

« Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l’essentiel des arguments en faveur de l’EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s’avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n’ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d’accidents. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l’écart de ces questions. »

A la Métro, la bataille de succession fait rage

Publié le 2 mars 2010

On devrait connaître le 12 mars le successeur de D. Migaud à la présidence de la Métro. Cela se bouscule au portillon. Le premier à se mettre en lice a été le maire de Grenoble qui ne recule devant aucun cumul. Ce qui est inquiétant c’est qu’il accumule les mandats mais ne les remplit pas correctement. Par exemple, il est parmi les députés un de ceux qui travaille le moins. Il suffit d’aller sur le site http://www.nosdeputes.fr/ pour le comparer aux autres députés PS de la région grenobloise (Fioraso, Issindou, Migaud et Brottes), la courbe de présence de M. Destot à l’assemblée nationale est proche de celle d’un encéphalogramme plat !

Aucun des autres prétendants déclarés (MM. Baïetto, Issindou et Ferrari) ne nous semble capable de changer la manière dont la Métro fonctionne et aucun ne s’est inquiété de ses dérives financières et n’a hésité à augmenter les impôts sans ouvrir un débat à ce sujet dans l’agglomération. Aucun contrôle démocratique n’existe sur cette institution, puisque les membres du Conseil de communauté ne sont pas élus directement sur un programme.

A suivre

Les promesses oubliées sur les antennes de téléphonie mobile

Publié le 2 mars 2010

Pour se faire réélire, M. Destot a beaucoup trop promis. Oubliée la non augmentation des impôts, oubliée aussi la promesse d’enlever les antennes de téléphonie mobile à la Villeneuve.

Bien avant la mobilisation des habitants sur les pollutions engendrées par les antennes, ACTIS avait accepté l’installation d’antennes sur deux sites, aux Baladins et rue des Fleurs. Cela rapportait un peu d’argent et permettait de donc de diminuer un peu les loyers. En 2003, le contrat pour l’implantation des antennes aux Baladins a été prolongé d’une dizaine d’années. Puis un collectif s’est créé en 2007 et a milité pour que les antennes soient déplacées, ce qui a été fait rue des Fleurs au terme du contrat avec l’opérateur. La présidente d’ACTIS de l’époque a toujours été d’accord pour que les antennes soient déplacées à condition que la ville paye la rupture de contrat avec l’opérateur, afin de ne pas faire supporter aux locataires le coût important de la rupture. L’ADES a toujours milité pour la diminution de puissance des antennes et pour une vérification indépendante des opérateurs que la puissance ne dépasserait pas 0,6 V/m. Durant la campagne des municipales de 2008, M. Destot a transmis un courrier au collectif s’engageant à faire enlever les antennes avant juin 2008 !!! Mais depuis rien n’est fait au prétexte que le contrat ne s’arrête qu’en 2012 !

Il n’y a aucun problème pour que les antennes qui sont aux Baladins soient enlevées, il suffit que le maire paye le dédommagement à l’opérateur. Mais maintenant que les élections sont passées le maire ne veut pas payer.

Grenoble a été choisie comme une des villes où sera expérimenté la baisse de puissance des antennes, mais cela ne n’exonère pas le maire d’appliquer sa promesse.

Le collectif antennes Villeneuve ne baisse pas les bras et pourrait faire un procès à Bouygues-Telecom s’il trouve les fonds nécessaires, afin que les antennes des Baladins soient enlevées.

« 24 heures sans nous », une initiative intéressante

Publié le 2 mars 2010

Un collectif d’immigrés a lancé un appel pour organiser le 1er mars une journée sans immigrés, afin de montrer que leur présence et indispensable pour faire marcher l’économie de notre pays. Cette initiative symbolique peut amener chaque citoyen à s’interroger sur la manière dont sont traités les immigrés et à protester contre la politique indigne menée actuellement. Même si elle n’a pas eu un fort écho, cette manifestation devrait se répéter à l’avenir.

Profitons de cette rubrique pour réaffirmer la revendication de voir enfin les résidents étrangers (non communautaires) accéder au droit de vote aux élections locales. Ces derniers payent des impôts locaux, sont des usagers des services publics et participent à la vie de la cité, mais ils restent des citoyens de seconde zone, puisqu’ils n’ont pas le droit de participer à la désignation des élus, ni d’être élus dans un conseil municipal. Le 6 mars, place aux Herbes à Grenoble, l’ADES participera à une action rappellant l’urgence de faire voter une loi allant dans ce sens.

MJC l’emploi en grand danger…

Publié le 2 mars 2010

La majorité municipale a décidé de changer ses relations avec les MJC en leur imposant des conventions qui mettent l’emploi de ce secteur en grand danger. Depuis des années, les MJC ont été obligées de diminuer les emplois suite à des diminutions des aides diverses. Ces structures associatives sont administrées par des habitants bénévoles qui ont élaboré le projet de chaque structure et les activités à développer en fonction des besoins du secteur concerné. Ces activités sont centrées principalement orientées vers les enfants et les adolescents, mais aussi pour des adultes et des personnes âgées. Dans les quartiers, ce sont des lieux importants pour le maintien du lien social. Jusqu’à présent, la municipalité versait des subventions de fonctionnement aux MJC pour qu’elles équilibrent leur budget global. Aujourd’hui il y a un changement fondamental la politique municipale, ce qui revient à une municipalisation de fait en imposant des orientations. La ville subventionne, selon son « bon vouloir » et uniquement les activités en direction de l’enfance et la jeunesse. Les MJC se trouvent alors dans une situation qui les oblige, soit arrêter les autres activités soit les « rentabiliser », c’est-à-dire faire payer le prix coûtant, ce qui rend ces lieux ingérables à court terme.

Conclusion, les MJC vont devoir encore licencier du personnel…

Cette politique municipale est incohérente : soit elle municipalise clairement les activités socioculturelles en direction des jeunes et elle y met les moyens et offre un statut durable, soit elle laisse une vraie marge de manœuvre aux associations gestionnaires de ce secteur dans le cadre de négociations partenariales. La politique adoptée est une municipalisation cachée mais sans en assumer les conséquences, transformant les associations en « sous-traitants », travaillant au moindre coût avec des statuts très précaires. Comme dans le secteur de la solidarité, les associations deviennent la « variable d’ajustement des politiques publiques ».

Les élus écologistes ont posé une question orale lors du Conseil municipal du 22 février dernier, demandant au maire qu’il s’engage à ce que cette politique n’entraîne aucun licenciement. La réponse du maire ne nous rassure pas, puisqu’il ne s’est pas engagé sur ce point.

Carignon et Peneau doivent payer…

Publié le 25 février 2010

Suite au communiqué de presse du 7 janvier 2010 des écologistes grenoblois, sur la remise de la légion d’honneur à X. Peneau, le Canard Enchaîné du 24 février 2010 consacre tout un article sur les pressions exercées sur le Président du Conseil Général de l’Isère (CGI) pour qu’il fasse voter une remise gracieuse de la somme de 253 126 € que doivent solidairement A. Carignon et X. Peneau au CGI. Pour éviter de faire se prononcer le CGI durant la campagne des régionales, le Président Vallini repousse le vote à fin mars.

Rappel des faits

(que vous trouvez dans la brochure de l’ADES « un corrompu de retour aux affaires » éditée en 2003 au moment où le corrompu était élu président de l’UMP 38, vous pouvez nous la commander).

Le 13 juillet 1999 est révélé que M. Xavier Péneau et M. Alain Carignon, se sont immiscés sans titre dans la gestion des deniers publics irrégulièrement extraits de la caisse du département de l’Isère à hauteur de 1 660 400 F (253 126,35 €) correspondant au montant de la commission versée à la société Rhoddlams de feu M. Pacary qui en reversait une partie à M. Carignon (affaire du rond point d’Alpexpo). Pour avoir ensemble directement participé à la gestion de fait, ils ont été déclarés conjointement et solidairement comptables de fait des deniers du département de l’Isère et condamnés à rendre à la caisse publique du CGI la somme de 253 126 €. Depuis ils font des pieds et des mains faisant intervenir de puissants soutiens pour éviter d’avoir à rembourser les sommes détournées (voir l’article du Canard).

L’ADES attend du CGI qu’il maintienne sa demande de reversement de cette somme détournée illégalement de la caisse publique et que ces deniers publics servent à la politique sociale, et pas aux études sur la rocade-nord.

Rapport de la Chambre régionale des comptes défavorable pour La Métro

Publié le 25 février 2010

La Chambre Régionale des Comptes de Rhône-Alpes a rendu son rapport sur la gestion financière de la Métro, qui épingle sur plusieurs points des irrégularités auparavant signalées les écologistes (conférence de presse du 8 février 2010) repris le 23 février par Rue 89.

Souhaitons que la Cour des Comptes et ses chambres régionales puissent faire leur travail de manière approfondie car elles sont indispensables dans notre démocratie. L’ADES regrette que depuis des années le Parlement et l’exécutif aient fortement diminué les moyens de contrôle de la justice financière, dont la pertinence des rapports a diminué ces dernières années.

M. Migaud à la Cour des Comptes

Publié le 25 février 2010

Depuis des semaines le nom de D. Migaud circulait comme possible successeur de M. Seguin, sa nomination n’est donc pas une surprise. Cette nomination est la reconnaissance de la compétence et de la capacité de travail, mais aussi un coup politique du Président de la République.

La succession de M. Migaud est ouverte, notamment à la Métro. Souhaitons que ce soit l’occasion d’une redéfinition des pratiques de la communauté d’agglomération qui sont loin de respecter les principes de la démocratie la plus élémentaire : cumul des mandats, sous représentation de certains courants politiques, chambre d’enregistrement des arrangements entre maires de l’agglomération, incapacité à mettre les débats de fond sur la place publique…

Souhaitons aussi que la Métro abandonne les politiques de prestige et les aides économiques aux groupes privés et donne la priorité à la solidarité.


ADES  - Le Rouge et le Vert
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