Comme nous l’avions indiqué en fin d’année, le nouveau slogan de vente de Grenoble vient d’être présenté officiellement par le maire. Dorénavant la communication vers l’extérieur va être souvent accompagnée du logo de « PlayGrenoble »…
Pour la petite histoire, lorsque l’office du tourisme avait dévoilé ce nouveau logo au moment du marché de Noël, sur les anoraks des personnes tenant le stand de l’office, le maire avait été très mécontent car il souhaitait dévoiler lui-même cette « innovation »…
Voici ce qu’en dit avec enthousiasme le site internet actumontagne :
« Cette accroche colle plutôt bien à l’image de ville jeune, dynamique, sportive et internationale que cultive Grenoble. N’en déplaise aux puristes de la langue française, l’emploi de l’anglais permettra à cette signature imaginée par l’agence lyonnaise Esprit Public, d’être comprise aux quatre coins de la planète. Précieux pour conquérir les visiteurs étrangers. La langue de Shakespeare apporte aussi un côté « cool » bien dans l’air du temps, qui rendra sûrement la destination sympathique auprès des touristes de moins de 50 ans. A vocation touristique pour l’instant, cette marque pourrait s’étendre à d’autres secteurs, et en particulier à celui de l’économie, où elle fonctionnera aussi bien, incitant les investisseurs potentiels, français ou étrangers, à miser sur la 12e agglomération de France pour leurs projets de développement. T-shirt, sacs, stylos et autres plaquettes publicitaires vont permettre la diffusion de cette nouvelle marque sur la place publique. »
C’est en effet très « cool », bien dans l’air du temps et les touristes de plus de 50 ans apprécieront ! Combien a coûté cette réflexion de communication si profonde et si contraire à la loi de défense de la francophonie? Et surtout, entre « play » et «plaie », il n’y a que 2 lettres…

Les évaluations des élèves de CM2 sont pour bientôt, et pour les parents et les enseignants qui veulent refuser cette forme d’évaluation (sur des notions pas encore étudiées, avec un système de notation par codage binaire attribuant zéro à l’enfant qui aura fait une seule erreur sur six de la même manière que s’il avait tout faux, un temps de passation très réduit…), c’est le moment d’agir.
Le recteur de l’Académie ne veut pas entrer dans la mécanique de la médiation et accélère la répartition des secondes dans les autres lycées pendant que le Président de la région se tait et laisse faire. Décidément Mounier devient un… cas d’école en matière de mauvais choix des décideurs des politiques publiques !

Lundi 20 décembre à 17 h, aura lieu le conseil municipal qui votera le budget 2011 de la ville.