Lundi 22 mai 18 h au Conseil municipal aura lieu un débat à la suite de la pétition citoyenne demandant « la réouverture des bibliothèques Prémol, Hauquelin et le maintien de la bibliothèque Alliance et celui des professionnels permettant leur fonctionnement ». Ensuite, le Conseil municipal traitera 52 délibérations dont l’avis préalable du Conseil municipal sur l’approbation par la métropole de la modification simplifiée du Plan Local d’Urbanisme de Grenoble.
Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’
Agenda
La SEMOP, un cheval de Troie du privé dans le service public
A la métropole, certains élus proposent de créer une SEMOP pour gérer les parkings en ouvrage, au lieu de choisir la gestion en régie ou en SPL comme le propose la majorité municipale de Grenoble. Il serait aussi acceptable de confier cette gestion à une SEM à condition que son actionnariat comprenne moins de 20 % de parts au privé. Cette proposition de SEMOP est inacceptable au vu des inconvénients développés ci-dessous.
La société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) a été mise en place par la loi du 1er juillet 2014, suite à une proposition de la commission européenne de créer une forme de « partenariat public privé institutionnalisé » (PPPI).
Il s’agit de mélanger dans une seule société de droit privé le pouvoir adjudicateur (collectivité publique) et un opérateur économique pour gérer soit une délégation de service public (DSP), une concession de travaux, une concession d’aménagement ou un marché public. Contrairement à toutes les autres formes de relations entre une collectivité publique qui passe un contrat avec un organisme extérieur après mise en concurrence, où les deux contractants restent indépendants l’un de l’autre, la SEMOP réalise le mélange des deux privant la collectivité de sa liberté durant la durée de la société. Il s’agit de choisir de mettre en place une société de droit privé où la collectivité publique peut être minoritaire (contrairement aux SEM classiques) pour réaliser une opération unique, la société prenant fin à l’issue de l’opération.
La Bastille, une zone naturelle à protéger
Les Grenoblois ont vu que deux grands terrains, appartenant à la famille Gras, propriétaire du restaurant en haut de la Bastille, ont fait l’objet d’une intervention importante pour y planter des vignes après défrichement.
Des associations de défense de l’environnement et de la biodiversité ainsi que des habitants ont alerté la ville de Grenoble sur une possible infraction aux règles de protection de ce site remarquable.
Dès que le propriétaire des parcelles a fait savoir son intention, il y a plus d’un an, les services de la mairie lui ont signalé qu’il devait se soumettre à des formalités administratives avant d’effectuer un défrichement pour une plantation de vignes. Notamment il faut assurer une insertion paysagère conforme aux prescriptions, l’absence d’utilisation de produits chimiques et le respect du biotope. Toute intervention sur ces terrains est soumise à une autorisation préalable après consultation de l’architecte des bâtiments de France.
Le propriétaire n’a pas suivi ces procédures et se trouve donc en infraction et un procès-verbal lui a été adressé.
Quatre toitures d’écoles seront équipées de cellules photovoltaïque
Le Conseil municipal du 22 mai va délibérer pour accepter que des cellules photovoltaïques soient installées par la société « Energ’Y Citoyennes » qui obtenu l’ensemble des autorisations administratives nécessaires (urbanisme, raccordement au réseau électrique), avant la fin de l’année 2017. La ville de Grenoble, la Métro et 7 autres communes sont actionnaire de cette société comme des habitants et d’autres sociétés intéressées au développement des énergies renouvelables.
La ville propose quatre toitures d’écoles pour démarrer ces installations :
- Ecole élémentaire Georges CLEMENCEAU, modules photovoltaïques de 60 m2 ;
- Ecole élémentaire MENON, modules photovoltaïques de 54 m2 ;
- Ecole élémentaire Jean RACINE, modules photovoltaïques de 60 m2 ;
- Groupe scolaire MALHERBE, modules photovoltaïques de 60 m2.
Hébergements touristiques à Grenoble et dans la métropole
L’INSEE a publié les hébergements touristiques à Grenoble dans la métropole au 1er janvier 2017. Il s’agit du nombre des hôtels et de leur capacité en fonction de leurs catégories, du nombre et les capacités des campings et des résidences de tourisme, des villages vacances et des auberges de jeunesses…
Comme cela avait été noté lors de la candidature à la candidature aux Jeux Olympiques d’hiver 2018, il y a un manque de capacités hôtelières à Grenoble et dans l’agglomération, ce qui est un handicap pour certaines manifestations de grande ampleur.
Nombre et capacité des hôtels au 1er janvier 2017 Lire le reste de cet article »
Accueil des demandeurs d’asile, le maire du Fontanil fait de la résistance.

© Le Dauphiné Libéré
L’État a fait acheter une soixantaine d’hôtel F1 du groupe Accor par la SNI filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignation, pour les transformer en centres d’hébergement d’urgence et centres d’accueil des demandeurs d’asile qui seront gérés par Adoma. Un des anciens hôtels se trouve dans l’agglomération au Fontanil. C’est effectivement à l’Etat de prendre les moyens pour loger les demandeurs d’asile, il faut donc se féliciter de cette initiative.
Mais le maire (de droite) du Fontanil et son équipe municipale, dans un communique du 26 avril, s’opposent « fermement à ce projet qui implique que la commune soit en capacité d’accueillir plus de 300 migrants (information indiquée dans l’offre d’emploi publiée sur internet) … Il est strictement impossible pour la commune du Fontanil-Cornillon d’accueillir dignement ces populations de migrants en grande difficulté.
Ce futur centre d’accueil de demandeurs d’asile est situé dans une impasse de la zone d’activités et n’est pas desservi par les transports en commun. Cet isolement est problématique pour des personnes démunies en recherche d’intégration. Cette installation pourrait bouleverser les équilibres entre zones résidentielles et d’activités sur la commune. »
Stationnement payant sur voirie : bouleversement au 1er janvier 2018
Au 1er janvier 2018, la redevance pour stationnement payant sur voirie devient une redevance pour occupation du domaine public (RODP) et non une redevance au statut mal défini actuellement (pour service rendu suivant de nombreux juristes – sauf pour le tribunal administratif de Grenoble – ce qui autorisait éventuellement une tarification en fonction des revenus). Il n’est pas possible de moduler une RODP en fonction des revenus, seulement en fonction de la manière d’occuper l’espace public.
Jusqu’à présent le Conseil municipal arrêtait les tarifs du stationnement (pour les horodateurs et les résidents) et s’il y avait défaut de paiement ou dépassement de la durée autorisée, une amende de police (17 €) était émise.
Pour application à partir du 1er janvier 2018, le Conseil municipal aura auparavant fixé par délibération, le montant de la redevance pour les horodateurs et les tickets résidents et le montant de ce qui va remplacer les amendes : le forfait post-stationnement (FPS). La loi précise (article L 2333-87 du CGCT) que la délibération établit :
La « clause Molière », illégale suivant le gouvernement
Une circulaire interministérielle du 27 avril aux préfets vient en renfort de nombreux élus et citoyens qui protestaient contre des décisions prises par certaines collectivités (dont la Région Auvergne Rhône Alpes) pour imposer la clause dite « Molière » dans les concessions ou les marchés publics. Cette clause cherche à imposer l’obligation de parler ou de comprendre le français à l’égard des ressortissants de l’Union européenne, des étrangers qui ne s’installent pas durablement en France, ainsi que des salariés détachés. Ce type de cause est discriminatoire et contraire au code du travail.
A noter qu’un décret vient de paraître qui renforce la lutte contre le travail détaché illégal en modifiant le code du travail et dont l’application entre en vigueur le 1er juillet 2017. Le maitre d’ouvrage ou le donneur d’ordre devra notamment, avant le début de chaque détachement sur le territoire national, demander au sous-traitant ou à l’entreprise de travail temporaire établis à l’étranger, une copie de la déclaration de détachement. Le décret renforce les pouvoirs de sanction du préfet.
Compteur Linky : dernières nouvelles
Le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) qui dépend du ministère de l’écologie a rendu un rapport à la ministre de l’écologie qui plaide pour une meilleure écoute des besoins des consommateurs et des collectivités. « Le présent rapport a pour objectif d’analyser les causes des inquiétudes et des oppositions qui se sont manifestées dans la première phase de l’installation des compteurs communicants d’électricité, nommés compteurs Linky, et de proposer des pistes de solutions. »
En introduction, le rapport note que l’utilisation de compteurs pour la maitrise de l’énergie est très peu développée, ce qui est une critique importante de cette implantation et il note aussi qu’un nombre significatif de communes ont exprimés leurs réticences sur ces implantations mais que pour l’instant les tribunaux administratifs ont rejeté les recours visant à interdire l’implantation de ces compteurs.
Agenda
Mardi 16 mai à 18h : inauguration de l’exposition « Au rythme des formes » du Musée de Grenoble à la bibliothèque Abbaye-les-Bains
Jeudi 18 mai à 18h : inauguration de la nouvelle muséographie de l’espace «Automne 43, Résistance et répressions» au Musée de la Résistance et de la Déportation, rue Hébert
Vendredi 19 mai à 19h : à AMAL (près MJC Hauquelin- face au Musée) : rencontre/témoignage avec Emmanuel MBOLELA, réfugié congolais, auteur d’un ouvrage où il raconte les péripéties de son parcours de 6 années à travers l’Afrique entre le Congo Kinshasa et le Maroc. Org: AMAL, CIIP, Association des Congolais, soutien de la LDH, du CADTM et du Forum Civique Européen
Elections législatives à Grenoble : attention à la dispersion des candidatures
Deux circonscriptions législatives intéressent directement la ville de Grenoble, la 1ère et la 3ème. Ces deux circonscriptions ont un député sortant PS, respectivement G. Fioraso et M. Destot.
L’ADES milite depuis de longues années pour construire des rassemblements politiques regroupant la gauche alternative et les écologistes. C’est ainsi qu’en 2014, la liste menée par Eric Piolle, une ville pour tous, a gagné l’élection municipale, mettant fin à une domination du PS depuis 1995, grâce à un rassemblement très large, le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes soutenu par des mouvements citoyens : le Réseau Citoyen et l’ADES et des partis nationaux : EELV, PG, Les Alternatifs, Nouvelle donne.
L’élection présidentielle de 2017 s’est conclue par un bouleversement politique profond mettant en cause tous les appareils politiques et redessinant un paysage politique à gauche sanctionnant une soi-disante gauche gouvernementale qui avait abandonné ses valeurs.
Suite à l’élection d’E. Macron à la Présidence de la République, il est important que soient présents à l’Assemblée nationale de nombreux députés défendant les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité qui ont été portées par JL. Mélenchon et B. Hamon, si on veut peser sur la politique gouvernementale pour éviter une poursuite des politiques d’austérité qui ont des conséquences sociales très négatives.
Analyse des résultats du 2ème tour de l’élection présidentielle
La caractéristique politique principale est que le Front National continue son expansion, gagnant 3 millions d’électeurs entre les deux tours alors qu’il y a une baisse de la participation et une augmentation des bulletins blancs et nuls. Au premier tour il y avait 22,23% d’abstention et 2,56 % de blancs et nuls alors qu’au second tour il y a eu 25,44% d’abstentions et 11,47 % de blancs et nuls (4,07 millions).
Au second tour c’est seulement 66,01 % d’exprimés contre 75,77 % au 1er tour. Globalement il y a une diminution des exprimés de 4,7 millions. A comparer à l’élection de 2012 où il y a eu, au second tour, 75,68% d’exprimés et seulement 5,82 % de blancs et nuls.
Le Front National atteint 33,92% des suffrages exprimés (10,64 millions d’électeurs) soit une augmentation de 3 millions d’électeurs en plus par rapport au 1er tour, soit 12,6 % de plus.
Compétence « Gemapi » au 1er janvier 2018 à la Métro
La Métropole va donc être chargée du grand cycle de l’eau depuis la ressource en eau potable en passant par la gestion des eaux usées et à partir du 1er janvier 2018, la Métro acquiert la compétence Gemapi (GEstion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations). C’est la régie de l’eau potable qui gérera cette compétence à moins qu’elle ne soit transférée à un syndicat mixte spécifique qui pourrait associer la Métro, le département et d’autres collectivités intéressées. Le code de l’environnement (article L 211-7) précise que la Gemapi s’intéresse aux questions suivantes : l’aménagement d’un bassin ou d’une fraction de bassin hydrographique, l’entretien et l’aménagement d’un cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau, y compris les accès à ce cours d’eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d’eau, la défense contre les inondations et contre la mer, la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines.
ZAC Presqu’île, mise au point

L’opposition municipale PS affirme que tout ce qui se passe sur la ZAC Presqu’île est à mettre au crédit de l’équipe municipale précédente. Comme d’habitude le manque de rigueur intellectuelle se vérifie une fois de plus. Malheureusement nous n’avons pas pu faire annuler le règlement initial de la ZAC, par contre de nombreuses évolutions ont été décidées dès 2014 par la nouvelle majorité.
Le PLU a été modifié et le taux de logements sociaux pour les nouveaux permis de construire est passé de 30 à 40 %. En urgence il a fallu reprendre le système de chauffage prévu par une nouvelle boucle d’eau tiède qui aurait entrainé des coûts de chauffage excessifs pour les habitants.
Un travail important de recalage financier du projet de ZAC a été mené pour plus de sobriété dans les investissements, car cette ZAC menaçait de mettre en grande difficultés les finances de la ville avec le bilan prévu pour la participation de la ville s’élevant à 108,9 M€ en 2013. La réalisation du siège social du Crédit Agricole, des projets de Schneider et le siège de la fédération du bâtiment et des travaux publics de l’Isère (qui a inauguré récemment ce bâtiment en oubliant d’inviter les élus !).
Bref, ce n’est plus le même projet de ZAC, même si de très nombreux coups partis s’imposent et vont coûter très chers aux Grenoblois comme la place de la Résistance à proximité du pont d’Oxford (leur remise en cause aurait coûté encore plus cher).
Développement accéléré du vélo
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’Observatoire du vélo note qu’en 2016 il y a eu plus de trois millions de vélos vendus et le chiffre d’affaire du marché du vélo a dépassé le milliard d’euros (+6,5% par rapport à 2015). Ce développement est dopé par le vélo à assistance électrique (VAE) dont les ventes ont dépassé les 130 000 unités en augmentation de 31,4% en un an. Le vélo est présenté par le Club des villes et territoires cyclables comme un remède anti-crise, car il est source d’économies de dépenses publiques, notamment de santé, et représente des marchés avec une forte capacité d’entraînement de l’économie locale (voir ici).
Mobilisation contre le moustique tigre
Le moustique tigre est le vecteur de transmission d’un certain nombre de maladies qui sévissaient habituellement dans les zones subtropicales : le chikungunya, la dengue, le zika, la fièvre jaune…
La moustique tigre s’appelle en fait : Aedes albopictus et il devient une menace en termes de santé publique. Il est originaire d’Asie et il est implanté depuis de nombreuses années dans les départements français de l’Océan Indien. En métropole, ce moustique s’est développé de manière continue depuis 2004, il est implanté dans 33 départements dont l’Isère et l’agglomération grenobloise.
Le ministère de la santé a fait un communiqué le 2 mai rappelant l’instruction du 13 avril 2017 en appelant à la mobilisation citoyenne et comment signaler la présence de ce moustique.
L’Atlas de la coopération décentralisée doit être complété rapidement
La loi impose que les collectivités territoriales françaises et leurs groupements déclarent leurs actions de coopération internationale pour le développement à la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) ainsi que le précise l’article L.1115-6 du code général des collectivités territoriales (CGCT). Cette déclaration de leur aide publique au développement (APD) est de plus une condition d’octroi des cofinancements du ministère des Affaires étrangères dans le cadre des appels à projets de la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales.
Les collectivités ont jusqu’au 31 mai 2017 pour faire cette déclaration. Elles doivent déclarer :
Agenda
Lundi 8 mai à 18 h à Fontaine dans le parc près de la mairie, le collectif d’associations « 17 octobre 1961 » organise un hommage aux morts durant les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata qui eurent lieu à partir du 8 mai 1945. C’est l’occasion de rappeler la réalité du colonialisme, ce qui est utile en ces temps troublés.
Mercredi 10 mai à 18h30 cérémonie nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions sur le parvis des Droits de l’Homme vers la plaque « Toussaint Louverture » devant la Maison de l’International au jardin de ville. L’hommage sera précédé d’une marche des tambours avec de nombreuses associations depuis la place Félix Poulat vers 17h30.
Jeudi 11 mai à 18 h 30 à l’Auditorium du Musée de Grenoble, conférence sur » Le rôle de l’intellectuel face aux enjeux actuels « par M. Yasmina Khadra. Ecrivain algérien, il est l’auteur de multiples ouvrages traduits dans 42 langues. Conférence organisée par ATLLAS (Association tisser les liens d’amitiés solidaires), soirée animée par Ph. Gonnet journaliste.
Tribune libre : « Et aujourd’hui j’ai peur »
J’ai trouvé super l’article d’Akram Belkaïd « La chronique du blédard : voter Macron ? Oui, hélas… » parue dans le quotidien d’Oran le 27 avril. J’aurais voulu écrire un peu de ce qu’il dit car je m’appelle Eveline mais comme beaucoup de Aminata, je suis noire, oui noire de la tête aux pieds et j’ai transmis cette couleur à mes enfants.
En 2002, le soir même de l’annonce des résultats, la mairie de Grenoble était pleine, pleine de gens indignés bien qu’en face de J-M. Le Pen, il y avait J. Chirac qui était loin d’être un modèle de solidarité et de justice sociale, mais malgré ça, tout autour de moi, d’une seule et même voix on a appelé à voter contre. Tout le monde savait bien que J. Chirac était de droite, mais l’indignation était plus forte.
En Mai 2002 je suis partie au Congo entre les 2 tours et ai laissé ici, mes enfants et ma procuration le cœur léger, je savais bien que je reviendrais, j’avais confiance en mes compatriotes, et en cette France vent debout contre le FN.
Entre 2002 et 2017, il y a eu certainement bien des déceptions sur le plan politique et social, mais pour moi il y a eu surtout sur le plan sociétal le mariage pour tous, et la « manif pour tous ». Christiane Taubira insultée de la manière la plus ignoble possible par des hommes, des femmes et même des enfants, la parole raciste s’est libérée, malgré quelques molles indignations, quelques billets dans les journaux, on sent bien que quelque chose a changé, on le voit aux Etats Unis et moi je le pressens en France.
Élection présidentielle, analyse des résultats du premier tour, suite.
Il est intéressant d’étudier les évolutions en nombre de voix des différents électorats entre les deux présidentielles de 2012 et 2017 à Genoble, bureaux de vote par bureaux de vote. Mais les périmètres de nombeux bureaux de vote ont été transformés entre ces deux élections. On peut toutefois faire une analyse sur les bureaux qui n’ont pas changé, ce qui représente environ 37 000 suffrages exprimés sur 65 000. Il faut toutefois noter qu’entre 2012 et 2017 il y a eu de nombreux changement de population à Grenoble (même si les électeurs restent longtemps inscrit dans leur ancien bureau de vote), ce qui peut faire évoluer la sociologie politique de certains bureaux.
Cet échantillon de bureaux de vote est représentatif, les résultats d’ensemble sont très proches des résultats de Grenoble en donnant un peu plus de votes à Mélenchon (30,5% au lieu de 28,9%) et un peu moins à Fillion (14,2% au lieu de 15,1%).
Dans les graphiques suivants, chaque point est un bureau de vote représenté par le nombre de voix obtenues en 2012 et 2017. Lorsque les points sont à peu près alignés cela indique une corrélation forte entre les deux variables représentées en ordonnée et en abscisse. Au contraire si les points sont distribués en nuage, cela indique une absence de corrélation.
On verra dans les résultats suivants qu’il y a des corrélations importantes entre les votes de 2012 et de 2017 et qu’on peut assez bien expliquer les évolutions électorales par les mêmes évolutions qui ont été étudiées par les sondages nationaux.
