Le rapport 2015 de l’Observatoire national de la politique de la ville a été publié le 3 mai 2016. Il traite de très nombreux aspects de la politique de la ville et apporte des chiffres sur l’effet des ZSP (zones de sécurité prioritaires) qui font douter de leur efficacité. Tant que le gouvernement ne remettra pas la police de proximité en place (ce qui est tout de même la loi !!!) qui a été détruite par Sarkozy, il est à craindre que tous les efforts pour améliorer la sécurité dans les villes ne soient que des cataplasmes sur des jambes de bois !
Les ZSP, ça ne marche pas aussi bien que prévu
Conseil municipal 23 mai 18 h
A l’ordre du jour :
- débat sur le PADD (projet d’aménagement et de développement durable) qui débute la révision du PLU de Grenoble
- organisation des temps périscolaires à la prochaine rentrée de septembre 2016
- de nombreux nouveaux tarifs des bibliothèques, Muséum, Théâtre, musée Stendhal, Conservatoire…
- prolongation de 6 mois de la délégation de service public à Alpexpo pour préparer le nouveau projet.
- transformation de bureaux en 13 logements sociaux…
Et une délibération de l’opposition PS et assimilés sur le suivi des actions des initiatives citoyennes engagées par la majorité (budgets participatifs, interpellation citoyenne). Enfin du positif ! Suivant le règlement du conseil municipal, chaque opposition a le droit de proposer une fois par an une délibération au conseil.
Promouvoir les actions d’éducation à la citoyenneté au niveau local
L’association ATLLAS (Association tisser les liens d’amitiés solidaires) propose une rencontre interactive avec Monsieur Philippe Meirieu Professeur émérite en sciences de l’éducation avec la participation de Mesdames Emmanuèle Buffin (Professeure d’école retraitée) et Dominique Janin-Duc psychologue, psychanalyste. Avec le soutien de RECit 38 (Réseau des écoles de citoyens).
Mercredi 25 mai de 18 h à 21 h 30 : « 3 heures autour de l’éducation à la citoyenneté », à l’École supérieure du professorat et de l’éducation, ex IUFM, 30 avenue Marcellin Berthelot (tram A, arrêt MC2).
« À l’heure où des « enfants de la République » ont commis ces massacres insensés qui ont bouleversé la société, l’école est interpellée et les responsabilités de tous les éducateurs sont évoquées : que s’est-il passé pour que ces jeunes gens qui ont fréquenté nos établissements scolaires, les centres de loisirs, les clubs de sport, rejettent de façon aussi radicale les valeurs de la société où ils ont grandi ?
Exclusif : interview de Vincent Fristot adjoint à l’Urbanisme
Vincent Fristot a été conseiller municipal de 1995 à 2008, il a été président de la Compagnie de Chauffage et il a beaucoup œuvré pour en finir avec les affaires d’abus de biens sociaux des dirigeants passés de cette société (abus effectués au détriment des usagers). Suite au retour en Régie municipale du service de l’eau, il en a été le Président jusqu’en 2008. Il a de nouveau été élu en mars 2014 et a été chargé de dossiers très importants : adjoint à l’urbanisme, au logement et habitat, à la transition énergétique, Président de GEG et conseiller communautaire à la Métro.
Pour ce qui concerne l’urbanisme, on y apprend que la nouvelle majorité a rompu clairement avec les excès de l’équipe précédente, réalité parfois mal perçue par manque d’informations et de communication.
Une étude économique contre le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin
Un économiste, ancien professeur à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, et élu local en Savoie a produit une étude qui condamne clairement le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin. Bernard Reverdy a quarante années d’expérience professionnelle dans les grands projets d’infrastructure, l’aménagement du territoire et le développement économique. Il pose la bonne question que tout décideur devrait se poser avant de choisir : « Le volume annuel de marchandises susceptible de passer par la voie ferrée au Fréjus dépassera-t-il un jour la capacité de la ligne actuelle ? » Sa réponse très argumentée est clairement non ! Conclusion, poursuivons les pressions pour que ce projet s’arrête avant d’avoir coûté des fortunes d’argent public dans cet énorme gaspillage.
Voici l’introduction de cette étude :
L’état d’urgence au profit du maintien de l’ordre social
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) vigile essentiel de la défense des libertés individuelles et collectives milite pour la suppression de l’état d’urgence qui est maintenant totalement dévoyé de sa mission initiale de lutte contre le terrorisme. La LDH dans un communiqué du 16 mai demande aux députés de mettre un terme à ce régime d’exception.
Les supérettes à la conquête des grandes villes
La direction Générale des Entreprises (DGE) du ministère de l’économie édite régulièrement des études. Le 18 avril 2016, le « 4 pages n° 54 » est consacré au développement accéléré des supérettes dans les grandes villes qui fait perdre du terrain aux petites surfaces d’alimentation générale avec le risque de désertification accélérée des commerces de proximité pour certains quartiers. Ce développement n’a pas fait ralentir l’implantation des hypermarchés et des supermarchés en périphéries. Il a été permis par la loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 qui a supprimé l’autorisation préalable d’exploitation commerciale pour les créations de surfaces commerciales de moins de 1.000 m2, contre 300 m2 auparavant. La grande distribution a donc pu, plus facilement, procéder à l’ouverture de nouveaux magasins d’une surface totale supérieure à 300 m2 (mais inférieure à 1.000 m2).
Budget participatif, toujours autant de succès
L’appel à projets pour accéder à un financement dans le cadre du budget participatif 2016 a été un vrai succès avec 153 projets déposés avant le 7 mai. Ce qui est équivalent à ce qui s’est passé en 2015 (164 projets).
Les projets sont répartis en 12 thématiques : aménagement de l’espace public (48), nature en ville (26), mobilités (13), sport (12), solidarité (11), culture (10), numérique (9), intergénérationnel (8), enfance jeunesse (5), patrimoine (5), économie (3), loisirs détente (3).
Maintenant, les services de la ville vont vérifier que ces propositions répondent aux critères imposés par le règlement :
Budgets des cultures : gardons le sens de la mesure !
Rappelons d’abord une réalité trop souvent méconnue : en France le budget du Ministère de la Culture est concentré à 70% sur les grandes institutions parisiennes. Dès lors en province l’essentiel de l’effort culturel pour soutenir ce secteur repose sur les collectivités locales… à qui l’Etat a décidé de faire supporter l’essentiel de la cure d’austérité imposée pour respecter les plafonds d’endettement européens ! Voilà la première cause des difficultés du secteur culturel, par ailleurs miné par un recours abusif à la précarité de l’emploi.
Drôle de débat qui s’instaure sur les financements des activités culturelles par la ville de Grenoble. On comprend bien que chaque acteur subventionné défende son niveau de subvention ou voudrait l’augmenter, mais dès que la ville s’interroge sur le niveau de financement qu’elle peut allouer à telle ou telle activité et quelle propose une diminution d’une subvention, des réactions passionnelles crient à la remise en cause des activités culturelles, comme s’il était interdit de s’interroger sur la manière dont est utilisé l’argent public. Rappelons simplement que la Constitution impose que les citoyens puissent contrôler l’utilisation de l’argent public et qu’ils ont le devoir de critiquer les mauvaises gestions. Aucun gestionnaire d’argent public n’est en droit d’exiger de recevoir pour l’avenir la même subvention ! La démocratie impose que l’utilisation de l’argent public se discute et qu’il n’y ait pas de situation acquise pour l’éternité. C’est aussi pour cela que la nouvelle majorité a décidé de mettre en place des comités d’avis pluralistes (mêlant élus, personnes qualifiées et citoyens tirés au sort) statuant sur les subventions aux associations et structures culturelles, en rompant ainsi avec la politique du « fait du prince » antérieure et en veillant à la pluralité et au renouvellement des bénéficiaires.
Pour une eau pure dans toute la métropole
La contamination de l’eau de Vif démontre que les conditions pour conserver une eau potable est un combat de tous les instants et exige que les champs de captage soient protégés de toutes les pollutions. Ceci impose que le périmètre de protection soit suffisamment large et que les règles d’interdiction d’implantations d’activités pouvant mettre en danger la qualité de l’eau soient strictes et régulièrement réévaluées.
Nous avons dans la Métropole une chance inouïe grâce à des champs de captage bien protégés et bien gérés à Rochefort (nappe du Drac) et Pré-Grivel (nappe de la Romanche). L’eau qui est pompée dans ces champs provient de l’eau de rivières qui transite longuement à travers du sable qui opère une filtration efficace. C’est l’inverse des eaux prélevées en montagne (exemple le Vercors où la fonction filtration n’existe pas). La capacité de production de Rochefort et Pré-Grivel, excède très largement les besoins de toute l’agglomération et même de la région urbaine…
Les champs de captages de Rochefort sont ceux qui ont le périmètre de protection le plus vaste d’Europe, et sa défense exige une vigilance de tous les instants et les personnels de la SPL Eau de Grenoble Alpes organisent cette défense avec une grande compétence et un sens du service public qu’il faut souligner.
Etude d’une zone surexposée à la pollution atmosphérique à Grenoble
Air Rhône-Alpes a mené une étude sur une zone urbaine surexposée à la pollution atmosphérique. Cette zone est située dans le quartier des Eaux Claires située le long de l’A480, du boulevard Joseph Vallier et le long de l’avenue Rhin et Danube. Cette étude rendue le 31 mars 2016 restitue l’ensemble des travaux engagés, en présentant des résultats de mesures (air et bruit) et de modélisation et propose des actions visant à limiter l’exposition des personnes. C’est une première approche qui devrait être complétée et suivie par d’autres études pour construire un outil au service de la remédiation des zones en surexposition.
Le mieux serait de diminuer la pollution à la source c’est à dire diminuer le trafic automobile sur l’A480 et donc arrêter le projet décidé par le gouvernement de faire réaliser sous concession par AREA, l’élargissement à 2 fois 3 voies de l’A480 au gabarit autoroutier.
Les personnels de ST cherchent un bon PDG sur « le Bon Coin » !
En janvier 2016, la direction de la multinationale ST Microelectronics a décidé de se retirer du marché des décodeurs numériques ce qui conduit à la suppression de 1400 emplois, dont 430 en France, principalement à Grenoble. Les syndicats mobilisent les personnels en demandant à l’Etat (actionnaire) notamment le remplacement de la direction actuelle qui mène une politique selon eux contraire à l’intérêt de l’entreprise et de ses salariés. Pour animer cette revendication, le syndicat CGT de ST Grenoble a mis le 26 avril une annonce sur « le Bon Coin » pour chercher un PDG qui porte vraiment les valeurs de l’entreprise. »
Lire ici.
Le syndicat vient d’écrire aux élus pour leur faire part des inquiétudes des salariés et de leurs propositions pour un changement profond de stratégie industrielle.
La pollution atmosphérique dans les grandes villes, étude de l’OMS
Le 12 mai l’OMS a rendu compte d’une étude menée sur les niveaux de pollution atmosphérique dans 3000 grandes villes du monde de plus de 50 000 habitants. Comme on peut s’y attendre, ce sont les villes dans pays à faible revenus qui sont le plus touchées, 98 % ne respectent pas les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air, ce nombre diminue à 56 % pour les pays à revenus élevés.
L’OMS rappelle que « la diminution de la qualité de l’air en milieu urbain augmente pour les habitants le risque d’accident vasculaire cérébral, de cardiopathie, de cancer du poumon et de maladies respiratoires aiguës, notamment d’asthme. La pollution atmosphérique est une cause majeure de morbidité et de mortalité… Pendant l’Assemblée mondiale de la Santé, du 23 au 28 mai 2016, les États Membres débattront d’une feuille de route pour une action mondiale renforcée face aux effets néfastes de la pollution de l’air sur la santé.
Agenda : » L’énergie un bien commun ? «
Le Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Écologistes, organise avec les élus de la majorité grenobloise et du groupe Rassemblement Citoyen Solidaire Écologiste à la métropole, une réunion publique sur le thème :
L’énergie un bien commun ? Pour un pôle public de l’énergie métropolitain.
Le mardi 10 mai 2016 à 20 h à la Maison des Associations de Grenoble (rue Berthe de Boissieux).
A VIF, la gestion de l’épisode de contamination de l’eau potable est très critiquée
Le 28 avril a eu lieu une importante réunion publique à Vif sur la pollution sévère de l’eau qui a entrainé une large épidémie de gastro-entérite dans la population. Une très nombreuse assistance a pu participer à cette réunion dans laquelle l’exécutif de la Métropole (autorité organisatrice du service public de l’eau potable depuis le 1er janvier 2015) a présenté ses excuses.
Une citoyenne de Vif (Karine Maurinaux) a présenté un important travail d’investigation sur ce qui s’est passé et qui, démontre les multiples failles qui ont engendré cet important incident.
Elle avance les faits suivants :
Il y a des quartiers sans commerce à Grenoble !
L’INSEE donne des statistiques (année 2014) sur la répartition des commerces par quartier IRIS (70 quartiers à Grenoble dont les limites ne sont pas celles des quartiers habituels). Il y a de grandes inégalités de répartition des commerces dans les quartiers. Il y a 8 quartiers qui n’ont aucun commerce alimentaire et parmi ceux-ci, il y en a 3 qui n’ont pas d’autre commerce. Ces 8 quartiers représentent 14 500 habitants. Il y a 12 quartiers représentant 28 300 habitants, essentiellement au sud des Grands Boulevard, qui n’ont qu’un seul commerce alimentaire. A contrario il y a 11 quartiers (28 500 habitants) qui ont 8 ou plus de commerce alimentaire qui sont tous situés au nord des Grands Boulevards. Le quartier le mieux équipé est celui de Saint André avec 28 commerces alimentaires. Pour les commerces non alimentaires le quartier le mieux équipé est Grenette avec 216 commerces.
Au total il y a environ 1200 commerces à Grenoble. Ce sont les magasins de vêtements les plus nombreux : 369. Ensuite il y a 118 boulangeries ;79 librairies, papeteries, journaux ; 76 épiceries ; 62 chaussures ; 53 articles de sport et de loisirs ; 53 boucheries charcuteries…

La majorité municipale s’est construite autour de propositions organisées en trois grands axes : renouveler la démocratie locale, une ville à taille humaine et un bouclier social et écologique.
C’est après la canicule de 2003 qui avait vu 15 000 décès de personnes âgées qu’a été voté la loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Au départ c’est le lundi de Pentecôte qui était réservé pour être travaillé sans rémunération sous la dénomination de la « journée de solidarité »