Suite au décès du maire de Miribel-Lanchâtre, une élection municipale partielle a eu lieu le 11 octobre permettant de compléter le conseil municipal afin de pouvoir élire un nouveau maire. Cette élection partielle dans une commune de la Métro devrait impliquer dans les deux mois un important changement dans la composition du Conseil de la Métropole. En effet, la composition actuelle n’est pas conforme à la loi du 9 mars 2015 qui a fait suite à la décision du Conseil Constitutionnel du 20 juin 2014, qui imposait que la composition des intercommunalités devait se rapprocher de la proportionnelle du nombre d’habitants des communes et que les écarts ne devaient pas dépasser les 20% par rapport à la proportionnelle intégrale. Or depuis cette décision, la loi de mars 2015 impose aux métropoles d’avoir une composition respectant strictement la proportionnelle (voir article L 5211-6-1 du CGCT). Le préfet de l’Isère devrait donc prendre un nouvel arrêté réformant la composition du conseil de la métropole. Lire le reste de cet article »
La composition du conseil de la Métropole devrait être revue
Politique politicienne

Subitement voilà que se forme l’union sacrée de tous les opposants à une nouvelle politique des déplacements dans la ville, sur le thème : il n’y a pas de concertation. Celle-ci regroupe la Chambre de Commerce de d’Industrie de Grenoble, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de l’Isère et l’Association des unions commerciales « Label Ville » rejointes par Matthieu Chamussy, Jêrome Safar et Richard Cazenave. Le projet d’autoroute à vélo est pris comme bouc émissaire. Contrairement à ce qu’ils affirment, les projets ont été co-construits ; voir la délibération du 19 décembre 2014 de la Métro :
La crise des commerces en centre-ville
Dans un communiqué du 9 octobre 2015, la Chambre de Commerce de d’Industrie de Grenoble, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de l’Isère et l’Association des unions commerciales « Label Ville » expliquent pourquoi elles claquent la porte des Assises de Grenoble, en faisant porter la responsabilité de tous leurs maux à la ville. Ils partent de constats pourtant évidents dont la responsabilité n’incombe pas à la ville : baisse de la fréquentation à Grenoble, poursuite de la baisse du chiffre d’affaires global des commerçants, augmentation du nombre de friches commerciales. En fait ils s’élèvent contre la politique en faveur du vélo (notamment l’autoroute à vélo sur Agutte-Sembat) ou du stationnement en cas de pic de pollution. On retrouve les mêmes critiques des commerçants contre la piétonisation des rues de l’hyper-centre, il y a longtemps. Aucune étude sérieuse ne démontre que la diminution de la circulation automobile entraine une baisse de l’activité commerciale, par contre c’est plutôt bon pour la santé. Lire le reste de cet article »
La ville durable creuserait les inégalités hommes-femmes !
Le Conseil de développement de la Métro (C2D) s’était auto-saisi en 2013 sur les questions de genre et d’engagement démocratique. En septembre 2013, une projection-débat a été organisée avec une intervention d’Yves Raibaud, membre du Conseil de développement durable de la Communauté urbaine de Bordeaux, en charge du groupe de travail « Genre et ville » et maître de conférence à l’Université Michel de Montaigne de Bordeaux. En juin 2014, le C2D a produit des recommandations pour la Métro :
Les multiples dégâts du projet de loi de finances 2016
Fin septembre, le gouvernement a rendu public son projet de loi de finances pour 2016 (PLF2016) avec des motivations fausses comme celle du ministre des finances qui ose déclarer : « compte tenu du dynamisme des assiettes, les ressources des collectivités locales continuent à progresser », ce qui est un gros mensonge, comme le prouve la situation grenobloise, qui voit ses recettes diminuer très fortement. La Cour des comptes vient de rendre un rapport sur les finances locales. La commission d’enquête parlementaire visant à « évaluer les conséquences de la baisse des dotations de l’Etat aux communes et aux EPCI sur l’investissement public et les services publics de proximité » poursuit ses auditions. Les associations d’élus des collectivités territoriales ont réagi dans un communiqué :
Le site « Service-public », rénové
Le site (https://www.service-public.fr/) a été profondément remanié, il propose actuellement 3.300 fiches d’information « droits et démarches », 1.720 formulaires administratifs et 207 lettres types ainsi qu’un annuaire référençant plus de 70.000 guichets de services (physiques ou numériques) ou encore un fil d’actualité lié au service public. Des liens vers les 115 démarches en ligne proposées sur mon.service-public.fr ont été créés. Afin de proposer une expérience usager simplifiée et personnalisée, les fiches « droits et démarches » ont été retravaillées. Leur contenu a été redécoupé, réécrit et est désormais accessible via des onglets et des boutons thématiques.
Une répression insuffisante des infractions à la probité
En ces moments où de nombreuses affaires, à Grenoble et ailleurs, montrent que certains élus oublient le principe élémentaire de probité, c’est l’occasion de lire le rapport 2015 du Président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), au Président de la République intitulé « Renouer la confiance publique ». Il pointe notamment le recours insuffisant à l’article 40 du code de procédure pénale : « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ». Et la répression insuffisante des infractions à la probité. Voici quelques extraits de ce rapport : Lire le reste de cet article »
Journée d’initiation aux logiciels libres et données ouvertes
Ce samedi 10 octobre 2015, GreLibre organise à l’Hôtel de ville de Grenoble la 2ème « Journée d’initiation aux logiciels libres et données ouvertes ». De 10h à 18h, stands, ateliers et conférences pour découvrir l’univers du libre, sa philosophie et ses applications.
Pour tous renseignements cliquez ici.
Venez nombreux !
La baisse des dotations de l’Etat va se poursuivre
Le projet de loi de finances pour l’année 2016 a été présenté le 30 septembre par le gouvernement et la baisse de 3,67 milliards de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) est maintenue. Ce qui représente une diminution des recettes pour Grenoble de plus de 5,6 M€ par rapport à la DGF de 2015. L’étranglement se poursuit. Il est urgent d’intervenir auprès des parlementaires pour qu’ils ne votent pas cette loi en l’état car les conséquences sur le service public local seront très négatives. La loi de Finances réforme la DGF, il est encore trop, tôt pour en connaître les conséquences pour le budget grenoblois. Mais il y a de quoi s’inquiéter car les communes qui ont une forte pression fiscale pourraient être désavantagées par rapport à celles qui prélèvent peu d’impôts ; or Grenoble est championne dans la pression fiscale. On devrait vite connaître l’ampleur des dégâts qui attend notre ville.
Politique politicienne
– Les militants pro-Juppé n’ont pas trouvé d’autre lieu de réunion qu’une salle de travail de la mairie et en y invitant la presse (voir la photo dans le DL du 6 octobre). Il ne semble pas très républicain d’utiliser des salles de travail de la mairie pour des réunions politiques qui n’ont rien à voir avec le travail municipal. La mairie n’a pas à se transformer en maison des associations.
– Matthieu Chamussy a des solutions pour tous les problèmes : pour résoudre les questions d’utilisation du stade des Alpes entre le rugby et le foot, qui ont parfois des difficultés à s’entendre, le conseiller municipal de droite propose de relancer l’opération d’extension du stade Lesdiguières. Comme cela chacun des clubs aura son stade. Mais il ne précise pas qui va payer et avec quel argent ? Avec lui l’intendance suivra et on rasera gratis demain.
Expérimentation du « certificat qualité de l’air »
Le gouvernement a décidé que les agglomérations de Grenoble et de Strasbourg expérimenteront les « certificats de qualité de l’air » qui vont classer les automobiles en fonction de leurs niveaux de pollution, par l’apposition d’une pastille sur le pare-brise. Il y aura 7 pastilles différentes, ce qui permettra d’agir de manière plus efficace contre les épisodes de pollution en incitant les propriétaires de véhicules particulièrement polluant de basculer sur d’autres modes de transports, avec d’éventuelles aides. Ce dispositif est piloté par le Préfet et le SMTC.
Voici ce que précise le ministère de l’écologie :
Concertation préalable sur le projet de « MÉTROCÂBLE »

Transport en commun par câble à Bolzano
La Métro a le projet de réaliser une liaison par câble (téléphérique) entre Fontaine-Sassenage et Saint Martin le Vinoux en passant par le polygone scientifique. Pour enrichir et améliorer le projet, la Métro organise du 5 octobre au 13 novembre 2015, une concertation ouverte à tous les habitants de l’agglomération.
Il est prévu :
TROIS ATELIERS :
- GRENOBLE – Mercredi 14 octobre, de 20h à 22h Chambre des Métiers, 20 rue des Arts et Métiers.
- FONTAINE – Mardi 3 novembre, de 20h à 22h Salle Edmond Vigne, 22 rue des Alpes
- SAINT-MARTIN-LE-VINOUX – Mercredi 4 novembre, de 20h à 22h, Maison des Moaïs, 3 rue des Rosiers
Favoriser l’utilisation du vélo avec le transport collectif
Bonne nouvelle. Contrairement à ce que nous craignions la semaine dernière, l’indemnité kilométrique pour se rendre au travail en vélo est maintenue à 25 centimes du kilomètre ; par contre son versement est facultatif.
Le GART (Groupement des autorités responsables de transport), dans une étude du 16 septembre 2015, publie un état des lieux complet des actions des collectivités en faveur de l’intermodalité vélo-transports collectifs. Loin de se limiter à l’articulation entre vélos en libre-service et transports collectifs, ces actions empruntent souvent des formes très variées dans des collectivités aux profils toujours plus divers …
Aires de covoiturage, qui sont les usagers ?
L’ADEME, en collaboration avec des collectivités vient d’éditer une étude nationale sur l’utilisation des aires de covoiturage. L’enquête a été menée en partenariat avec la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère, la Communauté Urbaine de Dunkerque-Grand Littoral et les départements du Bas-Rhin, de Charente-Maritime, de Loire-Atlantique et des Pyrénées Atlantiques.
En résumé : « Alors que le covoiturage sur les longues distances connait un fort développement, le covoiturage sur de courtes distances n’a pas connu de réel démarrage en raison de freins clairement identifiés (voir rapport CERTU 2013). Lire le reste de cet article »
Pollution lumineuse
L’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne (ANPCEN) a fait un dossier sur la qualité de la nuit en France en 2015 et sur la pollution lumineuse qui en découle.
« 66 millions de personnes, 36 000 communes et tous les milieux naturels sont concernés par la pollution lumineuse. Elle a des impacts mesurables sur la biodiversité, sur le sommeil et la santé humaine, sur la consommation d’énergie, sur les dépenses publiques, sur l’observation du ciel étoilé pour tous, à proximité de chez soi.
Le bruit atteint lourdement la santé
Une étude menée par l’Observatoire Régional de Santé d’Ile de France (ORS) et Bruitparif, est la première à évaluer l’impact sanitaire du bruit sur les plus de 10 millions d’habitants de l’agglomération parisienne. Elle s’appuie sur une méthode proposée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), celle des années de vie en bonne santé perdues ou DALY (Disability-Adjusted Life-Years). Même si l’intensité du bruit est plus importante en région parisienne, les mêmes conséquences sont présentes dans notre agglomération. La lutte contre le bruit doit être une priorité des politiques publiques, il serait intéressant qu’une telle étude soit lancée dans l’agglomération.
Rénovation des relations entre pouvoirs publics et associations
Depuis la signature, le 14 février 2014, de la nouvelle charte des engagements réciproques entre l’Etat, les collectivités territoriales et les associations, ces dernières attendaient avec impatience la suite des propositions des pouvoirs publics. Le 29 septembre, le premier ministre signe une circulaire relative aux nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations. Dans un contexte de réforme des collectivités territoriales, de reconfiguration de leurs compétences et de transformation de l’action territoriale de l’État, il est indispensable de conforter le rôle des associations dans la construction de réponses originales et pertinentes aux enjeux actuels.

Décidément, le passage en ville apaisée par la prochaine diminution des vitesses à 30 km/h, n’apaise ni les commerçants, ni la direction de la Poste… Le syndicat Sud PTT, dans un appel à la grève des facteurs pour le 8 octobre, indiquait que :
Tout le monde est d’accord pour simplifier les règlementations et les normes, mais il y a diverses manières de le faire. Soit on simplifie réellement la réglementation, soit quand on est paresseux on supprime certaines obligations. C’est ce que vient de proposer A. Vallini le secrétaire d’Etat en charge de la réforme territoriale à propos de l’analyse des besoins sociaux des CCAS qui ne sera plus obligatoire tous les ans, mais tous les trois ans. Cette proposition est négative car l’obligation annuelle permet aux collectivités d’avoir un suivi pertinent de la situation sociale et de réagir rapidement si nécessaire. Les écologistes se sont battus pour que cette analyse des besoins sociaux ait lieu, elle était obligatoire mais non faite, l’imposer seulement tous les 3 ans c’est aller lentement mais sûrement vers sa disparition. Carton jaune au secrétaire d’Etat.
Le Labo de l’Économie sociale et solidaire a publié une étude intitulée : « Pour une transition énergétique citoyenne ». Il s’agit d’un « Think Tank » qui s’est donné comme objectif de faire connaître et reconnaître l’économie sociale et solidaire (ESS). Il est un lieu d’échanges, de réflexions et d’actions pour une économie respectueuse de l’Homme et de l’environnement.