Nous avons attiré plusieurs fois l’attention sur les écueils à éviter pour la construction du service de l’eau potable de l’agglomération. Il s’agit effectivement d’une construction délicate qui doit prendre en compte les multiples situations différentes dans les communes et les situations historiques diverses notamment l’existence de deux grands services compétents et efficaces issus de Grenoble et du SIERG avec l’outil spécifique de la Société Publique Locale (SPL) Eau de Grenoble qui les a réuni. Le comité des usagers de la SPL (issu du comité des usagers de la régie de Grenoble) a fait part, fin juillet, au Président de la Métro de son inquiétude de voir que ce qui fonctionne bien pourrait être détérioré par des décisions prises sans en débattre avec la SPL et les usagers. Les usagers s’inquiètent de voir augmenter le nombre de personnel du service de l’eau avec pour conséquence l’augmentation du prix de l’eau. Il s’avère que, renseignements pris auprès de la régie, les nouveaux emplois seront financés par des apports financiers transférés par les anciens services communaux d’avant 2015. Donc il n’y aurait pas d’augmentation du coût global des personnels pour le service.
Archives pour la catégorie ‘Politique’
Gestion de l’eau potable à la Métro
Finances locales, la colère monte !
À l’appel de l’association des maires de France (AMF), les maires seront dans les rues, le 19 septembre prochain, pour protester contre les baisses brutales et inéquitables des dotations de l’Etat aux communes jusqu’en 2017. Cette manifestation est prévue avant la présentation fin septembre de la loi de finances pour 2016 au parlement. Si on veut que cette manifestation ait du poids il faut y associer les habitants qui sont les premiers intéressés à avoir un service public local qui fonctionne correctement. Ce serait l’occasion pour faire une large information aux Grenoblois et aux habitants de la Métro sur les conséquences de cette politique désastreuse et faire pression sur les parlementaires qui auront à voter la loi de finances fin décembre 2015. Ce serait une bonne introduction à la préparation citoyenne du budget 2016 de Grenoble.
Politique politicienne
Alain Carignon ne décolère donc jamais…
Certain-es passent leurs vacances au Maroc, d’autres à la mer ou en montagne, Alain Carignon choisit Grenoble (voir le Dauphiné Libéré du 7 août). Au lieu d’aller prendre un grand bol d’air frais sur les hauteurs, il passe son temps à exprimer sa colère, et selon les photos, voire presque de la haine envers la majorité municipale. Selon certains de ses ami-es, pour le mettre hors de lui, il suffit de prononcer le nom de Eric Piolle, et il n’arrive plus à se contrôler. Les grenoblois le savent : la colère est mauvaise conseillère.
Les propos sont toujours les mêmes : « cette majorité fait de la communication à tout va», « elle dépense l’argent public n’importe comment », « elle diminue les recettes de publicité »…. Donc, rien de nouveau…
C’est abracadabrantesque de lire les propos de cet ancien responsable politique, rapportés par les journalistes : on pourrait en faire un rapide résumé : « ne faites pas ce que j’ai toujours fait, du temps de ma gloire passée ».
Rapport de la CRC sur la gestion du SIERG, suite
Le 8 mai nous faisions état de nombreuses irrégularités dans la gestion du SIERG au cours des années 2008 à 2012, relevées par la Chambre Régionales des Comptes dans ce billet.
Le Président du SIERG, Philippe LORIMIER, nous a demandé un droit de réponse. Nous reproduisons ci-dessous son courrier qui ne conteste aucune de nos affirmations (ce n’est donc pas au sens strict un droit de réponse) et explique qu’à son avis tout est maintenant corrigé et que tout est parfait (ou presque) dans le meilleur des mondes. Il s’agit pour lui d’apporter seulement des compléments à notre article du 8 mai.
Le lecteur du rapport de la CRC ne partagera certainement pas l’optimisme du Président, surtout quand il affirme que la CRC présente un bilan incontestable du SIERG.
Tout savoir sur les risques naturels et technologiques dans votre commune
Un site internet « prim.net » favorise la mise à disposition, le partage et l’actualisation d’informations relatives aux risques naturels et technologiques de toutes les communes. Grenoble est une commune avec de nombreux risques : Inondation, mouvement de terrain, risques industriels, rupture de barrage, séisme zone de sismicité 4 et enfin transport de marchandises dangereuses.
Il donne accès à la base Gaspar (Gestion Assistée des Procédures Administratives relatives aux Risques naturels et technologiques) de la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR). Dans la base Gaspar on trouve les documents réglementaires régulièrement mis à jour :
Les toxiques chimiques émergents sont partout, c’est très inquiétant
Le journal de l’environnement (JDLE) édite un dossier très documenté sur les produits toxiques issus de la chimie industrielle depuis une centaine d’année, en toute impunité et qui sont en train de nous empoisonner à petit feu. Nous reproduisons l’introduction de ce dossier et le rappel par Fabrice Nicolino (journaliste d’investigation) d’une rapide histoire de la chimie industrielle et ses relations avec l’industrie de guerre durant les deux guerres mondiales.
« Elle imprègne notre environnement et nos maisons, mine notre santé, empoisonne la faune sauvage… qui est-elle? La chimie industrielle, dont les dégâts ne cessent de se dévoiler. Et la facture s’annonce lourde: en Europe, les perturbateurs endocriniens coûteraient chaque année 157 milliards d’euros en maladies chroniques à l’Union européenne. Celle-ci renâcle pourtant à les réglementer, touchée par les arguments susurrés par l’industrie. En quelques articles, un rapide tour d’horizon de ces toxiques émergents.
La chimie industrielle, 100 ans d’« impunité »
Explosion des cancers, de l’obésité, du diabète, de l’asthme, des allergies en tout genre… en France comme ailleurs, l’espérance de vie en bonne santé diminue depuis le milieu des années 2000. La faute à «un empoisonnement universel», orchestré par l’industrie chimique depuis le début du XXème siècle, estime le journaliste Fabrice Nicolino dans un nouvel ouvrage.
De la synthèse des premiers engrais synthétiques jusqu’à la «chimie verte», rien n’a vraiment changé : lobbying à tout-va, conflits d’intérêt omniprésents, relations incestueuses entre l’Etat et l’industrie, et ce au détriment de notre santé. C’est cette histoire que le journaliste Fabrice Nicolino raconte dans son dernier ouvrage, « Un empoisonnement universel », paru aux éditions « Les liens qui libèrent ».
Politique politicienne

©Ville de Grenoble
Les oppositions de droite et d’extrême droite ont abondamment critiqué le maire à propos de l’évacuation du bidonville d’Esmonin. Rien que de plus normal de la part de MM. Cazenave, Chamussy et Carignon). Pour Monsieur Carignon, il y a maintenant plus de 20 ans qu’il a dû quitter ses fonctions de maire dans les circonstances dont tout le monde se souvient, il serait peut être temps qu’il cesse d’être donneur de leçons de bonne gestion d’une ville. 20 ans sont passés, et nous avons tiré les enseignements de ses délits en ayant une vigilance sur la gestion des fonds publics et contre la corruption des élu-es.
Finances des collectivités : dans le rouge vif !
Nous faisons un point régulier sur les conséquences de la politique gouvernementale qui consiste à étrangler financièrement les collectivités locales pour rentrer à toute force dans les critères de Maastricht. Jusqu’en 2014, l’Etat se désengageait lentement mais surement en diminuant année après année ses dotations aux collectivités. A partir de 2014 c’est le début de la grande purge qui va s’amplifier à partir de 2015. Pour Grenoble, en 2013 les dotations avaient été diminuées de 0,8 M€, en 2014 de 2,5 M€ et en 2015 c’est plus de 5,7 M€ en moins et cette diminution va continuer en 2016 et 2017, soit plus de 44 M€ en moins de recettes pour la ville sur 4 ans !
Comme chaque année, l’Observatoire des finances locales (OFL) fait un rapport sur la situation financière des collectivités locales. Le rapport 2015 (du 16 juillet) tire le signal d’alarme avant la présentation en septembre de la loi de finances 2016 qui va poursuivre la politique d’austérité si les protestations ne s’amplifient pas.
Transport par câble : Fontaine-Saint Martin le Vinoux

Transport en commun par câble à Bolzano
Le 3 juillet le conseil de la Métro a adopté les objectifs et les modalités d’organisation de la concertation préalable durant l’élaboration du projet de transport par câble (suivant l’article L 300-2 du code de l’urbanisme). Cette concertation est obligatoire pour les opérations d’aménagement ayant pour effet de modifier de façon substantielle le cadre de vie ou l’activité économique. Mais la loi n’encadre pas le contenu et les modalités de cette concertation qui sont laissés à l’appréciation du maitre d’ouvrage.
Le 20 décembre 2013, la Métro avait décidé d’avancer sur les études du projet de liaison par câble entre Fontaine, Sassenage, Grenoble et Saint Martin le Vinoux.
La « loi NOTRe » : décevante
L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté le 9 juillet le projet de loi sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe). Il s’agit du 3ème volet de la réforme territoriale conduite depuis 2012, après la loi Maptam du 27 janvier 2014 (sur les métropoles) et la nouvelle carte des régions du 16 janvier 2015.
Le texte confirme la montée en puissance des régions et des intercommunalités, mais pas au détriment des départements, comme envisagé au départ. Sous la pression des sénateurs, les députés ont malheureusement renoncé à l’élection au suffrage universel direct de l’ensemble des conseillers intercommunaux. Décidément on n’en a pas fini avec les intercommunalités lieu des arrangements entre grands élus, sans programme politique et sans responsabilité devant les électeurs.
En 2040, l’agriculture mondiale à bout de souffle ?
Le 30 juin 2015 le Journal de l’environnement livre un article à partir d’une étude de chercheurs britanniques très alarmiste sur la capacité de la planète à nourrir tous ses habitants. Encore une conséquence du changement climatique.
En voici un extrait :
«… l’effondrement du système alimentaire mondial pourrait survenir à l’horizon 2040, exacerbant un climat politique déjà explosif dans de nombreux pays du Sud. En cause, une production agricole fragilisée par le réchauffement, et qui ne satisferait plus les besoins alimentaires.
Agenda: conseil municipal

© Ville de Grenoble
Lundi 20 juillet à 18 h, le dernier conseil municipal de l’été, parmi les 71 délibérations :
- Présentation de l’analyse des besoins sociaux 2014 réalisée comme chaque année par le CCAS et du plan stratégique du Centre Communal d’Action Sociale de Grenoble.
- Décisions modificatives pour les différents budgets 2015 de la ville : budget principal et budgets annexes avec l’affectation des résultats constatés aux différents comptes administratifs votés lors du précédent conseil.
- Création de la commission de contrôle des établissements publics, entreprises publiques locales et délégataires de service public, ce qui permettra de renforcer les contrôles des comptes annuels de ces entités.
Center Parcs, touché et espérons coulé
Le 16 juillet, le tribunal administratif de Grenoble a jugé au fond les recours des opposants à Center Parcs. Il a annulé l’arrêté du préfet au titre de la loi sur l’eau ce qui empêche la réalisation du projet et devrait permettre aux occupants du terrain, les ZADistes, de pouvoir continuer leur occupation pacifique même si en théorie le défrichement pourrait se poursuivre puisque l’arrêté autorisant la destruction des espèces protégées n’est pas annulé.
Les promoteurs vont probablement faire appel, mais ce dernier n’est pas suspensif. Si l’argument du tribunal administratif est confirmé par les juridictions supérieures, le projet ne pourra pas se faire car les surfaces de compensation de la destruction des zones humide ne pourront pas être trouvées aux alentours des Chambaran.
Pollution atmosphérique, vous avez dit 100 milliards !

Pollution sur la cuvette grenobloise (photo GK, tous droits réservés)
Le 8 juillet une commission d’enquête du Sénat a rendu son rapport sur le coût économique et financier de la pollution de l’air.
Ce rapport, fruit de 5 mois de travail sérieux, apporte de très nombreuses informations sur les conséquences sanitaires, non sanitaires et économiques de la pollution de l’air intérieur et extérieur. Et il fait 61 propositions. Souhaitons qu’il soit un électrochoc pour les pouvoirs publics et que des mesures efficaces soient enfin prises pour faire baisser ces pollutions.
« Bidonville Esmonin : toutes les institutions doivent s’engager pour trouver une solution humaine et pérenne »

Le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes a transmis le communiqué suivant à propos des responsabilités qui ne sont pas assumées par l’Etat, en ce qui concerne le logement des migrants et de l’hébergement d’urgence et l’avenir des familles qui habitent le bidonville Esmonin.
« Depuis avril 2014, la nouvelle équipe municipale grenobloise assume une politique volontariste en matière d’hébergement d’urgence bien au-delà des compétences des communes : en accompagnant et installant des familles dans des logements municipaux vacants, en aménageant des espaces dédiés (tentes/chalets sur aire du Rondeau et espace intérieur Esmonin) pour une transition vers des solutions pérennes, en proposant un accompagnement social et d’insertion de qualité (travail des agents du CCAS, participation au dispositif national MOUS, etc). Cet engagement est assumé par la majorité municipale malgré la forte baisse des recettes de la ville, et notamment la perte de 40 millions d’euros de dotations de l’Etat entre 2014 et 2017.
Un choix surprenant
Jérôme Safar qui a déclaré vouloir se consacrer à son travail d’opposant à la majorité municipale à Grenoble, met son action favorite entre parenthèses durant quelques mois.
Safar a été choisi par Jean Jack Queyranne pour être son directeur de la campagne des Régionales. C’est un vrai renouveau ! Mais une question nous vient à l’esprit : être directeur d’une campagne pour la future Région AUvergne-Rhône-Alpes AU-RA, va demander une immense disponibilité, en raison de l’étendue du territoire d’Aurillac à Annecy et de Roanne-Montluçon à la Drôme Provençale.
Le 21 avril 2015, il déclare … « Fort des messages que j’ai eu et des messages que j’ai entendu, (sic), j’ai décidé il y a quelques mois de créer mon activité et de reprendre avec enthousiasme le chemin de l’entreprise, ma propre entreprise, avec la ferme volonté de la faire grandir et de pouvoir créer de l’activité pour d’autres que moi. Ce défi est formidable et difficile à la fois, je l’ai choisi et je veux m’y consacrer sereinement. Aujourd’hui, afin de respecter l’engagement qui est le mien de ne pas pratiquer la politique « comme avant », je décide de ne pas me représenter au mandat de conseiller régional … »
Notre avenir commun face au changement climatique
Le 10 juillet s’achevait à Paris la conférence scientifique sur le climat « Our Common Future ». Après quatre jours de constats et de solutions, va venir en décembre le temps de la décision politique : la COP21, qui se tiendra à Paris. Notons que l’année 2014 aura été la plus chaude sur l’ensemble de la planète depuis 1880 : de janvier à octobre, tous les mois ont battu les records planétaires de chaleur. La température moyenne de la surface des terres et des océans a été supérieure de 0,68°C à la moyenne annuelle globale du 20ème siècle qui s’élève à 14,1°C.


Comme chaque année, conformément au Code de l’Action Sociale, le CCAS édite une analyse des besoins sociaux (ABS) des Grenoblois. Cette année le CCAS a fait une analyse des quartiers en termes de démographie, de situation économique et sociale des ménages à partir des données de l’INSEE, de la CAF, des services fiscaux, des bailleurs sociaux et des services de la Ville et du CCAS. L’ABS 2014 est présenté en 3 parties et des annexes, en voici un résumé :
Malgré une forte mobilisation de très nombreuses associations notamment celles représentatives de personnes en situation de handicap et de leur famille et représentatives des personnes âgées et retraitées, les parlementaires ont ratifié (les 20 et 21 juillet) l’ordonnance sur l’accessibilité du 26 septembre 2014 en net recul par rapport aux dispositions antérieures.