Lors du Congrès d’octobre de « Villes de France », Randstad a présenté son baromètre des ressources humaines. Pour ce baromètre, la baisse des dotations va influencer fortement les politiques menées par les collectivités en direction de leurs personnels. Les effectifs territoriaux vont subir un coup de frein. Cette étude estime qu’un nombre non négligeable de communes seront obligées de réduire leurs effectifs en 2015. Evidemment les mêmes causes produisant les mêmes effets, pour 2016 ce sera encore pire. La baisse des dotations est tellement brutale qu’il n’y a pas que l’investissement qui va diminuer fortement (avec des conséquences négatives sur l’emploi local), les économies forcées entraineront des diminutions des effectifs dans les collectivités. Ceci aura de fortes conséquences sur la consommation des ménages, les associations de commerçants devraient s’en inquiéter fortement.
L’impact de la baisse des dotations de l’État sur l’emploi local
Agenda
Samedi 24 octobre, manifestation à la mémoire de Rémi Fraisse mort le 26 octobre 2014 à Sivens d’un tir de grenade. La manifestation partira à 14h du Jardin de ville à Grenoble et sera suivie d’une projection du film « La résistance respire » sur la lutte contre le barrage de Sivens.
Les dégâts collatéraux des campagnes électorales

© ville de Grenoble
Pourquoi donc de telles attitudes de la part des oppositions lors du Conseil municipal du 19 octobre ? Une question orale très (trop) longue de R. Cazenave (droite) uniquement axée sur l’insécurité à Grenoble : s’il avait voulu attirer l’attention du maire sur cette question, deux minutes suffisaient amplement. Mais la campagne électorale des régionales est ouverte et la droite entend chasser sur les terres du Front National qui est leur concurrent le plus direct. Coté PS et alliés, ils avaient décidé de trouver le bon prétexte pour partir du Conseil vers la moitié de la séance, sachant que cela ferait le buzz, c’est toujours ça de pris pour démarrer une campagne électorale (J. Safar est le directeur de la campagne du PS pour les régionales). Donc rien de plus simple que de déclarer que les oppositions ne sont pas respectées pour s’échapper du Conseil municipal.
Les finances du SMTC, du mieux, mais toujours fragiles
Le 15 octobre, le conseil syndical du SMTC a adopté le protocole d’accord avec la Métro et le Conseil départemental traitant de leurs participations au SMTC. Les statuts du SMTC imposaient que la Métro et le département participent à égalité à son financement. Fin 2014, la majorité (PS-PC) du Conseil général décide de ne plus financer à hauteur de 36 M€ le SMTC mais seulement à 25 M€ et avec une diminution régulière jusqu’à 15 M€ en 2018 et 10 M€ en 2019. C’était l’asphyxie à court terme du SMTC. Le Président du SMTC, Yann Mongaburu a alors proposé au département de réexaminer la dette du SMTC, qui devrait être portée à part égale par la Métro et le Département en cas de disparition du SMTC.
Politique politicienne
– L’ex-UMP (Les Républicains) ne recule devant aucune manœuvre politicienne. Pour faire signer la pétition à propos de la sécurité, LR utilise le logo de la ville de Grenoble, ce qui est tout à fait irrégulier. Ils espèrent ainsi donner un cachet officiel à leur pétition. Souhaitons que la ville leur rappelle le droit, car à Grenoble nous sommes encore dans un état de droit. « Les Républicains » qui sont prêts à n’importe quelle magouille, ne sont pas des républicains, ne nous laissons pas abuser.
Baisse des dotations de l’Etat adoptée sans gloire à l’Assemblée nationale
La publication « mairie-info » rend compte du vote vendredi 16 octobre, en première lecture, par les députés de l’article sur la baisse de la dotation aux collectivités de 3,7 milliards d’euros pour 2016. Ce fut un grand moment de démocratie au Palais Bourbon puisque le gouvernement – en grande difficulté – a dû recourir à un artifice pour faire passer cet article qui organise la faillite des collectivités locales et revient en définitive sur les lois de décentralisation de 1982 en niant l’autonomie financière des collectivités locales. Comme quoi une pression vigoureuse sur les parlementaires pourrait faire évoluer le projet de loi.
Mission d’information et d’évaluation sur les frais de déplacements des élus
Lors du Conseil municipal du 19 octobre, le rapport de la MIE (Mission d’Information et d’Evaluation) sur les frais de missions des élus durant le dernier mandat (2008 à 2014) et le début du mandat actuel a été présenté. « Cette M.I.E. fait en effet suite à la révélation d’un dysfonctionnement majeur dans le remboursement de notes de frais à un conseiller municipal du mandat municipal 2008-2014 ».
L’ancien adjoint au maire, président de la Mission locale et qui présidait le groupe PS et alliés lors du dernier mandat, s’était permis de se faire rembourser plusieurs fois ses frais de déplacements.
Changement de « gouvernance » à la CCIAG
Depuis de longues années nous protestions contre le fait que les directeurs généraux des Société d’économie mixte locales CCIAG et GEG étaient des salariés de l’actionnaire privé, ce qui déséquilibrait profondément la gestion de ces sociétés en donnant le pouvoir réel aux actionnaires privés.
A GEG, le nouveau président, Vincent Fristot, a imposé le mois dernier qu’une nouvelle directrice générale soit enfin embauchée et salariée par la SEM et non par l’actionnaire privé.
De même le Président de la CCIAG, Hakim Sabri, a obtenu le départ, le 21 octobre, du directeur général qui était salarié de Dalkia et non de la SEM. En attendant l’embauche d’un nouveau directeur général par la SEM, c’est le Président qui deviendra mandataire social aidé par un simple directeur mis à disposition de Dalkia jusqu’à la fin de la convention qui imposait que Dalkia mette un directeur à la disposition de la CCIAG.
Cela signe enfin, la reprise effective du pouvoir par l’actionnaire majoritaire à la CCIAG.
Une très petite nouveauté pour les impôts locaux
L’Assemblée nationale a voté le 14 octobre un très léger allègement des impôts locaux en 2016 pour les ménages les plus modestes. Que soit pour la Taxe Foncière et surtout pour la Taxe d’Habitation, il y a des plafonds et des seuils de revenus qui conditionnent des exonérations et des abattements. Comme il y a eu de légères augmentations du revenu fiscal de référence des ménages ces dernières années, un certain nombre de ménages n’auraient plus eu droit à ces exonérations ou abattements.
ST Microelectronics entre Maxi-licenciements et Giga-dividendes
Lors de la session du Conseil Région Rhône-Alpes du 15 octobre, dernière session du mandat, les élus EELV, PG et Ensemble ont défendu un vœu de soutien aux salariés de ST Microelectronics menacés par un plan social et dénoncer l’absence dramatique de stratégie industrielle pour nos territoires. Alors que ST prépare des licenciements massifs, elle verse des dividendes excessivement élevés à ses actionnaires, y compris en cas de résultats négatifs ! Priorité au capital, le social dans le wagon de queue !
Pierre Mériaux, élu régional a défendu ce vœu en expliquant :
2015, l’année la plus chaude !
Le changement climatique s’accélère. Les températures de la planète Terre mesurées en août confirment que 2015 est en route pour battre le record de chaleur annuel. La combinaison du réchauffement climatique et du phénomène « El Niño » aurait pour conséquence que les années 2015 et 2016 seraient les années les plus chaudes (en moyenne sur l’ensemble de la planète) depuis qu’il existe des mesures de températures.
Le Monde et l’AFP ont communiqué le 14 septembre :
Classification des installations nucléaires de base
Le 29 septembre l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pris la décision n° 2015-DC-0523 établissant une classification des installations nucléaires de base au regard des risques et inconvénients qu’elles présentent pour les intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 du code de l’environnement. Cet article du code de l’environnement traite de la sécurité nucléaire qui comprend : la sureté nucléaire, la radioprotection, la prévention et la lutte contre les actes de malveillance ainsi que les actions de sécurité civile en cas d’accident.
La décision de l’ASN précise : « les installations figurant dans la liste prévue à l’article 5 du décret du 2 novembre 2007… sont classées en 3 catégories, numérotées de 1 à 3 par ordre décroissant d’importance des risques et inconvénients qu’elles présentent pour les intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 du code de l’environnement »
Agenda
Manifestation le 17 octobre à 18 h
Comme chaque année à Grenoble, une manifestation est organisée le 17 octobre pour commémorer la funeste journée du mardi 17 octobre 1961 où une manifestation pacifique d’algériens a été réprimée très violemment et des centaines d’algériens sont morts ou disparus.
Nous manifesterons pour :
- exiger que l’État français ouvre largement les archives de la guerre d’Algérie aux historiens de toute nationalité,
- condamner toute complaisance vis-à-vis de l’OAS et des nostalgiques de l’ordre colonial, refuser les discours xénophobes, racistes, colonialistes,
- être solidaires des combats des peuples pour leurs droits,
- affirmer le droit des migrants à vivre en France dans la dignité et sans subir de discriminations,
- être solidaires des combats des peuples pour leurs droits.
Rassemblement à 18h Place Edmond Arnaud puis cortège jusqu’à la passerelle Saint Laurent où des fleurs seront jetées dans l’Isère en hommage aux victimes du 17 octobre 1961.
La composition du conseil de la Métropole devrait être revue
Suite au décès du maire de Miribel-Lanchâtre, une élection municipale partielle a eu lieu le 11 octobre permettant de compléter le conseil municipal afin de pouvoir élire un nouveau maire. Cette élection partielle dans une commune de la Métro devrait impliquer dans les deux mois un important changement dans la composition du Conseil de la Métropole. En effet, la composition actuelle n’est pas conforme à la loi du 9 mars 2015 qui a fait suite à la décision du Conseil Constitutionnel du 20 juin 2014, qui imposait que la composition des intercommunalités devait se rapprocher de la proportionnelle du nombre d’habitants des communes et que les écarts ne devaient pas dépasser les 20% par rapport à la proportionnelle intégrale. Or depuis cette décision, la loi de mars 2015 impose aux métropoles d’avoir une composition respectant strictement la proportionnelle (voir article L 5211-6-1 du CGCT). Le préfet de l’Isère devrait donc prendre un nouvel arrêté réformant la composition du conseil de la métropole. Lire le reste de cet article »
Politique politicienne

Subitement voilà que se forme l’union sacrée de tous les opposants à une nouvelle politique des déplacements dans la ville, sur le thème : il n’y a pas de concertation. Celle-ci regroupe la Chambre de Commerce de d’Industrie de Grenoble, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de l’Isère et l’Association des unions commerciales « Label Ville » rejointes par Matthieu Chamussy, Jêrome Safar et Richard Cazenave. Le projet d’autoroute à vélo est pris comme bouc émissaire. Contrairement à ce qu’ils affirment, les projets ont été co-construits ; voir la délibération du 19 décembre 2014 de la Métro :
La crise des commerces en centre-ville
Dans un communiqué du 9 octobre 2015, la Chambre de Commerce de d’Industrie de Grenoble, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de l’Isère et l’Association des unions commerciales « Label Ville » expliquent pourquoi elles claquent la porte des Assises de Grenoble, en faisant porter la responsabilité de tous leurs maux à la ville. Ils partent de constats pourtant évidents dont la responsabilité n’incombe pas à la ville : baisse de la fréquentation à Grenoble, poursuite de la baisse du chiffre d’affaires global des commerçants, augmentation du nombre de friches commerciales. En fait ils s’élèvent contre la politique en faveur du vélo (notamment l’autoroute à vélo sur Agutte-Sembat) ou du stationnement en cas de pic de pollution. On retrouve les mêmes critiques des commerçants contre la piétonisation des rues de l’hyper-centre, il y a longtemps. Aucune étude sérieuse ne démontre que la diminution de la circulation automobile entraine une baisse de l’activité commerciale, par contre c’est plutôt bon pour la santé. Lire le reste de cet article »
La ville durable creuserait les inégalités hommes-femmes !
Le Conseil de développement de la Métro (C2D) s’était auto-saisi en 2013 sur les questions de genre et d’engagement démocratique. En septembre 2013, une projection-débat a été organisée avec une intervention d’Yves Raibaud, membre du Conseil de développement durable de la Communauté urbaine de Bordeaux, en charge du groupe de travail « Genre et ville » et maître de conférence à l’Université Michel de Montaigne de Bordeaux. En juin 2014, le C2D a produit des recommandations pour la Métro :

L’association « Un toit pour tous » rappelle dans un communiqué du 6 octobre qu’il faut « UN TOIT POUR TOUS : pour les réfugiés et pour les sans-abri »
Pour suivre l’évolution du projet, suivez
Décidément, le passage en ville apaisée par la prochaine diminution des vitesses à 30 km/h, n’apaise ni les commerçants, ni la direction de la Poste… Le syndicat Sud PTT, dans un appel à la grève des facteurs pour le 8 octobre, indiquait que :