Samedi 8 octobre : « le Jour de la Nuit » A l’occasion de cette opération nationale de sensibilisation à la pollution lumineuse et à la protection de la biodiversité nocturne, la Ville éteindra les éclairages publics et les bâtiments patrimoniaux pour laisser place à l’observation des étoiles, de 21h30 à 22h dans le centre-ville et de 21h30 à 23h autour du parc Paul Mistral. Des ateliers sont prévus sur inscription ici.
Agenda
Baisse des dotations, le gouvernement raconte n’importe quoi !
Dans une interview du 4 octobre 2016 à Localtis (site d’informations de la Caisse des Dépôts), la secrétaire d’Etat chargée des collectivités territoriales déclare : « La contribution au redressement des finances publiques a représenté moins de 2% des recettes des communes et intercommunalités, sensiblement moins, au global, que la progression des recettes de fiscalité locale. Ce n’est pas « l’étranglement » que certains décrivent. »
Cette affirmation est fausse. Voici la réalité pour Grenoble, en 3 ans Grenoble a perdu 14 M€ de dotations et n’a récupéré que 7 M€ par les impôts locaux (sans augmenter les taux) grâce à l’inflation et à l’augmentation physique des bases. Et cette augmentation des recettes fiscales, à taux constant, compense à peine les dérives des coûts de fonctionnement de la mairie en partie décidés par l’Etat en ce qui concerne les traitements des agents municipaux (hausse du point d’indice).
A 480 dernières nouvelles
Le 30 septembre, le Conseil de la métropole a donc voté à l’unanimité le protocole d’intention sur l’aménagement de l’A 480 et du Rondeau et autorisé le président à le signer avec l’Etat, le département et l’AREA. Tout le monde s’est félicité de cet accord qui débloquait enfin l’aménagement du Rondeau et qui minimisait les conséquences de l’élargissement de la partie centrale de l’A480 en maintenant les entrées au nord et au sud à 2 fois 2 voies pour maîtriser l’augmentation du trafic. La limitation de vitesse à 70 km/h dans la partie centrale est aussi à souligner.
Les fausses identités
Depuis des mois on nous assène des discours sur l’identité qui serait l’alpha et l’oméga des questions qui se posent à la société française. C’est ce qu’ont trouvé certains, à droite et à l’extrême droite, pour ne surtout pas parler des vrais problèmes qu’il faut résoudre, en tout premier lieu le chômage et l’emploi.
Heureusement qu’il y a des voix qui s’élèvent comme récemment lors du débat d’Equinox Mètis de l’ODTI pour remettre cette question de l’identité à sa place et qui parlent des réalités concrètes et pas des fantasmes de politiciens qui cultivent les peurs et recherchent des boucs émissaires.
Ce sont par exemple le philosophe François JULIEN dans une interview à Libération du 30 septembre 2016 et Michaëlle JEAN, exilée d’Haiti, ancienne Gouverneure générale du Canada et aujourd’hui secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la francophonie, dans une interview à Télérama du 1er octobre 2016.
En voici des extraits :
Qui a ruiné Grenoble : la corruption (suite)
Entre 1983 et 1995, les Grenobloises et les Grenoblois ont payé cher, très cher, le passage à la mairie de la majorité de droite menée par l’ancien maire corrompu. Voilà encore un exemple très concret rappelant comment certains élus et responsables (dont le maire corrompu) servaient leur intérêt personnel et se servaient plutôt que de servir l’intérêt général.
L’histoire de l’échangeur d’ALPEXPO (rond-point de la rocade sud) est très instructive de ces dérapages, où l’on voit M. Carignon recevoir des enveloppes contenant des espèces pour l’aider dans sa carrière politique, espèces provenant d’une société intéressée à la réalisation de cet échangeur de la rocade sud. Ce n’est pas tout ! On découvre aussi … d’illégales mais juteuses pratiques au département de l’Isère sous la présidence de M. Carignon : des prestations et des emplois fictifs, une commission irrégulière, de faux documents comptables, etc.
Cœurs de ville – Cœurs de métropole, en marche
Le projet piloté par la Métro d’aménager le centre-ville, va coûter environ 10 M€. Le seul vrai point qui est contesté par l’opposition de droite et certains commerçants est de supprimer la circulation automobile sur l’axe Lyautey-Agutte-Sembat et d’y implanter en sites propres les vélos et les transports en commun.
La Métro organise jusqu’au 7 novembre un recueil d’avis des habitants sur l’ensemble du projet avec la mise en ligne du dossier qui précise les diagnostics et les solutions proposées.
Le calendrier de la réalisation de ce projet est précisé. En janvier 2017, le Conseil de la Métro décidera du projet et dès le début 2017 une mise en place anticipée du nouveau plan de circulation est envisagé pour permettre les travaux sur le réseau de chauffage urbain sur le boulevard Agutte-Sembat.
En ce qui concerne les changements apportés au plan de circulation, le dossier fournit de nombreuses précisions.
Prévenir la radicalisation dans le sport
Les phénomènes de radicalisation se développent rapidement et le gouvernement a mis en place en mai 2016, un plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme. La mesure 45 de ce plan est destinée à prévenir la radicalisation dans le champ sportif par le développement du contrôle des clubs et des éducateurs et la mise en jeu de « l’agrément sport » en cas de dérive. Pour aider les acteurs du sport et de l’animation à appréhender ce nouveau phénomène, le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports a édité un guide pour prévenir la radicalisation dans le sport : « Acteurs du sport et de l’animation ; mieux connaître, mieux comprendre et mieux prévenir les phénomènes de radicalisation ».
Esplanade ça avance
Le début de construction de l’Ilot Peugeot va démarrer. Le cabinet HDZ a présenté le 29 septembre en réunion publique avec la ville, l’état de son travail. Il a présenté 3 scénarios pour que les habitants puissent réagir durant 2 mois jusqu’au 3 décembre où des ateliers participatifs concluront cette phase. De décembre 2016 jusqu’à février 2017, HDZ élaborera un plan guide pour le projet qui sera remis en discussion avec les habitants. Beaucoup de travail en perspective.
Agenda
Le 2 octobre, dans le cadre de la journée internationale de la non-violence, Villeneuve debout, Alter Égaux, et la MJC des Roseaux proposent une série de rencontres pour s’interroger et lire la violence sous le prisme de la responsabilité de l’état de droit, des douleurs, des traumatismes, de la liberté, et des espoirs de non-violence… Rencontres autour (et avec) Jean Marc Mahy et son spectacle « un Homme debout »
- Le 2 octobre à 19 heures au cinéma « le Club » la projection du documentaire « une inconditionnelle liberté » suivi d’un échange avec l’auteur et Jean Marc Mahy
- Le 5 octobre à 19 heures un débat dans le Hall d’honneur de la Mairie de Grenoble sur le thème : VIOLENCE… JUSTICE : quelles responsabilités de tous et de chacun ? Débat animé par Claude Coutaz avocat et conseiller municipal.
La disparition d’un grand militant antiraciste

Jean-Jacques Kirkyacharian lors de la votation citoyenne 2004
Jean-Jacques Kirkyacharian, homme engagé pour la solidarité, est décédé le 29 septembre 2016 à 89 ans. Professeur de philosophie en classes préparatoires de Lettres supérieures au Lycée Champollion, secrétaire académique du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES), président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), représentant du MRAP aux Nations Unies, « Kirk » porte avec lui la mémoire de ses parents déportés lors du génocide des Arméniens, et, comme le disent ses enfants, « une longue vie de résistance ».
Ses obsèques se dérouleront le mardi 4 octobre 2016 à 13h30 au centre funéraire de La Tronche.
Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et ses proches
Qui a ruiné Grenoble : la corruption (suite)
Entre 1983 et 1995, les Grenobloises et les Grenoblois ont payé cher, très cher, le passage à la mairie de la majorité de droite menée par l’ancien maire corrompu. Après avoir examiné les conséquences de cette gestion sur les finances de Grenoble, voici un exemple éloquent qui illustre la gestion catastrophique de cette époque.
La gestion calamiteuse de l’office HLM de la ville (OPALE qui deviendra ACTIS) va coûter la petite somme de 72,5 millions de Francs aux contribuables grenoblois. La situation est tellement grave que l’Etat est obligé d’intervenir pour sauver l’OPALE, dont le trou financier atteindra 25 M€ (162,5 MF).
Dès le 15 janvier 1990, un rapport préliminaire de l’Inspection Générale de l’Équipement (IGE) explique :
« le surprenant manque de vigilance des services préfectoraux… des marchés antidatés… l’absence de pièces attestant la réalité des travaux faits… le choix d’entreprises sans consultations préalables… ou plus chères que le moins disant… des avenants passés pour augmenter certaines quantités en dehors de toute vraisemblance… des factures gonflées… d’autres payées deux fois… etc. »
Avenir du chauffage urbain : prendre les bonnes décisions
La métropole qui a la compétence chauffage urbain depuis 2015 doit décider d’ici à la fin de l’année 2016 comment elle envisage la gestion de ce service puisque le contrat de concession à la Compagnie de chauffage (CCIAG) se termine fin juin 2018. Pour préparer correctement l’avenir il est important de bien tirer les leçons du passé. La première caractéristique de ce service public c’est la compétence reconnue des salariés pour faire fonctionner correctement 7 jours sur 7 ce service public essentiel ; il faudra conserver cette compétence et même l’améliorer, ce qui suppose le maintien du collectif de travail par le prochain gestionnaire du service.
La deuxième caractéristique est liée à l’histoire : lorsqu’un service public n’est plus contrôlé (ou mal contrôlé) par ceux qui doivent le faire (l’assemblée délibérante, les élus, le préfet, la Chambre Régionale des Comptes, la justice, les usagers, les citoyens), sa gestion peut dériver dangereusement. Dans le passé sous le maire corrompu, certains se sont bien servis sur ce service public (dont un élu LR actuel) au détriment des usagers. La justice est passée mais de manière limitée. Entre 1995 et 2014, le refus du maire (M. Destot) de faire nommer à la CCIAG un directeur qui ne soit pas un salarié de l’actionnaire privé (Dalkia ex Générale de Chauffe) a empêché une gestion correcte du service d’où les dérives excessives et illégales sur les tarifs. L’ADES a fait annuler tous les tarifs de ce service depuis 1983 jusqu’à novembre 2011, car fixés illégalement.
En 2017, l’austérité gouvernementale continuera pour les communes
Le projet de loi des finances pour 2017 a été présenté à la presse le 28 septembre. Il confirme que la dotation globale de fonctionnement (DGF) sera diminuée de 2,63 milliards soit un peu moins que ce qui était prévu antérieurement. Pour les communes la diminution sera de moitié par rapport à 2016. Pour Grenoble ce sera donc encore 3 millions d’euros de moins pour la DGF. Et il faudra absorber en plus 3,2 M€ d’augmentation des carrières des personnels non compensée par l’Etat. Au total par rapport au budget 2016, Grenoble va devoir absorber pour la 3ème année successive un choc de 6 M€ qui se cumule année après année.
Le 29 septembre comité de suivi du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi), vient de livrer un bilan très décevant de son efficacité pour la création d’emplois. Les allègements pour les entreprises dépassent les 20 milliards d’euros pour les années 2013-2014 et il y aurait eu seulement entre 50 000 et 100 000 emplois de créés ou de sauvé et il n’y a pas « d’effet observable sur l’investissement, la R&D et les exportations » !!!
Politique politicienne
Les élus PS au conseil municipal se plaignent que pour eux, la majorité décide des mesures antisociales en diminuant légèrement la subvention au CCAS. Mais à aucun moment ils ne précisent où ils pourraient trouver l’argent qui manque suite à la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant M. O. Noblecourt membre d’un cabinet ministériel sait très bien quelle est la politique d’austérité menée par ce gouvernement. Rappelons que ces élus proposaient, pour se faire élire, de diminuer les impôts à Grenoble. Nous attendons avec impatience leurs propositions qui permettraient d’augmenter les subventions au CCAS et aux autres associations et la diminution des impôts !!!
Les départements n’ont plus la clause de compétence générale
La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, avait décidé de supprimer la clause de compétence générale pour les départements et les régions, seules les communes ont échappé à cette réforme. Cette règle permettait aux collectivités territoriales d’agir dans tous les domaines présentant un intérêt local pour la collectivité. Donc les départements et les régions ne peuvent agir que dans le cadre des compétences prévues par la loi.
L’assemblée des départements de France a déposé une question prioritaire de constitutionalité sur ce point de la loi qui supprimait la clause de compétence générale au motif que cela remettait en cause le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales.
Le 16 septembre le Conseil Constitutionnel validait définitivement l’abandon de la clause de compétence générale. Voici le communiqué du Conseil :
Plan de lutte contre les micropolluants (2016-2021)
Un nouveau plan pour réduire les émissions à la source de micropolluants pour préserver la qualité des eaux et la biodiversité, a été élaboré par les ministères en charge de l’Ecologie, de la Santé et de l’Agriculture. Il a été rendu public le 8 septembre 2016.
« Le nouveau plan micropolluants 2016-2021 a vocation à intégrer toutes les molécules susceptibles de polluer les ressources en eau. Ce nouveau plan est dédié à la protection des eaux de surface continentales et littorales, des eaux souterraines, du biote, des sédiments et des eaux destinées à la consommation humaine. Il vise à répondre aux objectifs de bon état des eaux fixés par la directive cadre sur l’eau (DCE) et participe à ceux de la directive cadre stratégie milieu marin (DCSMM) en limitant l’apport de polluants via les cours d’eau au milieu marin. »
Agenda
Samedi 24 septembre 12 h, 7 Place Edmond Arnaud, le couscous républicain communautaire organisé par l’ODTI (Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels) dans le cadre de la 8ème édition de sa manifestation Equinox Mètis. C’est un moment symbolique de partage, d’hospitalité et de solidarité dont nous avons bien besoin en ces temps de grande régression politique. La musique sera de la fête avec un quintet de musiciens mandingues. Vendredi 23 septembre à 18 h 00, face à la grande régression idéologique et politique de la campagne présidentielle commençante, l’ODTI organise un débat sur le thème «Nos ancêtres n’étaient pas que des gaulois : migrant-es et diasporas métissées francophones».
Conseil municipal lundi 26 septembre à 18 h
Le Conseil municipal débutera par le débat sur la pétition initiée par le CLUQ « Pour une concertation sur les tarifs de stationnement » demandant l’abrogation de la délibération du 20 juin 2016 sur les nouveaux tarifs du stationnement et la mise en place de la concertation promise pendant la campagne (engagement n°49).
Plus de détails dans l’article ci-après.
Le Conseil débattra du rapport d’activité du CCAS pour l’année 2015 et du projet éducatif de la ville de Grenoble afin d’adopter le renouvellement du projet éducatif de territoire 2016-2019, entre le Préfet, le Recteur, la CAF et la ville qui permettra la poursuite des activités périscolaires.
La pétition sur le stationnement du CLUQ au Conseil municipal : première mise à l’épreuve pour le dispositif d’interpellation citoyenne
Le Conseil municipal du 26 septembre débutera par le débat sur la pétition initiée par le CLUQ (l’union des Unions de quartier) : « Pour une concertation sur les tarifs de stationnement ». Celle-ci demande « d’abroger la délibération relative à la tarification du stationnement mise à l’ordre du jour du conseil municipal du 20 juin 2016. Cette abrogation doit permettre de mettre en œuvre l’engagement n°49* de campagne de la majorité municipale : mise en place d’un véritable “diagnostic partagé” conduisant à l’élaboration de “plusieurs solutions” qui seront soumises à une véritable “consultation”. »
En effet, après 2,5 mois de signatures au marché du weekend de l’Estacade, dans les réseaux du CLUQ et en ligne, cette pétition a largement recueilli les 2000 signatures nécessaires pour un passage en Conseil municipal (2613 exactement : 1759 sur papier et 854 en ligne).

Lors du Conseil municipal du 26 septembre, le CCAS a présenté son rapport d’activité pour l’année 2015. La majorité a beaucoup insisté sur le fait que la politique sociale ne pouvait pas se cantonner à l’action sociale portée par le CCAS, mais qu’elle irriguait l’ensemble des politiques publiques : scolaires, éducatives, culturelles, sanitaires, sportives, environnementales… De plus le CCAS offre des activités qui ne font pas partie de l’action sociale, mais de droit commun, par exemple les crèches.