Archives pour le mot-clef ‘collectivités’

Un jugement sévère sur les conséquences du budget 2026 sur les collectivités

Publié le 6 mars 2026

Le budget 2026 de l’Etat sera catastrophique pour les collectivités et aura des effets récessifs, affirme André Laignel, président du Comité des finances locales et maire d’Issoudun.

Il revient pour l’Association des Maires de France (AMF) sur les principales mesures de la loi de finances affectant les communes et intercommunalités. Il estime qu’elles auront un impact significatif sur l’investissement local.

Après cette intervention il y a une proposition de France urbaine, pour préparer différemment le budget 2027.

« Les maires sont inquiets sur les moyens dont ils disposeront en début de mandat. Cette crainte est-elle fondée ? 

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Les missions de service public de La Poste vont être encore amputées

Publié le 20 février 2026

L’Association des maires de France (AMF) s’insurge contre la diminution importante des financements par le budget de l’Etat de 2026, des 4 missions de service public de la Poste rappelées par le contrat de présence postale de 2008 : le service universel postal, une mission d’accessibilité bancaire, le transport et la distribution de la presse et la contribution à l’aménagement et au développement du territoire.  Une présence postale qui représente 17 000 points de contact sur toute la France.

La loi de finance pour 2026, si elle est validée par le Conseil constitutionnel pour cette partie, prévoit une coupe de 44 millions d’euros pour la mission d’aménagement du territoire que La Poste prend en charge, et un total de 122 millions d’euros pour l’ensemble des quatre missions de service public.

Voici des précisions données par « Localtis info » du 16 février 2026.

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Les recettes de la TVA sont moins dynamiques :  conséquences sur les recettes des collectivités

Publié le 20 février 2026

Un rapport de l’inspection générale des finances (IGF) attire l’attention sur le moindre dynamisme des recettes de TVA depuis 2023 par rapport à la croissance du PIB. Les écarts par rapport aux prévisions de ces recettes se sont nettement accrus depuis la crise sanitaire. Le ralentissement des recettes de TVA s’explique en partie par une consommation et des investissements atones, une évolution défavorable de la composition de la demande et des évolutions sectorielles négatives dans le commerce et l’industrie-énergie. L’écart inexpliqué proviendrait notamment de la dynamique des remboursements de crédits de TVA et de l’augmentation notable de la fraude à la TVA liée au e-commerce de petits colis en provenance de Chine.

Ceci à une conséquence importante sur les finances de plusieurs échelons de collectivités locales les communes mises à part, qui perçoivent, en lieu et place des impôts locaux -ils ont été supprimés- une fraction de TVA. Les EPCI, les départements et les régions sont donc concernés. Par exemple la Métro collectait une taxe d’habitation sur les résidences principales non négligeable (50 M€) qui a été supprimée et remplacée par une fraction fixe de TVA, avec l’assurance que cette dotation évoluerait favorablement à l’avenir, ce qui s’avère déjà inexact. De même les départements ont perdu la taxe foncière (reversée aux communes), remplacée elle aussi par une fraction de TVA. La région n’avait plus depuis de longues années d’impôt locaux et recevait une fraction de TVA.

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Moins de brun, plus de vert : la nécessaire redirection des dépenses locales

Publié le 20 février 2026

Une nouvelle étude d’I4CE (Institut de l’Économie pour le Climat) du 13 février 2026. Les collectivités locales jouent un rôle central dans la réalisation de la transition bas-carbone. Porteuses des deux tiers de l’investissement public civil, elles interviennent dans des secteurs cruciaux qui structurent durablement les trajectoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

D’après le Panorama des financements climat des collectivités locales (I4CE, La Banque Postale, 2024), les collectivités devraient investir près de 19 milliards d’euros par an à horizon 2030 pour atteindre les objectifs fixés par la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), soit plus du double des investissements climat qu’elles réalisent actuellement. Pour financer cet effort, les collectivités disposent de quatre principaux leviers budgétaires : le recours à la dette, la mobilisation de leurs ressources propres à travers la trésorerie et la fiscalité locale, les dotations et subventions de l’État et enfin la redirection de leurs dépenses. Ce dernier levier renvoie à la capacité qu’auraient les collectivités à dépenser plus pour la transition énergétique par en diminuant d’autres dépenses qu’elles auraient conduites si elles n’en avaient pas conscience, ou qu’elles conduisaient par le passé.

Dans un contexte marqué par un renforcement de la contribution des collectivités au redressement de finances publiques et le resserrement des dotations en provenance de l’État, le levier de la redirection apparaît comme un levier de financement essentiel pour accélérer les investissements climat des collectivités.

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Budget 2026 de l’Etat : insatisfaction générale des collectivités locales

Publié le 6 février 2026

Le projet de loi de finances pour 2026 a été définitivement adopté par le Parlement après le rejet des motions de censure. La loi de finances devrait être publiée dans quelques jours après l’examen du Conseil constitutionnel. Les collectivités vont pouvoir terminer et/ou corriger leurs budgets locaux.

La copie initiale du gouvernement, qui fixait une contribution à hauteur de 4,6 milliards d’euros, a été atténuée au fil de l’examen parlementaire, en étant réduite à environ 2 milliards d’euros de contribution, réparties très inégalement entre les différentes collectivités.

Les EPCI (établissement public de coopération intercommunale) sont particulièrement visés. Par exemple pour la Métro, une baisse des recettes de fonctionnement d’environ 11 M€ est prévisible par rapport au budget 2026 voté vendredi 6 février au conseil de métropole lequel a déjà demandé un effort important d’économies. De plus il y aura des baisses des recettes d’investissement.

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Budget 2026 : loi spéciale, quelles conséquences pour les collectivités ?

Publié le 9 janvier 2026

L’association des maires de France (AMF) fait une analyse des conséquences de l’absence de budget de l’Etat, sur les collectivités locales.

Si le versement de la DGF est garanti en ce début d’année, les élus locaux devront attendre l’adoption du budget 2026 pour percevoir les dotations d’investissements sur leurs nouvelles dépenses.

Les parlementaires vont reprendre leurs discussions sur le projet de budget 2026 du gouvernement d’abord à l’Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des finances, pour une nouvelle lecture.

« En cette fin d’année 2025, la trêve des confiseurs a été une nouvelle fois mouvementée sur le plan budgétaire. Après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) et l’impossibilité d’achever l’examen du budget avant le 31 décembre, les parlementaires se sont résolus à adopter une nouvelle loi spéciale avant le passage à l’année 2026. 

L’objectif, assurer provisoirement la continuité de l’État et maintenir une certaine stabilité en attendant la reprise, ce jeudi, des débats sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, en deuxième lecture. Et alors qu’un Conseil des ministres se tient aujourd’hui.

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Plan Grand Froid : l’État doit protéger les plus vulnérables et cesser de se reposer sur les maires et les CCAS

Publié le 9 janvier 2026

Un communiqué de l’Uncas (Union nationale des centres communaux d’action sociale) du 5 janvier 2026 lance un appel solennel au gouvernement, alors que le dispositif d’hébergement est saturé et structurellement insuffisant, la vague de froid actuelle provoque une crise sociale majeure dans laquelle les maires et leurs CCAS se retrouvent en première ligne.

L’Unccas appelle solennellement le gouvernement et les préfets à agir face à l’activation du plan grand froid dans 36 départements et à une vague de froid exceptionnelle, avec des températures descendues en dessous de –10°C. Alors que l’hiver n’est pas terminé, un homme est déjà mort de froid à Reims le soir de Noël.

En France, au moins 350 000 personnes sont aujourd’hui sans domicile personnel, un chiffre qui a plus que doublé en dix ans, illustrant l’aggravation continue du sans-abrisme et de la précarité résidentielle. Dans le même temps, 61 % des appels au 115 restent chaque jour, sans solution, signe d’un dispositif d’hébergement saturé et structurellement insuffisant.

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Diverses actualités

Publié le 9 janvier 2026
Crieur public

Pesticides près des écoles : 1,7 million d’enfants fortement exposés. Le journal Le Monde et une dizaine de scientifiques ont mis au point un baromètre pour calculer « la pression pesticides » près des écoles. Résultats : plus de 1,7 million d’écoliers français seraient fortement exposés à ces produits néfastes à leur santé.Après le domicile, les enfants passent l’essentiel de leur temps à l’école. Or, ils sont particulièrement sensibles à l’épandage de pesticides, notamment entre 3 et 6 ans. Partant de ce principe et de l’étude PestiRiv publiée le 15 septembre dernier par Santé publique France et l’Anses sur l’exposition aux pesticides des riverains de zones viticoles, le journal Le Monde et une dizaine de scientifiques ont publié ce 18 décembre une cartographie inédite d’exposition potentielle des écoles aux pesticides (pas seulement ceux utilisés dans les vignes) à l’échelle de la France entière.


Polluants éternels : deux décrets d’application de la loi PFAS parus en décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, les PFAS sont interdits dans les cosmétiques, farts pour les skis, les vêtements et chaussures, exceptés ceux de protection des militaires ou des pompiers, qui devraient donc avoir un suivi spécifique de leur état de santé. L’arsenal réglementaire prévu pour prévenir les risques d’exposition à ces substances qualifiées de « polluants éternels » s’est enrichi in extremis en toute fin d’année de deux décrets permettant d’une part, de préciser les seuils de concentration au-delà de laquelle l’interdiction s’applique et de lister les exemptions, et d’autre part, de cibler les PFAS inclus dans la liste du contrôle sanitaire de l’eau potable. Deux décrets : l’un des textes porte sur l’interdiction de certains usages (décret n° 2025-1376 du 28 décembre 2025). L’autre fournit la liste des PFAS qui doivent être recherchées dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine (décret n° 2025-1287 du 22 décembre 2025)


Circulaire interministérielle relative à l’exercice des missions de conseil juridique et de contrôle de légalité des actes des collectivités territoriales et de leurs groupements. Le contrôle de légalité est la procédure par laquelle le représentant de l’État dans la région ou le département s’assurent de la conformité aux lois et aux règlements des actes pris par les collectivités territoriales et certains de leurs établissements publics. Garantie du respect de la loi et des règlements dans l’ensemble des territoires de la République, comme de la libre administration des collectivités territoriales, cette fonction est fondamentale. Cette circulaire porte sur l’exercice de la mission de contrôle de légalité en tant que mission prioritaire des préfectures, s’accompagnant également d’une mission de conseil. Elle définit les actes relevant des priorités thématiques nationales en matière de contrôle de légalité, les modalités d’élaboration d’une stratégie locale de contrôle en lien avec l’exercice de la mission de conseil et, enfin, l’animation et le suivi de la politique du contrôle de légalité.

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Au congrès annuel des maires, l’inquiétude

Publié le 28 novembre 2025

Le Premier ministre a annoncé aux maires, le discours « tarte à la crème » habituel, dont une simplification des normes, mais n’a pas cédé sur les ponctions financières sur les collectivités

La résolution adoptée par le congrès des maires a lancé un appel aux gouvernants, notamment sur ces ponctions financières inacceptables :

« … nous mettons en garde solennellement les gouvernants d’aujourd’hui et ceux qui aspirent à les remplacer demain quant à une conclusion trop rapide : notre résistance aux épreuves ne doit pas être perçue comme une invitation à ne rien changer. Au contraire, les maires sont les premiers témoins des fissures de notre modèle républicain et bien souvent ils sont seuls pour colmater les brèches. Est-ce que la cité va craquer ? Nous ne voulons plus être réduits à un rôle de gestionnaires de l’urgence et de sous-traitants mal traités d’un Etat affaibli.
Nous n’acceptons plus que l’Etat nous entraîne dans son naufrage.
La loi de finances pour 2026 en est l’illustration éclatante. Avant tout autre débat ou projet, les finances des collectivités locales et particulièrement du bloc communal doivent être préservées ; la parole de l’Etat doit être enfin tenue sous peine que la confiance ne soit plus qu’une pièce de musée.

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Climat : où en sont les investissements des collectivités ?

Publié le 21 novembre 2025

Une analyse d’I4CE indique que les investissements des collectivités en faveur du climat ont augmenté de 42 % depuis 2017 mais il y a un vrai risque de décrochage. L’étude publiée le 14 novembre 2025, chiffre l’effort supplémentaire à 19 milliards d’euros par an à horizon 2030, soit un peu plus du double de ce que les collectivités investissent actuellement dans la décarbonation des bâtiments, des transports et de l’énergie.

Porteuses des deux tiers de l’investissement public civil, les collectivités locales jouent un rôle déterminant pour réussir la transition bas-carbone. Le prochain mandat municipal sera décisif pour atteindre les objectifs climat que la France s’est fixée à l’horizon 2030.  À l’heure des débats sur le projet de loi de finances 2026 et à la veille du Congrès des maires, les marges de manœuvre budgétaires des territoires suscitent de nouvelles interrogations.

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Projet de réindustrialisation de la plateforme chimique de Pont-de-Claix

Publié le 14 novembre 2025

Le 7 novembre 2025, le conseil métropolitain a pris une délibération soutenant le projet de réindustrialisation de la plateforme chimique porté par Exalia seul projet permettant actuellement d’engager assez vite une nouvelle phase industrielle sur ce site.

En mai 2025, le Tribunal de Commerce de Lyon avait prononcé la liquidation de Vencorex France et validé l’offre de reprise très partielle par Wanhua, gardant seulement 55 salariés sur 550. Le reste des actifs de Vencorex France a été placé en liquidation.

Des salariés et des industriels locaux qui avaient porté le projet de reprise de Vencorex sous forme de SCIC, avec le soutien de la Métropole et de plusieurs communes, ont conçu le projet Exalia. Porté essentiellement par des acteurs privés locaux, dont d’anciens salariés de Vencorex. Le projet n’est pas encore stabilisé et des négociations sont toujours en cours entre les porteurs de projet, l’État, les clients et fournisseurs intéressés, pour finaliser le plan d’affaires de la future entreprise.

Une fois stabilisé, le projet devra passer deux étapes importantes, pour lesquelles un soutien des collectivités locales apparaît déterminant : la validation par les autorités minières du rachat de la mine de Hauterives (Drôme) et la validation du plan de reprise par les magistrats en charge de la liquidation de Vencorex.

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L’impôt local est devenu totalement bancal !

Publié le 14 novembre 2025

Le Président Macron, qui ne sait que faire plaisir aux riches, a décidé en 2017 de supprimer la taxe d’habitation (TH), ce qui va se solder par une perte nette d’environ 20 milliards d’euros dans le budget de l’Etat, approfondissant d’autant son endettement. Plus vous aviez un haut revenu plus vous y avez gagné. En effet les bas revenus étaient soit exonérés soit dégrevés de la TH, donc n’ont que peu ou pas gagné de cette suppression.

Un locataire ne reçoit plus d’avis d’impôt local ; un propriétaire occupant reçoit un avis de taxe foncière qui regroupe en une seule colonne ce qu’il payait pour la commune et pour le département, donc il paye comme avant la taxe foncière, mais ne paye plus la taxe d’habitation.

Mais il aurait fallu vérifier que la commune recevrait le même montant d’impôt représentant la somme des taxe foncière et taxe d’habitation ; il n’y avait aucune raison logique pour que le montant de la taxe d’habitation soit égal au montant de la part départementale de taxe foncière payée au département par les propriétaires.

Pour les communes comme Grenoble pour lesquelles le produit de la taxe d’habitation était plus important que le montant de la taxe foncière départementale il devenait nécessaire que l’administration fiscale verse à la commune une compensation provenant d’un surplus d’autres communes. A l’inverse pour les communes qui avaient un produit de TH inférieur au montant de la part départementale de la taxe foncière (comme à Pont de Claix qui avait supprimé la taxe d’habitation), le surplus serait versé à d’autres communes. D’où la mise en place du fameux coefficient correcteur (le Coco) à partir de l’année 2021.

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Soutien insuffisant au service public de la petite enfance (SPPE)

Publié le 7 novembre 2025

Les communes de plus de 3500 habitants vont recevoir, pour l’année 2025, un soutien financier de l’État pour la mise en place du service public de la petite enfance (SPPE). Un arrêté du 22 Octobre 2025 détaille ces aides pour chaque commune. L’association de maires de France (AMF) trouve que les 85 M€, versés sont sous-dimensionnés. En effet elle estime ce montant (en moyenne inférieur à 30 000 €) ne permettra pas de payer un agent spécialement dédié à la petite enfance que beaucoup de communes vont devoir embaucher pour assurer ce nouveau service public imposé par l’Etat.

Seules les communes de plus de 3500 habitants vont toucher cette aide car ce sont les seules qui doivent exercer les 4 compétences du service SPPE : le recensement des besoins des enfants de moins de trois ans, l’information et l’accompagnement des familles, la planification des modes d’accueil, le soutien à la qualité des modes d’accueil recensés. Aucune commune ne touche moins de 20 328 euros, qui est le montant plancher.

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Les enjeux financiers des polices municipales

Publié le 24 octobre 2025

Une étude de l’Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locales d’octobre 2025 fournit des informations intéressantes sur le coût des polices municipales en 2024. On voit que Grenoble se situe dans la moyenne des grandes villes pour ses dépenses concernant la police municipale avec 49 €/h. Un des candidats de droite, soutenu par le parti Horizons d’Edouard Philippe aux prochaines élections municipales à Grenoble, propose d’augmenter violemment ces dépenses de fonctionnement à 86 €/h ainsi que des investissements de plus de 10 millions d’euros notamment en caméras de vidéosurveillance intelligentes. Ce serait pour faire croire que cette augmentation va lutter contre l’insécurité, ce qui n’est pas du tout assuré. Mais comment financer de telles dépenses ? Le candidat démagogue ne le dit pas… par ailleurs les dépenses de fonctionnement par habitant sont en moyenne plus élevées dans les polices municipales équipées de l’arme létale par rapport aux autres communes armées (entre +20% et +35% en fonction de la strate d’effectifs).

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Mission sur la valorisation et l’optimisation des outils fonciers pour la protection et la restauration de la biodiversité

Publié le 3 octobre 2025

Un rapport de l’IGEDD (Inspection générale de l’Environnement et du Développement durable) incite les collectivités à s’emparer des obligations réelles environnementales (ORE), mécanisme assez méconnu. L’ORE est un contrat « souple » entre un propriétaire foncier privé et un cocontractant avec des clauses libres. Elle a pour premier objectif d’installer, dans la durée, un certain niveau de protection tant pour les habitats naturels que pour les espèces qu’ils sont susceptibles d’abriter, sur un espace choisi par le propriétaire.

Trois constats sont à fait sur les ORE : une absence de portage politique et technique global, une compréhension juridique faible voire erronée par de nombreux acteurs et une insuffisance de communication, notamment à destination du monde agricole.

Les ORE n’ont jamais été réellement portées politiquement depuis la loi biodiversité de 2016. Faute de relais administratif, le développement des ORE a été très lent car insuffisamment connu. Encore aujourd’hui, leur nombre précis est ignoré. Il est estimé au niveau national à environ 300 contrats signés, avec une forte marge d’incertitude sur le nombre exact. De nombreuses collectivités ignorent l’existence et le contenu des ORE signées par des propriétaires sur leur territoire.

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Diverses actualités

Publié le 3 octobre 2025
Crieur public

Les poubelles mal triées de l’habitat individuel ne sont plus collectées à compter du 1er octobre dans la Métro. À compter du 1er octobre, les poubelles de tri de tous les particuliers habitant en habitat individuel contenant des erreurs ne sont plus collectées par le service public métropolitain conformément au règlement de collecte, et seront signalées par un adhésif. Les erreurs de tri salissent les déchets recyclables, causent de nombreuses pannes de camions poubelle et au centre de tri (tapis déchirés, départs de feu, etc.) mais surtout blessent les éboueurs et le personnel du centre de tri. Retrouvez toutes les consignes de tri et conseils pratiques sur ce site.


Le bilan des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Un rapport de la Cour des comptes très critique sur les JO, si on creuse derrière le discours policé de cette vénérable institution. Le coût pour les finances publiques est très lourd : 6,6 milliards d’euros, soit 3,3 fois plus que le coût initialement prévu. Son impact sur la croissance économique aura été limité, à seulement 0,07 point de PIB (produit intérieur brut). Les JO de Paris 2024 ont été un gouffre financier : au 30 juin 2025, les revenus directs produits par les Jeux ne couvraient que 40,6 % du montant total des dépenses d’organisation et d’infrastructures, secteurs publics et privés confondus… Et on va encore nous expliquer que les JO 2030 ne vont rien coûter !


Préparation du budget 2026, la Cour des comptes vient soutenir l’Etat contre les collectivités locales. La Cour publie le second fascicule de son rapport annuel sur les finances publiques locales, dans lequel elle analyse les perspectives financières et la contribution des collectivités au redressement des finances publiques. Contrairement aux années précédentes, les collectivités apporteront une contribution significative au redressement des finances publiques en 2025. Alors qu’il est attendu que leur solde se dégrade, il pourrait au contraire se stabiliser, voire s’améliorer en 2025. Au-delà des mesures ponctuelles de 2025, il convient d’organiser dans la durée une contribution prévisible, équitable et soutenable des collectivités au redressement des finances publiques. On est loin, très loin d’un soutien à la décentralisation. La Cour préconise que l’Etat diminue ses transferts aux collectivités, avec pour conséquence une diminution de leurs recettes. Les associations d’élus sont en désaccord avec ces propositions. Les collectivités ne sont pas responsables des politiques faites par les différents gouvernements qui ont mené à cette situation.

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Un nouveau gel des crédits d’Etat de 4,7 milliards d’euros

Publié le 4 juillet 2025

Le budget de 2025 était un budget d’austérité, le gouvernement ayant fait le choix de ne pas agir sur les recettes. Mais la compression des dépenses publiques ne pourra qu’accentuer la contraction de l’économie qui touche la France alors que la majorité des pays européens voient leurs économies se redresser. Le dogme macroniste soutenu par la droite et l’extrême droite que la solution viendra de la contraction des dépenses publiques nous mène dans le mur. Et cela n’a pas tardé, pour respecter un déficit à 5,4% du déficit public inscrit dans le budget 2025, le gouvernement est encore obligé de plus freiner les dépenses. Il décide le 26 juin 2025 de geler 4,7 milliards d’euros de dépenses de l’Etat et de la sécurité sociale : 3 milliards concernant l’Etat et 1,7 milliards de moins dans les dépenses d’assurance maladie. Mais il avait déjà décidé des mesures de correction cette année, à savoir l’annulation de 2,7 milliards d’euros de crédits des ministères et la « mise en réserve » de 2,3 milliards d’euros supplémentaires, soit un gel total de presque 10 milliards d’euros dans le budget 2025 de l’Etat et de la sécurité sociale !

Pour l’instant les collectivités locales ne sont pas atteintes au-delà de la loi de finance 2025 déjà très austéritaire, mais en 2026 il risque d’y avoir de sérieuses pressions, allant jusqu’à imposer qu’elles diminuent leurs dépenses en fonctionnement comme en investissement. On en saura plus vers la mi-juillet.

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Le risque pénal des élus locaux et des fonctionnaires territoriaux

Publié le 27 juin 2025

Dans son nouveau rapport, l’Observatoire SMACL dresse un état des lieux du contentieux pénal impliquant les élus locaux, les fonctionnaires territoriaux et les collectivités.

Cette édition 2024-2025 affine les projections pour la mandature 2020-2026, laissant entrevoir des niveaux de mise en cause encore jamais atteints. 

Au-delà du constat, ce rapport se veut un outil d’anticipation et de prévention. Les résumés de jurisprudences de l’année écoulée offrent aux acteurs publics locaux des clés pour mieux comprendre les risques auxquels ils sont exposés et identifier des leviers d’action concrets pour renforcer leurs dispositifs de conformité.

Loin de toute volonté de stigmatisation, l’Observatoire SMACL poursuit sa mission : accompagner les collectivités dans une démarche d’amélioration continue de leurs pratiques. 

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Le recours par les collectivités locales aux prestations des cabinets de conseil est soumis à critique 

Publié le 20 juin 2025

En réponse à une proposition issue de sa plateforme citoyenne, la Cour des comptes publie une enquête sur le recours aux cabinets de conseil par les collectivités locales. Conduit par les chambres régionales et territoriales des comptes d’Occitanie, de Nouvelle-Aquitaine, de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Polynésie française, ce rapport analyse 15 collectivités territoriales réparties dans ces quatre régions. En juillet 2023, la Cour avait déjà publié son premier rapport d’initiative citoyenne sur le même sujet, au niveau de l’État. Outre une estimation des dépenses liées à ces prestations de conseil dans le budget des collectivités, ce nouveau rapport aborde deux questions centrales : pourquoi les collectivités locales font-elles appel à des cabinets de conseil plutôt qu’aux compétences des fonctionnaires territoriaux et des opérateurs publics ? En quoi les prestations fournies par ces prestataires externes contribueraient-elles à améliorer la gestion publique locale ?

Dans ce rapport publié le 10 juin 2025, les magistrats critiquent sévèrement l’utilisation par les collectivités locales des prestations des cabinets de conseil. La Cour critique notamment : l’absence de motivation de ces recours ou alors elles sont très floues ;   le manque de pilotage et une évaluation défaillante. Et plus sévèrement, elle indique que les interventions concernées pourraient être réalisées en interne…

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A quelle sauce vont être assaisonnées les collectivités locales dans le budget 2026 ?

Publié le 16 mai 2025

On assiste maintenant presque chaque jour à des annonces de nombreux ministres qui indiquent qu’il sera indispensable que les dépenses des collectivités locales ralentissent en 2026. Certaines des propositions sont immédiatement retirées créant une cacophonie savamment orchestrée. Les chiffres d’économies de 5 à 8 milliards d’euros de dépenses en moins circulent ici et là. Tout est fait pour persuader les élu-es locaux qu’ils devront passer à la moulinette d’une austérité renforcée.

Alors que la loi de finances 2025 a prévu le prélèvement appelé DILICO (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités) sur les ressources de nombreuses collectivités une note de la DGCL précise que la loi ne prévoit sa mise en œuvre qu’en 2025.

Mais si le prélèvement n’est pas reconduit en 2026, les collectivités pourraient ne pas percevoir les reversements prévus par la loi de finances pour 2025. La loi dispose en effet que « le produit de la contribution… est reversé, les trois années suivant sa mise en réserve, à hauteur d’un tiers par année et dans la limite du montant du produit de la contribution pour l’année en cours ». S’il n’y a pas de prélèvements en 2026, il n’y aura pas de reversements du Dilico prélevé en 2025 ! D’où une perte sèche de 5,9 M€ pour la Métro et 0,7 M€ pour Grenoble et des dizaines ou centaines de milliers d’euros pour une vingtaine de communes de l’agglomération.

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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