Lundi 17 septembre, lors du conseil municipal, le maire a répondu à deux questions orales, l’une de la droite sur le cumul des mandats pour savoir quand il céderait la place. La réponse, comme on l’a vu par ailleurs, a consisté à dire qu’il était pleinement maire et pleinement député. Mais M. Destot a une conception très personnelle de l’implication dans ses mandats. Depuis de longs mois il n’est plus aux manettes de la ville, à tel point que lors du vote des adjoints pour remplacer G. Fioraso, la liste des 22 adjoints au maire était présentée par J. Safar ! En ce qui concerne l’assemblée nationale il est bien connu qu’il fait partie des députés derniers de la classe, voir son bilan de la législature précédente sur le site « nos députés ».
Archives pour la catégorie ‘Politique’
Le striptease des bulles

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Comme nous l’évoquions dans l’article du 27 avril dernier, les affaires ont commencé en 2007 avec la promotion d’une enseigne internationale aux couleurs jaune et bleu dont la réputation s’est accrue depuis, grâce à une nouvelle spécialité : l’espionnage de ses employé(é)s jusque dans leur vie privée. Puis on a assisté à une forte accélération avec, tour à tour, une banque mécène, un Salon de la Montagne histoire de prendre de la hauteur, une publicité pour une entreprise mondiale de remontées mécaniques et pour finir, à quelques heures des journées du patrimoine, tout un symbole, les bulles du téléphérique de Grenoble se sont vues recouvrir d’une publicité pour une entreprise grenobloise.
La nouvelle gestion du stade des Alpes
Le 28 septembre à 14 h 30, le conseil de la Métro se tiendra exceptionnellement dans la salle des fêtes d’Eybens. Il votera la délégation de service public du stade des Alpes à la société Carilis.
Cette dernière a été sélectionnée par la commission ad hoc.
Voila comment est justifié ce choix : « CARILIS présente un projet global cohérent construit autour de la démocratisation de l’accès des habitants de l’agglomération grenobloise au stade des Alpes, toute en conservant sa vocation d’équipement de sport d’élite. »
Il s’agit d’un aveu de taille qui donne entièrement raison aux opposants qui dénonçaient une construction contraire à l’intérêt général.
Chauffage urbain, la mobilisation continue
Le cabinet conseil CAILA, missionné pour examiner la réalité financière du service public du chauffage urbain (CCIAG) a commencé cet été son travail. Un premier compte-rendu de ses premières observations aux communes et au collectif pour un chauffage urbain juste et solidaire a eu lieu le 6 septembre. Certaines remarques confortent les positions du collectif. Mais le plus gros du travail reste à faire, notamment l’expertise de la comptabilité analytique de la CCIAG qui a brutalement changé le 1er juillet 2008, sans que les communes aient donné leur accord…
Feu le Minitel : rappel d’une anecdote grenobloise
Le Minitel, c’est fini. Mais à Grenoble il a eu une spécificité politique qu’il n’est pas inutile de rappeler au moment où A. Carignon revient sur le devant de la scène par médias interposés. Des médias, avec qui il a toujours entretenu des relations ambigües et souvent tumultueuses où le minitel aurait pu servir d’arme fatale.
« Le 20 octobre 1990, le rédacteur en chef de FR3 Alpes, Jacques Laurent, découvre ainsi un tout autre Alain Carignon. Dans le journal télévisé qu’il vient de présenter, un reportage reprend les révélations de l’Express qui relate une nouvelle affaire politico-financière touchant directement Marie-Jo Carignon, la sœur du maire, et ce dernier donne sa version des faits. Mais le présentateur évoque aussi dans son lancement les maires de Nice, d’Angoulème et d’Orléans, ce qui provoque la fureur du maire de Grenoble. Inviter à visionner le sujet, Alain Carignon débarque à la station en insultant copieusement les journalistes pendant plus d’une heure. Les journalistes présents se voient traités de « salauds » et de « pourris » qui travestissent la vérité. Dans son emportement, il va jusqu’à menacer Jacques Laurent en brandissant un Minitel… » Extrait du livre de R. Avrillier et Ph. Descamps, Le système Carignon, La Découverte, page 102.
Le démon de l’évaluation
Traditionnellement, la dernière délibération des conseils municipaux est consacrée au compte rendu du maire sur les décisions qu’il a prises au cours des semaines et mois précédents, mais pas n’importe lesquelles. Par exemple, la délibération intitulée «Rendu Acte » fait la liste des marchés de « services et prestations intellectuelles » passés par la ville. A la séance du conseil municipal du 17 septembre, on apprend que la ville a fait appel à 3 entreprises pour un montant global d’environ 270 000 € en vue de l’accompagner « au changement en matière d’organisation humaine et / ou de fonctionnement des services de la ville de Grenoble ».
Service public du chauffage urbain de Grenoble : la délégation au privé se fissure !
Le 17 juillet 2012, le tribunal administratif de Grenoble juge, enfin, que les tarifs du chauffage urbain de Grenoble sont illégaux depuis mars 1983 jusqu’au 1er juillet 2008 !
C’est le 29 octobre 2004 que le Conseil d’administration de la Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise (CCIAG) décide une brutale augmentation des tarifs (11%), au moment où le maire de Grenoble exige de différents services publics gérés par des établissements publics municipaux une modération de leurs augmentations des tarifs, notamment pour les loyers d’ACTIS et pour la Régie des Eaux. Mais pour le maire pas question de contraindre la CCIAG, société d’économie mixte qui est dirigée dans les faits par un grand groupe privé (Dalkia, filiale de Véolia, ex-Générale des Eaux), d’agir de même.
Raymond Avrillier qui était à l’époque administrateur de la SEM CCIAG en tant que représentant du conseil municipal de Grenoble vote contre cette augmentation injustifiée, demande au président de la CCIAG d’annuler cette décision, et demande au maire et au conseil municipal, responsables de ce service public, de revenir sur cette décision qu’il analyse comme irrégulière. Le maire et le président de la CCIAG refusent.
L’ADES qui est depuis longtemps locataire d’un local relié au chauffage urbain fait de même un peu plus tard.
Devant les refus de la CCIAG et du maire de revenir sur cette augmentation, Raymond Avrillier (le 28 février 2005) puis l’ADES (le 25 avril 2006) déposent des recours en annulation au tribunal administratif de Grenoble. L’ADES estimant que les tarifs sont illégaux depuis 1983, demande leur annulation.
Le tribunal administratif de Grenoble donne raison aux requérants :
STMicroelectronics organise le chômage partiel à Crolles
STMicroelectronics vient d’annoncer un nouveau déclenchement du chômage partiel pour le 4ème trimestre 2012, qui touchera les sites de Crolles en France et de Catane en Italie. Dans l’unité de production dite « Crolles 200 », il est prévu 7 jours de chômage partiel et un arrêt de la production du 24 décembre 2012 au 2 janvier 2013. Quant à « Crolles 300 » il est envisagé 10 jours de chômage partiel par rotation du 29 septembre au 21 décembre et arrêt de la production du 21 décembre au 2 janvier 2013.
Par ailleurs, le management de ST aurait indiqué lors d’une rencontre avec le syndicat Italien UGL que ces mesures pourraient ne pas être les seules prises par l’entreprise pour surmonter ce dernier trimestre 2012 et que le PDG de ST, Carlo Bozotti, allait annoncer cette semaine la réorganisation globale de la société et le bouleversement de son modèle industriel actuel.
Ces annonces peu encourageantes laissent craindre un plan de licenciements en préparation. Le programme « nano2012 » qui faisait suite à « Alliance » prévoyait un fort développement de l’emploi à Crolles, la réalité est tout autre et c’est à une stagnation que l’on assiste.
La Métro va choisir le gestionnaire du stade des Alpes
C’est Carilis qui gère en délégation de service public des centres aquatiques, patinoires, bowlings, palais des sports… mais pas de stade, qui va finalement être retenu.
Ce groupe se présente comme « dynamiseur d’équipements publics de sport et loisirs ». Il lui faudra beaucoup de dynamisme pour gérer le stade des Alpes qui est un boulet financier.
Il est regrettable qu’il n’y ait pas eu de débat sur l’ensemble de la région, en coordination avec tous les établissements faisant de l’évènementiel, pour s’interroger sur la place de cet équipement public inadapté. Ce choix d’une délégation au privé va exacerber la concurrence au lieu de développer une saine coopération des collectivités publiques. Il va falloir être vigilant sur le contenu du contrat, notamment sur ses aspects financiers pour s’assurer que tous les flux financiers entre la Métro et Carilis soient bien pris en compte. Rappelons la règle : « La redevance due pour l’occupation ou l’utilisation du domaine public tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire de l’autorisation » (article L 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques).
Longue vie à Michel Orier : un nouveau départ pour la culture à Grenoble ?
Un de nos lecteurs réagit à la lettre que Michel Orier a écrit à de nombreux Grenoblois à propos de sa nomination au ministère et de l’avenir de la Maison de la Culture.
« Michel Orier Directeur de la MC2 a été nommé Directeur général de la création artistique au Ministère de la Culture et de la Communication ! Fichtre quel beau poste ! Il nous écrit une jolie missive à nous grenoblois… pour nous remercier de tout et nous dire que « vous avez fait de la MC2 la première Maison de France » Hélas, je ne suis pas sûr de partager son enthousiasme sur la glorification d’une culture spécifiquement réservée à 16 % de la population, public fidèle de l’entre soi.
Et si son départ permettait une vraie remise en cause de la politique culturelle prestigieuse conduite à Grenoble ? Et si Michel Orier du haut de sa posture de super chef de la création, (au dessus des directions du théâtre, de la musique, de la danse, des arts plastiques, des pratiques des amateurs)… pouvait réellement construire des politiques culturelles adaptées à ce qu’est devenu notre monde ?! À ce que nous sommes devenus dans cet univers-monde informatisé, paupérisé, communautarisé, diversifié, fracturé ? Cela voudrait dire qu’il a abandonné sa fonction de lobbyiste porteur des intérêts des adhérents d’un syndicat professionnel. Est-ce possible ? ? Il y a tant de mercis à distribuer. Et pourtant la création artistique dite d’excellence ne suffit pas à faire « culture ». Chacun le sait… Mais chacun le nie… Mais voilà la défense des intérêts est tellement forte…
Coupe ICARE, ça roule et c’est gratuit
LA 39ème COUPE ICARE qui se déroule du 20 au 23 Septembre 2012 sur le site de St Hilaire du Touvet – Lumbin, est l’une des plus grandes rencontres du monde du vol libre.
Cette année, grâce à la ténacité de Pierre Mériaux, élu écologiste au Conseil régional chargé du Contrat de Développement Durable du Grésivaudan, des navettes gratuites sont mises à disposition des spectateurs par le Conseil général de l’Isère, la Communauté de communes du Grésivaudan et la Région Rhône Alpes.
Il faut profiter de cette occasion, car ces dernières années, la circulation en voiture dans le Grésivaudan tournait au cauchemar durant le week-end de la coupe.
Moralité : pour profiter pleinement de la Coupe Icare cette année, une seule solution, prendre les navettes !
Mounier, le recteur et les dérogations… la lutte paye, mais quel gâchis !

Les Mounier au rectorat (photo GK, tous droits réservés)
Le Rectorat aura résisté jusqu’au dernier moment, mais devant la détermination de parents qui avaient demandé une dérogation, il a cédé. Toutes les dérogations ont été obtenues. La position du Recteur devenait difficile à tenir puisque l’effectif maximum qu’il avait fixé pour Mounier n’avait pas été atteint et il aurait eu du mal à justifier ses refus de dérogations devant le tribunal administratif.
Les familles se sont rendues le 3 septembre à la Cité administrative où leurs interlocuteurs ont indiqué que seules 3 dérogations seraient acceptées selon le critère du regroupement de fratrie. Devant cette obstination et le rejet des autres demandes de dérogations, le jour de la rentrée, les parents ont pris la direction du lycée Mounier pour y faire inscrire leurs enfants. Décidés à obtenir une réponse, ils ont attendu toute la journée, soutenus par les enseignants, les parents d’élèves et les personnels. A 17 h30, ils apprenaient par fax que le rectorat capitulait, acceptant enfin 7 dérogations supplémentaires.
Sous la pelouse, l’argent public s’évapore
A l’occasion du projet de réalisation du Stade des Alpes, M. Destot avait décidé d’ajouter sous l’équipement un parking dont la dimension a diminué au cours des études, pour rester dans le coût. Finalement ce parking compte aujourd’hui 440 places pour un montant de 13 millions d’euros HT (Conseil municipal du 26 septembre 2005). On retiendra qu’à l’époque, seuls les élus écologistes avaient voté contre cette décision.
La lettre d’observation de la Chambre Régionale des Comptes du 13 avril 2012 critique la décision du SMTC de subventionner la construction du parking à hauteur de 4,6 M€ : le SMTC « a fait montre d’une lecture extensive des missions qui lui incombent en subventionnant la construction du parking du Stade des Alpes pour 4,6 M€ ». Ce parking avait été présenté fallacieusement comme parking relais au SMTC pour qu’il verse sa subvention, nous avions contesté cet alibi, mais à l’évidence il ne remplit pas cette fonction.
Politique politicienne grenoblo-estivale
M. Destot nommé secrétaire national du PS à l’industrie et aux entreprises, lot de consolation (en attendant d’être nommé président des Charbonnages de France) (ah bon, ça existe plus ?)
M. de Sans Nicolas, conseiller municipal UMP de Grenoble, une fonction pour lui purement théorique puisqu’il ne participe plus aux conseils municipaux depuis de nombreux mois, continue tout de même la politique en étant membre fondateur de l’association des Amis de N. Sarkozy (et de l’association des Amis Sans Nicolas).
Messages Personnels
La rentrée scolaire est un marronnier, un sujet qui revient régulièrement dans l’actualité pour employer une formule journalistique. Chaque année donc pour marquer cet événement, le maire choisit de visiter quelques écoles et la presse ne manque pas de relayer l’information avec force photos dans le quotidien régional.
Mais cette année, surprise ! Le maire est relégué au deuxième plan et se fait voler la vedette par son ancienne adjointe. Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, G. Fioraso, sans aucune compétence dans le premier degré comme l’indique clairement l’intitulé du ministère, a rendu visite aux jeunes élèves de trois écoles grenobloises. Il n’est bien sûr pas question ici de lui en tenir rigueur, mais on se prend à s’interroger sur les raisons de sa présence à Grenoble en ce jour particulier, sur le fait qu’elle ne pouvait ignorer l’impact de cette visite au dépend du maire… alors ? 2014, les municipales ? Toujours est-il que nombreux sont ceux qui auraient doublement apprécié sa présence si elle avait été accompagnée de V. Peillon, ministre de l’Education nationale.


