Enquêtes publiques sur les modification et révision du PLU

11 février 2012

Deux enquêtes publiques se déroulent simultanément à la mairie jusqu’au 29 février 2012. Il s’agit de modifier et de réviser le PLU (Plan Local d’Urbanisme) sur une grande partie du territoire de la ville. Ce sont deux dossiers très importants, et curieusement ils ont été confiés à un seul et même commissaire enquêteur. Il est alors permis de douter que ce commissaire puisse mener de telles enquêtes dans de bonnes conditions. De plus les dossiers sont difficilement consultables (et pour certains impossibles) dans un petit bureau de la mairie. Ces conditions ne sont pas conformes à la règle qui impose que l’enquête doit permettre une information complète du public.

Vu l’importance des changements envisagés du PLU, il aurait été normal de mettre les dossiers à disposition du public dans plusieurs endroits (antennes de mairie, la Plateforme) et que plusieurs commissaires enquêteurs soient nommés.

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L’immobilier, une vraie fixation

11 février 2012

A l’heure où des pans entiers de l‘appareil de production étaient démantelés, où des salariés allaient grossir les rangs de l’ANPE, l’ancêtre de Pôle Emploi, certains parlaient de reconversion de bassins d’emplois et promettaient une société de services. Il fallait être bien naïf pour les croire, à fortiori quand, aidée par la financiarisation de l’économie et le dumping social entre autres, la production est allée s’égailler sous d’autres cieux.

Curieusement, aujourd’hui, les mêmes, toujours aussi sûrs d’eux appellent à la réindustrialisation du pays. Localement et singulièrement Grenoble intra-muros, n’a pas échappé à cette sorte de fatalité. Merlin-Gerin, Neyrpic, Bouchayer-Viallet, Cémoi, Joya, Lustucru, Valisère etc. ont en des temps et formes différents, disparu du paysage pour ne laisser que leurs noms. En s’éloignant de la ville elles ont mis de la distance avec les salariés et leurs domiciles. Certains diront qu’elles ont emporté avec elles leurs nuisances, d’autres déploreront la perte de nombreux emplois et d’une forte culture ouvrière. Une chose est sûre, cette « évolution » a laissé sur le carreau une grande partie de la population qui, à son tour a déserté la ville pour la banlieue ou la grande région grenobloise. En 2008 selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), les ouvriers représentaient 8,5% de la population grenobloise contre plus de 30% de cadres, professions intellectuelles et professions intermédiaires. Parallèlement les friches industrielles (sauf Cémoi) ont fait le bonheur des promoteurs immobiliers. Il faut cependant saluer une exception !

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Où l’on reparle du grand stade

11 février 2012

Stade des AlpesSur recours d’Hakim SABRI, président de l’ADES en 2007 et aujourd’hui conseiller municipal de Grenoble depuis 2008, le tribunal administratif de Grenoble annule deux délibérations de la communauté d’agglomération grenobloise (La Métro) de 2007 et 2008 liées au stade des Alpes et proposées par M. Migaud, l’actuel 1er président de la Cour des Comptes qui veille maintenant sur la bonne utilisation de l’argent public.

Actuellement sont en discussion les candidatures à la reprise de la gestion du stade en délégation de service public. C’est donc une très bonne chose, qu’au bout de 5 ans, le Tribunal administratif déclare illégales les délibérations qui autorisaient la convention de location du stade au GF38. Hakim Sabri a été surpris de voir que la majorité de la Métro louait le stade sans aucun détail sur le calcul de la redevance d’occupation du domaine public. Il a donc engagé un recours en annulation de ces délibérations, et le TA lui a donné entièrement raison le 31 janvier 2012. Si la loi avait été appliquée, la redevance aurait dû être beaucoup plus élevée. La Métro va donc être obligée de faire toute la lumière sur les coûts réels du stade (dont les amortissements) et l’ensemble de tous les avantages en nature procuré au prochain délégataire si il y en a un. Voila comment on améliore les politiques publiques.

Voir la conférence de presse qui détaille ce jugement et ses conséquences.

Vivre à Grenoble s’organise, se renforce et agit

11 février 2012

La nouvelle association « Vivre à Grenoble » regroupe de nombreux collectifs de quartiers qui agissent sur leur cadre de vie et tout particulièrement sur l’urbanisme et les déplacements.

La politique d’urbanisme de la majorité municipale est de plus en plus contestée pour de nombreuses raisons : celle par exemple de la recherche de l’hyper-densification qui ne profite qu’aux promoteurs, et qui induit une ville pour les riches par la dérive des prix du foncier et des logements. Celle encore de l’absence totale d’une vraie démocratie locale : aucun dossier d’urbanisme important ne présente une véritable co-construction des projets avec la population (sauf en ce qui concerne les quais). S’il existe bien des réunions d’information, elles ne permettent jamais des discussions ouvertes sur différents scénarios. Les projets, ficelés à l’avance, n’évoluent qu’à la marge et sont imposés aux habitants.

Vivre à Grenoble demande un moratoire sur les grands projets (Esplanade, Presqu’ïle, Flaubert…) afin qu’un large débat s’ouvre dans la ville autour d’une révision globale du PLU. Avec comme objectif de redéfinir les règles d’urbanisme pour un développement urbain respectueux de la ville et de ses habitants, une ville à taille humaine où il fasse bon vivre pour tous.

Vivre à Grenoble est une association à présidence collégiale

Pour tous renseignements voir le site internet de Vivre à Grenoble

Législatives 1ère circonscription, dernières nouvelles de la droite UMP

11 février 2012

Le feuilleton se poursuit sur la 1ère circonscription pour les élections législatives des 10 et 17 juin 2008. L’UMP nationale a investit comme candidat J.C. Peyrin, conseiller général du canton de Meylan. Il et soutenu par de nombreux parlementaires UMP de l’Isère qui déclarent : « Cette candidature nous apparaît comme étant la plus naturelle ». Mais la maire de Meylan, adhérente à l’UMP, ne l’entend pas de cette oreille et maintien sa candidature, soutenue par le nouveau sénateur M. Savin (UMP) qui déclare : « Marie-Christine Tardy, c’est le choix gagnant pour nous tous. ».

Ce qui est amusant, c’est que les tracts d’annonce des deux candidatures déposés en même temps dans les boîtes aux lettres des habitants de la 1ère circonscription proviennent du même diffuseur. C’est une coïncidence curieuse qui amène à se poser la question : n’est ce pas une division organisée par la droite elle-même pour essayer de grappiller le plus de voix possibles au 1er tour et espérer ainsi reconquérir la circonscription ? A suivre.

IDEX : pourquoi l’échec ?

11 février 2012

Lors de la première vague d’affectation des IDEX (initiatives d’excellence, appel à projets dans le cadre du grand emprunt), où seules trois candidatures avaient été acceptées – Strasbourg, Bordeaux et Paris -, le jury avait retoqué le projet grenoblois au motif notamment qu’« il n’est toujours pas apparu de vision commune d’une université unique qui rassemblerait, positionnerait et mettrait à profit les forces principales de la région de Grenoble. »

Malgré une deuxième chance offerte au site Grenoble-Savoie via la possibilité de redéposer un dossier pour la 2e vague, ce point n’a pu être débloqué, et Grenoble n’est donc à nouveau pas retenu dans le cadre de cet appel à projet.

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Face à l’impotence, à quand une mairie écologique et solidaire, bref efficace? Quel boulot !

11 février 2012

Il ne suffit pas de construire de bons budgets, et ceux de la majorité ne le sont pas, il faut aussi s’assurer que la machine municipale et ses nombreuses «annexes» a la meilleure efficacité possible, par la mise en place de plus fortes coopérations et de solidarités entre les élus de la majorité et entre les services. De nombreux exemples nous démontrent que l’action de la Ville pourrait être beaucoup plus efficace au bénéfice des citoyens si des changements structurels étaient mis en place. Trop souvent, on assiste à un allongement du temps entre le moment de la décision et sa concrétisation qui se heurte à de multiples passages entre différents élus et différents services… Ceci est particulièrement visible en ce qui concerne les réalisations sur le terrain à la demande d’associations ou d’unions de quartiers.

Que de services dans un seul secteur, il n’est pas rare d’en compter une bonne quinzaine et donc, indemnités obligent, autant d’élus. Trouver une date pour une première réunion entre tous ces élus et services est mission impossible ! Gérer ensuite les multiples interfaces, il vaut mieux y renoncer tout de suite. L’impotence, c’est ça ! Et il y a pire ! Toute cette impotence sectorielle est doublée, triplée, voire quadruplée compte tenu de nos empilements politico-administratifs (Métro, CG38, Région, Etat).

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Mounier, la mobilisation continue

11 février 2012

Le conseil régional a enfin fixé le cahier des charges et la capacité maximale du futur lycée (1500 élèves) qui sera reconstruit à côté de l’actuel, préservant ainsi la continuité éducative sur le site. Suite au jugement définitif du tribunal administratif, la capacité d’accueil du lycée revient à l’ancienne capacité dès la rentrée 2012.

Mais le Recteur ne veut rien entendre pour la prochaine rentrée et reste sur sa position de refus d’utiliser le bâtiment D pour des cours, et de maintien des effectifs à minima ne permettant ni le retour des BTS, ni des options, et ce en contradiction avec le jugement du Tribunal Administratif de novembre qui avait clairement écrit que « les désordres constatés sur le bâtiment D du lycée Mounier n’affectent pas la stabilité de sa structure et que ce bâtiment peut continuer à être exploité ». Les Mounier ont repris une mobilisation d’ampleur pour faire céder le Recteur dans sa tentative de casse du projet du lycée.

Dans ce même but, l’ensemble des groupes d’élus du conseil municipal de Grenoble (majorité et oppositions) ont signé une déclaration sur l’avenir du lycée.

En voici quelques extraits :

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Stade des Alpes : deux délibérations annnulées

8 février 2012

Stade des AlpesConférence de presse du 8 février 2012

Sur recours d’Hakim SABRI, président de l’ADES en 2007 et aujourd’hui conseiller municipal de Grenoble depuis 2008, le tribunal administratif de Grenoble annule deux délibérations de la communauté d’agglomération grenobloise (La Métro) de 2007 et 2008 liées au stade des Alpes.

Quelles sont les conséquences de ces jugements… à ce stade ?

Le 30 mars 2007, le conseil de la Métro présidé par M. Migaud, député, maire de Seyssins, adopte le projet de convention avec la société anonyme sportive professionnelle Grenoble Foot 38 (SASP GF38) pour lui louer le stade des Alpes, et autorise le Président Migaud à signer cette convention.

La convention précise le montant de la redevance que va verser la société GF38 à la Métro pour l’occupation du domaine public qu’est le stade. La redevance adoptée est composée de deux parties, une partie fixe de 500 000 € HT par an et une partie variable selon le nombre moyen de spectateurs durant une saison et les matchs supplémentaires. Mais il n’y a aucune explication sur le calcul cette redevance.

Les 4 éluEs écologistes alors représentés au conseil communautaire de La Métro demandent des explications sur la faiblesse de cette redevance d’occupation privative du domaine public au regard des charges supportées par les contribuables et votent contre cette délibération.

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Logement : la droite grenobloise prise au piège

5 février 2012

Communiqué du 31 janvier 2012, publié par l’ADES, Europe Ecologie – les Verts Grenoble, Les Alternatifs

Après la décision de Sarkozy sur l’augmentation du droit à construire de 30 %, la droite grenobloise se trouve prise au piège. Que va-t-elle faire ?

Il est clair que cette décision prise sans aucune étude ou concertation avec qui que ce soit est une manœuvre purement électorale et doit être refusée par les communes. A Grenoble, elle viendrait conforter les projets immobiliers en cours de tours et d’immeubles de grandes hauteurs. C’est une raison supplémentaire pour engager dans les meilleurs délais, une révision en profondeur du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Grenoble en fonction de l’évolution des réalités économiques et sociales et en fonction de la ville que veulent les habitants.

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Les finances de la Métro

5 février 2012

Il faut marquer l’année 2011 d’une pierre blanche car pour la première fois depuis sa création, la Métro voit sa dette très légèrement diminuer. Il vaut mieux parler de stabilisation car la diminution de 0,5 M€ du stock sur 350 M€ est symbolique.

C’est une bonne nouvelle, mais acquise grâce aux fortes augmentations de la fiscalité ces dernières années (plus de 25 M€) et des impôts (taxes d’habitation et foncières et la TEOM) ont rapporté nettement plus que prévu en 2011.

En revanche à cause des emprunts toxiques, les taux d’intérêts en 2012 vont augmenter fortement.

Mais la stabilisation de la dette se confirmera-t-elle ? C’est une des questions qu’a osé poser Gilles Kuntz en s’étonnant que le projet de budget inscrivait 40 M€ d’emprunts en 2012 alors que le remboursement en capital n’était que de 21 M€, soit une augmentation de la dette de 19 M€.

Il a demandé que l’on fasse encore un effort de réduction des investissements afin d’éviter ce recours trop important à l’emprunt. Sans le dire, le Président lui a donné raison, concluant le débat en évoquant un emprunt qui se limiterait à 30 M€ en 2012. Et comme le programme d’investissement ne serait pas complètement réalisé, il est possible que la dette reste stable.

Chauffage urbain, Safar s’échauffe puis se refroidit

5 février 2012

Le 25 janvier, a eu lieu à la mairie de Grenoble une réunion entre les 6 communes délégantes et le « Collectif pour un Chauffage urbain Juste et Solidaire. »

J. Safar (adjoint au maire) a voulu imposer un ordre du jour qui aurait renvoyé les discussions à plus tard et surtout avec d’autres interlocuteurs dans le cadre d’un comité des usagers regroupant de nombreux représentants qui pour la plupart ne se sont pas intéressés aux tarifs du chauffage urbain.

Bien évidemment le collectif ne l’entendait pas ainsi, lui qui a depuis des mois fait des demandes précises qui n’ont jamais reçu de réponse. Il a demandé que les points de l’ordre du jour soient inversés : d’abord ses questions et le calendrier de travail, puis le comité des usagers.

J. Safar a voulu imposer la discussion sur le comité des usagers. Devant le blocage il a décidé une suspension de séance. Au retour il a admis que sa méthode n’était pas la bonne et décidé d’un calendrier de travail sur certains des points demandés par les usagers. Il est clair que des communes n’entendent plus suivre aveuglément la ville de Grenoble.

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Chauffage urbain, des habitants du quartier Malherbe interpellent les élus



5 février 2012

A l’occasion d’une rencontre organisée le jeudi 26 Janvier 2012 par l’Union de Quartier Malherbe, des locataires de Grenoble Habitat ont vivement interpellé les élus pour exiger le remboursement du trop perçu dans les tarifs par la compagnie de chauffage. Sur la défensive, le maire de Grenoble ainsi que le président de la compagnie de Chauffage, n’ont pas convaincu les habitants présents. La constitution d’un comité d’usagers qu’ils proposent n’est pas à la hauteur des demandes, comme l’a confirmé la position du collectif pour un chauffage urbain juste et solidaire  le mercredi 25 janvier. Une 
habitante a demandé si le fait que la ville soit principale actionnaire de Grenoble Habitat et de la Compagnie de Chauffage ne constitue pas un conflit d’intérêt flagrant quant au règlement de la question du trop perçu. Les élus ont ensuite éviter de répondre et ont changé de sujet ce qui a eu pour conséquence de vider la salle de moitié. Les habitants en colère se sont donnés rendez-vous pour une prochaine rencontre collective 
pour exiger de Grenoble Habitat le remboursement du trop perçu et la baisse des charges.

Pourquoi se priver ?

5 février 2012

Bien qu’elle ne soit pas la seule, loin s’en faut, la loi de décembre 1959, dite loi Debré, marque un tournant dans la remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat. Elle a institué l’obligation pour les communes de financer uniquement les écoles et établissements privés ayant signé un contrat d’association avec l’Etat, ce qui excluait de fait les établissements privés sans lien avec l’Etat ou en contrat simple.

Dans le contexte de l’époque, c’est l’enseignement catholique qui était concerné au premier chef. A Grenoble les écoles maternelles et élémentaires privées catholiques sont au nombre de 9. Les différents maires, qu’il s’agisse de A. Michallon ou de H. Dubedout se sont succédés sans que la question d’un soutien financier public au fonctionnement des écoles privées ne se pose puisqu’elles étaient toutes en contrat simple.

C’est malheureusement après l’arrivée du maire suivant (connu plus tard pour s’être laissé corrompre) qu’en 1985, son adjoint « aux affaires scolaires » B. Betto, aujourd’hui adjoint de M Destot qui l’a chargé de l’Europe (ce qui dénote une certaine souplesse d’échine), signait volontairement, une convention avec l’ UDOGEC (Union Départementale des Organismes de Gestion des Ecoles Catholiques) instance censée représenter les écoles catholiques qui n’étaient pas en contrat d’association avec l’Etat. Pour ne pas être en reste, l’opération sera réitérée en 1989, avec les deux écoles juives, et toujours à l’initiative du même adjoint.

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Forum Libération : le renouveau laisse à désirer

5 février 2012

Les états généraux du renouveau organisés par Libération à la MC2 ont connu un large succès, contentons nous d’évoquer seulement deux points :

Lors du débat sur la gauche moderne, le maire de Grenoble, qui remplaçait M. Rocard, nous a livré le fond de sa pensée : « une gauche moderne, c’est une gauche qui gagne les élections ! ». Il aurait pu ajouter, » quitte à faire une politique de droite », lui qui expérimente la gestion droite-gauche à la mairie. A la fin des exposés, la parole est donnée à la salle et une personne interpelle les intervenants : « C’est quoi la gauche moderne ? J’ai pas capté. » Et tout ça après plus d’une heure d’exposé ! Donc c’était plutôt raté.

Voici un compte rendu du débat de dimanche sur  « l’eau un bien public »:

Ce débat ne s’annonçait pas sous de bons auspices lorsque nous avons lu le texte introductif de Marc Baïetto, président de la Métro, et qui indiquait que Michel Destot avait remunicipalisé l’eau de Grenoble en 1997, ce qui était une grossière réécriture de l’histoire (voir notre communiqué à ce sujet).

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Projet de renouvellement de la gare, vigilance

5 février 2012

Le projet de restructuration de la gare de Grenoble est entrain d’être finalisé. Mais le diable se cache toujours dans les détails. Le maître d’ouvrage de cette restructuration est la SNCF à travers son service « Gares et connexions ». Mais les financeurs sont d’abord les collectivités locales : Ville de Grenoble 17,7 %, Métro, 17,7 %, Conseil général 15,3 % (soit 50 % à eux trois), Région 20,1%, donc plus de 70 % pour les collectivités locales. Le reste étant apporté par la SNCF 18,1 %, l’Etat 8,3% et RFF 2,8 %.

Il est prévu dans le bâtiment voyageurs d’implanter des commerces et des services avec une contrepartie de loyers élevés correspondants à l’affluence attendue dans la gare. Mais ce qui pourrait s’apparenter à un scandale si rien n’est fait, c’est que la SNCF entend faire payer au SMTC, au Conseil général (VFD) et à la ville (office du tourisme) des loyers au prix du marché pour leurs locaux de services aux voyageurs, alors qu’ils sont les financeurs principaux du projet. Il serait temps que l’ensemble des collectivités réagisse fortement pour bloquer cette perspective.

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Non à Clinatec !

29 janvier 2012

Communiqué du 29 janvier 2012

Depuis des années les élus « Ecologie et Solidarité » et les mouvements qui les soutiennent (ADES, EELV, Alternatifs) sont opposés à l’implantation au CEA de Grenoble de la clinique CLINATEC. (Lire à ce sujet la brochure de nos élus : « CLINATEC, la santé publique classée secret industriel » – 1,2 Mo)

  • Il n’est pas acceptable que les interventions sur le cerveau ne se fassent pas en milieu hospitalier, il en va de la sécurité et de l’environnement de soins pour les patients, ainsi que de la question de l’éthique professionnelle, normalement obligatoirement traitée par la communauté des soignants.
  • Les programmes de recherches évoqués pour CLINATEC, posent de redoutables questions d’éthique qui devraient être sérieusement encadrées par la règlementation, ce qui n’est pas le cas.
  • Il n’est pas dans la mission du CEA de construire un centre hospitalier et il est anormal qu’il ait été maître d’ouvrage d’une telle construction alors qu’il n’a quasiment rien financé. De plus les marchés ont été passés en secret et ne sont pas publics. Le permis de construire a fait semblant d’associer le CHU à cette opération, alors que ce dernier indique ne pas avoir été mis au courant.
  • Les collectivités locales se sont prêtées avec beaucoup de légèreté à cette opération, elles ont payé (les contribuables ont payé) mais elles n’ont aucun droit de regard sur ce qui s’y passe.

Nous sommes parfaitement conscients que les malades atteints de pathologies neurologiques doivent pouvoir accéder aux meilleurs traitements, pour leur apporter des espoirs de guérison ou au moins une atténuation de leurs souffrances. Depuis plusieurs siècles, les hôpitaux sont des lieux dédiés aux soins et à la recherche d’une amélioration des traitements. Mais l’éthique et la déontologie pratiquées dans les établissements hospitaliers doivent impérativement prévaloir, tant dans les méthodes de recherches de traitements, que dans les méthodes de soins, à fortiori lorsqu’il s’agit d’intervention sur le cerveau humain.

Il faut donc boycotter l’inauguration de CLINATEC, qui n’est pas une opération d’intérêt général, et participer à la manifestation organisée le mardi 31 janvier à 17­­ h 30 sur le parvis de Minatec.

Eau de Grenoble, ne pas réécrire l’histoire !

29 janvier 2012
dessin "autopsie d'un Waterl'eau"

Dessin Cled'12, tous droits réservés

Communiqué du 28 janvier 2012

Dans Libération du 27 janvier 2012, à l’occasion des Etats généraux du renouveau, des articles et un atelier parlent de « l’eau un bien public »

Pour préparer cet atelier, Marc Baïetto en tant que président de la Métro écrit un article intitulé « A Grenoble, l’eau restera le bien de tous ».

On lit avec surprise :

« D’aucuns conservent en mémoire les démêlés avec la justice de l’ancien maire et ministre de l’Environnement [Alain Carignon, ndlr], à la suite de l’attribution du service des eaux à une filiale de la Lyonnaise. Michel Destot, élu maire de Grenoble en 1995, a remunicipalisé l’eau via la Régie des Eaux de Grenoble ». [c'est nous qui soulignons]

Cette dernière affirmation est historiquement et politiquement fausse.

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Esplanade, les raisons d’être contre le projet

28 janvier 2012

Au conseil municipal du 23 janvier, la majorité municipale a donc voté la création de la Zone d’aménagement concerté (ZAC) et lancé la révision simplifiée du Plan local d’urbanisme (PLU) sur l’Esplanade. Il y a pourtant de nombreuses raisons de s’opposer à ce projet.

  • Comme d’habitude la concertation a été truquée. Malgré de petites évolutions marginales, que les représentants du CCS2 ont découvert en séance, rien n’a changé dans les options fondamentales du projet (nombre de logements, position de la ligne de tram, venelles très étroites…), et toujours rien, silence assourdissant sur le devenir de la foire et des manifestations sous chapiteau, type cirques, etc. Notons l’incapacité de la majorité à proposer une co-construction d’un projet avec les Grenoblois (à part sur le projet des quais). Elle aurait pourtant eu là l’excellente occasion de changer de méthode d’élaboration d’un projet, car rien ne pressait (à part le tram E). Contrairement à ce qui est écrit dans les documents, rien ne s’opposait à ce que la ville  propose divers scénarios sur lesquels les Grenoblois auraient pu travailler (et cela vaut pour l’ensemble des projets d’urbanisme). Lire le reste de cet article »

Démolition du 50 galerie de l’Arlequin

28 janvier 2012

A la question du Dauphiné Libéré (19 janvier 2012) « Que pensez-vous de la destruction programmée du 50 galerie de l’Arlequin? » Jean François Parent, urbaniste qui a participé en première ligne à la création de la Villeneuve, répond :

« C’est une opération purement médiatique. Bien sûr tout n’est pas parfait. Il y a des erreurs initiales qu’il s’agit de corriger. Avec l’ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), on va dépenser dix fois plus pour détruire que pour rénover l’ensemble. Je ne parle pas d’une couche de peinture. Mais plutôt d’un travail de fourmis. Rajouter un ascenseur ici, modifier une coursive là, etc. C’est un travail de détails autrement moins spectaculaires qu’une destruction. Pensez vous que le quotidien des habitants du 60 ou du 40 en sera pour autant amélioré ? ».

C’est effectivement la voix de la sagesse. Le coût de la destruction de 65 logements a été fixé à la somme de 4,42 M€ (valeur 2008) par la convention ANRU. Mais le permis de démolir délivré à ACTIS a fixé à 68 le nombre de logements à démolir car certains appartements étaient à cheval sur le 50 et le reste du bâti. Donc le coût réel sera certainement beaucoup plus élevé et tout dépassement sera à la charge d’ACTIS. Cela va coûter très cher au bailleur social puisqu’il doit reloger les locataires et perd 68 loyers sur des dizaines d’années, qui ne lui seront pas remboursés. Comme ce sont les locataires qui à 80 % financent ACTIS, ils paieraient cette démolition qui n’aurait servi à rien. Si cette démolition se faisait, ce serait un pur gaspillage et un mauvais coup porté à ACTIS et à ses locataires, il est encore temps de revenir sur cette décision absurde qui ne servirait à rien. Encore un gaspillage qui pourrait être évité.