Il n’aura pas échappé aux observateurs même ponctuels que ces dernières années, la tendance s’aggrave. A chaque nouvelle séance du conseil municipal de Grenoble, la moindre rumeur d’une éventuelle protestation des habitants provoque chez les élus de la majorité une effervescence quasi irrationnelle. Pas question pour le public d’entrer dans la petite partie de la salle du conseil qui lui est réservé, sans avoir montré patte blanche (fouilles des sacs, contrôle des entrées, ouverture des portes à la discrétion des huissiers même si les débats du conseil ont commencé…).
Chauffage urbain, mais pourquoi ça chauffe ?

Manifestation à la Mairie – 19-11-12 (photo CNL, tous droits réservés)
Le collectif « pour un chauffage urbain juste et solidaire » appelait à une manifestation lundi 19 novembre au moment du conseil municipal de Grenoble. De nombreux usagers munis de grosses caisses et tambours ont, dans une ambiance qui se voulait bon enfant, donné de la voix. Une perturbation qui fut de courte durée pour le Conseil municipal.
Cette manifestation rappelait que depuis le changement de tarif de 2008, les usagers du chauffage urbain ne supportaient plus la façon dont était géré ce service. Depuis des années le maire de Grenoble l’a laissé aux mains de puissants intérêts privés. La Compagnie de chauffage – CCIAG qui est pourtant une société d’économie mixte, donc à majorité de capitaux publics (58%), abandonne la direction de cette société à un salarié des actionnaires privé, Dalkia, filiale de Véolia (ex Générale des Eaux).
Jusqu’en 2008, les tarifs du chauffage urbain étaient définis par la CCIAG et non par les élus. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Tribunal administratif a annulé tous les tarifs de 1983 à 2008.
Ecole des Buttes : quelle vie après le sinistre ?
Les parents d ‘élèves de l’école des Buttes de la Villeneuve sont inquiets. Ils ont de bonnes raisons de l’être et l’ont fait savoir lors du conseil municipal du 19 novembre. Victimes d’un premier incendie en novembre 2011, les bâtiments qui abritent un espace petite enfance, une maternelle et une école élémentaire, ont été le 7 juillet 2012 la proie des flammes, dont la violence a cette fois entraîné d‘énormes dégâts. En septembre 2012 faute de pouvoir réintégrer les lieux, les enfants de l’école élémentaire ont été accueillis dans trois établissements du quartier dont le collège.
Depuis cinq mois les parents d’élèves de l’école des Buttes, et plus généralement des autres écoles et du collège du quartier, ne connaissent toujours pas les causes de ce sinistre qui devaient faire l’objet d’un rapport officiel, et ne voient rien venir pour la suite (réhabilitation reconstruction des bâtiments et si oui à quelle échéance ? …). La Ville, dont la principale compétence est d’offrir les meilleurs conditions d’accueil aux enfants par l’entretien des bâtiments scolaires, reste curieusement silencieuse. A ce jour, les parents et surtout les élèves de l’école élémentaire des Buttes qui ont sans doute, plus que d’autres, grand besoin de stabilité, ne savent toujours pas de quoi sera faite la rentrée 2013-2014.
Rythme scolaire : à quel prix !
Selon l’association des maires de France, la réforme des rythmes scolaires et le retour à la semaine de 4,5 jours coûteraient 600 M€ aux collectivités locales. Le Président de la République a précisé que cette réforme se mettrait progressivement en place sur une durée de deux ans et que le gouvernement lui consacrerait 250 M€ dès la rentrée 2013. Deux chiffres qui laissent présager les difficultés à venir de certaines collectivités pour la mise en place des activités péri-scolaires avec probablement leurs lots d’inégalités d’une commune à l’autre, selon les capacités financières de chacune.
A ce propos, à Grenoble, l’adjoint à l’éducation évoque un montant de 150 € par enfant (sans que l’on sache vraiment sur quelles bases ont été réalisés ces calculs) ce qui, dans le budget de la ville reviendrait au bas mot en fonctionnement à 1 M€. Alors que compte faire la ville de Grenoble en la matière, elle qui, dans son Document d’Orientation Budgétaire, n’a rien prévu pour l’année 2013 ? Sinon 2014 peut-être ? Voilà en tout cas le bon moment d’informer l’ensemble des intéressés à cette question : enfants, parents d’élèves, enseignants, personnels des structures d’animation.
Le collège d’éthique de la vidéosurveillance a fait pschitt !
Au conseil municipal du 17 mai 2010, le premier adjoint proposait la mise en place du « collège d’éthique de la vidéosurveillance ».
Seuls les élus du groupe « Ecologie et Solidarité » votaient contre, car le débat promis sur la vidéosurveillance, ses intérêts ou inconvénients n’avait pas eu lieu contrairement aux promesses faites. De plus, ce collège ne permettait pas d’évaluer la pertinence de la vidéosurveillance, il n’avait donc aucun intérêt réel.
Gadget créé pour essayer de faire croire que l’implantation (très chère) des caméras dans trois endroits de la ville ne posait aucun problème de fond, cette instance veillant à ce que tout soit propre et en ordre.
En réalité la création de ce collège comportait un vice de fond. Pour essayer de faire croire à son indépendance vis-à-vis de la mairie (pseudo gage d’efficacité, de neutralité…) sa présidence serait assurée par un ancien magistrat, ancien président de la cour d’appel de Grenoble. Or la loi oblige à ce que les conseils consultatifs soient présidés par un élu municipal.
Plus de 8000 Grenoblois demandent l’annulation du projet actuel de l’Esplanade
Depuis des mois, l’association VIVRE A GRENOBLE fait signer une pétition contre le projet actuel de l’Esplanade, elle a recueilli plus de 17000 signatures sur l’agglomération dont 8000 Grenoblois. Il s’agit de la plus importante pétition jamais réalisée à Grenoble, ce qui démontre que ce projet est très fortement contesté par les Grenoblois et les habitants de l’agglomération.
Les signataires demandent :
- l’annulation du projet actuel de ZAC sur le site historique de l’Esplanade
- une révision générale du Plan Local d’Urbanisme de la commune de Grenoble
Le Conseil municipal a voté une charte de la démocratie locale dans laquelle son article 14 dit que :
“La Ville de Grenoble s’engage à mettre en place la procédure d’alerte citoyenne qui donne accès à l’ouverture d’un débat en Conseil municipal à partir de 8000 signatures d’habitants de Grenoble, recueillies sur un sujet donné. »
VIVRE A GRENOBLE demande donc que le maire mette en œuvre l’article 14 de la Charte de la Démocratie locale en organisant un débat extraordinaire en conseil Municipal sur le projet Esplanade en prenant en compte la demande des habitants.
Prix de l’Ethique 2012 à R. Avrillier

Raymond Avrillier (photo tous droits réservés)
L’ancien juge Eric Halphen, co-fondateur et Président d’Honneur de l’association ANTICOR contre la corruption et pour l’éthique en politique, a remis un de ses prix de l’Ethique 2012 à Raymond Avrillier pour son travail de fond depuis des années tant à Grenoble où il fut conseiller municipal d’opposition contre les actions de corruption puis maire adjoint, que dans le dossier des sondages privés et/ou partisans de l’Elysée, payés sur fonds publics.
Les grandes manœuvres de la droite à Grenoble
Ces dernières semaines ont vu une agitation fiévreuse de la droite grenobloise qui se cherche en vue des municipales de 2014.
Chaque jour entre le 8 et le 11 novembre, le quotidien régional a rapporté les positions des différents leaders de la droite grenobloise. La concurrence va être féroce pour savoir qui mènera la liste. Pour l’instant il n’y a pas de femme, mais c’est normal quand on connait la grande sensibilité de l’UMP à la parité !
Le 8 novembre, A. Carignon démarre la série.
Anticor épingle le député-maire
L’association Anticor, qui milite contre la corruption et pour l’éthique en politique, avait proposé aux candidats aux dernières législatives de s’engager vis-à-vis de leurs électeurs en signant une charte éthique.
« Le futur parlementaire signataire du présent document s’engage à appliquer et à faire respecter les propositions d’Anticor » , notamment « Afin de servir au mieux l’intérêt général, un député doit se consacrer entièrement et exclusivement à son mandat.
Or à ce jour, 5 députés, dont Michel Destot, reniant l’engagement pris devant leurs électeurs en signant cette charte, sont toujours en situation de cumul avec un mandat local… Anticor leur a adressé une mise en demeure afin qu’ils se démettent de leur mandat local avant le 9 décembre. A défaut, Anticor se réserve le droit d’agir en Justice pour rupture d’engagement.
Et si on parlait des finances de Grenoble et de la Métro ?
Depuis le début du mandat (mars 2008), nous demandons que le vote du budget soit précédé de débats publics afin que les habitants puissent participer aux réflexions sur les priorités budgétaires, ce qui n’a jamais été fait auparavant. La majorité municipale qui vient subitement de se souvenir qu’une campagne électorale va démarrer en 2013 a proposé de tenir deux réunions publiques préalablement au débat d’orientation budgétaire prévu au conseil municipal du 19 novembre. L’intention est louable, sauf que si l’on a une réelle volonté de faire participer les habitants, le débat doit être préparé longtemps à l’avance, avec des documents accessibles au public. Or aucun document n’a été rendu public avant les réunions du 14 et du 15 novembre. Les questions budgétaires sont trop souvent présentées de manière incompréhensible ce qui a pour effet de rebuter les habitants. La majorité municipale avait prévu d’organiser une formation des citoyens sur ces questions ce qu’elle n’a jamais fait.
C’est d’autant plus regrettable que l’adjoint aux finances, qui aspire à occuper le poste de 1er magistrat, a indiqué que les impôts des Grenoblois étaient devenus insupportables et devaient diminuer, mais pas en 2013. Pourquoi ?
SCOT 2 – Vallini 0
La commission d’enquête sur le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) de la région grenobloise a rendu son rapport et ses conclusions le 26 octobre 2012. Le document fait 393 pages et peut être téléchargé à partir du site du SCOT.
Sans surprise les commissaires donnent un avis favorable accompagné de 13 réserves et 29 recommandations.
L’établissement public du SCOT doit maintenant prendre en compte l’enquête publique, lever ou non les réserves et arrêter définitivement le SCOT. Si les réserves ne sont pas levées, l’avis deviendra alors négatif, ce qui peut fragiliser le futur SCOT.
Mais les réserves ne sont pas fondamentales, il s’agit de corrections légères qui ne devraient pas poser de problème.
A propos des infrastructures routières et autoroutières qui ont fait l’objet d’un intense lobbying de la Chambre de Commerce, le rapport note page 351 :
« La Commission d’enquête rappelle que le SCOT n’est pas un document de programmation, mais considère que le manque de perspectives en matière de programmation de nouvelles infrastructures routières et autoroutières constitue une faiblesse indéniable du dossier du SCOT. »
On pouvait alors s’attendre a une réserve importante sur cet aspect, les commissaires se sont contentés d’une réserve n° 10 qui indique :
Réflexion sur l’avenir de la Villeneuve

Tous droits réservés (photo GK)
Sur le site internet du Parti de Gauche de l’Isère, le 30 octobre 2012, sous le titre « La Villeneuve, Hier, Aujourd’hui, Demain », Jean–François Parent écrit un article retraçant l’histoire de la Villeneuve et donne quelques pistes pour l’avenir.
JF. Parent a été urbaniste de l’équipe Villeneuve de 1966 à 1983, Conseiller municipal et président de l’office HLM 1995-2001 et il habite la Villeneuve depuis 1972. Dans son article, il critique vertement la démolition du 50 Galerie de l’Arlequin. Voici la fin de cet article sur la situation actuelle et les solutions qu’il préconise.
Pour le texte complet : http://38.lepartidegauche.fr/?q=content/la-villeneuve-hier-aujourd%E2%80%99hui-demain
Lire le reste de cet article »
Incohérences coûteuses

Tux le manchot, la mascotte de Linux (dessin original de Larry Ewing réalisé avec GIMP)
La ville de Grenoble et le CCAS ont lancé un appel d’offre pour faire évoluer leurs systèmes informatiques vers de nouvelles versions de logiciels tout Microsoft : « cette consultation a pour objet l’acquisition par la Ville d’une prestation d’accompagnement du service Systèmes d’information de la Ville de Grenoble et du CCAS dans les différentes phases de l’évolution de leurs postes de travail du système d’exploitation Windows XP vers Windows Seven, du pack office 2003 vers le pack office 2010, ainsi que outlook 2007 vers outlook 2010. Le service Systèmes d’information désire bénéficier d’une assistance et de conseils tout au long du projet, et sous-traiter tout ou partie des différentes étapes de la migration du système d’exploitation, du pack office et d’outlook »
Autant pour le système d’exploitation, on peut le comprendre (et encore) mais pour la bureautique et les mails, il y a des alternatives tout à fait crédibles qui ne posent pas de problèmes délicats d’adaptation.
Ce n’est pas une bonne vision de pérennité et d’indépendance ; de surcroit, de nombreuses d’affaires d’évasion fiscale par des grands groupes (Google, Microsoft, Apple …), font l’actualité.
MD : Canal Historique
On pourra toujours objecter que personne n’est obligé d’aller consulter ce mode particulier d’information qu’est un blog. C’est vrai ! Mais quand il s’agit d’un homme public, on peut espérer y trouver des informations ou des réflexions censées nous concerner. Las ! On constate le plus souvent une affligeante propension de l’auteur à se mettre en avant, pire, à faire de soi même un objet d’admiration sur des sujets dont l’intérêt échappe au lecteur : narcisse est, là, battu à plate couture.Dans ce domaine, le maire de Grenoble nous a déjà donné à voir l’étendue de ses talents (voir l’article du 11 novembre 2011).
Ainsi dans l’actualité récente il conte (par le menu ou presque) un Week-end de la Toussaint « particulièrement romantique » avec son épouse, non pas à Rome comme dit la chanson, mais à Venise. Vie privée, vie publique, la confusion des genres est un bon indicateur de cette perte de repères dont souffrent certains de « nos décideurs ». Ici pas de pont des Soupirs, de Rialto ou de Vaporetto, c’est bien trop commun. Alors quel message peut bien vouloir faire passer l’auteur de ce blog avec des phrases comme « nous nous sommes restaurés dans les célèbres cafés « Le Florian » et le « Quadri » Nous avons également croisé… au Danieli, palazzo mythique de la Sérénissime » ? En quoi cette prétendue information peut-elle retenir l’intérêt du lecteur grenoblois, sinon pour signifier que lui n’a peut-être pas les moyens de fréquenter de tels lieux, pas même de s’y rendre, et que celui qui s’enivre de sa syntaxe électronique reste sourd aux vrais besoins de sa ville, à mille lieues des préoccupations de ses administrés ? Notre visiteur de marque termine son récit par « …que mes amis se rassurent (sans doute étaient-ils inquiets NDLR), ce Week-end était prévu de longue date et je ne connais pas de tentation de Venise… » . Si seulement, il ne s’était pas coupé des réalités et avait connu la tentation de Grenoble, personne ne s’en serait plaint.
Manifestation contre les violences faites aux femmes et pour le droit à disposer de son corps
En lien avec la journée nationale du 25 novembre contre les violences faites aux femmes
Rassemblement le samedi 24 novembre à 14h devant l’Hôpital Couple-Enfant de La Tronche. Déambulation sur l’itinéraire suivant : Pont de l’Ile-Verte, avenue Maréchal Randon, rue de la République, place Grenette, rue Félix Poulat
Accès : Tram B – arrêt La Tronche Hôpital.
Plus d’informations sur le site du planning familial de l’Isère : http://www.38.planning-familial.org/articles/plateforme-ivg-00209
Et si les impôts locaux diminuaient en 2013 à Grenoble ?
Dès le début de ce mandat, l’ADES avait indiqué qu’une autre politique budgétaire était possible à Grenoble sans augmenter les taux des impôts locaux qui sont très injustes et élevés. Avec le groupe des élus « Ecologie et Solidarité » et les mouvements qui le soutiennent, l’ADES a proposé des budgets alternatifs à celui du maire et de la majorité municipale. Aucune de ces propositions alternatives n’a été acceptée par la majorité. Elles indiquaient pourtant des pistes possibles pour maintenir et améliorer le service public en direction du quotidien des habitants, sans augmenter les taux des impôts. Ceci en faisant des économies aussi bien en fonctionnement qu’en investissements et sans alourdir la dette.
Au mépris des promesses électorales qui avaient clairement indiqué qu’il n’y aurait pas d’augmentation des taux des impôts, la majorité (PS, PC, GO, Modem et divers droite) s’est empressée de les augmenter violemment dès le début de mandat. Parallèlement la Métro faisait de même avec la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) et créait une nouvelle fiscalité mixte avec une taxe d’habitation et une taxe foncière qui font entrer 10 M€ par an dans les caisses de la Communauté d’Agglomération.
L’adjoint aux finances de Grenoble, J. Safar, qui brigue le poste de maire, a fait des déclarations intéressantes à Télé-Grenoble le 20 octobre :
Le PC manque à son deVOIR
Comment s’étonner que les élus grenoblois du PC (Parti Communiste) n’aient aucun scrupule à gérer la ville de Grenoble avec des élus de droite, anciens compagnons de route du maire corrompu ? En général en conseil municipal, ils n’interviennent qu’à propos de la politique nationale, et ce, quel que soit le gouvernement. Il est évidemment plus facile d’évoquer les problèmes nationaux que de se coltiner les dossiers locaux au risque d’y découvrir des éléments susceptibles de les mettre en porte à faux avec leurs grandes déclarations de principe. Mais parfois l’obstacle est difficilement contournable. Témoin, la prolongation pour 30 ans de la concession à GEG dans la configuration actuelle c’est à dire avec la participation de GDF Suez actionnaire principal qui par sa filiale COGAC détient 42, 53% des actions de la Société.
Patrice Voir, adjoint à la santé, chef de file des élus municipaux du PC, mais également membre du Conseil d’administration de GEG, a fait le 22 octobre dernier en conseil municipal une déclaration pour laquelle on peine à trouver un qualificatif : hypocrite, cynique, absurde, en tout cas incohérente et ignorante, ou simplement intéressée.

