Quoi ? à Grenoble il y aurait des familles confrontées à des difficultés économiques sociales et culturelles, il y aurait des chômeurs, des mal logés, une banque alimentaire, des restaurants du cœur, un restaurateur un peu fou qui prône une cuisine solidaire ? Vue de l’esprit que tout cela, ou de mauvais coucheurs car ceux qui y croient n’ont pas lu « Les Nouvelles de Grenoble, » le journal municipal d’information- les mauvaises langues disent de propagande. Car cette belle publication nous dit en quadrichromie que la ville ne recèle que de l’excellence dans tous les registres.
Ecomobilité et Grenoble 2030, parfait exemple de PPP, Pillage du Public par le Privé

Une des images futuristes d’Eiffage
Ce 17 septembre M. Baietto avait invité 800 élus de la Métro (et aucun du conseil général ou régional, sans doute parce qu’il lui a échappé qu’ils gèrent des transports…) à prendre connaissance d’une présentation de l’étude de prospective urbaine commandée au « laboratoire Phosphore », c’est-à-dire à Eiffage, grand groupe du BTP.
En ouverture M. Baietto a dit « après l’échec de la rocade Nord il fallait ouvrir de nouvelles pistes ». Certes, mais pourquoi avoir tant défendu un projet infaisable et archaïque, qui nous a fait prendre plusieurs années de retard pour avoir des transports performants adaptés aux enjeux de 2013 ?
Hommage à notre ami François Suchod : Grenoble, un modèle d’accessibilité pour tous

François Suchod à la fin de son mandat en mars 2008 (photo GK)
Conseiller municipal de 1995 à 2008, chargé de l’accessibilité de la ville pour tous, militant de l’ADES et de diverses associations, François Suchod est décédé le 7 septembre à 65 ans. Voir le communiqué de l’ADES retraçant son engagement politique au service de l’intérêt général.
Dans l’exercice de sa délégation à l’accessibilité de la ville il a marqué fortement l’action publique pour rendre la ville accessible à tous, et c’est grâce à lui que Grenoble est un modèle, même si beaucoup reste à faire notamment dans l’accessibilité des commerces.
Voici deux exemples de mesures qui restent toujours comme guide de l’action de la Ville.
Attention au plagiat piquant
Une concurrence à notre parution « Le Rouge et le Vert » ? Nous apprenons que des abeilles produisent du miel rouge et vert près de Grenoble en Isère (voir par exemple Le Dauphiné Libéré du 9/11/13). Autour de Crolles, apiculteurs amateurs ou professionnels sont un peu surpris en cette fin de récolte. Lorsqu’ils sortent un cadre de leur ruche, il n’est pas rare de voir des alvéoles virer au vert ou au rouge. Les abeilles auraient-elles inventé le miel multicolore ?
Nota : l’enquête est en cours pour comprendre le phénomène, qui rend le miel inexploitable. Les soupçons se portent notamment sur l’usine d’une grande marque de sirops, toute proche.
Agitation pré-électorale autour de l’école Beauvert
En plein cœur de l’été, dans une période où l’actualité locale est atone, la presse régionale s’est largement fait l ‘écho d’une visite du maire et des adjoints concernés à l’école Beauvert flambant neuf. Une nouvelle école donc, reconstruite dans le cadre d’une opération démolition reconstruction menée sur place. Comme à son habitude le maire, peu avare de superlatifs, a considéré que cette école était la plus belle de Grenoble et de l’Isère. Il s’est sans doute retenu d’évoquer la France, l’Europe et le monde. Mais ne boudons pas notre plaisir, les locaux anciens dont les murs fissurés laissaient voir le jour ont cédé la place à des bâtiments accessibles et basse consommation énergétique, de quoi accueillir dignement les élèves dans les meilleures conditions.
Enfin une réalisation à mettre à l’actif de cette majorité ? Pas si sûr. En réalité le projet a commencé en 2007 où le programmiste avait déjà été désigné et le calendrier défini pour un emménagement dans les nouveaux locaux, donc l’ouverture de la nouvelle école, en septembre 2011.
Disparition d’Odile Brun
Odile Brun, médecin généraliste, acupunctrice, homéopathe, nous a quittés trop tôt. En consultation, elle n’était pas de celles qui vous expédient en un quart d’heure ; elle était attentive, chaleureuse, soucieuse d’approfondir son métier ; elle était pour nous, comme pour tant d’autres une précieuse amie, fidèle, joyeuse, alpiniste, musicienne, toujours prête à rendre service, surtout à ceux qui subissent les injustices de cette société. Elle a fait partie du comité de soutien de l’ADES lors des deux dernières mandatures. Toujours prête aussi à se joindre à une fête avec son saxo. Lucide, vigilante, d’une vitalité stimulante, elle restera pour nous un modèle d’humanité.
Geneviève Jonot et Pierre Meriaux
Politique politicienne : qui y va, qui n’y va pas ?
La fin du suspens, G. Fioraso ne se présentera pas aux élections municipales à Grenoble, elle se contentera en tant que ministre de pousser (sic) la liste PS. Nouveau suspens insoutenable : quelle sera la femme en 2ème position sur le liste PS, la première étant dévolue à un homme semble-t-il. Une autre femme, l’adjointe au logement et Présidente d’ACTIS a décidé de ne pas se représenter. Et le sénateur Chiron, Florence Hanff et Jean-Philippe Motte font de même.
L’association des Amis d’Alain Carignon vient de voir le jour à Grenoble. Le bureau est constitué du Président : Aziz Sahiri spécialiste médiatique de la prévention de la délinquance, passé deux fois par la case justice, secrétaire : Michel Tavelle ex-communicant de M. Destot en 1983, qui s’occupe avec la légèreté qui le caractérise du site internet de l’UMP38 , enfin le trésorier : François Tarentini
Transport par câble, tout le monde (ou presque) en veut

Aujourd’hui Medellin, demain Grenoble ? (tous droits réservés)
Il serait temps de redéfinir une politique publique cohérente au sujet du transport par câble dans l’agglomération. Un peu de cohérence et de démocratie seraient bienvenues, car tout projet ne peut se mener au gré des humeurs de Marc Baïetto, président de la Métro. On attend toujours le PDU (Plan de Déplacements Urbain) qui justement devrait donner une cohérence d’ensemble à la politique des transports urbains. Retour en arrière.
Un premier projet de Gières à Chamrousse en passant par St Martin d’Uriage avait suscité une vive réaction des habitants. Il a finalement été retiré, mais il pourrait revenir. Le Président de la Métro estimant en priorité qu’il faut relier l’agglomération aux montagnes, le maire de Sarcenas en Chartreuse verrait bien, lui, un téléphérique montant au col de Porte .
Les services de la Métro et du SMTC avaient étudié divers projets dont celui reliant la Gare de Brignoud à Crolles mais il ne paraissait pas suffisamment pertinent. Puis ils ont étudié une liaison Fontaine, le Polygone, St Martin le Vinoux, en liaison avec les lignes de tram A, B et E.
Grenoble : dérapage des tarifs des sports
Une personne qui participe à l’activité natation du service des sports de la ville, nous signale que la saison dernière, sa contribution financière pour un semestre s’élevait à 88 euros. Cette année la facture se monte à 153 euros ! Résultat : beaucoup de Grenoblois ont annulé leur inscription et sont mécontents. Il y a même des cours déserts comme ceux du mercredi matin. Comment expliquer une telle augmentation, serait-ce un contre coup de la réforme des rythmes scolaires ?
Décidément une autre politique municipale est possible, et surtout souhaitable.
Sauvegarde de la tour Perret
A l’occasion des journées du patrimoine, signalons le lancement d’une pétition pour la sauvegarde de la tour Perret.
La tour Perret est dans un état plus qu’alarmant : les ferraillages des piliers sont, en de fréquents endroits, apparents, altérés voire rompus. A terme, la stabilité de la construction est menacée. Hormis un ragréage de façade (peu efficace dans la durée) effectué en 1951, cette tour n’a jamais bénéficié de travaux d’entretien ou de rénovation en 89 ans.
Plus on attend pour la restaurer plus cela va couter cher. Tous les détails sur le site : http://sauvonslatourperret.blogspot.fr/
Humeur : Erreur de casting sur le label ecoquartier ?

Pierre Kermen devant un immeuble de l’Ecoquartier De Bonne
Dans le Dauphiné libéré du 11 septembre 2013, page 11, on peut lire : « Jérôme Safar reçoit le label national Ecoquartier des mains de Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, pour la ZAC de Bonne et la ZAC Bouchayer-Viallet. »
Surprenante information.
D’abord parce qu’on sait que la ZAC de Bonne est la réalisation du projet conçu sous la responsabilité de Pierre Kermen, adjoint écolo à l’urbanisme de la précédente municipalité Destot. Or ni Jérôme Safar ni Cécile Duflot n’ont prononcé son nom.
Surprenante aussi, parce que c’est à Jérôme Safar qu’a été remise la médaille, et non à Michel Destot. Serait-ce le futur maire qui serait ainsi adoubé ?
Pour ceux qui travaillent à un projet de nouvelle majorité pour Grenoble, de gauche et écologistes, écologistes et de gauche enfin, cette réconciliation sur notre dos tombe bien mal.
Enfin, moi je trouve.
Jean Jonot
Etats Généraux et Généreux des Associations – 17-22 septembre
Tous les jours, du 17 au 21 septembre, un Forum permanent des associations. Rédaction des Cahiers de l’espérance associative. Salle de réunion de l’ODTI, résidence Nordine Hadj Amar, de 17 h à 19 h 00 7, place Edmond Arnaud, 38000 Grenoble. Télécharger le programme en PDF
Les objectifs de cette manifestation
La manifestation « Etats Généraux et Généreux des Associations » (EGGA) est spécifique à la grande Région Rurbaine grenobloise. Elle se réfère à l’initiative nationale prise par un regroupement d’associations appelée « Collectif des Associations Citoyennes » mais garde son autonomie organisationnelle. Voir la lettre du CAC au premier ministre, qui refuse que les associations citoyennes soient considérées comme la variable d’ajustement de tout plan de rigueur.
Disparition de François SUCHOD

François Suchod durant son mandat de conseiller municipal
François Suchod est décédé le 7 septembre 2013 à 65 ans après une longue lutte contre l’évolution inexorable de son handicap.
Militant infatigable et de longue date, de la solidarité et de l’écologie à Grenoble, malgré son lourd handicap moteur. Il participe activement à ce que le tramway grenoblois soit accessible dès sa conception.
Dès 1987 il s’investit dans la politique locale en adhérant à Grenoble Ecologie Autogestion (qui deviendra l’ADES) et participe à la contestation de la politique affairiste de la mairie de l’époque.
En 1989 il se présente sur la liste écologiste « DESIR » aux élections municipales.
En 1995 il participe activement à la campagne électorale des municipales sur la liste écologiste. Il est élu au 2ème tour sur la liste d’union de la gauche et des écologistes. De même en 2001.
Il ne voulait pas que l’élu handicapé soit cantonné dans une délégation liée au handicap, c’est pourquoi il avait exigé que la délégation qui lui avait été confiée soit celle de l’accessibilité à la ville. Pour lui la ville devait être accessible à tous. « En promouvant une ville accessible à tous, je fabrique une certaine « qualité d’usage » (terme grenoblois repris maintenant par le ministère de l’Equipement), et l’on peut dire également une certaine citoyenneté. »
Municipales : on a le droit de rêver
De nombreux habitants supportent de plus en plus mal la politique de la majorité municipale qui impose ses solutions après des simulacres de concertation. Dans la plupart des cas les projets sont ficelés dans leurs grandes options, jamais ne sont proposés divers scénarios qui pourraient créer le débat public. Les informations sont soient incomplètes, soit parfois mensongères. De plus apparaissent dans certains dossiers des intérêts croisés entre ceux de la ville et d’autres, étrangers à l’intérêt général.
A-t-on le droit de rêver à de nouvelles pratiques municipales ?
Une rentrée scolaire plutôt chaotique
Des premiers témoignages de parents indiquent que la rentrée dans le primaire ne se passe pas comme prévu à Grenoble.
Vu l’impréparation de la mise en place de la nouvelle organisation suite à la réforme des rythmes scolaires, on s’attendait certes à un démarrage mouvementé, mais le niveau d’organisation est des plus désastreux et chaotique, bien pire que ce qui avait été imaginé. Ceci dément les déclarations des élus de la majorité qui ont juré ces derniers jours que tout était sous contrôle et que l’encadrement du périscolaire ne poserait aucun problème.
Voici quelques faits dans des écoles :
CEA Grenoble, on irradie gratis…
Alors que toute radioactivité devait avoir disparu du site du CEA, hormis les colis de déchets en attente de départ vers le site de stockage, un employé a été irradié le 23 août en tamisant des déchets de béton issus du démantèlement de l’ancien réacteur de recherche Siloé.
Ce n’est que mercredi 4 septembre, soit 12 jours après l’incident, que la direction du CEA a rendu publique cette information. Elle a proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de le classer au niveau 2 de l’échelle INES (International Nuclear and radiological Event Scale) qui en compte huit (de 0 à 7). Le niveau 2 n’est pas anodin puisqu’il s’agit d’incident assorti de défaillance importante des dispositions de sûreté !
L’Orangerie : le projet « nouvelle MNEI » avorté

L’Orangerie
En attendant d’en savoir plus sur le projet de vente de l’Orangerie, il est intéressant de rappeler qu’il y a eu pour cet immeuble, un projet qui a malheureusement capoté. C’était le projet de « nouvelle MNEI » qui proposait un véritable lieu dédié à la culture environnementale, à la transition écologique, largement ouvert à l’accueil du public avec salle de conférence, hall d’exposition, médiathèque, café et restaurant bio, atelier vélo… Et que ce site de l’Orangerie avait été retenu par une étude de programmation comme étant un des 3 sites les plus adaptés à ce projet sur la commune de Grenoble.
Ce projet n’a pas abouti car aucune collectivité (Ville de Grenoble, Métro et Conseil Général) ne souhaitait en prendre la maîtrise d’ouvrage. Le Conseil Général était particulièrement réticent (pour ne pas dire opposé) à participer à un tel investissement.
Lutte contre la périurbanisation, un échec
« En construisant, notre objectif était de limiter l’étalement urbain. Or on observe que le péri-urbain continue à se développer. » Voila l’aveu d’échec de la politique d’urbanisme et de logement de la majorité municipale, reconnu par l’adjointe au logement (Acteurs de l’économie n°115 juillet-août 2013).
Les données officielles de la Métro montraient il y a quelques années, qu’il suffisait de construire environ 500 logements par an dans Grenoble pour maintenir la population. Or la nouvelle majorité a décidé de construire 1000 logements par an pour éviter le départ des Grenoblois dans le périurbain. Mais cette solution c’est avérée désastreuse car les logements construits l’ont été à des prix beaucoup trop importants, malgré les cadeaux faits aux promoteurs, notamment sur le foncier.
Et si on parlait impôts locaux…
Le jour où les impôts redeviendront une contribution également répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés (article 13 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen) la face du monde des engagements démocratiques et politiques n’en sera pas changé mais… presque ! Les impôts locaux ne répondent absolument pas à cette exigence constitutionnelle.
Même J. Safar trouve que la pression fiscale locale atteint des niveaux difficilement supportables. Regretterait-il l’augmentation qu’il a défendue ou bien est-ce une façon de montrer de la compassion envers les contribuables et essayer de regagner leurs suffrages en mars 2014 ? Pour trancher entre les deux interprétations, attendons de voir ce qu’il va proposer dans le budget de la ville pour 2014. Va-t-il proposer une baisse des impôts locaux pour le budget 2014 ? Si non, c’est l’hypothèse discours électoraliste visant à endormir l’électeur qui sera vérifiée.
Rappelons que les impôts locaux ont augmentés beaucoup plus vite que l’inflation, en voici la preuve.

Le graphique montre l’évolution des impôts depuis 2002 pour un contribuable grenoblois qui n’a pas changé de logement et la comparaison de la taxe d’habitation (TH) et la taxe sur le foncier bâti (TFB) avec l’inflation. Entre 2002 et 2012, l’inflation a évoluée de 18 % alors que la taxe d’habitation (TH) de 36 % et la taxe sur le foncier bâti (TFB) de 54 %
Destot : L’art de promettre et de ne pas tenir…
Une élection ne se fait pas sur un bilan nous disent les spécialistes électoraux. Le temps des projets et propositions va venir. Mais il n’est pas inutile de rafraichir la mémoire des citoyens sur les promesses faites en 2008 par la nouvelle majorité municipale. On avait eu droit à un catalogue de promesses tout azimut, qui se résumait à : demain ce sera le bonheur si vous votez pour nous.
Le lendemain ça à été plutôt la gueule de bois lorsque J. Safar a démontré que le bonheur c’était l’augmentation brutale des impôts locaux.
Afin de ne pas croire bêtement les promesses à venir, il n’est pas inutile de rappeler certaines promesses non tenues. La liste des promesses oubliées est malheureusement fort longue, en voici un extrait :


