Le Parlement s’apprête à voter une loi pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030.
Pour livrer les derniers équipements à l’automne 2029, la loi pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 (JOP 2030) sera adoptée lors d’un vote solennel à l’Assemblée Nationale le 13 janvier 2026.
C’est une loi spéciale qui s’affranchit du droit de l’environnement et des protections démocratiques. Demain, les députés vont voter 36 articles de la loi olympique en vue des JO d’hiver de 2030. Parmi les mesures : les équipements temporaires ne seraient pas tenus de respecter les Codes de l’urbanisme et du patrimoine pendant trois ans, les constructions permanentes seraient d’office reconnues d’intérêt général et les conditions de recours aux marchés publics seraient assouplies pour construire plus vite les infrastructures olympiques. Ce texte vise à créer une longue liste de dérogations et passe-droits sociaux et environnementaux.
Si le versement de la DGF est garanti en ce début d’année, les élus locaux devront attendre l’adoption du budget 2026 pour percevoir les dotations d’investissements sur leurs nouvelles dépenses.
Les parlementaires vont reprendre leurs discussions sur le projet de budget 2026 du gouvernement d’abord à l’Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des finances, pour une nouvelle lecture.
« En cette fin d’année 2025, la trêve des confiseurs a été une nouvelle fois mouvementée sur le plan budgétaire. Après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) et l’impossibilité d’achever l’examen du budget avant le 31 décembre, les parlementaires se sont résolus à adopter une nouvelle loi spéciale avant le passage à l’année 2026.
L’objectif, assurer provisoirement la continuité de l’État et maintenir une certaine stabilité en attendant la reprise, ce jeudi, des débats sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, en deuxième lecture. Et alors qu’un Conseil des ministres se tient aujourd’hui.
Voilà que « Les Républicains », c’est-à-dire le sénateur B. Retailleau, viennent d’annoncer « leur plein soutien » à Carignon, qui devient le candidat de la droite dure à Grenoble. Formidable démenti de tous les discours de l’ancien maire l’ouverture de sa campagne. Les masques tombent, une grande majorité de Grenobloises et de Grenoblois ne se laisseront pas berner par l’ancien maire corrompu qui a toujours été très fidèle à cette droite dure, qui se rapproche de plus en plus du RN.
La démagogie coule à flot dans cette campagne électorale avec en plus plein de contradictions dans les discours. Les candidats d’opposition promettent des lendemains qui chantent en proposant d’importantes nouvelles dépenses, sans compter, et en même temps estiment que les situations financières de la ville et de la Métro sont très mauvaises… Ce sont de vrais magiciens qui arrivent à changer le plomb en or…
Juste avant Noël, le 23 décembre 2025, le tribunal judiciaire de Grenoble donne raison aux salarié.es de Teisseire à Crolles, qui estimaient que le plan de continuation d’activité de Carlsberg qui ferait produire des sirops au Havre par un sous-traitant (Slaur-Sardet) était illégal, puisque non présenté au CSE (comité social et économique).
C’était une façon de contourner la grève des salarié.es de l’usine crolloise. Pour l’instant, la fabrication des sirops Teisseire par un sous-traitant est interdite par le tribunal judiciaire de Grenoble.
Dans leur ordonnance, les juges font droit aux requêtes déposées par le comité social et économique de Teisseire et par le syndicat CGT de l’entreprise. Les plaignants avaient dénoncé l’absence d’information du CSE avant la décision de mise en œuvre du plan de continuation d’activité prise le 20 novembre.
La société Teisseire est condamnée à verser 3000 euros au CSE et 3000 euros à la CGT. La suspension du plan de la direction – et donc l’arrêt de la fabrication des sirops au Havre – doit être effective avant le 3 janvier, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros par jour.
Un communiqué de l’Uncas (Union nationale des centres communaux d’action sociale) du 5 janvier 2026 lance un appel solennel au gouvernement, alors que le dispositif d’hébergement est saturé et structurellement insuffisant, la vague de froid actuelle provoque une crise sociale majeure dans laquelle les maires et leurs CCAS se retrouvent en première ligne.
L’Unccas appelle solennellement le gouvernement et les préfets à agir face à l’activation du plan grand froid dans 36 départements et à une vague de froid exceptionnelle, avec des températures descendues en dessous de –10°C. Alors que l’hiver n’est pas terminé, un homme est déjà mort de froid à Reims le soir de Noël.
En France, au moins 350 000 personnes sont aujourd’hui sans domicile personnel, un chiffre qui a plus que doublé en dix ans, illustrant l’aggravation continue du sans-abrisme et de la précarité résidentielle. Dans le même temps, 61 % des appels au 115 restent chaque jour, sans solution, signe d’un dispositif d’hébergement saturé et structurellement insuffisant.
Les projets de PRM portés par une multiplicité de nouveaux acteurs mettent non seulement en œuvre des technologies de réacteurs très variées mais introduisent aussi de nouveaux usages de l’énergie nucléaire, telle que la production de chaleur industrielle. L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) qui assure, au nom de l’État, le contrôle des activités nucléaires civiles en France, considère qu’il est nécessaire de définir le niveau de sûreté requis, pour pouvoir envisager une telle implantation proche des populations.
En visant en particulier le marché de la production de chaleur industrielle, le site d’implantation d’un PRM est imposé par la localisation du client à qui il va délivrer son énergie. Aussi, de nombreux projets de PRM ambitionnent de se déployer sur des sites industriels situés à proximité, voire au sein même de zones urbaines.
Pesticides près des écoles : 1,7 million d’enfants fortement exposés. Le journal Le Monde et une dizaine de scientifiques ont mis au point un baromètre pour calculer « la pression pesticides » près des écoles. Résultats : plus de 1,7 million d’écoliers français seraient fortement exposés à ces produits néfastes à leur santé.Après le domicile, les enfants passent l’essentiel de leur temps à l’école. Or, ils sont particulièrement sensibles à l’épandage de pesticides, notamment entre 3 et 6 ans. Partant de ce principe et de l’étude PestiRiv publiée le 15 septembre dernier par Santé publique France et l’Anses sur l’exposition aux pesticides des riverains de zones viticoles, le journal Le Monde et une dizaine de scientifiques ont publié ce 18 décembre une cartographie inédite d’exposition potentielle des écoles aux pesticides (pas seulement ceux utilisés dans les vignes) à l’échelle de la France entière.
Polluants éternels : deux décrets d’application de la loi PFAS parus en décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, les PFAS sont interdits dans les cosmétiques, farts pour les skis, les vêtements et chaussures, exceptés ceux de protection des militaires ou des pompiers, qui devraient donc avoir un suivi spécifique de leur état de santé. L’arsenal réglementaire prévu pour prévenir les risques d’exposition à ces substances qualifiées de « polluants éternels » s’est enrichi in extremis en toute fin d’année de deux décrets permettant d’une part, de préciser les seuils de concentration au-delà de laquelle l’interdiction s’applique et de lister les exemptions, et d’autre part, de cibler les PFAS inclus dans la liste du contrôle sanitaire de l’eau potable. Deux décrets : l’un des textes porte sur l’interdiction de certains usages (décret n° 2025-1376 du 28 décembre 2025). L’autre fournit la liste des PFAS qui doivent être recherchées dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine (décret n° 2025-1287 du 22 décembre 2025)
Circulaire interministérielle relative à l’exercice des missions de conseil juridique et de contrôle de légalité des actes des collectivités territoriales et de leurs groupements. Le contrôle de légalité est la procédure par laquelle le représentant de l’État dans la région ou le département s’assurent de la conformité aux lois et aux règlements des actes pris par les collectivités territoriales et certains de leurs établissements publics. Garantie du respect de la loi et des règlements dans l’ensemble des territoires de la République, comme de la libre administration des collectivités territoriales, cette fonction est fondamentale. Cette circulaire porte sur l’exercice de la mission de contrôle de légalité en tant que mission prioritaire des préfectures, s’accompagnant également d’une mission de conseil. Elle définit les actes relevant des priorités thématiques nationales en matière de contrôle de légalité, les modalités d’élaboration d’une stratégie locale de contrôle en lien avec l’exercice de la mission de conseil et, enfin, l’animation et le suivi de la politique du contrôle de légalité.
Le Rouge et le Vert suspend sa parution jusqu’au 9 janvier 2026. Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.
Si vous souhaitez nous aider c’est possible en faisant un don (défiscalisé) à l’association de financement de l’ADES, avant le 31 décembre 2025. Soit par chèque à l’ordre de AFADES à envoyer à ADES 12, rue Voltaire 38000 Grenoble ; soit par virement : envoyer un courriel à contact@ades-grenoble.org pour recevoir un relevé d’identité bancaire (RIB).
Une découverte rarissime à Grenoble : des archéologues de l’ Inrap ont mis à jour sous l’Esplanade, actuellement en travaux, un gibet du 16e siècle, qui était destiné à exposer les cadavres des condamnés pour crime de lèse-majesté. L’édifice était constitué de 8 piliers de près de 5 m de haut et se trouvait à proximité du port de la Roche à l’entrée de la ville. Des sources textuelles médiévales parlent d’un autre gibet existant à une autre entrée de la ville dans le secteur de la source St-Jean. Plusieurs des condamnés sont déjà connus grâce aux archives judiciaires. Ceux qui ont été exposés étaient essentiellement des rebelles à l’autorité du roi – notamment des protestants, comme Charles Du Puy Montbrun chef des huguenots du Dauphiné jusqu’à sa décapitation (place aux Herbes) et son exhibition à ce gibet en 1575.
Sur ordre du roi, son procès est même rayé des registres du greffe deux ans après sa mort. La paix de 1576 le réhabilita mais toute trace en fut totalement effacée par arrêt du même parlement du 17 février 1648. La damnatio memoriae infligée aux rebelles huguenots s’est ainsi accompagnée d’effacement de l’histoire de la ville du gibet du port de la Roche ! C’était sans compter sur les archéologues et des archivistes du 21e siècle qui ont retrouvé les plans de la construction, ainsi que les devis du chantier.
« Inhumer de cette manière un supplicié revenait à prolonger dans la mort la peine prononcée de son vivant », explique l’archéologue Nicolas Minvielle-Larousse.
À l’automne 2024, un collectif d’habitant-es et de commerçant-es a interpellé la Ville sur la dégradation du cadre de vie place Saint-Bruno. La situation mêle présence de trafics illicites, cohabitations difficiles, enjeux de sécurité et attentes fortes en matière d’animation et de propreté. L’interpellation, qui a réuni plus de 1 000 signatures, a ouvert la voie à un atelier d’initiative citoyenne. Une phase de médiation préalable, associant la Ville, les services, la Préfecture et les représentant-es du collectif, a permis d’établir un diagnostic partagé et de poser les bases d’une concertation structurée.
Au Conseil municipal du 15 décembre a été présenté par Luis Beltran Lopez conseiller délégué, le « rapport 2025 de la Commission Communale d’accessibilité». Un document qui fait le point sur les réalisations effectuées dans les bâtiments publics, les services municipaux, l’espace public et l’ensemble des actions menées pour l’inclusion des personnes en situation de handicap.
La Commission Communale d’Accessibilité (CCA) : un outil de pilotage, créée par la loi du 11 février 2005, la CCA est une instance consultative rassemblant des représentant-es de la Ville, d’associations de personnes handicapées, d’associations de personnes âgées, d’acteurs économiques et d’usager-ères. Elle se réunit chaque année pour dresser un état des lieux de l’accessibilité dans les équipements publics et privés, identifier les axes de progrès et formuler des propositions. Le 4 novembre 2025, la CCA a établi un rapport transmis aux institutions concernées (Préfecture, Département, Conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, gestionnaires d’établissements recevant du public). Ce document centralise les actions réalisées et les orientations pour les années à venir.
Dans un précédent article, du 28 août 2025, nous rappelions que EDF R redoublait d’échecs dans son projet. C’est une nouvelle et forte confirmation que vient apporter l’arrêté préfectoral de la préfète de l’Isère en date du 3 décembre 2025. Le fait est suffisamment rare pour être relevé. De façon très argumentée, elle refuse net le projet d’implantation de 10 éoliennes jouxtant une zone Natura 2000, très riche notamment en chiroptères et en oiseaux, située en zone boisée, en partie en zone humide, et proche de riverains. Projet qui avait par ailleurs déjà fait l’objet de nombreux avis défavorables (dont le CNPN et la MRAe)[1], puis l’objet d’un avis défavorable unanime de la part de la commission d’enquête présidée par Gabriel Ullmann.
L’arrêté préfectoral se fonde justement en grande partie sur les conclusions de la commission d’enquête et sur le rapport d’expertise Kerbiriou, ordonnée par le tribunal administratif de Grenoble, à la demande du président de la commission, malgré l’opposition d’EDF R. L’arrêté détaille les impacts rédhibitoires sur la biodiversité (chiroptères et oiseaux) et l’impact visuel du parc ajouté aux autres existants.
Notre ami Jacques Wiart, ancien élu à Grenoble, a travaillé notamment à l’ADEME (Agence de la Transition écologique), s’est spécialisé dans le développement de la méthanisation, tant à l’échelle régionale que nationale. Il a accompagné de nombreux projets de terrain et participé à des réunions publiques pour expliquer cette filière de production de gaz renouvelable. Il vient de publier un ouvrage intitulé « LA METHANISATION – Comprendre son fonctionnement et documenter les débats » où il met en valeurles exemples des unités de méthanisation d’AQUAPOLE (sur boues d’épuration des eaux usées) et celle à venir sur Murianette (sur biodéchets) etlivre en conclusion un plaidoyer pour une méthanisation agricole durable.
Cet ouvrage propose une découverte de la méthanisation, une énergie renouvelable appelée à un fort développement en France, et en particulier dans les campagnes françaises. En effet, la ressource agricole en sous-produits animaux et végétaux constitue l’essentiel du gisement méthanisable. De plus, la production de gaz peut procurer un complément de revenu bienvenu pour un agriculteur ou un groupe d’agriculteurs.
Inverser le regard sur l’arbre pour que les projets « fassent avec ». La préservation de l’arbre comme « parasol naturel » est un enjeu primordial pour adapter le territoire au réchauffement climatique, réduire les îlots de chaleur urbains et atteindre les objectifs inscrits dans le Plan canopée métropolitain (Indice de canopée de 40 % en 2050). La protection de tous les arbres de plus de 7 mètres est ainsi introduite dans le règlement, cette protection devant se concilier avec le maintien de la possibilité de construire et d’aménager le territoire, des exceptions cadrées permettent l’abattage.
En mai 2025, pour la première fois, il a été constaté que le nombre de décès sur les douze derniers mois a été plus important que le nombre de naissances : la population française, hors immigration, a donc diminué, deux ans plus tôt que les projections l’envisageaient.
La Cour des comptes a examiné les grandes évolutions démographiques auxquelles est confrontée la France et leurs conséquences sur les finances publiques, en s’attachant à distinguer leur impact sur la croissance économique, le niveau des recettes publiques et la structure des dépenses et des besoins collectifs.
Les bailleurs sociaux devraient remplacer les derniers chauffages au fioul de leurs logements, à l’horizon 2027, et pour changer une partie des chaudières au gaz, selon l’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS) qui publie le 9 décembre 2025 un état des lieux des vecteurs énergétiques dans le parc des bailleurs sociaux. Cette étude repose sur les données de l’enquête sur les travaux de rénovation énergétique dans les logements (TRELO), réalisée par le Service des données et études statistiques (SDES).
En 2023, 55 % des logements sociaux étaient chauffés au gaz et 21 % via des réseaux de chaleur. Ces deux systèmes de chauffage sont nettement surreprésentés par rapport à ceux utilisés dans le parc privé. À l’inverse, le secteur social recourt très peu au fioul et affiche un taux plus faible dans le déploiement des pompes à chaleur.
Entre 2018 et 2023, les bailleurs sociaux déclarent avoir effectué des travaux sur les systèmes de chauffage de plus de 100 000 logements en moyenne par an, soit plus de 2 % du parc social.
L’Observatoire territorial du logement étudiant (OTLE) coordonné et animé par l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, permet de construire une connaissance fine de l’offre et de la demande en logement étudiant à l’échelle du Sillon alpin. Une connaissance dont les collectivités peuvent se saisir pour anticiper les évolutions et adapter leurs politiques publiques d’habitat et d’attractivité.
Publiés en décembre 2025, les 5 rapports 2025 de l’OTLE proposent une vision homogène de la situation du logement étudiant à l’échelle du Sillon alpin. Au sein de ce périmètre s’étirant d’Annecy à Valence, près de 95 000 étudiants ont été accueillis au cours de l’année universitaire 2023-2024 dans les établissements d’enseignement supérieur (y compris privés).
Cette année, ce sont cinq rapports qui sont publiés par l’OTLE pour à la fois rendre compte de la situation du logement étudiant mais aussi éclairer la question des besoins en logements étudiants dans les cinq territoires étudiés.
La future composition du conseil de métropole sera arrêtée par la préfecture sous peu. L’INSEE vient de rendre public le 18 décembre les populations municipales de toutes les communes Populations de référence 2023 | Insee. Ce sont ces nouveaux chiffres qui vont permettre de calculer la composition du conseil de la Métro pour le prochain mandat. Il ne semble pas y avoir des variations très importantes depuis le recensement de l’année passée. La nouvelle composition devrait donc être la même que celle estimée par l’ADES à partir des populations de l’an passé. Grenoble devrait obtenir 34 sièges sur 110 élu-es, alors qu’elle en avait 36 sur 119 dans le mandat actuel.
Trafic de drogue, « Silicon Valley » française… Les clichés sur Grenoble décryptés par des sociologues : « Ce n’est pas la guerre au quotidien« .Un article de France3 région, présente le livre « Sociologie de Grenoble » qui synthétise un énorme travail : le collectif de 17 chercheurs a travaillé à expliquer la ville à travers des années de données et statistiques. L’ouvrage met à mal des clichés sur l’agglomération grenobloise qui alimentent gros titres et discours politiques. Souvent décrite comme un « enfer du narcotrafic » ou un « paradis des nouvelles technologies », Grenoble se dévoile autrement dans un livre de sociologie paru en septembre : une agglomération faite de nuances et d’inégalités sociales, où l’accès à la montagne reste un luxe. Et où, contrairement à l’idée reçue, la violence et le trafic de drogue ne sont pas plus présents qu’ailleurs – ils se situent même à des niveaux inférieurs à la moyenne nationale. Grenoble est tantôt dépeinte comme une capitale du crime, tantôt qualifiée de technopole dynamique dans son sublime décor de montagnes. Pourtant, ces deux visions de la ville masquent sa réalité sociologique tout en nuances, comme le montre un récent ouvrage publié par un collectif de chercheurs.
Évaluation de la politique de lutte contre la corruption par la Cour des comptes. Depuis 2013, le cadre juridique français de lutte contre la corruption s’est considérablement renforcé, notamment avec les lois sur la transparence de la vie publique et la loi Sapin 2. Cette politique mobilise aujourd’hui de nombreux acteurs, parmi lesquels des autorités indépendantes. Elle répond à des enjeux démocratiques essentiels : la probité des décideurs publics et la bonne utilisation des fonds publics, qui conditionnent la confiance des citoyens dans leurs institutions. Elle répond également à des impératifs économiques majeurs, en termes d’attractivité du territoire, d’équité concurrentielle et de compétitivité des entreprises françaises. Pour arrêter le périmètre de son évaluation, la Cour a retenu une acception plus large, intégrant l’ensemble des atteintes à la probité (concussion, prise illégale d’intérêt, favoritisme, détournement de fonds publics, trafic d’influence), ce qui correspond au champ de compétence de l’Agence française anticorruption (Afa).