Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

L’avenir des conseils de quartiers

Publié le 11 janvier 2018

La loi Vaillant de 2002 obligeait les grandes villes à créer des Conseils de quartiers pour améliorer la démocratie de proximité

« Dans les communes de 80 000 habitants et plus, le conseil municipal fixe le périmètre de chacun des quartiers constituant la commune. Chacun d’eux est doté d’un conseil de quartier dont le conseil municipal fixe la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement.

Les conseils de quartier peuvent être consultés par le maire et peuvent lui faire des propositions sur toute question concernant le quartier ou la ville. Le maire peut les associer à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier celles menées au titre de la politique de la ville. » (Article L 2143-1 du Code général des collectivités territoriales).

Le conseil municipal du 22 avril 2002 votait à l’unanimité la création des six Conseils Consultatifs de Secteur (CCS) présidés par un élu et un habitant désigné par le CCS. Peu de CCS ont bien fonctionné. Lors des élections municipales de 2014, la nouvelle majorité a proposé de créer à la place des CCS, des conseils citoyens indépendants (CCI) qui ne devaient pas être présidés par un élu pour leur laisser toute latitude dans le choix des thèmes de travail et permettre une représentativité des habitants bien meilleure grâce au tirage au sort des volontaires sur une liste ouverte et des habitants. En fait cette proposition était trop ambitieuse et les CCI ont mis longtemps à se mettre en place et à trouver sur quoi travailler. De plus ils devaient être les artisans de la démocratie locale et permettre une expression renouvelée et directe des habitants ce qu’ils n’ont pas su mettre en œuvre. La participation aux CCI s’est amoindrie au fil du temps notamment parmi les habitants tirés au sort.

Une refonte des CCI devrait voir le jour et des pistes d’évolution sont examinées par exemple une combinaison entre conseil de territoire (quartier) et conseil de projet thématique. La refondation des CCI est une opportunité à saisir pour rendre plus lisible pour les citoyens les différentes instances de participation à Grenoble.

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La situation au CHU de Grenoble

Publié le 11 janvier 2018

A la suite du suicide d’un jeune neurochirurgien sur son lieu de travail au CHU en novembre 2017, la ministre de la santé avait confié au médiateur national la mission d’établir un diagnostic sur la situation de cet établissement et sur la nature des difficultés rencontrées dans différents services de l’hôpital. Le médiateur a rendu son rapport le 30 novembre 2017. Ce rapport vient d’être rendu public sur le site du ministère de la santé, il a examiné la situation dans trois services en particulier : neurochirurgie et blocs opératoires ; néphrologie ; réanimation médicale. D’autres conflits, maltraitance ou cas de souffrance au travail ont été signalés dans d’autres services du CHU.

Le 5 janvier, la ministre de la santé a reçu la directrice générale, le président de la commission médicale d’établissement (CME) et le doyen de la Faculté de médecine de Grenoble. « Compte tenu de la dégradation des relations de travail observée dans certains services et les difficultés rencontrées dans la gestion de plusieurs situations individuelles, elle attend des dirigeants qu’ils tiennent compte des recommandations du médiateur national dans les plus brefs délais. »

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Evolution de la population grenobloise par quartiers

Publié le 11 janvier 2018

Entre 2006 et 2014, la population de Grenoble a augmenté de 4719 habitants, soit 3% de plus. L’augmentation n’est pas homogène suivant les âges : les enfants de 0 à 10 ans ont augmenté de 16 % et les plus de 80 ans de 20%. La diminution se trouve pour les jeunes entre 11 et 24 ans et il y a stagnation pour les 65 à 79 ans.

L’âge moyen (37,5 ans) ne change pas malgré l’augmentation du nombre de personnes très âgées, compensée par l’arrivée des plus jeunes.

Cette arrivée des jeunes enfants a créé des tensions fortes dans certaines écoles, heureusement la mairie a vite réagit sous l’impulsion de l’adjoint Fabien Malbet et mis en place le plan école qui représente des investissements très importants (60 M€) mais indispensables, malgré la politique d’austérité gouvernementale qui a failli asphyxier la ville.

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Les effectifs de la fonction publique territoriale en baisse

Publié le 11 janvier 2018

L’INSEE a produit en décembre 2017 une étude sur « l’emploi dans la fonction publique au 31 décembre 2016 (premiers résultats) En 2016, hausse de l’emploi dans la fonction publique, sauf dans le versant territorial ».

Alors qu’ils étaient en hausse continue depuis les années 1980, les effectifs de la fonction publique territoriale ont diminué de 0,4 % en 2016 (à 1,98 million), après une petite progression de 0,1% en 2015. Hors contrats aidés, ces effectifs ont reculé de 0,2 % l’an dernier (à 1,89 million). C’est dans les organismes régionaux et départementaux que la baisse est la plus marquée. La baisse dans le secteur communal (-0,2 %) est entièrement due aux contrats aidés dont les effectifs diminuent de 2,5%.

Au total les effectifs de la fonction publique (fonction publique d’Etat, fonction publique hospitalière et fonction publique territoriale) ont augmenté en 2016. La fonction publique employait en effet 5,67 millions de personnes au 31 décembre 2016, un chiffre en hausse de 0,4 % sur un an, soit 20 400 fonctionnaires supplémentaires.

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Meilleurs vœux pour 2018

Publié le 5 janvier 2018

Et si on se mettait à rêver un peu… pour que nos vœux se réalisent.

Souhaitons une Ville et une Métropole où chaque habitant-e, puisse vivre dans un environnement apaisé, sain et agréable

Souhaitons de voir :

  • la sécurité des biens et des personnes, protégée par une police nationale de proximité capable de prévenir plutôt que d’uniquement réprimer, avec une justice efficace et juste.
  • une Ville et une agglomération où tous les habitants aient un logement digne et puisse accéder à un emploi.
  • une Métropole qui offre une possibilité à tous les enfants et à tous les jeunes de s’inventer un avenir meilleur
  • la tranquillité publique assurée par la prise de conscience des dérangements qu’occasionnent les fêtes et les débordements excessifs notamment la nuit.
  • un air respirable et un système de santé ouvert à tous.
  • le respect des droits des étrangers et des migrants, qui sont lourdement atteints par des politiques indignes de nos traditions et notamment le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales
  • la propreté des espaces publics parce qu’il est simple de maintenir propres par un esprit civique retrouvé par toutes et tous, et des résidents soucieux de nettoyer les trottoirs devant leurs immeubles.
  • les débats apaisés et respectueux au Conseil municipal permettant d’améliorer les décisions publiques
  • le gouvernement laissant enfin les collectivités locales, libres de gérer leurs services sans les contraintes et l’austérité imposées et mettant en place une fiscalité juste liée aux revenus de chaque personne
  • des Conseils Citoyens et des Unions de quartier dynamiques, devenant des acteurs principaux de la démocratie de proximité.

Sans oublier une mobilisation générale pour éviter que le changement climatique ne devienne ingérable et préserve la santé des habitant-es de cette Métropole

Populations des communes de l’agglomération

Publié le 5 janvier 2018

Chaque année depuis 2006, l’INSEE rend les données des recensements sur les populations légales des communes. Il y a deux définitions des populations légales : la population municipale qui comprend les personnes qui ont leur résidence habituelle dans la commune (c’est la population à prendre pour juger de la population normale) et la population totale qui ajoute à la précédente la population dite « comptée à part ». (voir les définitions de l’INSEE plus bas).

Avant 2006 les recensements étaient réalisés environ tous les 7 ans en enquêtant sur l’ensemble des habitants. Depuis 2006 dans les villes de plus de 10 000 habitants, chaque année seulement 8% de la population est enquêtée et une moyenne est faite sur 5 années. Ainsi les chiffres de l’année 2015 sont issus des enquêtes de 2013 à 2017.

En 2015, Grenoble a stabilisé sa population municipale après les années 2010 à 2014 où la frénésie de constructions a vu la bétonisation à outrance de la Ville. La rupture nette engagée par la nouvelle équipe se vérifie avec cette stabilisation à environ 160 000 habitants, stabilisation souhaitée par l’ADES. Depuis de très longues années, la population de Grenoble oscille entre 150 et 166 000 habitants. Le record étant atteint en 1975 avec 166 000 habitants.

En 2014 la population municipale atteignait 160 779 habitants et en 2015 160 649, soit une quasi stabilité (diminution de 0,08%). La population comptée à part en 2015 est de 2708.

La Métropole augmente sa population de 0,32% en atteignant 445 516 habitants.

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La prise de pouvoir des maffias de la drogue à Grenoble et dans l’agglomération

Publié le 5 janvier 2018

L’économie parallèle issue des trafics de drogues prend une grande ampleur notamment à Grenoble. Longtemps confinée dans certains quartiers du sud de la ville (Mistral, Villeneuve, Teisseire…), pour maintenir et développer son chiffre d’affaire elle s’installe dans la plupart des quartiers de manière très agressive n’hésitant pas à mettre en cause la sécurité des personnes et des biens ; c’est notamment le cas à Saint Bruno, Très Cloitres, Hoche… Evidemment pour exister il faut une clientèle : jamais la consommation de cannabis n’a été aussi importante en France et cela dans toutes les couches sociales. L’augmentation de la consommation de cocaïne et des produits de synthèse se confirme. Même s’il y a un développement de l’utilisation des technologies numériques pour développer la vente, il y a toujours d’importants lieux de commerces locaux et la nécessité de stocker les drogues d’où des comportements maffieux recherchant à contrôler étroitement des territoires en y imposant leurs lois.

Des exemples récents (Place André Malraux à Hoche et Place Edmond Arnaud à Très Cloitre) devraient faire réagir les pouvoirs publics qui sont incapables d’enrayer ces prises de contrôle par les maffias. Lorsque certains habitants réagissent, refusant cette prise de pouvoir, les agressions punitives se développent. Place André Malraux, un restaurateur est pris à partie car il refuse de céder à la violence, mais il n’est pas soutenu et son activité est menacée. Place Edmond Arnaud, les maffieux pourrissent la vie des personnels et des locataires de l’ODTI (voir plus bas). Les maffieux s’installent de préférence dans les quartiers paupérisés, dont ils sont issus, où les populations sont plus fragiles et où ce marché parallèle apporte des compléments de ressources à de nombreuses personnes, ils y trouvent moins de résistances, même si la majorité des habitants ne sont pas d’accord avec ces trafics.

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Sécurité publique, qui doit faire quoi ?

Publié le 5 janvier 2018

La lutte contre l’insécurité devient un élément important du débat politique et on entend tout et n’importe quoi surtout du côté des oppositions municipales ou à la Métropole. C’est pourquoi il est nécessaire de rappeler les compétences et les responsabilités des différents pouvoirs publics.

Comme le dit la loi (code de la sécurité intérieure), « la sécurité est un droit fondamental et l’une des conditions de l’exercice des libertés individuelles et collectives » et c’est à l’Etat d’assurer la sécurité en veillant notamment à la protection des personnes et des biens. L’Etat doit aussi associer à la politique de sécurité les collectivités territoriales, dans le cadre de dispositifs locaux (notamment pour la prévention de la délinquance) ainsi que « les représentants des professions, des services et des associations confrontés aux manifestations de la délinquance ou œuvrant dans les domaines de la prévention, de la médiation, de la lutte contre l’exclusion ou de l’aide aux victimes ». Notre Constitution rappelle que l’autorité judiciaire est la gardienne de la liberté individuelle (article 66), elle indique aussi (article 72) que « les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon. »

La répression des atteintes aux personnes et aux biens est dirigée par l’autorité judiciaire qui a les forces de police à sa disposition.

Il faut rappeler sans cesse à l’Etat quelles sont les orientations permanentes de la politique de sécurité publique imposées par la loi (code de la sécurité intérieure article L 111-2) :

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Les points forts des réseaux de chaleur

Publié le 5 janvier 2018

Dans l’agglomération, le développement du chauffage urbain est la pièce maitresse du schéma directeur de l’énergie, qui permettrait d’atteindre les diminutions attendues de la consommation d’énergie et des émissions des gaz à effet de serre. C’est pourquoi le classement du réseau de chauffage urbain sera prochainement arrêté obligeant dans la zone de forte densité du réseau actuel à se raccorder au chauffage urbain lors des changements de chaudières collectives. Les raisons pour lesquelles le développement du chauffage urbain est une nécessité sont rappelées par l’ADEME dans un avis de décembre 2017, qui précise les enjeux d’une politique énergétique répondant aux exigences de la lutte pour limiter l’impact du changement climatique.

« En France, près de la moitié de la consommation finale énergétique est consommée sous forme de chaleur (47%), le secteur résidentiel et tertiaire représente deux tiers de cette consommation finale. L’usage principal de cette chaleur est le chauffage des locaux et la production d’eau chaude sanitaire. En 2017 la grande majorité (80%) de cette chaleur est produite à partir de sources non renouvelables, une évolution forte est nécessaire pour atteindre les objectifs fixés par la loi : réduction des émissions de gaz à effet de serre, réduction de la consommation énergétique primaire des énergies fossiles, augmentation de la part des énergies renouvelables…

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Composition des familles en 2014 à Grenoble, le retour des enfants…

Publié le 5 janvier 2018

La comparaison de la composition des familles entre 2009 et 2014 montre un retour des familles avec enfants en nombre et en pourcentage. En 2009 il y avait 12964 couples avec enfants, en 2014 il y en a 450 de plus. En 2009 il y avait 16856 couples sans enfant, en 2014 seulement 16086. C’est ce qui se vérifie dans les écoles grenobloises qui ont vu un afflux très important d’élèves ces dernières années et qui a obligé la municipalité à lancer d’urgence le plan école qui pèse très lourd dans les investissements de la ville. Ce sont les familles avec 2 enfants qui augmentent le plus. Les familles monoparentales augmentent nettement passant de 17,2% à 19%. Sur les 19 % de familles monoparentales, 15,7% sont des femmes seules et 3,3% des hommes seuls. L’augmentation est plus nette pour les hommes seuls (+21%) que pour les femmes seules (+10%). Lire le reste de cet article »

Esplanade : le plan guide de réaménagement du quartier est adopté

Publié le 22 décembre 2017

Le Conseil municipal du 18 décembre a adopté le plan guide du réaménagement du quartier de l’Esplanade travaillé par le cabinet HDZ après une longue séquence de co-construction du projet. L’histoire débute après l’élection municipale, où le Conseil municipal du 30 juin 2014 annule la ZAC Esplanade, qui prévoyait la construction de nombreux logements notamment sur la grande Esplanade, suite à l’annulation de la modification du PLU qui aurait permis la mise en route du projet Destot-De Longevialle.

Le nouveau projet rompt radicalement avec l’ancien sur de nombreux points :

  • Il y a maintien de la Grande Esplanade et de sa couronne d’arbres. C’était le point qui avait mobilisé massivement de nombreux habitants de Grenoble et de l’agglomération. Elle sera réaménagée et donne une grande respiration au nouveau quartier.
  • Le volume des constructions nouvelles est très fortement diminué : il y a 45% de surface de logements en moins par rapport à ce qui était inscrit dans la ZAC et 50 % en moins d’autres bâtiments. Le volume de bétonisation est diminué de moitié. La densification diminue, ainsi que la surface utilisée pour construire. Il y avait 320 logements / ha prévus pour la ZAC sur 41 000 m2, le nouveau projet diminue la densité à 244 logements/ha sur 35 000 m2.
  • Il y a une nette augmentation du nombre de logements sociaux (40% en locatif et 10 % en accession). L’augmentation par rapport à ce qui était prévu lors de l’élection municipale, est du logement social, cela fait partie du bouclier social et écologique de la majorité. L’augmentation du nombre de logements (essentiellement sur la petite Esplanade) est une nécessité financière pour la ville suite à l’austérité gouvernementale imposée et cela valorise l’arrêt de tram E.
  • Le traitement des déplacements est positif : maîtrise du trafic automobile, priorité aux mobilités alternatives.
  • L’élaboration du Plan Guide a pris le temps nécessaire pour que toutes celles et tous ceux qui le voulaient aient pu s’exprimer et a respecté la volonté de co-construction telle que définie dans « le guide pratique de la participation citoyenne ».

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MINATEC, un juste retour des choses…

Publié le 22 décembre 2017

Le Conseil municipal du 18 décembre a décidé de vendre les actions que la Ville détient dans MINATEC (16,67 % du capital social) soit à la Région soit à la Métro au même prix. La Région Auvergne-Rhône Alpes a fait une proposition d’achat, n’ayant pas d’action dans cette SEM. En 2003, lors de la création de la SEM MINATEC, la Région n’avait pas voulu participer à cette création. La Ville n’avait pas le droit de céder ses actions avant fin 2013.

Le capital investit par la Ville dans cette SEM en 2003 se montait à 1,1 M€, la Région a proposé d’acheter ces actions au prix de 3,4 M€, la Métro avait été sollicitée et devrait proposer d’acheter ces actions au même prix. La Ville vend ses actions à la Métro et la Métro a décidé le 22 décembre de vendre une partie de ses actions à la Région.

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Politique politicienne

Publié le 22 décembre 2017
salle du conseil municipal de Grenoble

© ville de Grenoble

Lors du Conseil municipal du 18 décembre, le règlement intérieur qui fixe le fonctionnement du Conseil a été amendé. En général, quand on est un démocrate soucieux de la qualité du débat public, on dépose ses amendements à l’avance pour que les choix soient réfléchis et bien débattus. Or à cette séance, l’opposition de la vieille droite, soutenue par l’opposition de la vieille gauche, a déposé au dernier moment une vingtaine d’amendements pour chercher à faire durer au maximum les débats du Conseil et faire monter la tension. C’est classique, quand on a rien à proposer de censé on attise les tensions et exaspérations afin de pourrir la fin d’un Conseil (Ce conseil a aussi été marqué par des insultes adressés au maire par les deux matamores de la droite, déchainés dans un concours de coqs pitoyable après que leur défausse sur le vœu sur l’accueil des migrants ait été justement dénoncée par le maire). Ces happenings de la plus mauvaise politique politicienne découragent les citoyens qui sont désormais peu nombreux pour suivre les débats du conseil.

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Loi de finances 2018, suite et bientôt fin

Publié le 22 décembre 2017

Suite à la Conférence territoriales du 14 décembre à Cahors, le gouvernement a présenté quelques aménagements à la marge des contraintes imposées aux collectivités les plus importantes par la loi de programmation des finances publiques 2018-2022. Théoriquement ce devraient être les derniers amendements acceptés par la majorité à l’Assemblée Nationale avant le vote définitif avant la fin de l’année 2017.

Il s’agit de fixer à 12 ans maximum la capacité de désendettement pour la Métro et la Ville de Grenoble. La capacité de désendettement est le rapport entre le stock de la dette et l’épargne brute. Dans le budget 2018, Grenoble a une capacité de désendettement de 11 ans environ.

Les amendements précisent le contenu des contrats que l’Etat va proposer aux grandes collectivités, contrat pour une durée de 3 ans. Les contrats comprendront deux objectifs : un objectif d’évolution des dépenses de fonctionnement, et un objectif « d’amélioration du besoin de financement ». Les contrats devront être signés avant la fin juin 2018. Le maire ou le président de la collectivité concernée s’engagera, dans ce contrat, à ne pas dépasser un taux de croissance annuel des dépenses de fonctionnement, fixé au maximum à 1,2 %.

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Et si on reparlait de la SEMOP pour les parkings !

Publié le 22 décembre 2017

Malgré notre opposition à créer une SEMOP (société d’économie mixte à opération unique) et notre proposition de mettre en place une SPL (Société Publique Locale), la majorité du Conseil de métropole a décidé de faire gérer les parkings en ouvrage de la Métro par une SEMOP. Alors que la mise en place du SPL était simple et rapide puisqu’il n’y avait pas mise en concurrence pour la délégation de service public que la Métro aurait passé avec la SPL, le choix de la SEMOP est beaucoup plus compliqué et exige que la Métro s’entoure de conseils pointus pour la rédaction du cahier des charges pour la mise en concurrence de qui sera l’actionnaire privé avec lequel la Métro se mariera.

Et comme c’est lourd et compliqué, cela prend du temps et en conséquence, la Métro va être obligée de passer des avenants avec les gestionnaires actuels des parkings pour prolonger les DSP actuelles de presque un an  ! Bravo pour ce raté de la reprise en main de ce service public qui demande une grande souplesse dans sa gestion et ses tarifs car il faut qu’il puisse à tout moment adapter les tarifs avec ceux pratiqué par les communes (Grenoble et la Tronche) pour le stationnement payant sur voirie et avec le SMTC pour les parkings relais. La SPL était très adaptée à cette souplesse.

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La Métro en mouvement

Publié le 22 décembre 2017

L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise (AURG) vient de publier un document retraçant les flux entrant et sortant de la Métropole des personnes allant au travail, des flux financiers et du solde migratoire qui est toujours en déficit. De même pour les autres territoires de la grande région grenobloise, Bièvres, Voironnais, Grésivaudan, Vercors, Chartreuse, Saint Marcellin.

Pour la Métro, voici les conclusions des tableaux présentés :

« Dans la métropole grenobloise, on compte près de 221 000 emplois pour 186 000 actifs occupés, ce qui traduit la concentration de l’emploi dans la métropole. La densité et la multiplicité des flux domicile-travail (pendulaires) quotidiens constituent un enjeu majeur de gestion et d’organisation des déplacements dans l’aire métropolitaine.


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Application des dégrèvements de la taxe d’habitation par quartiers

Publié le 22 décembre 2017

La loi de finances 2018 va décider de la diminution de la taxe d’habitation de 30 % pour à peu près 80% des contribuables. A Grenoble les simulations du Sénat indiquent que 77 % des contribuables grenoblois verraient leur taxe d’habitation diminuée. Il est intéressant de voir comment se situent les revenus des Grenoblois dans les différents quartiers IRIS de l’INSEE. On peut utiliser la répartition des revenus disponibles par unité de consommation pour avoir une approche raisonnable du taux de ménages qui verront leur TH diminuée de 30 %.

Il y a 80 % des ménages qui ont un revenu disponible par unité de consommation inférieur à 32 000 € annuel. En utilisant les données de l’INSEE sur la répartition des revenus disponibles par déciles ont peut estimer le pourcentage des ménages dans chaque quartier qui verront leur TH diminuée.

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Environnement : un arrêt important du Conseil d’Etat

Publié le 22 décembre 2017

Dans le code de l’environnement, à l’article L 110-1, il est affirmé le principe de non-régression issu de la loi biodiversité de 2016. « Le principe de non-régression, selon lequel la protection de l’environnement, assurée par les dispositions législatives et réglementaires relatives à l’environnement, ne peut faire l’objet que d’une amélioration constante, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment. »

Cet article rappelle que « les espaces, ressources et milieux naturels terrestres et marins, les sites, les paysages diurnes et nocturnes, la qualité de l’air, les êtres vivants et la biodiversité font partie du patrimoine commun de la nation. (…) Leur connaissance, leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état, leur gestion, la préservation de leur capacité à évoluer et la sauvegarde des services qu’ils fournissent sont d’intérêt général et concourent à l’objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »

Le Conseil d’Etat, le 8 décembre 2017 (n° 404391) rappelle que ce principe de non-régression s’applique dans le champ des études d’impact et des évaluations environnementales et qu’il n’est pas seulement un vœu pieux.

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Les discriminations dans l’accès au logement

Publié le 22 décembre 2017

Le défenseur des droits a présenté les résultats d’une enquête détaillée sur les discriminations dans l’accès au logement. Cette enquête est l’exploitation d’un sondage téléphonique réalisé par l’Institut Ipsos (pour la partie terrain, les services du Défenseur s’étant chargés de l’analyse), auprès d’un échantillon de 5.117 personnes représentatives de la population âgée de 18 à 79 ans et résidant en France métropolitaine. Les résultats ont été présentés à la conférence « Discriminations dans l’accès au logement », organisée le 15 décembre par l’Ardis (Alliance de recherche sur les discriminations) à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée.

Le défenseur des droits a publié une plaquette : « Vous cherchez un logement à louer ? Vous cherchez un logement à louer ? PERSONNE NE PEUT REFUSER UNE LOCATION POUR UN MOTIF INTERDIT PAR LA LOI. »

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Profil des habitants des Offices Publics HLM

Publié le 22 décembre 2017

La Fédération des offices publics de l’habitat (OPH), vient d’éditer une plaquette qui donne de nombreux enseignement sur les profils des habitants des OPH. Suite à la décision gouvernementale de baisser les loyers des bailleurs sociaux pour les habitants accédant aux APL, les OPH seront très lourdement pénalisés et devront diminuer ou stopper les constructions et les réhabilitations. Cette plaquette rappelle qui sont les habitants habitant ces OPH et tord le cou aux nombreuses fausses rumeurs colportées sur ces habitants.

« Les habitants des OPH, la réalité des chiffres 2017 :

Combien de personnes vivent dans un logement OPH ? Qui sont les habitants ? Combien gagnent-ils ? Combien paient-ils de loyer ? Avec ce fascicule loin des idées reçues, les chiffres dévoilent la réalité concrète de ce que sont les habitants des offices aujourd’hui.

En 2016, les Offices Publics de l’Habitat logent et accompagnent 2,15 millions de ménages représentant 4,9 millions de personnes. Le profil familial des locataires des offices reflète les fragilités sociales et économiques de la société. Les offices accueillent 41 % de familles, dont la moitié est monoparentale et 41 % de personnes seules dont beaucoup sont des personnes âgées.

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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