Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

L’UMP 38 en déliquescence…

Publié le 14 octobre 2010

L’UMP n’en fini pas d’essayer de survivre avec en son sein A. Carignon, le corrompu, qui entend continuer à tirer les ficelles. Le président sortant, M. Savin a démissionné car il y avait trop d’adhérents fantômes. Le bourrage des urnes n’est pas inconnu à Grenoble. Pour celles et ceux qui n’étaient pas à Grenoble dans les années Carignon (1983-1995) un petit rappel. En 1987, le corrompu organise avec le secrétaire général adjoint à la culture (H. Baile aujourd’hui conseiller municipal d’opposition de droite au conseil municipal depuis 2008) un putsch pour s’emparer de l’association de gestion de la Maison de la culture. Le 19 septembre 1987, 200 personnes se présentent pour adhérer à l’association et renverser la majorité. Le corrompu se félicite de “ la victoire de la liste conduite par mon ami Henri Baile ”. Le 12 avril 2003, A. Carignon est élu président de l’UMP 38 après que le nombre d’adhérents à l’UMP 38 soit passé de 1000 à 3200 !

Le 23 octobre 2010, les adhérents voteront pour leurs délégués qui désigneront ensuite le président du mouvement dans l’Isère. Pour voter il faudra fournir un justificatif de domicile (l’inscription sur une liste électorale n’étant pas suffisante !) et un système de procurations infalsifiables est mis en place. Le secrétaire national aux fédérations de l’UMP confirme les soupçons de fraude : “ J’ai bien constaté des inscriptions étranges, notamment quand il y a plusieurs noms qui n’ont rien à voir les uns avec les autres sur la seule et unique boîte aux lettres d’une même maison ”. Il précise qu’il y a deux fédérations qui posent problème, l’Isère et la Haute-Garonne ; seulement deux ?

Nous suggérons de renforcer le dispositif par un système de vidéosurveillance puisque l’UMP est pour sa généralisation afin de lutter contre les délinquants.

Social, le Conseil général fait fausse route

Publié le 14 octobre 2010

Le Conseil général restructure ses services de proximité. A Echirolles, il y a deux ans, il a enlevé les assistantes sociales et la protection maternelle et infantile du centre social des Essarts, puis du centre social Anne-Frank. Maintenant il continue avec le centre social Surieux. Le CGI veut réunir l’ensemble de ses services au Cube (au centre ville). Ceci fait réagir les habitants de la Villeneuve d’Echirolles qui constatent cet abandon des services de proximité. A Grenoble il serait question de faire de même dans certains quartiers avec un regroupement de services à la caserne de Bonne !

Le CGI fait fausse route au moment où tout le monde s’accorde sur la nécessité de renforcer la présence publique dans les quartiers. Le CGI doit d’urgence revoir sa copie. D’autant plus qu’il s’était flatté, voilà quelques années, d’une réorganisation de ses services par territoires pour plus de proximité. Le CGI doit mettre un terme à ces incohérences et revoir d’urgence sa copie.

Faute de Goût

Publié le 14 octobre 2010

Les premiers éléments recueillis après la rentrée scolaire à Grenoble font état d’une augmentation moyenne significative des effectifs- à nuancer selon les secteurs de la ville- et par voie de conséquence d’une croissance proportionnelle du nombre de convives dans les restaurants scolaires.

Avant la mise en place des « repas sans viande » et ce depuis de nombreuses années jusqu’en 2009 on comptait en moyenne 30% d’enfants consommant des  « repas sans porc ». Et là en 2010, on dénombre 18% pour les « repas sans porc » et 12% pour les « repas sans viande » soit au total 30%. Surprise ! Mais pas pour les associations et l’ADES qui s’étaient élevés contre la décision de la municipalité.

Ces chiffres viennent confirmer ce que nous n’avons cessé de dire depuis fort longtemps. Quels qu’aient pu être ses arguments, la Ville a foulé au pied le principe de laïcité, parce qu’en instaurant les « repas sans viande » elle a répondu à la demande pressante d’un groupe de pression fondé sur la religion. Ce qui était présenté comme une nouvelle offre, une innovation, comme un repas végétarien qu’il n’est pas en réalité. Des repas végétariens qui, comme nous l’avions proposé, pourraient être organisés à condition qu’ils soient servis à tous. En tout état de cause cette opération n’a semble-t-il pas convaincu la majorité des parents qui, au vu des résultats ne s’y sont pas trompés.

Reste que la brèche est ouverte et que ses initiateurs portent une lourde responsabilité.

Le mystère Destot enfin résolu

Publié le 14 octobre 2010

Depuis de nombreuses années, les commentateurs politiques se demandaient où M. Destot passait son temps. Il était de notoriété publique qu’il était peu présent à l’Assemblée Nationale, et de même à la Ville de Grenoble. Il était souvent avec les patrons du CAC 40 qu’il cherchait à rabattre pour DSK, mais cela ne pouvait pas l’occuper beaucoup. La présidence de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) ne pouvait pas saturer son emploi du temps.

C’est le média Lyon Capitale qui a résolu l’énigme en dévoilant le scoop dans un article du 4 cotobre 2010 : Michel Destot est aussi maire et président de la communauté d’agglomération de Saint Etienne ! Voir en ligne ici

Allez les Verts ! Ne vous trompez pas d’entraîneur…

La situation financière, les emprunts toxiques et les nouveaux impôts de La Métro enfin expliqués

Publié le 14 octobre 2010

Interrogé par le journaliste Jean-Jacques Bourdin jeudi 7 octobre 2010 matin sur BFM, M. Migaud, président de la Cour des comptes par la volonté de M. Sarkozy est appelé à répondre à la question suivante : « Combien fait 9 x 7 ? »

M. Migaud éclate de rire et répond : « Vous avez… je vous répondrai juste après,  9 x 7 = 76, mais… C’est important de bien savoir compter. ». Le présentateur lui demande s’il est sûr de sa réponse: « Je vous l’ai dit : 76. A mon sens… ».

La vidéo est ici :

Le président de la Cour des comptes sait-il compter ?

Nous avons donc enfin une explication aux différentes manipulations financières de M. Migaud à la communauté d’agglomération La Métro :

Le président Migaud s’engage officiellement devant tout le conseil de Métro que le grand stade d’agglo ne coûtera pas plus de 30 M€ millions d’euros, puis un an plus tard qu’il ne coûtera pas plus de 50 M€, puis un an plus tard qu’il ne coûtera pas plus de 65 M€, puis un an plus tard le coût final est de 78 M€, ah ! nous oublions : il s’agit de prix hors taxes…

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Ramener le Président de la Région à la Raison

Publié le 8 octobre 2010

Pour JJ Queyranne « le Lycée Mounier sera démoli ». Mais le Président de la Région en reste là… en oubliant la suite, et c’est bien là toute la différence ! Cette décision brutale de fermeture contient en elle-même une supercherie, doublée d’un mépris affiché pour tous les principaux intéressés et les citoyens en général, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme tout d’abord, qui illustre à merveille ce qu’est un déni de démocratie, avec le petit cercle de décideurs qui fait fi des assemblées délibérantes tant au Conseil Régional qu’à la Ville. Sur le fond ensuite : chacun sait depuis fort longtemps que les bâtiments du lycée Mounier ne pouvaient rester en l’état, mais il n’était pas le seul. Il faut saluer à ce propos le travail engagé depuis plusieurs années par le Conseil Régional pour la remise en état des lycées de la Région. Ce fut le cas à Grenoble (Stendhal, Champollion, Eaux Claires…), alors pourquoi pas Mounier qui aurait pu figurer en priorité ? Mystère.

Démolir puis reconstruire par tranche sans incidence sur la communauté éducative est un procédé éprouvé, les hommes de l’art savent faire.

Installer des préfabriqués dans un espace prévu à cet effet, voilà encore un procédé éprouvé sur des espaces autrement plus réduits que ceux du Lycée Mounier, voire si besoin de l’IUFM qui dépend désormais de l’Université J. Fourier.

Tout cela est « irresponsable » déclarent les tenants de la liquidation du lycée -le mot est lâché. Mais les irresponsables ne seraient-ils pas plutôt ceux qui ne veulent pas entendre, sans autre argument que celui de la sécurité dont tout le monde aura compris qu’il ne tient pas. Si ce problème de sécurité était aussi réel et immédiat qu’on le dit, pourquoi n’avoir pas fait évacuer les locaux aussitôt ?

Bref, tous les arguments avancés par les décideurs sont si peu crédibles qu’ils ne devraient guère s’étonner des soupçons qui commencent à gagner ça et là. Quel intérêt à libérer la surface occupée actuellement par le lycée, voire celle de l’IUFM, sans imaginer quelque opération juteuse ? Irresponsable de le dire ? Il n’y a qu’une seule solution pour prouver qu’il s’agit là de purs fantasmes : avoir un peu de courage et engager la reconstruction du lycée Mounier.

Les tarifs du chauffage urbain sont toujours trop élevés

Publié le 8 octobre 2010

L’OFiPoPu a rendu publique sa lettre n° 18 qui confirme les analyses précédentes sur les tarifs de la CCIAG. La CCIAG, société d’économie mixte (à majorité Ville de Grenoble), ne gère pas le service public du chauffage urbain suivant les règles. Les tarifs sont trop élevés au regard du service rendu aux usagers. La CCIAG fait des marges excessives et en fait profiter largement ses actionnaires. Durant la saison 2008/2009 la CCIAG a fait une marge avant impôt sur les sociétés de 8 millions d’euros. Une gestion normale d’un service public soucieux de rendre le service au plus juste prix pourrait diminuer la marge de 7 M€, soit une diminution de presque 15 % des tarifs aux usagers du chauffage urbain !

La désinformation continue, la CCIAG comme les communes affirment que s’il y a augmentation des tarifs c’est uniquement à cause de la dérive du prix de l’énergie, ceci est faux et il serait urgent que les communes décident de baisser fortement les tarifs afin de revenir dans une gestion publique digne de ce nom. Des copropriétés envisagent sérieusement des actions juridiques pour faire sanctionner les surfacturations décidées par les conseils municipaux et la CCIAG.

Le GF38 moribond

Publié le 8 octobre 2010

Des bruits insistants indiquent que le propriétaire japonais (Index Holding) qui est en difficulté se prépare à vendre des actifs, dont le GF38, à un groupe asiatique ! Il y a fort à parier que le rachat du GF38 ne coûtera pas très cher vu l’état dans lequel se trouve l’équipe, qui pour l’instant serait relégable en nationale. On peut même se demander si le GF 38 arrivera à honorer sa convention de location du stade avec la Métro.

A ce sujet il faut noter que pour minimiser le coût du stade, la Métro avait indiqué au compte administratif 2009 en recette un reversement de 242 000 € du GF38 en remboursement de la taxe foncière du stade. Or il s’avère que ceci était faux, le GF 38 pour 2009 ne doit rembourser que 81 157 €. Reste donc 160 000 € aux frais de la Métro. Le coût du fonctionnement du stade est donc nettement plus élevé que ce qui a été indiqué aux élus lors du vote du compte administratif 2009. Sans compter les frais financiers et l’amortissement du stade, la Métro indiquait qu’en 2009 le stade n’avait coûté que 750 000 € en fonctionnement. En fait c’était plutôt 910 000 €, puisque sont oubliées un nombre de dépenses annexes non négligeables (voir http://ofipopu.org/wordpress/2010/06/02/lettre-n%c2%b017-bis-combien-coute-le-stade-des-alpes-a-la-metro/). Pour 2010 et les années suivantes, la location du stade va baisser de près de 500 000 € à cause de la très faible assistance du public lors des matchs (moins de 5000 spectateurs dernièrement), d’où une charge supplémentaire pour la Métro. Quel gâchis…

Center parcs, le projet arrêté pour l’instant

Publié le 8 octobre 2010

L’association pour des Chambaran sans Center Parcs a déposé divers recours contre ce projet :

  • Le 17 septembre 2010 un recours au tribunal administratif contre la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de la commune de Roybon et un recours gracieux au préfet de l’Isère pour retirer l’autorisation de défrichement de la forêt.
  • Le 22 septembre 2010 un recours gracieux au maire de Roybon pour qu’il retire le permis de construire obtenu par la « S.N.C Roybon Cottages ».

Comme d’habitude dans ce cas, la société ne démarre pas les travaux sans que les recours soient purgés, elle a donc suspendu la réalisation de Center Parcs. Mais il semble que de nombreuses difficultés vont se faire jour dans ce dossier qui risque bien de s’enliser. Il faut poursuivre la mobilisation contre ce mauvais projet. A suivre.

Nucléaire, la sûreté de l’EPR mise en cause

Publié le 8 octobre 2010

Le réseau « Sortir du nucléaire » rend public des notes confidentielles d’EDF qui démontrent que les ingénieurs ont mal conçu des parties du couvercle de la cuve de l’EPR, ce qui met en péril la sûreté du réacteur EPR et viole, en toute connaissance de cause, la réglementation française relative aux équipements nucléaires sous pression !

Pour le Réseau « Sortir du nucléaire », la conclusion s’impose : en toute conscience des problèmes, EDF persiste dans une politique qui sacrifie la sûreté aux impératifs économiques ! Au regard des conséquences catastrophiques d’un éventuel accident, cette légèreté est impardonnable.

Pour plus de détails : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/EPR-revelations2.html

Période préélectorale…

Publié le 30 septembre 2010

En mars 2011 auront lieu dans la moitié des cantons du département (soit 29 cantons) le renouvellement des conseillers généraux. Le parti socialiste craint à juste titre la concurrence des écologistes regroupés dans Europe Ecologie. Du coup les marques de nouvelles sympathies se multiplient, notamment à Grenoble. A “ la Fête de la Rose ” de samedi 25 septembre où étaient invitées les différentes composantes de la gauche, M. Destot a fait applaudir Maryvonne Boileau… en oubliant de préciser qu’elle est dans l’opposition municipale depuis qu’il a fait alliance avec une partie de la droite aux élections municipales. Serait-il gêné de le défendre devant les militants socialistes ? Bertrand Delanoé a fait un discours très écolo, il est réconfortant d’observer que certains socialistes nous rejoignent sur le thème de la nécessaire transformation de l’économie vers plus d’écologie et de solidarité. Il reste encore un bout de chemin vers une démocratie renouvelée, mais soyons optimistes !

Prononcer de beaux discours c’est très bien, mais en politique, seuls les actes comptent. Pour l’instant il n’y a pas d’actes forts démontrant une volonté des exécutifs municipaux, départementaux et régionaux PS de changer leurs politiques. Les points noirs restent à l’identique : les projets pharaoniques ou désastreux (GIANT, Center Parcs…), les aides aux intérêts privés sans contrepartie, l’incapacité à associer les habitants aux grands choix, les pratiques politiques transformant les assemblées délibérantes en simples chambres d’enregistrement (gestion du dossier de la rocade-nord , destruction annoncée du lycée Mounier)… La meilleure garantie que la situation évolue, c’est que les électeurs disent clairement qu’ils veulent que cela change, à Grenoble et dans le département lors des élections cantonales et se prononcent pour les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité, l’ADES y contribuera.

Réflexions de l’ADES suite aux évènements de cet été à Grenoble

Publié le 30 septembre 2010
dessin commissariat

Dessin Cled'12 - Tous droits réservés

Suite au discours de la honte de N. Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010, triant les français suivant leurs origines, stigmatisant les immigrés et inventant des boucs émissaires, trahissant son devoir de Président que lui donne la constitution, il est indispensable de rappeler quels sont les fondements de notre République.

L’ADES fait aussi des propositions pour améliorer le mieux vivre ensemble dans toute la ville.

Rappels de certains fondements de notre République

Les droits fondamentaux de l’homme

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui a valeur constitutionnelle débute par :

“ Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs… ”

Et l’article 2 liste les droits fondamentaux : “ Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. ”

Le terme de sûreté ne doit pas être confondu avec celui communément employé actuellement de sécurité. Les historiens rappellent qu’en 1789, la sûreté est la garantie dont dispose chaque personne contre une arrestation, un emprisonnement ou une condamnation arbitraire. A cette époque une des premières urgences était d’éliminer les atteintes à la liberté individuelle, les arrestations décidées de manière arbitraire étaient les marques du despotisme monarchique.

Cette défense de la sûreté des personnes qui vise à protéger les individus contre l’arbitraire de l’Etat n’a rien à voir avec la notion de sécurité telle que l’emploient les ministres Besson, Hortefeux ou le Président Sarkozy.

La sécurité désigne le droit à être protégé des violences civiles. Ce terme est à rapprocher de celui de tranquillité publique. Au fur et à mesure des dérives sécuritaires surtout depuis la loi du 18 mars 2003, la sécurité est comprise dans son sens le plus restrictif : le devoir de l’Etat étant de protéger les personnes et leurs biens contre les délinquants quitte à menacer la sûreté des personnes (fouilles, fichage ADN, contrôles d’identité, vidéosurveillance…).

Il n’est donc pas inutile de rappeler que la défense des libertés individuelles à travers le droit de sûreté est au dessus de la sécurité des biens et des personnes. La sécurité sarkozienne ne fait pas partie des droits fondamentaux tels que définis dans le texte fondateur de notre République.

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La majorité “droite-gauche” en action

Publié le 30 septembre 2010

Encore un exemple où l’utilisation de l’argent public est critiquable. La majorité municipale décide de subventionner la société Glénat à hauteur de 180 000 €, alors que les engagements que cette société a pris en rachetant l’immeuble de l’ancien théâtre du Rio n’ont pas été tenus, et que la vente de l’immeuble avait été faite nettement en dessous du prix des domaines. Il n’y avait donc aucune raison de poursuivre une aide à cette société privée.

Dans le même temps, la majorité municipale décide d’imposer à ACTIS de participer à hauteur de 22 000 € à la réfection de la place Edmond Arnaud (place publique) au motif que cette dernière est beaucoup utilisée par des locataires d’ACTIS, mais aussi que ces 22 000 euros doivent servir à l’accessibilité dans les logements. Rappelons que les finances d’ACTIS dépendent à plus de 80 % des loyers payés par des ménages aux faibles ressources. Vive la solidarité ! Après avoir augmenté violemment les impôts locaux, décidé d’augmenter la TEOM, voila maintenant la majorité droite-gauche qui cache des impôts dans les loyers des bailleurs sociaux, mais où vont-ils s’arrêter !

Le collectif Solidarité Roms interpelle les éluEs de La Métro

Publié le 30 septembre 2010

Le collectif Solidarité Roms est intervenu vendredi 24 septembre à la Métro et a remis aux élus un texte les interpellant sur les situations inadmissibles faites aux Roms, qui se termine par les demandes suivantes :

“Nous attendons de l’assemblée qu’elle traite aujourd’hui de ces points :

  • État des lieux de la situation des Roms dans l’agglomération.
  • Positionnement politique de l’assemblée face à la politique xénophobe de stigmatisation des Roms et au cortège répressif qu’elle met en œuvre.
  • Mise en œuvre immédiate des compétences de l’assemblée pour apporter les solutions les plus rapides aux questions d’hébergement des Roms présents dans l’agglomération et plus particulièrement une décision immédiate concernant les familles Roms pour lesquelles des négociations ont déjà été engagées. ”

La présidente de la séance (G. Fioraso remplaçant M. Baïetto) a précisé qu’il y aurait ce sujet inscrit à l’ordre du jour à la prochaine réunion le la Métro le 29 octobre, ce qui ne répond pas à l’urgence de la situation.

Texte distribué par le collectif solidarité Roms aux élus de la Métro le 24 septembre

Le collectif Solidarité Roms a été crée le 16 septembre 2010. Il regroupe des militants de longue date représentants d’associations engagées dans les luttes sociales, en particulier celles concernant les sans papiers et les sans logis, des représentants de partis politiques, de syndicats, des élus, des professionnels de l’action sociale, ainsi que des Roms, des habitants de l’agglomération, des voisins des différents camps, ainsi que le collectif suivant depuis le printemps plus particulièrement les familles Roms qui ont été expulsées cet été à Saint Martin d’Hères.

Nous avons demandé cette prise de parole devant le Conseil de cette assemblée pour :

1) Exposer la situation d’ostracisme, de stigmatisation, d’exclusion sociale et même humanitaire dans laquelle vivent aujourd’hui, les Roms présents dans notre agglomération. Cette situation d’abandon, de désespoir, de peur est dégradante, inhumaine, pour eux, elle est une honte pour nous, elle doit l’être pour l’assemblée de cette métropole. C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas ajouter à la honte du Discours de Grenoble, qui inaugura cette nouvelle saison de chasse aux Roms, la honte de ce vous n’aurez pas fait.

2) Demander donc solennellement à cette assemblée, de prendre une position forte, précise et sans détours pour condamner la politique mise en œuvre depuis cet été à leur encontre. Pour affirmer que le droit des Roms ne peut être uniquement celui du droit au retour volontaire. Une législation française et européenne existe.

3) Exiger que la Métro utilise les compétences qui sont les siennes pour mettre en œuvre immédiatement des solutions d’hébergement dans le cadre d’une procédure d’urgence humanitaire en balayant les rhétoriques dilatoires de l’appel d’air et du partage des compétences.

4) Exiger que la Métro donne une réponse aujourd’hui à la démarche en cours depuis le printemps avec les services de Monsieur Jean-Philippe Motte, concernant le logement des familles Roms qui étaient à Saint Martin d’Hères et qui vivent aujourd’hui dans un campement de fortune sans eau, ni toilettes, ni électricité à Saint Martin le Vinoux.

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Changement de ton à la Métro, vers un changement de politique ?

Publié le 24 septembre 2010

Le 20 septembre, le Président de la Métro, M. Baïetto, tient sa conférence de presse de rentrée autour de trois thèmes : L’agglomération post-carbone, l’agglomération nature et l’agglomération innovante. M. Baïetto a dessiné des priorités politiques qui changent par rapport à ce qui s’est fait. Il annonce un débat au Conseil de la Métro lors du débat d’orientation budgétaire (obligatoire avant le vote du budget) qui devrait avoir lieu le 29 octobre. Il est de bon augure de lier priorités stratégiques et priorités budgétaires. De nombreux points sont à souligner dans cette conférence de presse :

  • Il faudrait un Plan Local d’Urbanisme (PLU) d’agglomération, si c’est possible ce sera après 2014.
  • La Métro doit être présente sur le plan du social avec la création d’une direction des solidarités. Il faut une authentique politique de la ville au sein de la Métro, qui touche à la jeunesse, la santé, la formation, la culture, les loisirs, le sport… Ce serait une vraie révolution !
  • Préparer une agglomération post-carbone : diminuer les déplacements, plus de commerce dans les quartiers et moins de centres commerciaux en périphérie. Priorité aux modes doux des déplacements…
  • Evidemment le mea culpa sur la rocade est à souligner.

Nous ne pouvons que nous féliciter de voir le président de la Métro rejoindre les propositions que défendent les écologistes depuis des années. Espérons que ce ne seront pas que des « paroles verbales » et que dès le budget 2011 ce changement de priorités se traduise clairement par des chiffres, avec l’abandon de politiques de prestige et des aides sans contrepartie aux intérêts privés. Mais le poids des corporatismes communaux et des lobbies risque d’être plus forts que les envies de changement du président, et la sous représentation des écologistes à la Métro ne va pas aider à aller dans le bon sens : un seul élu (G. Kuntz) pour représenter 20 % de l’électorat, c’est vraiment scandaleux.

Changement de président à la CCI

Publié le 24 septembre 2010

G. Dumolard ne se représentera pas à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), visiblement il n’avait pas les soutiens suffisants, il déclare en effet : «  J’ai proposé de me représenter avec la possibilité de former mon successeur durant un temps. Cela n’a pas pu se faire. C’est ainsi. »

Il faut dire qu’il a été un militant très actif pour les jeux olympiques et pour la rocade, jouant parfaitement dans le grand orchestre droite-gauche avec M. Destot comme chef d’orchestre, lui qui était un adhérent récent à l’UMP. Ces échecs et son extrême militantisme l’ont poussé vers la porte de sortie. Il ne faut pas oublier que la CCI est un établissement public économique sous tutelle administrative de l’Etat et qu’elle est financée par de l’argent public. La moindre des choses serait que ses dirigeants sachent garder une certaine neutralité politique sur les projets publics locaux, ce qu’ils n’ont pas su faire depuis de longues années.

Le Préfet-policier tisse sa toile d’araignée…

Publié le 24 septembre 2010

Le nouveau préfet-policier nous propose encore des opérations « coup de poing », qui permettront peut être de faire du chiffre et de communiquer, mais qui ne sont pas à la hauteur des besoins. En effet au lieu de traiter les problèmes de proximité, la priorité du préfet est d’organiser des opérations « toile d’araignée » chaque semaine sur les grands axes de circulation afin d’insécuriser la criminalité itinérante…

L’Etat veut élargir l’autoroute A 480 le long du Drac

Publié le 24 septembre 2010

Le 21 septembre le préfet de la région Rhône-Alpes a confirmé dans un communiqué que l’État financera à hauteur de 20 M€ la réalisation d’ici 2014 d’une première tranche de travaux pour la mise à 2×3 voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble.

Il confirme aussi que pour l’Etat, le contournement nord de l’agglomération est toujours dans les cartons.

« Ces aménagements sont financés à 100 % par l’État. Ils s’inscrivent dans le programme de modernisation des itinéraires du réseau routier national 2009-2014 (PDMI) qui succède au volet routier des contrats de plan. L’A480 assure le rôle d’autoroute urbaine et le maillon ouest du contournement de Grenoble. Avec plus de 100 000 véhicules par jour dans sa section centrale à 2×2 voies, les phénomènes quotidiens de saturation sur cet axe sont devenus préoccupants. En fluidifiant la circulation sur l’A480, les travaux contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie fossile. Ils contribueront également à la mise en œuvre d’un contournement libérant le cœur de l’agglomération de la pression automobile pour améliorer les performances des transports en commun et des modes doux. L’avis défavorable rendu le 22 mars 2010 par la commission d’enquête publique sur le projet de Rocade Nord de Grenoble présenté par le Conseil général de l’Isère conduit à remettre en cause à court terme cette rocade mais l’État a décidé de maintenir son financement sur l’A480 sans attendre de nouvelles décisions sur le bouclage au nord du réseau de voies rapides de l’agglomération grenobloise. » (c’est nous qui soulignons)

Voila encore une bataille à mener pour empêcher cet élargissement qui ne fera qu’attirer plus de voitures, et augmentera les nuisances pour les riverains et l’ensemble des habitants de l’agglomération. Comme M. Baïetto, Président de la Métro, nous militons pour qu’il y ait moins de voitures et donc que les infrastructures routières existantes sont suffisantes.

Centrale solaire de Lans en Vercors : le non très majoritaire

Publié le 24 septembre 2010

Le maire de Lans soutenait le projet d’implantation d’une grande centrale photovoltaïque dans la forêt de Jay, projet qui avait fait l’objet d’un avis défavorable lors de l’enquête publique. Autant il faut défendre l’implantation de panneaux photovoltaïques sur des surfaces adéquates (par exemple les toits des maisons et immeubles), autant il faut éviter la déforestation qui va à l’inverse de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Les habitants de Lans ont refusé à 65 % ce projet industriel qui ne répondait pas aux exigences écologiques les plus élémentaires.

Votation citoyenne, que fait la majorité municipale ?

Publié le 24 septembre 2010

Le Conseil Consultatif des Résidents Etrangers Grenoblois (CCREG) a dix ans d’existence. Il a été mis en place grâce à l’action des élus écologistes, il se mobilise notamment pour que soit reconnu le droit de vote des résidents étrangers non communautaires. Mais depuis le changement de majorité son activité est ralentie faute de volonté politique. Chaque année à Grenoble comme dans d’autres villes est organisée « la votation citoyenne » qui demande aux habitants de donner leur avis sur la question du droit de vote des résidents étrangers. Cette votation était organisée par le CCREG et soutenue par de nombreuses associations et mouvements politiques. Pour passer à une vitesse supérieure, le collectif national a lancé pour fin 2010 l’organisation de référendums municipaux organisés par les mairies volontaires pour demander aux habitants de se prononcer sur ce droit de vote. Evidemment ceci est illégal et de nombreuses communes ne veulent pas le faire. Le maire de Grenoble n’a toujours pas répondu à la demande d’organisation d’un tel référendum en disant qu’il faisait étudier cette proposition par son service juridique, ce qui ne sert à rien puisque tout le monde sait que ce n’est pas légal. Pour une ville « Compagnon de la Libération », la moindre des choses est d’agir même par des actes symboliques pour montrer que la démocratie et la citoyenneté ne sont pas à la hauteur des nécessités et exiger que soit enfin reconnue une « citoyenneté locale » où chaque résident a les mêmes devoirs et donc les mêmes droits. De tous les actes administratifs de la mairie, aucun ne présente de différence pour les habitants quelle que soit leur origine, les services publics sont ouverts à tous, les impôts locaux sont payés par tous… il n’y a aucune raison objective pour que les résidents étrangers ne puissent pas élire les conseillers municipaux et participer ainsi à la vie de leur cité.

L’ADES a fait des propositions concrètes pour que soit organisée une consultation de tous les habitants plutôt qu’un référendum, car au niveau du droit et du coût les deux sont complètement différents. Mais peu importe la forme, il s’agit de poser un acte symbolique fort, que pour l’instant la majorité droite-gauche se refuse à assumer.


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