Archives pour la catégorie ‘Politique’

Veut-on transformer le CCAS en armée mexicaine ?

Publié le 4 février 2011

La semaine dernière nous nous inquiétions de la situation financière très difficile du Centre communal d’action sociale – CCAS de Grenoble. Voila que le syndicat CGT des personnels de la Ville et du CCAS dénoncent fortement l’embauche d’une directrice adjointe qui devrait, si on en croit le Vice-président O. Noblecourt, ne rien coûter au CCAS. Il aurait donc trouvé la pierre philosophale, ce serait la première fois qu’une activité sociale deviendrait rentable (financièrement parlant).

En fait il s’agit d’une candidature spontanée qui a promis de trouver les fonds nécessaires pour rembourser sa charge salariale. Mais au fait, pourquoi ne pas appliquer cette idée géniale aux autres agents du CCAS qui pourraient eux aussi s’autofinancer !?

Mais pourquoi donc une embauche ? Si cette personne a des idées, des relations, des réseaux au point de s’autofinancer, il aurait été beaucoup plus prudent de la part du CCAS de lui demander une collaboration sans la salarier, car l’expérience montre que ce genre de sport n’est pas durable sur le long terme.

Le syndicat pose la question pertinente suivante :

« Création de poste utile pour le CCAS ou arrangement entre amis ?

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La Villeneuve, les mauvais choix

Publié le 4 février 2011

Le projet de requalification du quartier de la Villeneuve a été arrêté sur ses grands principes en avril 2008 au Conseil municipal de Grenoble, qui a voté la convention ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine).

A propos des silos, il était prévu dans cette convention la démolition et la reconstruction en enfouissement des parkings silos 3 et 4, avec restitution de l’offre actuellement occupée ; et la requalification du silo 5. Le tout pour 10,55 M€.

Ce n’est pas du tout ce qui a été décidé récemment par le Conseil municipal, ni ce qui est mis à enquête publique jusqu’au 7 février 2011. Le nombre de places n’est pas conservé et le coût du projet de la majorité municipale atteint 14 M€.

Le projet des habitants de réhabilitation de silos répond mieux et pour moins cher aux exigences de conserver le nombre de places de parking en ouvrage, condition essentielle pour faire venir de nouveaux habitants à la Villeneuve.

A propos de la démolition d’appartements au 50 Galerie de l’Arlequin, il était prévu d’en vérifier l’opportunité, ce qui n’a pas été fait. Un des cabinets d’architectes, Interland, a même expliqué qu’il ne fallait pas démolir, il a été écarté. Les locataires du 50 ont été informés qu’ils devront partir bien que le Conseil municipal n’ait pas encore statué sur cette démolition (il va le faire prochainement).

Pour plus de détails voir l’intervention des élus « «écologie et solidarité » au conseil municipal du 24 janvier.

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Le budget 2006 de la Métro était illégal

Publié le 4 février 2011

Le budget 2006 de la Métro avait organisé un hold-up de 3 millions d’euros dans le budget annexe de l’assainissement pour équilibrer le budget principal en lourd déficit à cause des dépenses engagées pour le stade. R. Avrillier, qui était vice président chargé de l’assainissement, sachant que ce hold-up allait entraîner à terme des augmentations de tarifs aux usagers, s’était fermement opposé à cette décision avec le groupe des élus écologistes. Il a déposé un recours contre ce budget, et le tribunal administratif vient de lui donner raison en annulant le budget principal et le budget annexe de l’assainissement. Il aura fallu plus de 5 ans pour faire reconnaitre cette illégalité. Reste maintenant à régulariser cette situation, mais le vice président aux finances de la Métro a déclaré qu’il n’y avait rien à faire puisque le budget a été exécuté ! Voila une drôle conception du droit : l’illégalité est accomplie donc… il n’y a plus rien à voir ! Il n’est pas du tout sûr que ce soit aussi simple… à suivre.

Vous avez dit… coopération ?

Publié le 4 février 2011

La Ville de Grenoble n’est pas la seule à être empêtrée, comme on l’a vu la semaine dernière à propos de Sfax (Tunisie), dans sa politique de coopération décentralisée ou internationale aux contours flous, qui fait la part belle aux régimes en place. En la matière, le Conseil Régional et son Président qui décidément se distingue particulièrement ces derniers temps, n’ont rien à lui envier.

Les 21 et 22 octobre 2010, il a fait voter par l’assemblée régionale une convention de financement d’un montant de 450 000€ réparti sur 3 ans en vue de la réfection de la basilique d’Annaba (Algérie). Voilà donc une occasion, aux yeux des responsables du Conseil Régional, de renouer avec l’Algérie les relations restées en sommeil depuis plusieurs années. Une curieuse occasion pourtant, à tonalité condescendante, où l’on voit une fois de plus le Nord apporter son « savoir faire » au Sud. Où est donc l’échange sur un pied d’égalité, la véritable coopération, qui traiterait par ailleurs avec des personnalités étrangères au régime en place ? Et pour couronner le tout, le choix a porté sur la réfection d’une basilique. La barque était suffisamment chargée pour provoquer des réactions en chaîne sous forme de recours au tribunal administratif tendant à faire annuler une telle délibération. On en compterait pas moins de neuf, dont celui de l’association « comité 1905 Rhône Alpes » qui a tout naturellement vu dans cette délibération une attaque en règle contre la loi de 1905. Le Conseil Régional a laissé entendre que l’application de cette délibération était suspendue à la décision du Tribunal Administratif. Gageons qu’après s’être fait sonner les cloches, il décidera d’un moratoire pour engager une réflexion approfondie sur la politique de coopération internationale à mener d’abord et avant tout avec et entre les habitants des régions concernées.

Le corrompu et son acolyte devront payer leurs dettes

Publié le 4 février 2011

Nous avions relaté les manœuvres du corrompu et du Préfet Peneau pour essayer de ne pas payer leur dette de plus de 300 000 € au Conseil général de l’Isère. Leur recours gracieux auprès du ministre du budget a été refusé le 13 décembre 2010. Il reste maintenant au Conseil général à mettre la pression pour que le recouvrement soit mis réellement à exécution.

Voir l’excellente enquête réalisée par un journaliste de France Inter qui a été alimenté par de bonnes sources grenobloises : cliquez ici.

De Portzamparc architecte en chef pour le projet presqu’île

Publié le 4 février 2011

On apprend par la presse que l’architecte-urbaniste Christian de Portzamparc va succéder à Claude Vasconi, décédé, pour piloter le projet urbain de la presqu’île. Encore un fait du prince. Cette décision n’est pas passée en conseil municipal et le maire ne jure que par de grands architectes de renommée internationale. C’est bon pour le côté médiatique. Mais parfois donner leurs chances à de jeunes architectes moins connus serait une bonne solution et certainement moins chère pour les contribuables. De plus de Portzamparc est déjà l’architecte du projet Esplanade, cela va faire un peu monoculture.

Le duo qui chante faux

Publié le 28 janvier 2011

Comme nous l’avions indiqué la semaine dernière, ils n’avaient rien trouvé de mieux que de se rendre à Sfax du 7 au 12 janvier 2011, au moment de la chute de Ben Ali et du combat du peuple tunisien pour recouvrer sa liberté : lors de la réunion du conseil municipal de Grenoble le 24 janvier dernier, piqués au vif par les réactions et questions du groupe des élus « Ecologie et Solidarité » sur ce déplacement incongru, le duo JM. Detroyat et Ph.Falcon de Longevialle a laborieusement tenté de se justifier.

C’est d’abord JM. Detroyat, conseiller municipal chargé de la coopération décentralisée, qui, sûr de son fait, s’y colle et déclare que ces échanges se font dans l’« intérêt respectif » des populations locales, autrement dit sur un pied d’égalité. Comme on aura pu l’apprécier au vu du déroulement des évènements en Tunisie, pour les habitants de Sfax il y avait certainement une impérieuse nécessité d’accueillir des élus grenoblois, à ce moment précis !

L’un des objectifs de ce voyage était « d’apporter notre aide » pour le nettoyage d’une plage de Sfax polluée au phosphate. Quel rapport avec la présence de Ph. Falcon de Longevialle adjoint à l’urbanisme ? Aucun. Sinon qu’une fois le phosphate enfoui, il y aurait sûrement des aménagements à faire au-dessus et pourquoi pas des opérations de constructions.

La raison de la présence dans cette délégation de Ph. De Longevialle adjoint à l’urbanisme, ou plutôt à l’immobilier, est devenue un peu plus claire quand la réhabilitation de la médina de Sfax  fut évoquée par JM.Detroyat : alors que ce dernier parlait d’« intérêt respectif », il déclinait des actions faisant apparaître sur fond de condescendance une conception bien particulière de la coopération décentralisée.

Quant à Ph.Falcon de Longevialle, qui s’est dit choqué par les mises en cause dont il a été l’objet pendant cette séance du conseil, il a poursuivi sur le même registre. Non ! a-t-il dit, ils ne se sont pas contentés de rendre visite aux fidèles de Ben Ali à la mairie de Sfax… d’ailleurs, ils n’ont jamais affiché leur soutien au pouvoir en place… la preuve, ils ont même pu rencontrer des personnes de tous bords : des représentants tunisiens de la Ligue des Droits de l’Homme par exemple ? De tous bords on vous dit ! ! Alors qui ? Des universitaires, l’association de protection des oiseaux, le club de tennis… De tous bords comme on le voit…

Nous nous devions de saluer ces deux élus d’exception, dont la hauteur de vue atteint des sommets insoupçonnés.

Ce jour de conseil, leurs collègues de la majorité municipale ne se sont pas mobilisés pour les défendre. Le maire était absent à ce moment de la séance et n’a toujours rien dit à ce sujet : pourtant, il est le premier magistrat d’une des cinq communes Compagnons de la Libération…

Petits potins du Conseil municipal du 24 janvier

Publié le 28 janvier 2011

Le maire ne sait pas compter

A propos des coûts du parking sous le stade, suite à une question orale des élus écologistes, le maire a indiqué que les amortissements du parking s’élevaient à seulement 112 000 € par an : c’est là un montant très très faible qui suppose que la durée d’amortissement devrait s’étaler sur plus de cent ans, ce qui n’est pas réglementaire… et complètement idiot. Mystère, mystère… Le maire a ajouté qu’il était incapable de donner le coût des intérêts des emprunts liés à ce parking : pourtant, il est très simple de savoir – l’année où les factures ont été payées – quelle a été la part des emprunts (et leurs taux) pour financer l’ensemble des investissements de la Ville. Par exemple durant l’année 2007, les emprunts ont couvert environ 33 % des dépenses d’investissement et le taux d’intérêt était d’environ 4 %. On peut donc considérer que hors subventions, la Ville a dû emprunter environ 3,5 M€ pour payer le parking. A 4 %, sur 25 ans, cela représente 90 000 € par an d’intérêts en moyenne ; c’est un bon ordre de grandeur. Ce parking qui ne sert à rien, coûte donc environ 0,5 M€ par an à la Ville et ceci pendant 30 ans. Vive le gaspillage d’argent public.

Le maire se fait tacler par un de ses adjoints

Dans le débat sur le projet Châtelet, comme à son habitude, le maire a oublié de nommer les élus à l’origine de ce projet durant le mandat précédent. L’adjoint rapporteur de la délibération a pris soin de citer les noms qui avaient été oubliés par un maire à la mémoire bien courte et sélective.

Soyons généreux

Dans une délibération relative à une subvention de 20 000 € pour un grand colloque international scientifique, les élus écologistes ont fait remarquer que dans le budget prévisionnel de ce colloque il était seulement demandé 17 000 € à la ville de Grenoble ! Personne n’a pu justifier cet écart, mais la majorité à tout de même voté les 20 000 €. Quelle générosité ! Mme Fioraso devait présenter la délibération mais elle était absente, ainsi que le maire, serait-ce le cumul des mandats qui a frappé ? A remarquer que le financement de ce type d’opération relève plutôt de la compétence de la Métro. Grenoble est la seule commune de l’agglomération à se distinguer en la matière alors que l’argent manque cruellement, notamment pour les associations en charge de la solidarité et le financement de la présence publique dans les quartiers.

Au CCAS, la crise financière s’amplifie

Publié le 28 janvier 2011

Le Centre communal d’action sociale – CCAS de la ville de Grenoble, après avoir vidé ses fonds propres, est entré depuis quelques années dans des déficits chroniques qui remettent en cause la politique sociale.

Les raisons en sont multiples : la crise sociale qui s’amplifie et l’augmentation des recours à l’aide sociale, mais surtout les déficits structurels d’activités comme la mission «personnes âgées» qui n’entre pas dans la compétence principale du CCAS mais dans celle du Conseil général de l’Isère.

Face à cette situation – qui peut conduire à une administration directe de l’Etat et à l’abandon de nombreuses actions en nivelant par le bas – la présidence du CCAS a entrepris une recherche d’économies avec des conséquences inévitables sur les usagers : augmentation des tarifs d’hébergement en établissements pour personnes âgées (jusqu’à +7%), réduction des remplacements de personnels, gel de l’ouverture de nouvelles places en crèches qui sont déficitaires… Certains personnels sont affectés à des postes précaires renouvelés de trimestre en trimestre en attendant le renouvellement de conventions avec l’Etat et le conseil général de l’Isère… Des établissements déficitaires sont transférés à des mutuelles qui, outre le manque de personnel en poste, ont également de plus grandes difficultés à les gérer…

Certes la Ville a augmenté sa subvention au CCAS, mais pas suffisamment. Les élus écologistes, au vu des besoins, avaient proposé une augmentation supplémentaire de la subvention lors du vote du budget 2011 mais la majorité municipale l’avait refusé.

L’Etat, la Caisse d’allocations familiales – CAF et le Conseil général de l’Isère profitent à Grenoble d’un CCAS fort (le 2ème de France après Paris) pour se décharger sur lui des responsabilités qui leur incombent.

Il serait temps que le maire prenne en main ce dossier et organise avec tous les partenaires (Etat, Conseil général, CAF…) un « Grenelle local du social », lui qui est si friand de cette formule fourre-tout. Il devrait y associer tous les maires de l’agglomération : ceux-ci ont en effet manifesté récemment leurs inquiétudes face à la politique de restructuration menée tambour battant par le président du Conseil général de l’Isère qui liquide progressivement ce qui reste des politiques de proximité au lieu de les renforcer.

La laïcité grignotée par petites touches

Publié le 28 janvier 2011

Non contente d’avoir instauré en septembre 2010 des repas « sans viande » dans les restaurants scolaires où certains refusaient de voir le résultat du lobbying d’un petit groupe de pression fondé sur la religion, la municipalité de Grenoble persiste et franchit une nouvelle étape dans les coups qu’elle porte à la laïcité : elle a décidé d’engager une « formation action sur le fait religieux à destination des professionnels des secteurs 3, 5 et 6 » pour un coût forfaitaire de 14 400 €.

On remarquera que les initiateurs de cette « formation » n’ont pas cru bon de devoir l’étendre à tous les secteurs de la ville. Victor Hugo disait « je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle ». Qu’est-ce qui peut bien motiver la municipalité pour ne plus assurer à ce point, la liberté de conscience (en l’occurrence celle des agents de la fonction publique) qui est le premier principe fondateur de la Loi de 1905 ? Ceux qui contribuent depuis quelques années à vider de leur sens les mots de Résistance, République… Laïcité, ne devront guère s’étonner de les voir objet d’un hold-up, pervertis et recyclés à la sauce nauséabonde de l’extrême droite.

L’ADES organisera prochainement une formation sur la laïcité.

L’ (A) Vœux

Publié le 21 janvier 2011

Le programme de la soirée des vœux du maire et de sa municipalité, le 15 janvier dernier, était plutôt alléchant. Des élèves des conservatoires de danse de Grenoble, Bytom (Pologne) et Essen (Allemagne) présentaient un ballet concocté par le chorégraphe grenoblois JC Gallotta sur le thème «Les 3 voiles d’Europa». Voilà pour le spectacle qui chaque année est précédé d’une intervention du maire.

Jusque-là, ce dernier nous avait habitué à faire le bilan de l’année écoulée et à tracer quelques perspectives, grands projets et orientations politiques pour l’année à venir. Cette année, sans doute celle des restrictions, il aura fallu se contenter de phrases telles que «2010 l’année d’un été difficile», suivi d’un tissu de lieux communs comme «les jeunes ne sont pas un problème, mais un espoir», ou autre perle du genre «Grenoble doit rester ouverte à l’Europe, au monde et au Maghreb». Il ne lui restait plus qu’à demander à la directrice du conservatoire de Bytom et au vice-maire de Essen de présenter leurs vœux dans leurs langues respectives et sans traduction (c’est vrai à quoi aurait donc pu servir une traduction?) et après ? Après… rien. Rien sur les JO, la Rocade Nord, le stade, le GF38, l’augmentation des impôts, la vidéosurveillance, les problèmes d’emplois et de logements, le lycée Mounier… On a pourtant connu les envolées lyriques d’un M. Destot plus volubile, enthousiaste, martelant que lui seul et ses amis détenaient la vérité sur cette liste de belles réussites. Mais voilà, si le maire n’a plus rien à dire aux Grenoblois c’est sûrement la faute des écolos. Bonne année !

Petits potins politiques

Publié le 21 janvier 2011

Le PS a présenté ses candidats aux élections cantonales des 20 et 27 mars prochain en Isère. Cherchez les femmes… Sur 26 cantons seules 5 femmes sont candidates titulaires. La parité avance à grands pas, ou alors c’est la préfiguration de la future assemblée territoriale.

L’UMP38 est sous tutelle parisienne, c’est le calme plat. On apprend tout de même un scoop : il parait qu’Alain Carignon (le corrompu) aurait dit qu’il avait renoncé à la vie publique iséroise. La guerre entre pro et anti Carignon serait donc enfin terminée ! Une telle annonce a déjà été faite dans le passé. Nous observerons avec attention les résultats des élections internes au printemps prochain.

La vie politique n’est pas un long fleuve tranquille à Echirolles. Le 15 janvier, le Dauphiné Libéré annonce que le conseiller général communiste Claude Bertrand ne briguera pas un nouveau mandat aux élections cantonales de mars 2011 et que Mme Rochas (PC) est la candidate désignée par le Front de Gauche. Mais le 17 janvier Claude Bertrand réagit en faisant savoir qu’il apprend par la presse qu’il n’est pas candidat : « La vérité m’oblige à dire que, sans concertation et sans débat, on a décidé de m’écarter en présentant à ma place une autre candidate… ». A suivre.

Les soutiens à Strauss-Kahn pour la présidentielle commencent à se déclarer dans la région. Voici les premiers élus PS de Grenoble qui s’affichent derrière leur champion : Christine Crifo, Michel Destot, Abderrahmane Djellal, Geneviève Fioraso et Jérôme Safar.

La majorité municipale a décidé de faire appel à M. de Portzamparc pour remplacer M . Vasconi comme architecte en chef pour le projet presqu’île. Evidemment ceci s’est fait sans débat au conseil municipal, sans mise en concurrence… C’est le fait du prince ! Au lieu de faire la place à de jeunes architectes pour qu’ils se lancent, le maire ne jure que par des grands noms, c’est plus cher et parfois leur comportement n’est pas toujours adapté à la mise en place d’un dialogue avec les intéressés. On a pu voir l’échec de ce qui se passe avec Yves Lion à la Villeneuve.

L’adjoint à l’immobilier récidive, en s’appropriant le travail des autres. Dans une déclaration récente il s’approprie le projet de la ZAC Blanche Monnier à l’Ile Verte, comme il l’avait fait à propos de la caserne de Bonne. Cette majorité est incapable de reconnaître le travail des prédécesseurs, cela rappelle les photos du politburo sous Staline où, au fur et à mesure des purges, les visages des renégats disparaissaient.

Vallini fait mal le ménage…

Publié le 21 janvier 2011

Les personnels de ménage et d’entretien des bâtiments du Conseil général (CGI) se mobilisent contre la baisse brutale de 20% du budget pour le nettoyage de plusieurs de ses locaux, ce qui va inévitablement entrainer des licenciements, des déplacements sur d’autres sites et une hausse de la charge de travail des employé-e-s des sociétés sous-traitantes en contrat avec le Département. Cela va fragiliser davantage des personnels en situation de précarité. Les élus écologistes au département se sont élevés contre cette politique et ont proposés  que le CGI :

  • Arrête le recours à la sous-traitance pour les missions de nettoyage des bâtiments dont le Conseil général de l’Isère a la charge. Il s’agit de missions pérennes, le CGI peut et doit donc embaucher des agents titulaires pour les effectuer.
  • N’utilise pas le prétexte de l’arrêt du financement des contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) par l’Etat, pour externaliser le nettoyage des collèges isérois.
  • Arrête d’exiger des horaires décalés pour ces travaux d’entretien qui peuvent tout aussi bien être réalisés en horaires classiques. D’ailleurs, de nombreuses entreprises iséroises ont désormais choisi de faire accomplir le ménage ordinaire en journée.

Attention au budget 2011 de la Métro !

Publié le 14 janvier 2011

Lors du débat d’orientation budgétaire (DOB), de la Communauté d’agglomération, des scénarios budgétaires ont été présentés. Pour boucler le budget 2011 tel qu’envisagé il était par exemple proposé d’augmenter fortement la pression fiscale sur les ménages en augmentant la Taxe d’habitation de 10 %.

Précisons que la réforme gouvernementale du financement des collectivités locales a bouleversé le système des impôts locaux. Auparavant la Métro collectait la taxe professionnelle (TPU) sur l’ensemble de l’agglomération à la place des communes. Ces dernières touchaient l’attribution de compensation dont le montant a été gelé en euros courants depuis la mise en place de la TPU. Devant ses difficultés financières la Métro, au lieu de diminuer la voilure comme le proposait les écologistes, a créé la fiscalité mixte (taxe d’habitation et taxe foncière) qui lui rapporte un peu moins de 10 M€ par an, et a décidé d’augmenter fortement la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Depuis cette année la Métro va recevoir la partie de Taxe d’habitation que percevait le Conseil général soit 40 M€ environ.

Aux dernières nouvelles, il ne serait pas proposé d’augmenter la Taxe d’habitation (TH) de 10 %, mais d’accélérer l’augmentation de la TEOM pour faire passer le taux de toutes les communes à 6,8 %. Ceci représenterait une augmentation de 25 % des rentrées de la TEOM à la Métro et une contribution supplémentaire de 30 % pour les habitants de Grenoble. D’un point de vue financier cette opération permet à la Métro d’obtenir les mêmes recettes qu’une augmentation de la TH de 10%.

Avec ce taux de TEOM, la Métro financera à la fois la collecte et le traitement des ordures ménagères. En 2005, lors du transfert de la compétence collecte des ordures de la ville à la Métro, le Conseil municipal de Grenoble avait pris comme position de ne pas accepter que la TEOM couvre le traitement mais seulement la collecte. Il sera intéressant de voir sur ce sujet comment vont voter les représentants de la ville de Grenoble le 28 janvier, lors du vote du budget 2011 de la Métro.

Annulation discutable d’un siège au Conseil régional

Publié le 14 janvier 2011

Suite à un recours du Front National, le Conseil d’Etat le 15 décembre 2010 a supprimé le 157ème siège de conseiller régional de la Région Rhône-Alpes qui ne compte plus que 156 élus. Pourquoi ?

Dans une petite commune d’Ardèche (Lablachère) les bulletins nuls (51) n’ont pas été annexés au procès verbal des résultats des élections, ce qui est irrégulier car on ne peut pas vérifier leur nullité. Le Conseil d’Etat part du principe que ces 51 bulletins auraient pu se porter sur une des listes présentes au 2ème tour (Gauche et écologistes, droite, Front national). Si les 51 bulletins sont affectés au FN alors cela enlève un siège à la liste de gauche et écologiste et en donne un de plus au FN. Mais comme il y a un doute sur la destination virtuelle des 51 bulletins, le Conseil d’Etat supprime le dernier siège affecté. La dernière élue (à la plus forte moyenne) est Maryvonne Boileau, écologiste, qui est la dernière élue sur la liste de gauche et écologiste de l’Isère.

Mais il se trouve que dans les 51 bulletins nuls il y avait 23 enveloppes vides, et le code électoral et la jurisprudence n’imposent pas de conserver ces enveloppes réglementaires vides, ce qui est logique puisqu’elles ne peuvent « profiter » à personne. Donc le raisonnement du juge de l’élection aurait dû porter sur seulement 28 bulletins nuls (51-23) non annexés et dans ce cas le dernier siège revient, en appliquant la règle de la plus forte moyenne, à Maryvonne Boileau. Devant ce fait, cette dernière a fait un recours en “ tierce-opposition ” pour demander au Conseil d’Etat d’annuler sa décision d’annulation.

Le coté amusant de cette affaire : le Président de la Région a écrit à Maryvonne Boileau une lettre lui annonçant la décision du Conseil d’Etat où il déclare : “ Je tenais sincèrement à vous remercier pour le travail que vous avez accompli depuis mars 2010 au sein de notre assemblée régionale et vous souhaite pleine réussite dans vos projets, notamment à Grenoble où je sais que vous êtes très engagée. ”. Effectivement Maryvonne Boileau est très engagée dans l’opposition à la majorité “ droite-gauche ” de M. Destot…. Ce dernier appréciera à sa juste valeur le soutien de son ami du PS à l’engagement des écologistes au conseil municipal de Grenoble.

La CCI aux mains du lobby micro-nano ?

Publié le 14 janvier 2011

Le successeur de Gilles Dumolard (ami de M. Destot) à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) est Jean Vaylet, qui était président du Medef Isère.

J. Vaylet a fait toute sa carrière dans l’électronique et la microélectronique : il fut directeur administratif et financier d’EFCIS issue du CEA de Grenoble et ancêtre de ST Microelectronics, PDG de Thomson CSF, directeur général d’Atmel et dernièrement président de Chronix Europe, petite entreprise sans salarié qui se contente de vendre quelques produits d’électronique.

C’est un pur militant du Medef qui accède à la présidence de la CCI.

C’est aussi un grand défenseur de l’autoroute A 51 et de la rocade nord. En octobre 2010 il invitait les adhérents du Medef à écrire à Borloo pour protester contre l’abandon de l’A51. Pour la rocade nord il diffusait un communiqué tout en finesse. « Dans le dossier « Rocade nord », les dernières déclarations de nos responsables politiques locaux sont plus empreints d’atermoiements, voire de renoncements, que marqués par une vraie volonté politique et un sens de l’avenir. Si ce projet devait être définitivement abandonné ce serait dramatique pour notre territoire. Nous pourrions alors effectivement « penser autrement » le développement de la région grenobloise, une expression politiquement très correcte pour caractériser, de fait, le déclin, la perte d’attractivité et les millions d’heures perdues dans les bouchons. Une bonne nouvelle cependant ; l’Etat a annoncé qu’il financera d’ici 2014 à hauteur de 20 millions d’euros une première tranche de travaux pour la mise à deux fois trois voies de l’autoroute A480 dans la traversée de Grenoble. »

Comme le dossier rocade est de plus en plus enterré, le Conseil général de l’Isère ayant enfin arrêté son financement, il ne nous reste plus qu’à surveiller le nouveau président de la CCI qui va organiser le déclin qu’il a prévu pour l’économie grenobloise.

De notre coté nous agirons pour aider à l’émergence d’un autre mode de développement plus écologique et solidaire que celui du Medef et de la CCI, et sans élargissement de l’A480 !

Un homme en or

Publié le 14 janvier 2011

Fondateur de « Poweo » et autres pompes à finances comme Selftrade (courtage en ligne) ou Audacia (apports de fonds propres aux entreprises), Charles Beigbeder est un homme qui fait des affaires. Candidat malheureux à la présidence du MEDEF en 2005, il prônait une réforme du code du travail pour déréglementer les embauches et faciliter les licenciements. Fait chevalier de la légion d’honneur par N. Sarkozy, ce dernier vient de désigner notre homme d’affaires président du Groupement d’Intérêt Public (GIP) chargé de promouvoir la candidature de Annecy aux JO 2018. C’est dire quelle idée du sport on se fait au plus haut niveau de l’Etat. Cette nomination n’a toutefois pas eu l’heur de plaire au Président du Conseil Régional qui est partie prenante de ce GIP. Et J.J Queyranne n’a pas mâché ses mots en déclarant : « on est a côté de la plaque, pourquoi ne pas faire appel à un animateur TV tant qu’on y est », cette décision, a-t-il ajouté, a été prise « en dehors de toute concertation avec les partenaires ». Mais néanmoins il continue de faire payer la Région pour la candidature d’Annecy.

On aurait tant aimé que dans le dossier Mounier, J.J Queyranne s’appliquât à lui-même ce qu’il vient à juste titre de reprocher à d’autres. Cette réaction l’aidera-t-elle à tirer les enseignements nécessaires et à revoir sa copie ?

Alors, Monsieur le Président du Conseil Régional, réunissez le Recteur d’académie et le maire de Grenoble. Rappelez au premier que les locaux du lycée Mounier que vous vous engagez à reconstruire relèvent de la responsabilité du Conseil régional, quant aux postes d’enseignants, ils devront être mis, non pas ailleurs, mais en face des élèves à la rentrée 2011 sur le site actuel. Indiquez au second qu’il arrête enfin de louvoyer et appuie votre démarche. Annoncez cela et la fin de cet horrible embrouillamini qui n’a que trop duré, pour les Mounier et les Grenoblois et l’on vous décernera la médaille d’or de la démocratie.

Des coups bas dans la majorité municipale

Publié le 7 janvier 2011

Décidément cette majorité hétéroclite marche bien mal. Lors de la discussion budgétaire le 20 décembre au Conseil municipal, l’adjoint aux finances (PS) a taclé son adjoint de droite, adjoint à l’Europe, en regrettant que Grenoble n’ait pas de subventions européennes, ce qui est tout à fait exact. Il faut rappeler que cet adjoint à l’Europe, B. Betto s’est rallié à la liste menée par M. Destot pendant la campagne électorale municipale de 2008, il avait d’abord négocié sans succès une bonne place sur la liste UMP et comme M. Destot montait une liste largement ouverte à droite pour tenter d’être élu au 1er tour sans les écologistes, il a accueilli à bras ouvert B. Betto en lui promettant un poste d’adjoint où il n’aurait rien à faire. Donc il est malvenu au 1er adjoint au maire de demander maintenant à l’adjoint à l’Europe de mouiller la chemise. En ne faisant rien ce dernier remplit le mandat donné par le maire et touche l’indemnité d’adjoint (de 2400 € par mois, revalorisée de 25 % dès le 1er conseil de la nouvelle majorité).

Rappelons que B. Betto a été 12 ans (1983-1995) un adjoint important du maire corrompu qu’il a fidèlement défendu jusqu’au bout sans jamais le critiquer. Entre 1995 et 2008 il était dans l’opposition municipale et attaquait durement la majorité de gauche et écologiste. Maintenant il fait partie de la majorité municipale “ droite-gauche” et préside un groupe de 2 personnes.

Au débit de la majorité : le débat

Publié le 7 janvier 2011

L’année 2011 commence comme a fini la précédente, c’est à dire sans surprise pour la démocratie locale. La ville avait décidé le principe de la démolition de logements à la Villeneuve. Chacun sait, et les habitants les premiers, que le quartier fait depuis plusieurs années l’objet d’un projet de renouvellement urbain sous la houlette de l’urbaniste Y. Lion. Mais pour l’heure aucun calendrier précis n’a été défini, pas même les étapes des travaux à engager. La démolition de 68 des 150 logements du 50 Galerie de l’Arlequin est prévue nous dit-on en 2013. Mais dès 2011, la ville de Grenoble et Actis (le bailleur social) « accompagneront le relogement des 60 locataires concernés ». Ainsi donc, quelqu’un, quelque part en mairie a décidé, sans qu’aucune délibération, n’ait été soumise en Conseil Municipal, d’engager les opérations. L’opportunité de démolir ou non des logements sociaux mériterait évidemment un débat, mais la question ici est la manière de procéder. Cette municipalité droite-gauche administre une fois encore la preuve de son incapacité à faire vivre la démocratie même en interne avec les élus.

Le tour de France : voilà l’essentiel des vœux du maire de Grenoble pour 2011 !

Publié le 7 janvier 2011

A coté des vœux et souhaits classiques, M. Destot précise dans son communiqué de début d’année : “ l’année 2011 sera notamment marquée par le passage du tour de France à Grenoble avec une grande étape de contre-la-montre qui pourrait s’avérer stratégique la veille de l’arrivée sur les Champs-Elysées. ”

Décidément le maire se dope aux évènements médiatiques qui vont faire parler de Grenoble ; il adore aussi recevoir des prix même s’il oublie vite qui a été le véritable promoteur de l’action qui a été primée (notamment tout ce qui tourne autour du quartier de Bonne).

Nous sommes pour que la mairie aide des activités festives douces, conviviales et de proximité, dont le coût soit modéré et non des dépenses inconsidérées qui obligent ensuite à augmenter les impôts (jeux de neige pour la préparation des JO, tour de France…), en cette période difficile il y a mieux à faire.


ADES  - Le Rouge et le Vert
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