Alors que l’aménagement du quartier de Bonne touche bientôt à sa fin, la question de l’utilisation des deux pavillons d’entrée (qui avaient servi de postes de gardes à l’époque de la caserne) n’avait pas trouvé de réponse jusqu’à l’année dernière. C’est en effet le 7 juillet 2011 que l’un d’eux devenait par la grâce d’une extension, un restaurant de 100 m2, baptisé « le SÃS », comprendre SENS en phonétique, mais dont on verra qu’il n’a pas le même pour tous. Pas question ici de chercher à combler modestement un petit creux ou à tromper une petite faim, car au «le SÃS» ne vient pas qui veut, mais qui peut. Le jeune chef de cuisine et sa compagne, tous deux par ailleurs à la tête d’autres affaires, ont ainsi créé un genre de maison pour clients sensibles à la poétique des menus (sur la plage, dans un bloc de calcaire crème cuite et feuille croustillante de Safran du Drac, citron hallucinogène…) et à celle de l’addition. Si l’on excepte un menu à 35 € le vendredi midi, le menu unique est à 70 € et celui qui accorde les mets aux vins à 140 €. A la portée de toutes les bourses comme on le voit. Loin de nous l’idée d’incriminer les dirigeants de cette entreprise qui après tout font ce qu’ils sont en droit de faire. En revanche, c’est une nouvelle illustration concrète de la politique municipale dite de gauche, qui cède le patrimoine municipal, le plus souvent à vil prix à des intérêts privés.
ZAC Flaubert, une concertation loupée, des habitants floués
Le CCS4 (Conseil Consultatif du Secteur 4) a rendu son deuxième avis sur le projet de ZAC Flaubert, il sera annexé à la délibération de création de la ZAC qui passera au Conseil municipal du 27 février. Le moins qu’on puisse dire c’est que cet avis est spécialement gratiné et que la majorité municipale ferait bien de revoir complètement son projet.
L’avant propos de l’avis donne le ton :
« Grenoble, au bout de chaque rue une montagne » (Stendhal) ; Grenoble, au bout de chaque rue une tour… Cabinet Lion ?
Le CSS4 a, de 2005 à 2007, travaillé sur la ZAC Flaubert et rendu un avis présenté en Conseil Municipal. Les membres ont considéré que celui-ci avait été pris en compte par les Elus et les services, ainsi qu’il est écrit sur le compte rendu du Conseil Municipal du 19/11/2007. Aussi, lors de la présentation de la démarche sur la ZAC Flaubert lancée le 15 février 2011, nous avons été très surpris que notre travail n’ait aucunement été pris en compte.
Ayant posé la question au cabinet Lion, sur les raisons de cette ignorance, la réponse résonne encore à nos oreilles « si on laissait faire les habitants ce serait l’anarchie ».
Pour les habitants, si on laisse faire le projet du cabinet Lion, ce sera invivable »
ALPEXPO, la droite joue du pipeau !
L’UMP grenobloise essaye de se faire mousser en prenant comme cheval de bataille la SEM ALPEXPO, son vrai nom « Société d’Amélioration et d’Exploitation des Biens de Grenoble et de l’Agglomération ».
Cette société d’économie mixte a pour actionnaires principaux la ville de Grenoble (35%), la Métro (30%), la Caisse des dépôts (11%), le Dauphiné Libéré (6,8%), les Affiches de Grenoble et du Dauphiné (6%), la Chambre de commerce (5%), les banques Crédit Agricole (3%) et Caisse d’Epargne (3%)… Elle est présidée par M. Pilaud, adjoint au maire de Grenoble, et parmi les administrateurs figurent par exemple Mme Fioraso et M. Savin pour La Métro, M. Thiar, Mme Népi et Mme Bon pour la ville, M. Burba pour la chambre des métiers, M. Dumolard puis M. Vaylet pour la chambre de commerce, des représentants du Dauphiné Libéré, des Affiches de Grenoble, du Crédit Agricole, de la Caisse d’Epargne, de la chambre d’agriculture.
Stade Lesdiguières
Nous avions indiqué qu’un projet d’agrandissement du stade Lesdiguières sous l’égide du club de rugby (FCG) avait été préparé dans le plus grand secret par le maire de Grenoble et un de ses adjoints. Il était prévu de proposer à vil prix les terrains de tennis, proches du stade, qui appartiennent à la Ville en vue d’une opération immobilière qui aurait financée une extension du stade. Des indiscrétions indiquent que le projet était très avancé et que parmi les promoteurs du projet il y avait un collecteur du 1% patronal pour le logement social, une société anonyme de logement social (qui pourrait loger les salariés d’entreprises adhérentes au club) et une grande enseigne commerciale partenaire important du FCG.
Pour l’instant le projet semble suspendu…
Les Grenoblois, y compris les amateurs de rugby, auront bien du mal à comprendre qu’un second stade soit aidé par la puissance publique, quand l’autre grand stade de football est en sommeil et surtout coûte très cher aux collectivités…
Enquêtes publiques, à vos plumes…
Sur Grenoble du 26 janvier au 29 février 2012, deux enquêtes publiques seront ouvertes pour des modifications et une révision du PLU :
- La modification porte sur la prise en compte des projets Flaubert, Châtelet, Abbaye, JO et Presqu’île, Avenue des Martyrs. La mise à jour des périmètres tramway, la modification des règles de stationnement dans ce périmètre…
- La révision simplifiée porte sur le projet de l’Esplanade.
Et une information sur l’étude d’impact de la ZAC Flaubert du 20 janvier au 6 février.
Les registres seront disponibles du lundi au vendredi aux heures d’ouverture (8 h à 17 h 50) à la mairie de Grenoble.
A Saint Martin d’Hères se déroule actuellement une enquête publique pour des permis de construire de commerces dans la ZAC Neyrpic où une extension gigantesque des grandes surfaces commerciales est prévue : une opération Géant qui est une véritable opération Casino…
Vœux, des absences remarquées
Quelques absences remarquées le jeudi 12 janvier, lors des vœux du conseil municipal au personnel de la mairie. Aucun élu de droite, de l’opposition (UMP) ou de la majorité municipale. Seules les composantes de gauche de la majorité étaient représentées ainsi que l’opposition écologiste. Traditionnellement la droite est favorable à la réduction du nombre de fonctionnaires, il n’est donc pas étonnant que les élus de droite aient boycotté cette cérémonie traditionnelle.
Une situation que l’on peut rapprocher des vœux de la municipalité à la population, où cette fois c’est le public qui était quelque peu épars. Faut-il l’expliquer par une certaine lassitude ? Car avec le temps, l’intervention du 1er magistrat de la ville de plus en plus courte, repose sur des lieux communs. Quelques minutes pour « énergie, rassemblement, solidarité » comme s’il n’avait plus rien à dire aux Grenoblois. A moins que ces derniers n’aient pas vraiment apprécié qu’on les ait pris pour des enfants, malgré la qualité du spectacle… pour enfants, et la présence de F. Cabrel.
Chauffage urbain : des marges de manoeuvre sur les tarifs existent
Jusqu’à ces dernières années l’incinération des farines animales était une recette pour la Compagnie de chauffage (CCIAG.) En réalité depuis quelques saisons cette incinération est devenue une charge et donc un coût que la CCIAG intègre normalement dans le service rendu. Cette nouvelle donne nous a conduit à commettre une erreur dans notre article du 22 décembre dernier, rectifiée par un communiqué de l’ADES dès le 26 décembre 2011.
Nous avons déjà insisté sur la très forte augmentation des capitaux propres de la CCIAG par des tarifs excessifs permettant de faire des marges considérables. Pour la CCIAG la constitution de capitaux propres élevés permet de solliciter des emprunts bancaires à des taux intéressants. Mais pour nous, ce n’est pas aux usagers d’un service public d’assurer un capital élevé au gestionnaire du service, c’est aux actionnaires. Actuellement le capital social apporté par les actionnaires est de 5 millions d’euros alors que les capitaux propres atteignent 25 millions d’euros soit 5 fois plus. Pour GEG les capitaux propres n’atteignent pas deux fois le capital social.
Il y a donc des réserves importantes à la CCIAG pour rembourser le trop perçu ces dernières années et fixer des tarifs encore plus bas que ceux arrêtés au 1er novembre 2011, sous la pression des usagers.
La mobilisation doit se maintenir sur les élus des 6 communes délégantes afin que rapidement de justes tarifs soient édictés pour rembourser le trop perçu et gérer le service public au mieux des intérêts des usagers.
Rocade Nord : sanction sévère !

Dessin Cled'12 (tous droits réservés), publié dans Le Rouge & le Vert n°106 de juillet-septembre 2007
Une sanction sévère vient de tomber contre le Président du conseil général de l’Isère et ceux qui soutenaient le projet de rocade nord.
Au moment où, sous la houlette du MEDEF et de la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Isère), les tenants d’un contournement autoroutier nord de Grenoble redonnent de la voix, le Tribunal administratif de Grenoble annule la consultation bidon de 2007 sur la rocade-Nord !
Le 25 mai 2007, la commission permanente du Conseil Général vote une délibération décidant de consulter les électeurs de la région urbaine sur l’intérêt d’inclure la rocade-nord dans les solutions pour « améliorer les déplacements dans l’agglomération grenobloise ».
Tous les conseillers généraux, sauf les 3 élus écologistes, votent cette délibération. Les élus votent cette délibération sans même connaître les questions qui seront posées.
Raymond Avrillier, Vincent Comparat accompagnés d’Olivier Bertrand (conseiller général) déposent des recours en annulation de cette délibération qu’ils considèrent comme illégale.
Cette consultation (dite « consultation-bidon ») organisée au début de l‘été a été une véritable manœuvre d’intoxication. Il s’agissait d’un référendum caché pour faire adopter le projet de rocade. Le Président du conseil général répondant le 22 juin 2007 à la question : « Et si la rocade est jugée inutile ? », déclare : « je suis très clair, si les Isérois n’en veulent pas nous ne la ferons pas. »
La question posée était tellement orientée, et la présentation du projet tellement idyllique mais fallacieuse, que le résultat ne pouvait pas faire de doute. De surcroît les électeurs n’avaient pas eu accès aux différentes opinions sur ce projet alors que c’est une obligation légale dans une consultation des électeurs.
Le Tribunal administratif de Grenoble dans un jugement du 29 décembre 2011 vient de donner raison aux écologistes : la commission permanente n’avait pas le droit de décider une consultation dans de telles conditions d’absence de respect de la démocratie, le Président était donc incompétent pour l’organiser.
Création de « richesse » dans les grandes villes
L’association des maires des grandes villes de France a fait réaliser une étude sur la « richesse » produite dans les grandes villes (en réalité la valeur ajoutée), rapport non publié pour l’instant. Les Echos du 15 décembre 2011 en ont donné les premiers résultats.
Rappel, la valeur ajoutée est définie comme la différence entre la valeur finale de la production par tous les agents économiques (entreprises, associations, administrations, individus…) et la valeur des biens qui ont été consommés par le processus de production.
En Rhône-Alpes, 30% de la valeur ajoutée est apportée par le Grand Lyon, 7 % par Grenoble, 5% par St Etienne et 1 % par Valence.
Pour de nombreuses agglomérations, la valeur ajoutée annuelle se situe autour de 40 000 € par habitants, Paris domine avec 80 500 €/h et les villes qui produisent le moins sont Le Mans, Lorient, Cherbourg, Argenteuil et Nimes avec moins de 20 000 €/h.
Les Echos ne donnent pas la valeur ajoutée par Grenoble ou son agglomération, mais elle doit être de l’ordre de 40 000 €/h si on la compare à la majorité des agglomérations citées.
L’ordre de grandeur de la valeur ajoutée à Grenoble doit donc être environ de 5 à 6 milliards d’euros.
Ce chiffre montre qu’il faut relativiser le discours pseudo-keynésiens de la majorité municipale sur l’importance qu’elle accorde au niveau des dépenses d’investissement du budget principal de la ville. Il est clair que diminuer de quelques millions d’euros le niveau d’investissement du budget principal n’aura quasiment aucune influence sur l’activité dans la ville, puisque cela représente moins de un pour mille de la valeur ajoutée locale.
La baisse des impôts proposée par le groupe des élus « Ecologie et Solidarité » ne mettrait pas en péril la situation économique à Grenoble. Par contre dépenser plus en fonctionnement pour créer des emplois pérennes (non délocalisables) ou stabiliser des associations dont la quasi-totalité du budget est affectée aux salaires, ou choisir des investissements utiles au quotidien est beaucoup plus efficace pour défendre la qualité de vie pour tous dans la ville, que d’investir des millions sans contrepartie dans des opérations privées ou de prestige.
Emploi et nouvelles technologies
Dans un article du Monde du 3 janvier 2012, il est indiqué que l’incubateur « Grain » (Grenoble Alpes Incubation) créé en 1999 a favorisé la création de 132 entreprises, mais qu’elles n’ont engendrées que 800 emplois salariés. Faut-il pour autant ne plus soutenir la création d’entreprises par des chercheurs ? Certainement pas. En revanche ce résultat permet de relativiser le discours lancinant du maire et de sa majorité sur la création d’emplois grâce aux innovations high-tech.
Si on veut réellement créer de l’emploi à l’aide de subventions publiques c’est dans les secteurs à faible capitalisation que ce sera le plus efficace, notamment dans la majorité des activités publiques (dont la recherche publique) ou de l’économie sociale et solidaire.
Les propositions budgétaires des élus « Ecologie et Solidarité » sont beaucoup plus efficaces pour l’emploi local (non délocalisable) que la politique de la majorité municipale.
Dans un incubateur comme Grain, il serait important que les subventions publiques soient délivrées avec des contreparties en cas de succès de l’entreprise, par un remboursement de tout ou partie du coût de l’incubation, ainsi le coût pour les collectivités publiques serait minimisé ou l’efficacité de l’incubateur renforcée par des moyens supplémentaires.
Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Région Grenobloise
Le 19 décembre 2011, le comité syndical de l’Etablissement public du Schéma de cohérence territoriale (EP SCOT), a arrêté le projet de SCOT de la région Grenobloise qui décrit l’avenir de la région grenobloise à l’horizon 2030.
Les objectifs principaux du SCOT sont de tendre vers « un meilleur équilibre des territoires et une meilleure proximité entre l’habitat, l’emploi, les services et les commerces, de promouvoir la préservation de la biodiversité et des espaces naturels et agricoles, la ville des courtes distances et les modes alternatifs à la voiture pour se déplacer, un cadre de vie agréable tout en confortant le développement et l’attractivité de la région grenobloise ».
Le comité syndical représente les communautés d’agglomération de Grenoble et de Voiron et les communautés de communes de la région grenobloise, soit 28 membres titulaires et autant de suppléants. Ils représentent 16 intercommunalités regroupant 273 communes, surtout des vallées, tout en ignorant certains massifs montagneux (principalement Chartreuse et Vercors) qui sont exclus du périmètre et où pourtant résident de nombreux « pendulaires ». Pour la Métro, il y a 9 titulaires (mais pas de représentant des écologistes qui pourtant représentent plus de 10 % des électeurs dans l’agglomération).
Le projet de SCOT a été mis en chantier depuis 3 ans et a donné lieu à plusieurs réunions publiques.
Le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale est arrêté
Suite à la séance de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) et des amendements adoptés le 12 décembre, le préfet de l’Isère a arrêté le 22 décembre 2011, le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale de l’Isère.
En ce qui concerne la Métro, il y a deux prescriptions :
- le rattachement de la commune de Miribel-Lanchâtre à la Métro
- la fusion-extension de la Métro, de la communauté de commune du Balcon Sud de la Chartreuse et de la commune de Miribel-Lanchâtre.
Ce schéma sera révisé au moins tous les 6 ans.
Situation inacceptable faite aux demandeurs d’asile
La préfecture de l’Isère organise une file d’attente spécifique aux demandeurs d’asile. Afin de les décourager, cette queue peut démarrer la nuit, voire 24 heures avant l’ouverture des services, quelles que soient les conditions climatiques ! Certains demandeurs d’asile sont obligés de subir cette attente plusieurs fois avant d’avoir enfin accès au guichet.
L’APARDAP (Association de Parrainage Républicain des Demandeurs d’Asile et de Protection), soutenue par d’autres associations, a décidé de jouer les observateurs la première semaine de janvier 2012, en étant présents à 8h45 avant l’ouverture des guichets de la Préfecture pour constater ce qui se passe, discuter avec les primo-arrivants, noter les refus de guichets…
Il est éventuellement prévu vers la mi-janvier une manifestation de protestation devant la préfecture si cette situation inadmissible se prolongeait.
Tarifs chauffage urbain : rectification importante
Une information donnée le 22 décembre 2012 sur notre site internet était erronée.
En effet, depuis la saison de chauffe 2008/2009 (1er juillet 2008 au 30 juin 2009), l’incinération des farines animales est devenue une charge pour la Compagnie de chauffage – CCIAG et non pas une recette.
Dans l’avenant voté en octobre 2011, apparait une valeur négative pour l’incinération des farines animales pour la saison 2011/2012, soit – 4,14 € HT/MWh. Mais cette valeur est arrêtée au 1er avril 2008, soit à une époque où la CCIAG était payée pour incinérer ces farines.
Donc les tableaux d’indexation au verso des factures de la CCIAG sont corrects, leur mise en cause n’a pas lieu d’être.
L’ADES, retire cette fausse information de son site et présente ses excuses à la CCIAG pour cette erreur dans l’interprétation de la grille tarifaire arrêtée depuis le 1er novembre 2011.
Des vœux et des actes
L’ADES vous souhaite de très bonnes fêtes et pour ceux qui en ont encore les moyens de ne pas trop s’endetter en foie gras, bijoux et vaisselle neuve en cette fin d’année (publicités invraisemblables et sexistes sur Radio France, cf. le billet de Sophia Aram).
L’ADES souhaite que l’année 2012 réserve à tous de bonnes surprises :
En premier lieu, la défaite de Sarkozy et de sa bande en mai et juin 2012. Un nouveau président de la république dont nous n’aurons plus honte ainsi qu’une nouvelle majorité à l’assemblée nationale qui change radicalement de politique…
Et une majorité municipale qui prenant conscience des réalités de la vie quotidienne des Grenoblois :
- décide d’un moratoire sur les grands projets d’urbanisme et remette tout à plat afin de dessiner une ville agréable à vivre pour tous et non pour les plus riches.
- baisse la fiscalité locale en attendant une réforme en profondeur de celle ci.
- diminue les tarifs du chauffage urbain et reprenne le contrôle de cette délégation laissée entre les mains de puissants intérêts privés.
- respecte la charte de la démocratie locale en organisant le débat public contradictoire avant les décisions.
- abandonne le cumul des mandats des responsables de l’exécutif (maire et adjoints) trop absents de Grenoble et incapables de répondre aux attentes des grenoblois.
- simplifie l’usine à gaz de son organisation politico-administrative sectorisée inefficace au regard des besoins de la population.
- accorde une part significative du budget à l’entretien et la réhabilitation du patrimoine municipal et à l’aide aux créateurs d’activités socialement innovantes dans les quartiers de la ville.
- assume la sûreté sociale économique et écologique des habitants…
Budget 2012 : manipulation et approximations
Le budget 2012 de la ville de Grenoble est le premier, depuis 1995, qui fait l’objet d’une belle manipulation des chiffres dans le document de présentation. Les explications alambiquées et les réponses aux amendements du groupe des élus « Ecologie et Solidarité » ont été imprécises et mêmes fausses. La situation financière pour 2012 est en effet beaucoup plus favorable que celle en 2011, avec une épargne nette en très forte augmentation (+ 3 M€) grâce à des recettes supplémentaires. Mais la majorité municipale a caché cette réalité pour justifier le maintien de la pression fiscale au même niveau que 2011.
1) Une manipulation pour cacher une réalité budgétaire plus favorable que prévue
Elargissement de l’A480 : largesses à trois voix
Elargissement de l’A480 : les largesses à trois voix de la Ville, de la Métro et du Conseil général au secours de l’Etat !
Sans surprise, à la Ville de Grenoble, la majorité municipale et la droite UMP ont apporté un fort soutien au projet d’élargissement de l’A480 à 2 fois 3 voies, proposé par l’Etat, seuls les élus « Ecologie et Solidarité » ont voté contre.
La Métro a renié ses positions antérieures et le sénateur Chiron n’a pas craint de proférer des gros mensonges en Conseil municipal pour justifier l’injustifiable, comme l’avait fait quelques jours auparavant le Président Baiëtto à la Métro, en affirmant que cet élargissement est la conséquence de l’absence de rocade. C’est bien entendu exactement l’inverse, car l’Etat avait imposé cet élargissement pour la rocade nord qui serait venue se greffer sur l’A480. S’il n’y a plus de rocade, l’Etat dispose toujours des 20 M€ prévus à l’origine et qu’il entend toujours dépenser dans l’élargissement de l’A 480, sachant que cela ne résoudra en rien les problèmes de circulation bien au contraire. Au Conseil général c’était encore plus clair : pas de limitation de vitesse à 70 km/h et élargissement à 3 voies.
Les habitants pourront ainsi profiter de la pollution et des nuisances sonores supplémentaires. Les collectivités auraient mieux fait de tirer le signal d’alarme et demander à l’Etat d’utiliser cet argent au renforcement des politiques alternatives à la voiture. Encore une occasion ratée.
Mounier, la rentrée 2012 c’est maintenant!
Le conseil régional a majoritairement refusé d’autoriser son Président, Jean-Jacques Queyranne, à faire appel du jugement du tribunal administratif donnant raison aux Mounier. Seul le Front National a voté avec le groupe PS pour cette autorisation. De nombreuses indications montrent que Jean-Jacques Queyranne a fait de nombreux efforts pour rallier à sa cause tout ou partie de la droite UMP, mais en vain. Le jugement n’était pas suspensif, mais le Président de la Région et le Recteur auraient pu prétexter d’un appel pour attendre et ne rien changer. Désormais le jugement est définitif et la rentrée 2012 doit s’organiser comme en 2010.
Mais pour l’instant rien n’est fait et le recteur poursuit l’organisation de la rentrée 2012 comme si cette décision n’existait pas.
Les parents d’élèves, professeurs, personnels du lycée ou intéressés au retour à la situation normale demandent au Recteur et au Président de la Région d’agir vite pour préparer la rentrée dans les meilleures conditions. Le maire et ses adjoints sont bien silencieux, ainsi que les parlementaires et conseillers généraux PS. Les semaines qui viennent vont être décisives pour l’avenir du lycée. La mobilisation ne doit pas cesser.
Encore des aides publiques exorbitantes à des intérêts privés
La vigilance doit être permanente quand il s’agit d’aides publiques à des entreprises privées sans contreparties réelles. Le cas du financement du Plan de Prévention des Risques Technologiques à Pont de Claix, réduisant les risques pour la population autour du site de la société PERSTORP en cas d’accident, est édifiant à cet égard. Le coût total de l’opération d’amélioration du process industriel est de plus de 87 M€, financé à seulement 60 % par l’entreprise, le reste par l’Etat, la Région (3,5 M€) et 6 M€ par la Métro. Autant la Région, suite à la pression des écologistes a soumis cette subvention à des conditions importantes, autant la Métro n’a pas eu d’ exigence, comme d’habitude…
