Le rapport d’une mission de deux inspections générales, celle des finances et celle de l’administration et des affaires sociales vient d’être publié sur l’état de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) et des agents hospitaliers. Il souligne l’impasse complète où va se trouver ce régime à l’avenir et propose des solutions qui seront de toutes manières douloureuses pour les collectivités territoriales et les établissements hospitaliers.
Actuellement le gouvernement impose aux collectivités des augmentations sévères des montants de versements à la CNRACL, durant plusieurs années, ce qui déséquilibre lourdement leurs dépenses de fonctionnement.
« De quelque côté que l’on regarde, la situation semble bloquée. C’est la sensation ressentie à la lecture du rapport de la « Mission complémentaire sur le système de retraite des agents des collectivités locales et des établissements hospitaliers », réalisé conjointement par les inspections générales des finances, de l’administration et des affaires sociales. Ce rapport, rendu en février 2026, a été publié en toute discrétion ces derniers jours sur le site du Bulletin officiel du ministère de l’Intérieur. Et il n’est guère optimiste : pour les inspections générales, le régime est « dans une impasse financière » et, sans évolutions « systémiques », il court à la catastrophe.
Inégalités, pression scolaire, marchandisation des appuis à la parentalité, recul de la présence des enfants dans la société… Sur la base d’un ensemble de constats concernant les conditions et les enjeux de l’exercice de la parentalité aujourd’hui, le Conseil de l’enfance propose 20 mesures qui visent aider les parents à aider les enfants à grandir autour de six axes : 1. égalité entre les parents ; 2. accès aux droits, prestations et services ; 3. déclore, ouvrir : la place des enfants et des parents dans la société ; 4. appuyer l’exercice parental et sa reconnaissance ; 5. repenser les temps des enfants et des parents ; 6. soutenir les associations et les projets locaux qui contribuent à ces objectifs.
« Être parent n’est pas un métier, et élever des enfants n’est pas une compétence innée, d’autant que quel que soit son âge, chacun est coacteur de la relation, sujet dépendant et individu doté de droits.
Le Conseil d’État vient de juger que le Gouvernement pouvait légalement suspendre l’importation d’aliments provenant de pays hors Union européenne qui contiennent des résidus de certains pesticides interdits en Europe. Il juge que l’arrêté contesté s’appuie sur des données scientifiques solides et s’inscrit dans le cadre fixé par le droit européen en matière de sécurité alimentaire, qui permet à un État membre de prendre des mesures conservatoires d’urgence, tout en informant la Commission européenne, pour protéger ses habitants.
En droit, cela signifie que pouvait s’appliquer le régime des mesures d’urgence conservatoires en vue de protéger la santé humaine (art. 54 du règlement (CE) n° 178/2002 du 28 janvier 2002) et qu’alors il y a compétence des ministres chargés de l’agriculture et de la consommation pour prendre un arrêté suspendant l’importation de denrées alimentaires issues de pays tiers contenant des résidus de substances phytopharmaceutiques interdites sur le territoire de l’Union.
L’opposition de droite au conseil municipal de Grenoble, crie au scandale, en racontant n’importe quoi comme d’habitude, à propos de la nomination d’Allan Brunon (LFI) comme vice-président de la commission des finances. Dans ses promesses, la maire avait indiqué qu’elle était favorable à ce que la commission des finances puisse être présidée par un représentant de l’opposition. Suivant l’accord technique passé entre la liste OUI Grenoble et la liste LFI pour battre la liste Carignon, les élu-es LFI se considèrent dans l’opposition. Et comme le groupe de droite n’a que 6 élu-es alors que LFI en a 7, rien de plus normal qu’Allan Brunon préside la commission des finances si la maire n’est pas présente.
Le centre d’observation de la société fait le point sur cette situation inquiétante. La pauvreté au travail augmente en France depuis le début des années 2020. En 2023, le taux de travailleurs pauvres a atteint 4,4 % au seuil de 50 % du niveau de vie médian et 8,3 % à celui de 60 %. Entre 2020 et 2023, on a enregistré une hausse comprise entre + 200 000 et + 400 000 travailleurs pauvres supplémentaires, selon les deux définitions.
La France avait longtemps réussi à contenir le phénomène de pauvreté au travail. Après une période de baisse à la fin des années 1990, la part de travailleurs vivant sous le seuil de pauvreté était restée relativement stable au cours des années 2000 et 2010 un peu au-dessous de 4 % au seuil de pauvreté situé à 50 % du niveau de vie médian, et autour de 7 % si on utilise le seuil de 60 %. Soit entre un et 1,8 million de travailleurs pauvres selon la mesure adoptée.
L’existence d’un salaire minimum dans notre pays empêche la baisse des salaires sous le seuil de pauvreté (1 070 euros par moins pour une personne seule au seuil de 50 % et 1 290 euros au seuil de 60 % en 2023) pour des temps complets, et limite l’impact des crises économiques. Le temps partiel, l’un des principaux facteurs de la pauvreté laborieuse (un smic à mi-temps rapporte environ 700 euros) a arrêté sa progression depuis plus de 20 ans et a même commencé à diminuer. L’amélioration de la situation du marché du travail entre 2015 et 2023 et, en 2019, la hausse de la prime d’activité (versée aux plus bas salaires) suite au mouvement des « gilets jaunes » ont contribué à maintenir le niveau de vie des personnes les moins bien rémunérées.
La loi du 10 août 1981 sur le prix unique du livre a permis de garantir l’accès au livre au même prix partout en France et de préserver un réseau dense de librairies, malgré l’essor de la vente en ligne et du livre numérique. Constatant que certains acteurs prédominants de la vente en ligne pratiquaient des frais de livraison symboliques, le Parlement a, par la loi du 30 décembre 20211, adopté le principe d’une tarification minimale des frais de livraison pour les livres imprimés neufs qui ne sont pas retirés dans un commerce de vente au détail de livres. Il a confié aux ministres chargés de la culture et de l’économie, sur proposition de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) le soin d’en fixer le montant. L’arrêté du 4 avril 2023 a ainsi fixé ce montant à 3 euros pour toute commande de livres neufs dont la valeur d’achat est inférieure à 35 euros toutes taxes comprises et au moins 1 centime au-delà.
Le CERN, haut lieu mondial de la recherche fondamentale en physique des particules, propose de construire un nouvel accélérateur de 90 km de circonférence pour remplacer à terme le LHC pour obtenir des informations plus précises sur le boson de Higgs et notamment sur le quark top, afin de trouver des failles dans le modèle standard de la physique des particules, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle physique.
La Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé du calendrier et des modalités du débat public sur le projet de collisionneur circulaire porté par le CERN.
La CNDP a été saisie conjointement par le CERN et par RTE (gestionnaire du réseau de transport de l’électricité) au sujet de ce projet de collisionneur circulaire et de son raccordement électrique situé en France dans les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie et en Suisse dans le canton de Genève.
Une enquête publique préalable à l’arrêté de création est ouverte jusqu’au 2 juillet 2026 à 12 h.
Le contenu du dossier de demande d’autorisation de création est encadré par la réglementation applicable à l’ensemble des installations nucléaires de base (INB), en particulier les articles L.593-7 et R.593-14 à R.593-19 du code de l’environnement relatifs à la création d’une installation nucléaire de base.
Lyon-Turin : les nuisances du chantier colossal inquiètent les habitants de la vallée de la Maurienne. Les millions de mètres cubes de roches extraites de la montagne pour le creusement du tunnel alpin perturbent la vie dans la vallée. Au Pas du Roc, un éperon rocheux en amont de Saint-Martin-la-Porte (Savoie), village de 720 habitants, la vue sur la vallée de la Maurienne est imprenable. Odile Clément, 64 ans, montre au visiteur de passage l’ampleur de l’emprise du chantier pharaonique de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. La vallée se découvre en contrebas, serrée entre des sommets enneigés de plus de 3 000 mètres. La rivière l’Arc, la voie ferrée et l’autoroute A43 se partagent l’étroit couloir. A pic, une zone grise fourmille d’engins de chantier creusant la descenderie de Saint-Martin, une des trois galeries d’accès technique au tunnel de base. « Nous subissons le bruit et la poussière en permanence, raconte l’ancienne employée d’une entreprise locale de BTP. Dès qu’on entend un tir de mine, on range le linge et on ferme toutes les fenêtres. Une minute après la détonation, un nuage couvre le jardin. »
Grenoble serait parmi les villes les plus heureuses en 2026. Il faut aller au Royaume Uni pour trouver une étude qui classe 251 villes sur la qualité de vie des générations présentes et futures. Et pour un développement urbain équilibré. Le groupe GOLD rassemble les 50 meilleures villes de l’Indice des Villes Heureuses 2026. Cette distinction concerne les villes qui démontrent un niveau de performance constamment élevé dans les six dimensions de l’Indice : Citoyens, Gouvernance, Environnement, Économie, Santé et Mobilité. Parmi les 251villes étudiées, Grenoble se classe 23 ème et première ville française, juste devant Paris (25ème).
L’index de féminisation du pouvoir 2026. La parité semble en panne : en 2026, les femmes occupent toujours seulement 28 % des postes clés du pouvoir en France. À un an d’échéances électorales majeures, Oxfam France dévoile la deuxième édition de son index de la féminisation du pouvoir en France. Cette publication dresse un bilan à la suite de la nomination du gouvernement de Sébastien Lecornu et des élections municipales de mars 2026. Le constat est sans appel : aucun progrès en matière de parité n’est à signaler : le taux de féminisation stagne à 28 % ; des régressions sont même à noter à l’issue de ces élections locales, la parité reculant dans les grandes villes. Oxfam exhorte les responsables politiques à l’approche des élections de 2027 : il est urgent de faire mieux. Le pouvoir n’est pas, et ne doit pas être, réservé aux hommes.
Vendredi 22 mai 2026 à 10h, prochain conseil métropolitain, au siège 1, place André-Malraux à Grenoble. Essentiellement consacré aux représentations dans les satellites, on pourra mesurer comment se répartissent les rapports de forces entre les différents groupes d’élu-es métropolitains. Télécharger l’ordre du jour
Suite à la Foire des Rameaux, les travaux de requalification de la Grande Esplanade ont repris lundi. Conformément au projet validé par l’enquête publique qui vise à transformer l’Esplanade en un parc végétalisé et apaisé en cœur de ville, lieu de détente et de pratiques sportives.
La création d’un grand parc au pied de la Bastille ce patrimoine historique remarquable, confortera l’identité du site, complétera le maillage de la ville en espaces verts.
Le projet a été élaboré en concertation avec les riverain-es, les commerçant-es, les forain-es ainsi qu’avec l’Architecte des Bâtiments de France (ABF), afin de répondre aux usages existants et aux enjeux patrimoniaux du lieu.
Lieu emblématique, l’Esplanade continuera d’accueillir les grands événements qui rythment la vie grenobloise : manifestations sportives et culturelles et la traditionnelle Foire des Rameaux. Au quotidien, les habitant-es du quartier et de toute la Ville pourront s’y promener et pratiquer de nouvelles activités de loisirs ou sportives.
Un communiqué du 5 mai 2026 de la ville de Grenoble, à propos d’une prochaine audience au tribunal administratif.
En vigueur depuis 2022 à Grenoble, l’arrêté anti-remise à la rue représente un acte politique fort, marquant l’engagement de la commune de Grenoble à faire respecter les principes de dignité humaine, et le droit de toute personne à disposer d’un toit. Il rappelle à l’État ses obligations en matière d’hébergement d’urgence et de logement. Déféré par la préfecture, le tribunal administratif se prononcera dans quelques semaines sur son devenir.
En 2019, Grenoble faisait figure de ville pionnière pour la défense du droit du logement et de l’hébergement, en signant un arrêté de non remise à la rue. Suspendu en juin 2019, le tribunal administratif de Grenoble avait annulé cet arrêté par un jugement rendu en janvier 2021. En 2022, à l’approche de la trêve hivernale, la Ville de Grenoble signait un nouvel arrêté. Attaqué par la Préfecture de l’Isère, il fera l’objet de l’audience du 5 mai, quatre ans après sa publication.
L’Insee rend public le nouveau dispositif « Filosofi 2 » qui remplace l’ancien dispositif Filosofi à compter du millésime 2023. Il est mis en place suite à la disparition de la taxe d’habitation (TH), ce qui augmente les revenus des ménages (surtout les plus riches) sauf pour ceux qui étaient exonérés ou fortement dégrévés et qui ne payaient pas de TH, ou à Pont de Claix ville sans TH depuis des années. Ce dispositif donne des informations sur le niveau de vie et le taux de pauvreté aux différents niveaux géographiques. Il s’agit du revenu par unité de consommation.
Une information importante est l’évolution du niveau de vie médian en fonction de l’âge. Ce sont les jeunes de moins de 30 ans et tout particulièrement les jeunes de moins de 18 ans, qui ont les revenus les plus faibles. Les retraités ont un revenu médian au-dessus du revenu médian moyen qui est de 25 920 € en France métropolitaine et en Isère de 27 290 €.
Face à la prolifération du moustique-tigre, les solutions pour piéger cet insecte se multiplient en magasin et sur le web. Toutes n’ont pas le même rôle, ni la même efficacité. Le média Reporterre fait le tri.
Face à ce fléau, le premier geste — crucial — consiste à supprimer toute eau stagnante chez vous (pots, bâches, gouttières, etc.). Cela ne suffit pas toujours : un voisin moins scrupuleux, un réservoir d’eau inaccessible… Il en faut peu pour que le culicidé continue de sévir. Vous voilà alors à chercher votre salut parmi les solutions vendues en magasin de bricolage ou en ligne.
« Oui, il existe des pièges efficaces, mais il n’y a pas d’outil magique, répond Antoine Mignotte, responsable Recherche et développement chez Altopictus, entreprise spécialisée dans la surveillance et la lutte contre le moustique-tigre. Leur efficacité dépendra du contexte. Aucun piège ne permet à lui seul de contrôler durablement une forte infestation si l’environnement demeure favorable au développement des moustiques.
France urbaine est l’association des élu-es des grandes villes, métropoles, communautés et agglomérations urbaines. À l’approche de l’élaboration du projet de loi de finances (PLF) pour 2027, elle a adressé, le 7 mai 2026, un courrier au Premier ministre afin d’alerter sur les conditions de préparation de ce texte budgétaire. Face à l’impact des choix budgétaires à venir sur la capacité de l’action publique locale, l’association plaide pour que soit engagé dès maintenant un dialogue direct avec l’Exécutif.
« Éviter les errements de la loi de finances 2026 :
France urbaine rappelle que la dernière loi de finances a conduit à une répartition profondément déséquilibrée de l’effort demandé aux collectivités territoriales. En effet, la moitié de l’effort exigé des collectivités repose sur les seuls groupements, lesquels ne pèsent que 15% des dépenses de fonctionnement et 20% des dépenses d’investissement de l’ensemble.
Cette répartition est à la fois infondée et cruelle pour les territoires les plus ponctionnés, lesquels se trouvent souvent être en proie aux difficultés sociales induites par la désindustrialisation. France urbaine ne peut donc accepter que les enseignements des errements de la loi de finances pour 2026 ne soient pas pleinement tirés.
Selon les projections démographiques, le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie devrait continuer à augmenter jusqu’aux années 2050, pour atteindre près de 2,8 millions, soit environ 700 000 personnes supplémentaires par rapport à 2021. Cette évolution présentera des disparités territoriales marquées selon les départements.
Face à ces enjeux, des formes d’habitat en alternative au domicile « historique », se développent. Elles proposent un cadre de vie assorti de services, notamment d’animation collective, sans relever du modèle des Ehpad. Ces logements recouvrent les résidences autonomie, les résidences services seniors privées ou encore l’habitat inclusif (comme aux Vignes à Grenoble). Leurs avantages sont mulitples comme la lutte contre l’isolement, un cadre sécurisé, la prévention de la perte d’autonomie ou encore l’optimisation des ressources humaines dédiées à l’accompagnement. Toutefois, leur développement reste encore limité, avec moins de 300 000 logements, soit une offre bien inférieure à celle en Ehpad.
Après avoir été saisie par le président du CNC (Centre national du cinéma), la médiateure du cinéma a enjoint, le 7 mai 2026, au circuit d’exploitation Megarama de mettre fin à ses pratiques visant à pénaliser certaines salles municipales de cinéma.
Il ressort des informations parues dans l’édition du 28 avril 2026 du journal Le Monde, que le circuit d’exploitation Megarama aurait exigé à de nombreux distributeurs actifs en France, de ne pas concéder leurs films dès leur sortie nationale à des salles de cinémas placées en concurrence avec certains de ses propres établissements (il y en a 35 en France).
À la Métro un nouveau groupe de 6 élu-es de gauche des moyennes et petites communes (AGATES) : Gildas Bouffaud (maire du Sappey-en-Chartreuse), Florent Cholas (maire de Champagnier), Mickaël Guiheneuf (maire de Gières), Bertrand Spindler (maire de la Tronche), Gilles Strappazzon (maire de Saint-Barthélemy-de-Séchilienne), Catherine Troton (maire de Vizille), fondent un groupe métropolitain intitulé AGATES (Alliance de gauche des territoires pour l’écologie et les solidarités). Le groupe AGATES est ouvert aux autres conseillers métropolitains partageant ses valeurs.
Évaluation des démarches « allez-vers » des Missions locales de l’agglomération. Ces démarches de proximité visent à repérer, informer et accompagner des jeunes éloignés des institutions, en s’appuyant sur une présence régulière dans les quartiers et un fort travail partenarial, notamment avec la prévention spécialisée. L’évaluation met en évidence des effets positifs en matière de création de lien, de confiance et de remobilisation des jeunes, mais souligne aussi des limites : difficultés de mesure des impacts, complexité des situations, contraintes financières et tensions sur les ressources humaines. Elle formule enfin des recommandations pour mieux reconnaître, structurer et financer durablement l’«aller-vers », renforcer les coopérations locales et sécuriser les parcours des jeunes accompagnés.
Partir en colonie à 11 ans : influence du milieu social, des habitudes familiales et du souhait de l’enfant. Une étude de l’Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation populaire (Injep). En 2024, seuls 15 % des enfants de 11 ans appartenant à des ménages allocataires CNAF ou CCMSA sont partis en colonie de vacances. Le fait de partir dépend avant tout des revenus des familles, les ménages les plus aisées font davantage partir leurs enfants. Toutes choses égales par ailleurs, le fait d’avoir des parents plus diplômés ou partis en colonie de vacances pendant leur enfance, favorise également les départs. Interrogés sur les principales raisons les ayant incités à inscrire leur enfant en colonie de vacances, les parents citent d’abord le souhait de l’enfant de partir et le fait de connaître préalablement les organisateurs. Pour les familles les plus modestes, l’existence d’une aide financière favorise également les départs.
Après un pic en 2021 à plus de 13 000 ventes, trois années consécutives de baisse ont été observées, conduisant à un total d’un peu plus de 10 000 ventes HLM en 2024. Ces ventes représentent environ 0,2 % du parc social en 2024. La grande majorité des logements vendus l’ont été à des personnes physiques (95 %), principalement des personnes non-locataires du parc social : en 2024, 5 800 logements ont été cédés à ces dernières (59 %), contre 2 400 aux occupants du parc social et à leurs proches et 1 800 à d’autres ménages vivant déjà dans le parc social.
« Qui achète du logement social ?
Les ventes de logements sociaux se répartissent en deux grandes catégories. La première correspond aux ventes entre organismes bailleurs, au cours desquelles le logement vendu reste dans le parc social.
La seconde désigne les ventes avec sortie du parc, communément appelées ventes HLM, à l’occasion desquelles le logement est cédé à un acquéreur qui n’est pas un bailleur social. En 2024, on dénombre environ 13 000 ventes entre bailleurs et 10 400 ventes avec sortie du parc. La présente note se concentre sur les ventes avec sortie du parc.