L’association France Urbaine qui regroupe les grandes villes, les métropoles et les agglomérations, avec l’association Resolis (Recherche et évaluation de solutions innovantes et sociales) a publié le 14 janvier, une étude sur « Les villes face aux défis de la précarité alimentaire« . 21 villes dont Grenoble, ont participé à l’élaboration des nombreuses solutions proposées sur le terrain pour lutter contre la précarité alimentaire qui touche de plus en plus de personnes. L’INSEE indique que 8,8 millions de personnes vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté et 5 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire… Les propositions concrètes se situent principalement dans les domaines suivants : restauration scolaire, épiceries solidaires, commande publique, suivre l’évolution des comportements alimentaires, développement des circuits de proximité…
La fiche présentant les actions de la ville de Grenoble se trouve page 28 de l’étude et indique deux réalisations phares mises en place dans la ville : Episol, une épicerie locale et solidaire pour toutes et tous qui compte environ un millier de familles adhérentes et une cantine verte dès 78 centimes (c’est le prix du repas à la cantine pour les budgets les plus modestes)
Quatorze collectivités, dont la ville de Grenoble et des ONG assignent le
groupe Total en justice pour « inaction » climatique. Cette action
judiciaire au civil devant le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine), s’annonce
d’ores et déjà longue, elle s’appuie sur la loi qui contraint les entreprises
françaises employant plus de 5 000 salariés à publier un plan pour prévenir les
risques en matière d’environnement.
Extraits de l’article de Libération du 28 janvier :
« Si nécessaire, la bataille climatique se gagnera
devant les tribunaux», prophétisait récemment Eric Piolle, maire écolo de Grenoble. Nous y voilà :
ce mardi matin, un collectif d’élus locaux réunis sous la bannière des Eco
Maires, épaulés par des ONG, a assigné la société Total devant le tribunal de
Nanterre (la multinationale pétrolière étant immatriculée dans les
Hauts-de-Seine) pour manquement à ses engagements contre le réchauffement de la
planète…
Pour savoir si des candidat-es sont sérieux ou pas, il faut examiner
comment ils prennent en compte les contraintes qui s’imposent à la gestion de
la ville et de la métropole.
Evidemment le maire sortant Eric Piolle et sa nouvelle équipe « Grenoble
en commun » sont totalement au fait de ces contraintes qu’ils subissent
tous les jours depuis 6 ans, notamment l’obligation pour la ville et la Métro
de limiter l’augmentation des dépenses de fonctionnement à 1,2% par an (au
moins jusqu’en 2022) soit moins que l’inflation. En plus : ne pas
augmenter la dette et avoir une épargne suffisante pour que la capacité de
désendettement soit inférieure à 12 ans. Ceci impose que chaque année des
économies en fonctionnement soient faites. Donc toute nouvelle dépense doit
impliquer obligatoirement une économie au moins équivalente dans les dépenses
de fonctionnement. L’équipe actuelle a démontré sa capacité de gérer avec
parcimonie l’argent public : baisse des indemnités des élus, économies
importantes dans le fonctionnement de la machine municipale et maitrise de la
dette et tout cela sans augmenter les taux des impôts locaux (c’est la première
équipe qui ne l’a pas fait depuis au moins 50 ans). Les propositions faites
sont prudentes et qualitatives et sont dans la continuité de la gestion
actuelle.
Un certain nombre d’associations grenobloises du
secteur socioculturel ont présentés le 22 janvier à la presse un manifeste collectif
pour « dresser un bilan non exhaustif de leurs actions,
de leurs difficultés et des propositions pour améliorer leur impact, leurs
conditions de travail et la relation partenariale avec la Ville ». Ce manifeste s’adresse aux candidats à l’élection municipale de 2020 à
Grenoble.
Toute démarche collective visant à faire un
diagnostic sur des réalités de travail de terrain de ce type d’associations est
positif même si ce bilan est très incomplet en ne traitant dans le détail que
des relations avec la ville et n’analysant pas les progrès possibles dans le
fonctionnement interne de ces associations ou leur situation par rapport à des
politiques nationales très défavorables depuis des années, notamment par la
suppression des contrats aidés qui étaient un apport significatif pour ces
associations, car 35 emplois aidés du
secteur ont été supprimés en 2017 par Macron.
Chaque
semaine, la liste « Grenoble en commun » relève un défi pour
accélérer les nécessaires transitions sociétales, environnementales et sociales
pour que la ville et l’agglomération soient vivables pour toutes et tous.
Il y a eu les défis contre les violences sexistes et sexuelles ; pour la gratuité (totale ou partielle) des mobilités en commençant par la gratuité des transports en commun les week-ends ; pour des écoles où il fait bon vivre et préparées au changement climatique ; pour une politique du logement plus solidaire et plus régulée, notamment par le développement du logement social qui est durement attaqué par la politique de Macron. Pour les détails lire ici.
Les propriétaires de la clinique mutualiste de Grenoble (GHM= groupement
hospitalier mutualiste) veulent vendre cet établissement de santé, un pilier
historique comme centre de soins de qualité utilisé par de nombreux Grenoblois
et habitants de l’agglomération. Cette vente veut être faite rapidement (fin
janvier) et la grande crainte des salariés du GHM et des usagers est de voir
arriver un acheteur à but lucratif qui transformera en profondeur l’offre de
soins actuelle.
Chaque
fin d’année, l’INSEE publie les résultats du recensement concernant les
populations légales de chaque commune. Il s’agit de la population municipale et
de la population comptée à part issues du recensement 2017. L’INSEE précise
qu’il faut comparer les résultats du recensement 2017 avec celui de 2012 et de
2007 et qu’il ne faut pas faire une comparaison année après année. En effet le
recensement daté de 2017 utilise des données de 2015 à 2019 ; chaque année
c’est seulement un échantillon de 8% des habitants qui est recensé.
Les
résultats pour Grenoble montrent une stabilisation de la population :
Grâce à
une mobilisation continue du collectif « J’aime ma poste »,
des collectifs de défense des bureaux de poste, notamment celui de Stalingrad,
des nombreuses organisations qui soutiennent ces mobilisations et de la mairie,
les fermetures sont pour l’instant ajournées.
Voici des
extraits d’une lettre du maire, Eric Piolle, répondant au collectif de défense
du bureau de Poste de la rue de Stalingrad et transmise en copie au
collectif « J’aime ma poste » dont fait partie l’ADES.
« J’ai
bien reçu votre lettre de novembre dernier relative au bureau de Poste de la
rue de Stalingrad.
Comme
vous le savez, mon équipe municipale s’est entretenue à de nombreuses reprises
avec la direction régionale de la Poste ainsi qu’avec le Collectif « J’aime ma
Poste ». Pour reprendre brièvement l’histoire, voici quelques éléments de
contexte :
Il y a deux raisons très claires pour ne pas reconnaitre à M.
Carignon une légitimité à participer aux délibérations du Conseil municipal,
même si la légalité le lui permet, sauf s’il est intéressé à l’affaire en débat
ce qui peut arriver.
La première raison que tout le monde connait et qui a été
rappelé avec précision par Claude Coutaz lors d’un vœu aux parlementaires (voir
ci-dessous) qui devrait éloigner les corrompus de leurs victimes. Avoir fait
l’acte le plus grave qu’un élu puisse commettre devrait le disqualifier
définitivement.
La deuxième qui a été révélée avec clarté au Conseil municipal du 16 décembre, c’est de découvrir un élu qui tourne le dos à l’intérêt général en pratiquant exclusivement du pur clientélisme, en profitant de toutes les délibérations pour alimenter sa propre campagne électorale et non les intérêts de la collectivité. Peu importe que ce soit des séries de mensonges, la fin justifie les moyens.
Le conseil municipal du 16 décembre a décidé de la
seconde phase de réhabilitation de l’habitat de la Villeneuve, sur les
copropriétés 60-120 et 130-170 Arlequin. Dans le cadre du nouveau programme de
renouvellement urbain (NPNRU) des Villeneuves, le plan de sauvegarde des
copropriétés de l’Arlequin est un dispositif global de requalification de
l’habitat. Il mobilise d’importantes ressources financières publiques pour
réhabiliter un ensemble immobilier complexe géré en copropriétés et composé de
logements privés et de logements locatifs sociaux. Il a vocation à réhabiliter
énergétiquement les logements et les parties communes, dans l’optique de
réduire les consommations. Les logements seront également rénovés de manière
globale, avec la réfection des parties communes, des réseaux hydrauliques ainsi
que des ouvertures (fenêtres, balcons et loggias).
Lors du recensement, il est demandé aux habitants de plus de 15 ans non
scolarisés, quel est le diplôme le plus élevé obtenu. Les résultats pour le
dernier recensement (2016) sont publiés pour tous les niveaux territoriaux. Une
comparaison entre la ville de Grenoble, la Métro, le Département de l’Isère, la
Région Auvergne-Rhône Alpes et la France montre que Grenoble se détache très
nettement pour le taux de titulaires du bac et plus.
L’INSEE classe les habitants en différentes
catégories, par exemple pour ce qui intéresse cet article :
Sans diplôme ou BEPC, brevet des collèges, DNB (diplôme national du brevet)
CAP – BEP
BAC
Diplôme d’enseignement supérieur
Depuis 10 ans, il y a eu une forte évolution à
Grenoble avec une diminution importante de 8 points des non diplômés et une
augmentation aussi forte des diplômés de l’enseignement supérieur. Par contre
pour les catégories intermédiaires, c’est assez stable
Lors du Conseil municipal, l’adjoint aux finances, Hakim Sabri est passé assez vite sur la dette issue des années de gestion du maire corrompu, mais M. Carignon a protesté car la majorité n’a parlé que de l’explosion de la dette qu’il avait créée, alors qu’elle aurait dû montrer que les impôts n’avaient pas été augmentés durant son mandat (1983 -1995) et que les dépenses de fonctionnement avaient été maitrisées.
Voici donc des graphiques qui répondent à cette demande et qui montrent que la gestion de l’argent public par le corrompu manquait beaucoup de rigueur dans la gestion et que sa mémoire est très détériorée.
Le 9 décembre, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption, l’ADES a rappelé, lors d’une conférence de presse, que les dégâts du système corruptif grenoblois continuent à peser sur les services publics locaux, sur leurs usagers, sur les contribuables et que le retour du maire corrompu au Conseil municipal complique sérieusement la situation.
C’est pourquoi nous
demandons au Préfet de saisir
les autorités de contrôles, dont le tribunal administratif et la chambre
régionale des comptes afin de disposer d’avis concernant l’impossibilité de
fonctionnement normal des institutions locales de Grenoble en présence du
retour d’un corrompu ayant manié l’argent public à des fins étrangères à
l’intérêt général.
Nous réaffirmons que nous sommes pour la
réinsertion des délinquants, mais pas au milieu de leurs victimes.
Le 9 décembre a été déclarée
« Journée internationale de lutte contre la corruption » par
l’ONU, afin de sensibiliser le monde car « La corruption engendre la
corruption et favorise l’impunité, qui ronge la société… La corruption
s’attaque aux fondements des institutions démocratiques » (Convention des Nations Unies contre la corruption
(résolution 58/4) du 31 octobre 2003)
La corruption est « l’acte le plus grave
qui puisse être reproché à un élu » (CA Lyon, 9 juillet 1996).
Lors du Conseil municipal du 16 décembre, sera voté le budget 2020 de Grenoble. C’est un budget particulier puisqu’il est voté par l’équipe actuelle mais sera exécuté en grande partie par la nouvelle équipe municipale mise en place fin mars 2020. Il est construit dans un champ de contraintes très lourdes. La loi interdit à ce que les dépenses de fonctionnement dépassent de 1,27 % le montant de l’année passée, c’est-à-dire moins que l’inflation.
Or les dépenses de personnel atteignent environ 60 % des dépenses de gestion (fonctionnement moins les intérêts de la dette) vont augmenter de 2,4 % notamment à cause de décision nationales non compensées. Donc il faut que les 40 % d’autres dépenses diminuent en euros courants. Ceci touche les charges générales qui permettent aux personnels de travailler et les subventions aux associations et au CCAS. Le budget 2020, décide de ne pas diminuer les subventions et donc de poursuivre les efforts d’une gestion très rigoureuse de l’argent public.
Une véritable révolution se fait jour dans les modes de déplacements pour aller au travail dans la ville de Grenoble depuis quelques années. Alors qu’en 2006 il y avait 48,4% d’actifs qui utilisaient la voiture pour aller travailler, il n’y en a plus que 39% 10 ans après.
Il y a 6 000 Grenobloi-ses qui ont changé de mode de déplacement domicile-travail en 10 ans, en abandonnant la voiture pour le vélo et les transports en commun.
Voici les résultats des recensements de l’INSEE concernant les actifs de plus de 15 ans qui ont une activité professionnelle, suivant du mode de transport choisi pour aller au travail :
L’Unicef,
le Réseau action climat (RAC) et Greenpeace ont examiné dans le détail les
actions menées dans 12 des plus grandes agglomérations de France. Paris,
Grenoble et Strasbourg sont les grandes villes les plus actives dans la lutte
contre la pollution de l’air due aux transports, Montpellier, Nice et Marseille
ferment la marche. Mais, même pour le trio de tête ce n’est pas encore
suffisant. Malheureusement le Conseil départemental de l’Isère joue un mauvais
jeu, il est en train de vouloir détruire le SMTC pour des raisons purement
politiciennes, en refusant son élargissement et en menaçant d’en sortir.
Pourtant la lutte contre la pollution atmosphérique exige des efforts de toutes
les collectivités, souhaitons que le Département revienne à de meilleures
intentions.
Les
militants de « Grenoble en commun » ont participé en nombre à la
grande manifestation du 5 décembre à Grenoble qui demandait le retrait du
projet gouvernemental sur les retraites et protestait contre les attaques multiples
contre les services publics, nos précieux biens communs.
Le travail d’élaborations des propositions bat son plein dans les fabriques en ville et en ligne ainsi que dans les groupes de travail et des premières propositions font l’objet de présentations régulières aux médias. On retrouve ces propositions sur le site sous l’onglet « Défis ».
Les
thèmes suivants sont déjà traités lors de conférences de presse, en voici
quelques extraits :
Nous avons demandé au dessinateur Cled’12 de faire quelques illustrations concernant le retour du corrompu au Conseil municipal du 16 décembre. Pour se rappeler ce qu’était le système politique qui a régné sur la ville de 1983 à 1995 et qui a fait des dégâts considérables aux services publics (et qui durent encore…), il faut lire l’ouvrage en ligne « Le système Carignon » et la brochure de l’ADES ici.
Il
revient avec toutes ses casseroles qui vont faire une drôle de musique. Nous
sommes pour la réinsertion des délinquants, mais pas au milieu de leurs
victimes…Donc il s’agit de lui barrer la route et punir sa démagogie à
outrance.
Il débute
son mandat de conseiller municipal par ne s’intéresser qu’à l’argent, comme d’habitude,
il n’a participé qu’à une seule commission municipale, celle des finances pour
faire ensuite des propositions assez débiles. Il ne s’intéresse ni au social,
ni à l’urbanisme, ni à la jeunesse, ni à la culture…
L’observatoire de l’habitat réalise des notes de conjoncture concernant
l’immobilier à l’échelle du territoire métropolitain et par communes. Il porte
sur le marché de l’immobilier neuf, ancien et sur le
parc locatif privé. La dernière note vient
d’être publiée, elle porte sur l’année 2018 qui a été
particulièrement dynamique que ce soit en termes de commercialisation de
logements neufs que de transactions de logements existants. Contrairement aux
petites musiques politiciennes qui expliquent que tout va mal à Grenoble et
dans la Métropole.
Voici quelques éléments tirés de cette note de conjoncture :
« La
Métropole reste en bonne position pour la commercialisation des appartements
neufs