Il faut dire aussi que le démantèlement des conquêtes sociales est bien aidé par des associations qui se disent « au service des plus démuni-es », principalement au détriment des organismes de logements sociaux. Dans le Dauphiné Libéré du 2 décembre, une association exprime l’incompétence des services publics en général et des bailleurs sociaux en particulier. A la question du journaliste « vous trouvez que les structures publiques notamment les bailleurs sociaux sont débordées ? », réponse « de notre côté on ne parvient pas à courir partout, il y a trop de cas. Je veux bien croire que c’est pareil pour elles. J’ai l’impression que les bailleurs sociaux ne savent pas gérer cette situation, face à des personnes isolées très vulnérables, qui n’ont pas les moyens d’exprimer ce qu’elles vivent, qui ne savent pas à qui s’adresser. Nous-mêmes ne savons pas avec qui mettre les personnes âgées en relation ».
Donc autrement dit, les
bailleurs sociaux, ne doivent pas assurer la location d’un logement et tous les
servies qui vont avec, mais plus le temps passe, plus ils doivent assurer des
nouveaux services, sans augmenter les loyers. Prenons le temps de regarder tous
les services qu’ils doivent assurer à la demande des gouvernements successifs
depuis 20 ans surtout et qui sont des charges supplémentaires qui relèvent
normalement du droit commun pour tout locataire du privé,
Mme Agnès Pannier-Runacher
a été désignée par Macron pour s’occuper du marché des vaccins.
En même temps, comme les
lobbyistes n’étaient pas assez nombreux auprès de la macronie, Louis-Charles
Viossat, spécialiste du pantouflage, et lobbyiste des grands groupes
pharmaceutiques, du Big Pharma, a été nommé par le lobbyiste Macron comme son
« Monsieur Vaccin ».
Comme ce « Monsieur Vaccin » de la macronie
n’a pas déclaré ses intérêts et son patrimoine, et a bénéficié, en même temps,
de la complaisance de la supposée Commission de déontologie de la fonction
publique, regardons les intérêts de « Madame
Vaccin » Madame Agnès Pannier-Runacher.
Agnès Pannier-Runacher,
ministre déléguée à l’Industrie auprès du ministre de l’Economie, des Finances
et de la Relance (alias Le Maire), est la ministre porte-parole des patrons et
des banquiers.
Vous savez, c’est cette
ministre qui annonce le 10 mars 2020 que le confinement « c’est le
moment d’investir en Bourse », en bonne spécialiste de la spéculation.
Les requérants souhaitaient obtenir réparation des préjudices subis du fait de la mauvaise qualité de l’air de la vallée (asthme, dégradation de pathologies ou aggravation de symptômes de maladies déjà existantes).
Le tribunal considère que la
persistance d’un dépassement des valeurs limites de trois polluants entre 2011
et 2016 dans la vallée de l’Arve révèle, en dépit de l’adoption et de la mise
en œuvre d’un plan de protection de l’atmosphère le 16 février 2012, une
carence fautive de l’Etat au regard de ses obligations.
Il a rejeté les neuf requêtes qui lui étaient soumises dès lors que les
éléments médicaux et scientifiques produits ne permettaient pas d’établir de
lien direct et certain entre les dépassements des valeurs limites de pollution
et la contraction ou l’aggravation des pathologies invoquées par les
requérants.
L’INSEE recense quel est le
diplôme le plus élevé de la population non scolarisée de 15 ans ou plus. Elle
distingue sept niveaux :
Sans diplôme ou le
certificat d’études primaires (CEP)
Brevet d’Études du Premier
Cycle (BEPC), le brevet des collèges ou le diplôme national du brevet (DNB).
Certificat d’aptitude
professionnelle (CAP) ou un brevet d’études professionnelle (BEP) ou équivalent
Baccalauréat ou le brevet
professionnel ou équivalent
Enseignement supérieur
niveau bac plus 2
Enseignement supérieur
niveau bac plus 3 ou 4
Enseignement supérieur de
niveau bac + 5 et plus.
Les écarts sont très
importants entre la ville de Grenoble, la métropole et la France. A Grenoble il
y a 62 % de bacheliers, dans la Métro c’est 56% et en France 47%.
A Grenoble il y a plus de
deux fois plus de bac+5 ou plus (23,5%) qu’en France (10,1%).
Les Amis des Cliniques
Mutualistes de Grenoble, l’Union de Quartier Berriat-St-Bruno-Europole et le
Collectif des Usagers des Cliniques Mutualistes, qui animent la bataille contre
la vente du Groupement Hospitalier Mutualiste de Grenoble (GHM), annoncent
qu’ils vont contester auprès de la justice cette vente. La vente a été proposée
à DOCTEGESTIO, un groupe financier privé spécialisé dans l’immobilier et qui
rachète à-tout-va des structures « en
difficulté », malgré les très nombreuses oppositions des usagers, des
associations et des responsables politiques locaux. Les trois associations
opposées à ces ventes ont fait appel à un avocat lyonnais spécialisé dans les
questions d’Economie Sociale et Solidaire qui estime que de nombreuses
irrégularités ont été commises.
Elles lancent un appel à
soutenir l’action juridique en demandant à toutes celles et ceux qui sont
opposés à cette vente de participer à une collecte de dons (donnant droit à une
réduction d’impôts).
La convention citoyenne pour
le climat avait demandé, ainsi que de nombreuses villes, un moratoire sur
l’installation de la 5G notamment à cause de ses impacts importants sur
l’augmentation des consommations d’énergie qu’elle va impliquer.
Au moment où les opérateurs annoncent la mise en place prochaine de la 5G dans de nombreuses villes (Orange annonce que son réseau 5G a été lancé dans 15 villes françaises dès le 3 décembre). Il n’est pas inutile de lire l’interview de M. Alain Cappy (Professeur émérite en électronique de l’Université de Lille) dans « The Conversation » intitulé : « Pourquoi la 5G gonflera notre consommation d’énergie »
La Cour des comptes publie le 30 novembre un rapport sur la protection de l’enfance: « Une politique inadaptée au temps de l’enfant ». Elle aborde trois grands thèmes : un temps de la protection de l’enfance en décalage avec les besoins des enfants, un pilotage défaillant et des ambitions législatives qui tardent à se concrétiser, une réactivité des acteurs locaux insuffisante pour garantir la qualité de prise en charge des enfants. Elle fait 10 recommandations.
L’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) ouvre sur son site Internet le 3 décembre une consultation du public sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe d’EDF au-delà des 40 ans de fonctionnement. Cette consultation porte sur le projet de décision que l’ASN envisage d’adopter à l’issue de son instruction de la phase générique du quatrième réexamen périodique de ces réacteurs ; cette phase concerne les études et les modifications des installations qui sont communes à tous les réacteurs, ceux-ci étant conçus sur un modèle similaire. Dans son projet de décision, l’ASN prescrit la réalisation des améliorations majeures de la sûreté prévues par EDF ainsi que des dispositions supplémentaires qu’elle considère nécessaires à l’atteinte des objectifs du réexamen.
Le Collectif des Associations Unies (CAU)propose face à la dureté de la crise, des réponses ambitieuses et durables pour les personnes à la rue et mal-logées. Dans les mois à venir, l’affaiblissement des ressources conjugué à l’augmentation des charges liées au logement risque de mettre de nombreux locataires en difficulté pour payer leurs quittances de loyer et leurs factures d’énergie, faisant craindre une vague d’expulsions importantes dans les mois qui suivront la fin de la trêve des expulsions locatives, en avril 2021. Ces expulsions risquent d’intervenir alors même que le nombre de personnes sans domicile, qui a doublé depuis 2012, concerne aujourd’hui environ 300 000 personnes. Voir aussi l’ Observatoire des expulsions collectives de lieux de vie informels Pour 939 expulsions, la totalité ou une grande partie des personnes expulsées, ne s’est vu proposer aucune solution, soit 87% des expulsions
C’est le sens clair de la journée de grève des agent-es d’entretien, ATSEM et Animateurs-trices du périscolaire du 17 novembre, journée appelée par SUD et la CNT tandis que d’autres syndicats utilisaient d’autres moyens d’interpellation (droit d’alerte en CHSCT de la CGT).
En effet tout le monde peut constater que les errements du pouvoir dans la conduite des politiques nationales face à la crise sanitaire rendent le travail des agent-es au contact des usagers très compliqué. Il y a déjà ce défi à la rationalité d’édicter un seul protocole applicable à toute l’Education nationale, de la maternelle au lycée, de 2 à 18 ans. Et de le « balancer » d’en haut des sphères ministérielles 3 jours avant la rentrée.
Durant les prochaines
semaines, nous passerons en revue successivement les ministres dont les
fortunes rendues publiques par la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie
Publique (HATVP) permettent de comprendre ce gouvernement de parvenus et
d’enrichis dont les priorités sont pour les riches.
Adrien Taquet, secrétaire
d’Etat à l’enfance et aux familles (pauvres) auprès du ministre des solidarités
(avec les riches) et de la santé (financière), à 43 ans est déjà
multimillionnaire : 3 280 000 euros dont des biens
immobiliers aux Etats-Unis et… en Suisse, en même temps. Son activité de chargé
de communication lui rapportait 15 000 euros par mois chez Havas puis dans
son agence de pub « Jésus et
Gabriel » (sic)… sa compagne étant au cabinet de Macron.
Grace à Médiapart et
Libération on apprend que des hauts fonctionnaires, très proches du ministre de
l’Education nationale, dans le cadre de leurs fonctions, auraient fait usage de
fonds publics et de leur position pour développer un outil au service de leur
projet politique, le syndicat « Avenir Lycéen ». Ce syndicat a
été créée fin 2018 et piloté depuis la rue de Grenelle pour servir les
intérêts du ministère et contrecarrer la mobilisation contre la
réforme du bac. Ces informations démontrent que les fondements même de notre
démocratie et les valeurs de la République sont atteintes par de véritables
barbouzeries au plus haut niveau de l’Etat.
La proposition de loi sur la
sécurité globale a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le
24 novembre (388 voix pour, 104 contre et 66 abstentions). Il y a tout de même
quelques député-es LREM qui ont voté contre mais pas en Isère où les fidèles
godillots ont voté ce projet (à part M. Colas-Roy qui s’est abstenu). Voir l’article ci-après. Le texte sera
prochainement examiné par le Sénat. L’article 24, qui voulait limiter la
liberté d’information en interdisant de filmer les policiers a été légèrement
amendé pour essayer d’éviter une censure du conseil constitutionnel en
rajoutant « sans préjudice du droit d’informer ». Les
atteintes aux libertés fondamentales se font de plus en plus pressantes.
Rappelons que seule l’intervention d’un juge peut limiter nos libertés et non
l’administration, ainsi que l’impose l’article 66 de la Constitution : « L’autorité
judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce
principe dans les conditions prévues par la loi. »
Les députées suivantes de la cour de Macron en Isère ont voté toutes les lois liberticides et d’atteintes successives aux droits sociaux, avec leur majorité godillote de droite extrême (et de chaussures à clous) : Camille Galliard-Minier, LREM, 1ère circonscription, Cendra Motin, LREM, 6ème circonscription, Monique Limon, LREM, 7ème circonscription, Carole Abadie, LREM, 8ème circonscription, Élodie Jacquier-Laforge, MODEM (tiens, nous ne savions pas que ça existait en même temps en Isère), 9ème circonscription, Marjolaine Meynier-Millefert, LREM, 10ème circonscription
Les noms sont ici donnés pour que nous nous en rappelions, car sinon elles resteraient inconnues.
Et puis
les agglomérées macroniques qui votent comme un seul homme pour toutes les
atteintes aux droits : Catherine Kamowski, LREM, 5ème
circonscription, Émilie Chalas, LREM, 3ème circonscription, vous
savez celle qui a fait venir les flics du Raid de chez Sarkozy pour la soutenir
lors de ses campagnes de com (Jean-Michel Fauvergue, et Jean-Claude
Borel-Garin)
L’INSEE publie la répartition
par âge dans les quartiers IRIS. Il manque, pour l’instant dans ces quartiers, le
nombre de personnes ayant moins de deux ans qui représente à Grenoble, 2,25 %
de la population (au dernier recensement 2017)
Dans les dernières
publications il y a la répartition des jeunes par quartiers IRIS. Il y a 7
intervalles d’âges, 6 qui couvrent les âges entre 2 et 29 ans et le septième ceux
qui ont 30 ans et plus.
La répartition sur Grenoble
est donnée dans le tableau suivant (avec les moins de 2 ans en plus).
La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance de l’Éducation nationale vient de publier les statistiques des effectifs scolaires à la rentrée 2020. Les effectifs des écoles maternelles fondent. Du fait des évolutions démographiques, les effectifs sont en baisse par rapport à la rentrée précédente : – 86 900 élèves (soit – 1,3 %).
« Cette baisse est particulièrement marquée dans le préélémentaire (66 500 élèves, soit – 2,7 %) alors que l’élémentaire diminue de 0,5 % seulement (- 22 500 élèves). Les effectifs d’élèves en situation de handicap bénéficiant d’un dispositif unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) ne sont pas touchés par la baisse générale : ils sont en hausse de 4,2 % soit 2 100 élèves de plus qu’à la rentrée 2019. Trois caractéristiques de cette rentrée méritent d’être relevées :
Avant le 23 novembre, il
fallait faire la demande d’agrément du dispositif d’encadrement des loyers,
sachant que l’OLL avait été préalablement agréé le 10 août 2020. Le Conseil de
métropole a délibéré le 20 novembre considérant que les conditions imposées par
la loi étaient remplies :
Un écart
important entre le niveau de loyer constaté dans le parc locatif privé et le
loyer moyen pratiqué dans le parc locatif social,
Un niveau de
loyer médian élevé,
Un taux de
logements commencés, rapporté aux logements existants sur les cinq dernières
années, faible,
Des perspectives
limitées de production pluriannuelle de logements inscrites dans le programme
local de l’habitat et de faibles perspectives d’évolution de celles-ci.
Les maires ne font pas confiance à l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire. Selon une enquête du CEVIPOF pour l’Association des Maires de France (AMF), ils se montrent particulièrement critiques envers les agences régionales de santé (ARS). Ils attribuent la note de 8/20 au gouvernement. Par contre ils sont moins sévères avec les services préfectoraux. C’est le manque de directives claires et cohérentes de la part de l’État qui est pointé par 51 % des maires interrogés.
« • Le rôle des
maires a été maintes fois souligné comme acteurs en première ligne pour
répondre aux urgences de la crise COVID-19. De manière globale, 39 % des maires
interrogés estiment avoir été bien associés à la mise en œuvre de l’état
d’urgence sanitaire, 48 % d’entre eux mal associés et enfin 12 % n’étaient pas
en responsabilité au cours du printemps. Notons une différence notable pour les
maires de communes de taille intermédiaire (1 000 à 9 000 hbts.) qui sont
seulement 26 % à s’être sentis pleinement associés avec les services de l’État
contre 46 % pour les très petites communes ou grandes villes.
C’est le titre du communiqué
du 23 novembre signé par toutes les associations d’élus représentant le bloc
local : Association des maires de France (AMF), Association des petites villes
(APVF), Association des maires ruraux (AMRF), Villes de France, France urbaine
et Assemblée des communautés de France (ADCF). Il s’adresse au
gouvernement en alertant contre le recul inédit de la décentralisation,
l’étouffement financier des collectivités et la réduction de l’autonomie
fiscale des collectivités territoriales.
« L’épidémie de la covid-19 a mis à l’arrêt de
très nombreuses activités économiques partout en France. Les commerces de
proximité, ceux qui ne disposent pas des capacités et de la trésorerie
suffisantes, auront beaucoup de difficulté à surmonter cette crise avec les
conséquences que l’on imagine bien sur le dynamisme des territoires, déjà trop
souvent touchés par la vacance commerciale. Les fractures territoriales
risquent de s’aggraver si aucune action publique forte n’est menée pour
préserver le tissu économique et soutenir le redémarrage rapide de l’activité.
Pour rattraper le retard
actuel, il plaide pour des investissements massifs et une refonte du système
d’aides afin de rendre la rénovation énergétique plus performante. Avec 18% des
émissions directes de gaz à effet de serre provenant du secteur des bâtiments
et 36 millions de logements en 2019, la décarbonation complète de ce secteur
est indispensable à l’atteinte de la neutralité carbone de l’Hexagone en 2050.
Samedi 21 novembre à 16h ! Manifestation contre toutes les formes de violence faites aux femmes et aux minorisé.e.s de genre. Départ devant l’Hôpital « couple-enfants » à la Tronche. A l’appel du Planning Familial 38 et de nombreuses organisations. Manifestation autorisée par la préfecture.
La fin de
l’année 2020 est essentielle pour l’avenir d’ACTIS, bailleur social dont
la collectivité de rattachement est la métropole. La loi ELAN impose que tout
bailleur social ayant moins de 12 000 logements doit, soit fusionner avec un
autre bailleur de son choix pour dépasser ce chiffre, soit créer une Société
Anonyme de Coordination (SAC) avec d’autres bailleurs.
Si le
31/12/2020, aucune réelle décision n’aura été retenue, au 1er
janvier 2021, la loi indique que le ministre du logement, peut mettre en
demeure ACTIS de céder tout son patrimoine locatif social à un ou plusieurs
organismes de logement social nommément désignés, ou de souscrire au moins une
part sociale d’une société de coordination. La détermination du gouvernement à
restructurer le secteur du logement social est connue, il y a fort à
craindre que passée cette date, le gouvernement prenne les choses en main et
cela pourra se produire à tout moment.