Archives pour le mot-clef ‘jeunesse’

Grenoble se mobilise pour la jeunesse

Publié le 23 octobre 2026

Aujourd’hui, la jeunesse de Grenoble et de toute la France se mobilise légitimement pour ses droits et son avenir autour de revendications centrales:

  • Le manque de personnel d’éducation et de professeur-es. A la rentrée 2026, il manquait au moins un-e professeur-e dans 53% des collèges et lycées publics. Malgré une trajectoire démographique à la baisse, la France est un des pays avec les classes les plus surchargées de l’Union européenne. De même, un collège ou un lycée sur trois manquait d’au moins un assistant d’éduca tion (AED) ;
  • L’insalubrité et l’inadaptation au changement climatique des bâtiments. 90% des collèges et des lycées sont des passoires thermiques. Le changement climatique et les canicules de plus en plus intenses et précoces entraînent des conditions de travail et d’étude intenables dans ces bâtiments vieillissants, notamment dans la période des examens ;
  • Le fonctionnement encore trop complexe de Parcoursup, les angoisses qu’il entraîne et les nombreux jeunes laissés sur le côté chaque année ;
  • La dernière enquête de l’UNEF sur le coût de la vie étudiante dresse le constat d’une précarisation généralisée de la jeunesse, les étudiant-es sont de plus en plus touché-es par la précarité, avec des difficultés d’accès au logement, aux mobilités, à l’alimentation… malgré l’accès à un repas à 1€, dont le nombre de demandes a surpris tous les restaurants universitaires.
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Regard sur la jeunesse : en garde à vue, au garde à vous ou aux avant-gardes ?

Publié le 9 octobre 2026

Nous reproduisons un éditorial du Café pédagogique du 5 octobre 2026 de Djéhanne Gani, plein de bon sens.

Une société qui a peur de ses enfants ? Périmètres d’interdiction par des arrêtés préfectoraux, fermetures d’établissements : face à la mobilisation des lycéennes et lycéens, la réponse est répressive plutôt qu’éducative. Que dit-elle du regard que les adultes portent sur la jeunesse, du rapport à l’autorité ?

Depuis plusieurs jours, des centaines de lycées sont bloqués, les lycéennes et lycéens demandent à apprendre dans des conditions dignes, à être considérés, écoutés. Face à cette colère, le pouvoir exerce la force : interpellations en nombre, gardes à vue, puis arrêtés préfectoraux qui dessinent des périmètres d’interdiction autour des établissements. Quel message adresse-t-on ainsi à la jeunesse sur l’autorité ? Celui de la peur et de la contrainte, mais n’est-ce pas faire fi de l’éducation, de la démocratie, autant qu’un aveu de faiblesse ?

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Diverses actualités

Publié le 9 octobre 2026
Crieur public

Mouvement lycéen : le juge des référés suspend l’interdiction des rassemblements en Isère du 6 octobre en Isère. L’association Vigie Liberté a saisi le tribunal administratif afin de contester ces interdictions de rassemblements prises par la préfète. Saisi en urgence dans le cadre de la procédure de référé-liberté, le juge des référés a rappelé que la liberté de réunion et la liberté de manifestation constituent des libertés fondamentales. En conséquence, les interdictions de rassemblement, qui sont des mesures de police, ne peuvent porter atteinte à ces libertés que sous de strictes conditions : elles doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées au trouble à l’ordre public qu’elles visent à prévenir.  Le juge des référés a estimé que les mesures d’interdiction, qui interdisent tout rassemblement de personnes, sans distinction selon leur nature, dans un périmètre de 100 mètres autour de tous les lycées des communes concernées étaient trop générales et que les risques de troubles à l’ordre public invoqués n’étaient pas étayés par des éléments circonstanciés, concernant chacun de ces établissements. Il a ordonné la suspension de l’arrêté.


Mise à disposition du bâtiment du « 38 rue d’Alembert » à l’association « les ami(e)s du 38 » : le tribunal rejette le recours. Encore un échec de la droite grenobloise.En février 2022, Clément Chappet et Brigitte Boer, soutiens actifs de Carignon, déposent un recours contre la délibération du 7 février 2022 du conseil municipal autorisant la commune à acquérir le bâtiment situé au 38, rue d’Alembert, puis à conclure avec l’association « les ami.e.s du 38 » un bail de longue durée. Le tribunal, à qui il n‘appartient pas de dire s’il était opportun, sur le plan politique, de conclure ce bail, estime notamment que les raisons avancées par la commune permettent de justifier légalement l’intérêt de cette opération pour la collectivité et que les requérants ne démontrent pas que les contreparties financières seraient insuffisantes. Les deux élu-es devront verser 1000 € à la ville de Grenoble et 1000 € à l’EPFLD.


Quelques délibérations du conseil municipal du 6 octobre 2026. À l’ordre du jour : une série de délibérations pour améliorer la santé, l’alimentation et le logement à La Villeneuve et au Village Olympique avec le soutien à la préfiguration d’un tiers lieu dédié à l’alimentation, le lancement de la rénovation des logements situés au 100 galerie de l’Arlequin et la convention avec l’AGECSA dont le centre de santé pédiatrique est installé au Carré, équipement municipal implanté sur le secteur 6 et dédié à la jeunesse. Le conseil municipal a également délibéré autour du Centre de Santé Sexuelle inter-quartiers géré par la Ville, sur délégation du Conseil Départemental et en partenariat avec le Planning Familial ; du soutien à la mise en place du projet de la Face B qui ouvrira très prochainement dans l’ancien bowling situé au parc Paul Mistral ; et de l’urbanisme tactique à l’Abbaye confié au Grand Collectif dans le cadre de la rénovation des Volets Verts.

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Diverses actualités

Publié le 2 octobre 2026
Crieur public

Voilà une belle différence entre une politique de gauche et une de droite. À Lyon, la nouvelle majorité de droite à la tête de la Métropole détricote méticuleusement les politiques sociales menées depuis 2020 par le précédent exécutif de gauche et écologiste. Le conseil métropolitain du 28 septembre 2026, présidé par Véronique Sarselli (LR) a voté la suppression du Revenu de solidarité jeunes (RSJ) dédié aux 18-25 ans précaires. Ce dispositif proposait un appui financier mensuel de 300 à 400 euros et un suivi personnalisé pour stabiliser et réinsérer les jeunes en situation de grande pauvreté. Les critères pour en bénéficier étaient précis : « être âgés de 18 à 24 ans, percevoir moins de 400 euros par mois, résider sur le territoire du Grand Lyon depuis au moins six mois, ne pas bénéficier d’un soutien financier des parents ou d’un tiers, ne pas bénéficier d’un dispositif déjà existant (allocation aux adultes handicapés, contrat d’engagement jeune, etc.), et être sorti du système éducatif. Les bénéficiaires percevaient alors une allocation de 300 à 400 euros en fonction de leurs ressources financières. Chaque participant pouvait bénéficier de ce dispositif pendant deux ans, avec un renouvellement de contrat tous les trois mois. Le 1er octobre on trouvait toujours sur le site de la métropole la proposition du RSJ.


La HATVP et l’AFA lancent une enquête nationale à destination des référents déontologues et « alerte éthique » des collectivités territoriales. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et l’Agence française anticorruption (AFA) lancent conjointement une enquête nationale afin de mieux connaître et appréhender concrètement l’activité, les moyens et les besoins des référents déontologues et des référents « alerte éthique » au sein des collectivités territoriales.Acteurs essentiels de la déontologie et de la probité dans l’action publique, les référents déontologues accompagnent les agents publics et les élus en leur apportant tout conseil utile au respect de leurs obligations et principes déontologiques. Les référents « alerte éthique » sont, quant à eux, chargés de recueillir et de traiter les signalements portant sur des faits susceptibles de constituer une atteinte à la probité.


Article 55 de la loi SRU, renouer avec l’exigence de solidarité. Le Haut Comité pour le droit au logement publie son nouveau rapport « L’article 55 de la loi SRU : renouer avec l’exigence de solidarité ». Cet article imposait aux communes de plus de 3 500 habitants de construire 20 %, aujourd’hui 25 %, de logements sociaux afin de lutter contre les ghettos Le rapport revient sur vingt-cinq ans d’application de l’article 55 et formule plusieurs propositions pour en préserver et renforcer l’ambition. Il est complété par un cahier consacré à neuf idées reçues sur la loi SRU.

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Logement des jeunes : 10 propositions contre l’injustice sociale

Publié le 18 septembre 2026

Dans un communiqué en date du 8 septembre, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), l’Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ), l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ), l’Union professionnelle du logement accompagné (Unafo) et l’Union nationale des missions locales (UNML), soulignent que pour les jeunes issus de familles modestes, « grandir n’est plus synonyme d’émancipation mais de dégradation des conditions de vie, jusqu’au risque de vie à la rue ».

Comment accepter que dans notre société, seuls les jeunes issus des familles aisées puissent réellement choisir leur voie ? Les jeunes sont aujourd’hui les premières victimes de la crise du logement.

Sans logement stable, comment demander à des jeunes de se former, de travailler, de se projeter ou de construire leur avenir ? Présentes sur l’ensemble du territoire et engagées quotidiennement auprès de centaines de milliers de jeunes, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), l’Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ), l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ), l’Union professionnelle du logement accompagné (UNAFO) et l’Union nationale des missions locales (UNML) s’unissent pour formuler 10 propositions destinées à prévenir les conséquences sociales, économiques et professionnelles de l’aggravation des difficultés d’accès au logement des jeunes.

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Pourquoi un quart des jeunes vivent toujours chez leurs parents à 23 ans ?

Publié le 19 juin 2026

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) a produit une étude à ce sujet, publiée le 9 juin 2026.

En France, un quart des jeunes ne sont jamais partis de chez leurs parents avant 23 ans. Ces cohabitations au domicile parental au-delà de 23 ans renvoient à des situations contrastées. Certains jeunes font face à une situation de précarité liée à l’absence d’emploi, à l’instabilité de l’emploi ou encore à des revenus issus du travail trop faibles pour accéder à un logement autonome. D’autres restent chez leurs parents le temps de réaliser leurs études supérieures. Enfin, ces cohabitations concernent également des jeunes, principalement des femmes, qui aident des proches, ce qui rendrait nécessaire –notons cet aspect genré- leur présence au domicile familial.

En France, un jeune sur deux part une première fois de chez ses parents avant 19 ans. Toutefois, pour un jeune sur quatre, ce premier départ n’a pas encore eu lieu à 23 ans et à 25 ans, un sur sept n’est encore jamais parti. Le lieu de résidence des parents apparaît déterminant : les jeunes ayant grandi en milieu urbain partent plus tard que les jeunes ruraux. Cela est lié à la fois à la proximité relative de lieux d’études ou de travail, ainsi qu’au coût du logement plus élevé en milieu urbain.

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Victimes et mis en cause mineurs enregistrés par les services de sécurité intérieure : état des lieux sur dix ans

Publié le 29 mai 2026

Entre 2016 et 2025, le nombre de mineurs enregistrés comme victimes par la police ou la gendarmerie nationales a augmenté de 77 %, soit +7 % par an en moyenne tandis que celui des mineurs mis en cause a diminué de 15 %, soit -2 % par an en moyenne.

Le résumé de la publication « Interstats Analyse » n° 81 de mai 2026 du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) décrit ainsi cette situation.

Dans un contexte marqué à la fois par d’importantes évolutions législatives relatives à la protection des mineurs, par des mouvements de libération de la parole et par des politiques d’amélioration d’accueil des victimes, la hausse du nombre de victimes mineures est six fois plus importante que celle des victimes majeures : la part des mineurs parmi les victimes enregistrées a ainsi augmenté de 3 points, pour atteindre 9 % en 2025. Les mineurs sont principalement victimes d’atteintes à la personne par violences physiques, verbales ou psychologiques, loin devant – et heureusement- les infractions à caractère sexuel (respectivement 62 % et 26 % de l’ensemble des mineurs victimes enregistrées en 2025). Seules à avoir reculé sur la période 2016-2025, les atteintes aux biens ne concernent que 8 % des mineurs victimes. Ainsi en 10 ans, le nombre de victimes mineures a été multiplié par 2,8 pour les tentatives d’homicide, par 2,6 pour les infractions à caractère sexuel et par 2,1 pour les violences physiques alors que celui des victimes mineures d’atteintes aux biens a été divisé par 2.

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Diverses actualités

Publié le 15 mai 2026
Crieur public

À la Métro un nouveau groupe de 6 élu-es de gauche des moyennes et petites communes (AGATES) : Gildas Bouffaud (maire du Sappey-en-Chartreuse), Florent Cholas (maire de Champagnier), Mickaël Guiheneuf (maire de Gières), Bertrand Spindler (maire de la Tronche), Gilles Strappazzon (maire de Saint-Barthélemy-de-Séchilienne), Catherine Troton (maire de Vizille), fondent un groupe métropolitain intitulé AGATES (Alliance de gauche des territoires pour l’écologie et les solidarités). Le groupe AGATES est ouvert aux autres conseillers métropolitains partageant ses valeurs.


Évaluation des démarches « allez-vers » des Missions locales de l’agglomération. Ces démarches de proximité visent à repérer, informer et accompagner des jeunes éloignés des institutions, en s’appuyant sur une présence régulière dans les quartiers et un fort travail partenarial, notamment avec la prévention spécialisée. L’évaluation met en évidence des effets positifs en matière de création de lien, de confiance et de remobilisation des jeunes, mais souligne aussi des limites : difficultés de mesure des impacts, complexité des situations, contraintes financières et tensions sur les ressources humaines. Elle formule enfin des recommandations pour mieux reconnaître, structurer et financer durablement l’«aller-vers », renforcer les coopérations locales et sécuriser les parcours des jeunes accompagnés.


Partir en colonie à 11 ans : influence du milieu social, des habitudes familiales et du souhait de l’enfant. Une étude de l’Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation populaire (Injep). En 2024, seuls 15 % des enfants de 11 ans appartenant à des ménages allocataires CNAF ou CCMSA sont partis en colonie de vacances. Le fait de partir dépend avant tout des revenus des familles, les ménages les plus aisées font davantage partir leurs enfants. Toutes choses égales par ailleurs, le fait d’avoir des parents plus diplômés ou partis en colonie de vacances pendant leur enfance, favorise également les départs. Interrogés sur les principales raisons les ayant incités à inscrire leur enfant en colonie de vacances, les parents citent d’abord le souhait de l’enfant de partir et le fait de connaître préalablement les organisateurs. Pour les familles les plus modestes, l’existence d’une aide financière favorise également les départs.

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En 2025, l’E2C consolide son action au service des jeunes éloignés de l’emploi

Publié le 10 avril 2026

En 2025, 17 917 stagiaires ont été accueillis dans les Ecoles de la deuxième chance (E2C), soit 4,4 % de plus qu’en 2024. Cette progression reflète principalement la montée en charge des E2C existantes et de celles ouvertes en 2024. Cette évolution s’inscrit dans un contexte budgétaire contraint.

Si une nouvelle E2C à Montargis et un nouveau site à Poitiers ont ouvert en 2025, la stabilité des financements alloués aux E2C n’a pas permis de créer de nouveaux établissements dans des territoires où les besoins restent pourtant identifiés, comme Aix-en-Provence, la Guadeloupe ou Vesoul, ni de répondre aux besoins croissants exprimés dans des territoires déjà couverts. Il manque entre 60 et 70 écoles pour atteindre une bonne couverture nationale

Par ailleurs, la baisse des crédits dédiés aux missions nationales portées par le Réseau E2C France a conduit à réduire significativement les actions de communication grand public au second semestre 2025.

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Diverses actualités

Publié le 10 avril 2026
Crieur public

Maison de la Culture de Grenoble (MC2) rattrapée par la préfète à propos de sa gestion financière. La préfète du département de l’Isère a saisi la chambre régionale des comptes au titre de l’article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales (CGCT) au motif que le budget primitif 2026 de l’EPCC Maison de la culture de Grenoble (MC2) inclut une reprise de résultat par anticipation incomplète et non justifiée. Par lettre du 25 mars 2026, la préfète du département de l’Isère a informé la chambre qu’antérieurement à la notification de la procédure adressée au directeur de l’EPCC MC2, le conseil d’administration de ce dernier est convoqué le 27 mars 2026 pour décider le retrait de la délibération approuvant le budget primitif 2026 et l’adoption d’un nouveau budget primitif pour le même exercice. La préfète a donc retiré sa saisine.


Principes fondateurs de l’action des Missions Locales et évolution des politiques publiques. L’Institut Bertrand Schwartz dans sa dernière lettre, alerte sur la baisse des financements des Missions Locales et les risques que cette évolution fait peser sur l’accompagnement des jeunes. L’Institut rappelle les principes fondateurs posés par Bertrand Schwartz : garantir un service public territorial, global et inconditionnel pour favoriser l’autonomie des 16-25 ans. Face à une logique croissante de financement par dispositifs et à une évaluation centrée uniquement sur l’accès rapide à l’emploi, l’Institut défend une approche durable, coordonnée et partenariale. Il appelle les élus et les pouvoirs publics à considérer la jeunesse comme une ressource stratégique et à préserver une vision stratégique des Missions Locales comme pilier d’une politique ambitieuse d’insertion professionnelle et sociale.


Emissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques en France en 2025. Par le Baromètre du Citepa, organisme de référence chargé du suivi de ces émissions. Les émissions de GES continueraient leur trajectoire initiée l’année dernière avec une diminution estimée pour le total national hors puits de carbone à hauteur de 5,5 Mt CO2e, soit -1,5 % par rapport à 2024. Cette diminution fait suite à des baisses des émissions de 3,9 % entre 2021 et 2022, 6,8 % entre 2022 et 2023 et enfin de 1,8 % estimée entre 2023 et 2024. Les émissions de la plupart des polluants atmosphériques suivraient également cette tendance et seraient globalement stables pour certaines par rapport à 2024. Pour la majorité des substances, c’est le secteur de l’industrie manufacturière qui enregistrerait les baisses les plus importantes, puis le secteur des transports. C’est largement en dessous du rythme nécessaire à l’atteinte des objectifs climatiques du pays.

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Pour un engagement fort des élus auprès des Missions Locales et des jeunes

Publié le 13 mars 2026

Voici un plaidoyer de l’Union Nationale des Missions Locales (UNML) en directions des élu-es locaux pour le soutien et le développement des missions locales qui sont des outils performants. Par exemple la Mission Locale de Grenoble s’occupe actuellement de 10 000 jeunes de 16 à 25 ans. Heureusement elles n’ont pas été intégrées à France Travail et ont réussies à sauver leur autonomie. Elles peuvent jouer un le rôle central comme partenaires des communes dans la mise en œuvre de leurs politiques en direction de la jeunesse.

« À l’aube des élections municipales de 2026, vous serez appelés à décider de l’avenir de votre commune et de sa jeunesse. Chaque génération apporte avec elle de nouvelles aspirations, de nouvelles attentes et de nouveaux défis. En 2026, des milliers de jeunes atteindront leur majorité. Ces jeunes, aujourd’hui adolescents et jeunes adultes, seront demain les parents, les professionnels, les acteurs économiques et citoyens de votre territoire. C’est à nous, ensemble, de préparer ce futur et de leur offrir les moyens de s’y engager pleinement.

Dans ce contexte, les Missions Locales jouent un rôle central et indispensable. Avec plus d’un million de jeunes accompagnés chaque année, âgés de 16 à 25 ans – jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap -, nous accompagnons forcément des jeunes de votre territoire.

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Jeunesses et discriminations fondées sur l’origine : répondre à l’impératif d’égalité

Publié le 27 février 2026

La Défenseure des droits publie le 26 février 2026, un rapport sur les discriminations que subissent les jeunes d’origine étrangère ou perçus comme tels.  Ce rapport propose un état des lieux des discriminations liées à l’origine vécues par les jeunes. Il dresse un constat préoccupant sur l’ensemble des parcours de vie — école, logement, emploi, santé, loisirs — et formule des recommandations pour y mettre fin.

Sur la couverture du rapport elle rappelle la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, à article 1 : « Les hommes naissent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

Six ans après la publication du rapport « Discriminations et origines : l’urgence d’agir », l’objectif de ce nouveau rapport est de mieux appréhender les discriminations subies par les jeunes au regard de leur origine réelle ou supposée, dans différents domaines. Il s’agit d’alerter sur un paradoxe apparent : si les jeunes sont la catégorie de la population qui reconnaît et déclare le plus de discriminations, elle est également celle qui méconnaît le plus ses droits au recours, y compris auprès du Défenseur des droits. Les discriminations sont susceptibles d’éroder non seulement leurs trajectoires mais aussi leur sentiment d’appartenance, leur confiance dans les institutions et dans la promesse républicaine, qui sont au fondement de notre cohésion sociale.

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La pauvreté en héritage

Publié le 20 février 2026

La note d’analyse n°158 de février 2026 du Haut-commissariat à la stratégie et au plan nous indique comment et à quel point la pauvreté persiste d’une génération à l’autre en France.

L’étude a suivi une cohorte d’élèves pendant seize ans, de leur entrée au collège jusqu’à l’âge de 26-27 ans (entre 2007 et 2023).

Plus l’exposition à la pauvreté en sixième est intense, plus les conditions de vie à l’entrée dans l’âge adulte sont défavorables : sortie précoce du système scolaire, probabilité accrue de n’être ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET), et en emploi de percevoir un bas salaire (parmi les 20 % les plus faibles de la cohorte).

Ces écarts entre les jeunes exposés et non exposés à la pauvreté restent significatifs après contrôle d’un large ensemble de caractéristiques familiales et sociodémographiques au début de l’adolescence.

En outre, les effets de la pauvreté sur les trajectoires diffèrent selon le sexe : il existe une ­ sur-pénalité féminine en termes de probabilité d’être NEET et de percevoir un faible salaire, dans le sens où la pauvreté pénalise encore plus fortement les femmes que les hommes.

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Prévention et accompagnement des jeunes de la Villeneuve face au trafic de stupéfiants

Publié le 31 octobre 2025

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), initie et accompagne les projets portés au plus près des citoyen-nes par des collectivités territoriales, en accordant des soutiens financiers et méthodologiques.

Compte-tenu de la préoccupation de nombreux élus locaux concernant l’implication des mineurs dans le trafic de stupéfiants, la MILDECA a lancé un appel à projet national à destination des communes et intercommunalités désireuses de s’engager sur cette thématique. Un document a été réalisé, destiné aux collectivités lauréates de cet appel à projets ainsi qu’à leurs partenaires locaux. Il vise à donner quelques repères et permettre la diffusion de bonnes pratiques, soulignant les risques et les écueils mais aussi les pistes prometteuses pour la réussite de ces nouveaux projets soutenus par la MILDECA. MILDECA | Prévenir la participation des jeunes aux trafics de stupéfiants, , référentiel pour guider l’action publique

Le conseil municipal de Grenoble va proposer un projet concernant le quartier de la Villeneuve. L’emprise des réseaux de trafics de stupéfiants sur la Villeneuve de Grenoble est visible et omniprésente. Cela constitue un enjeu important pour les collectivités ainsi que les élu-es locaux, souvent en première ligne face à la demande citoyenne de sécurité et de tranquillité publique. En outre, le Maire est responsable de l’animation de la politique de prévention de la délinquance et de la coordination de sa mise en œuvre, puisqu’il dispose d’une compétence propre en la matière, liée notamment à ses pouvoirs de police. De plus, il anime le CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance)

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Diverses actualités

Publié le 24 octobre 2025
Crieur public

Derniers résultats de l’inventaire forestier national : surface en extension, santé des arbres qui se dégrade et autres faits marquants. Selon les résultats de la dernière campagne d’inventaire forestier national, la forêt française poursuit son expansion, mais son état de santé se dégrade, notamment sous l’effet d’aléas climatiques plus fréquents et plus intenses. Maladies, altération, mortalité : les données collectées révèlent une situation qui doit nous alerter.


PFAS : vers une surveillance élargie. Restreindre l’utilisation des composés per- et polyfluoroalkylées (PFAS) est une priorité pour limiter leurs émissions dans l’environnement et les pollutions qui en découlent. Face à une famille de substances aussi vaste et hétérogène, identifier les plus préoccupantes est un élément majeur pour optimiser les dispositifs de surveillance. Pour la première fois, l’Anses a compilé et exploité les données de contamination disponibles dans l’ensemble des milieux de l’environnement, l’alimentation, les produits de consommation et la biosurveillance, etc. en France. A l’issue de ce travail, l’Anses dresse un état des lieux de la contamination par les PFAS et propose des stratégies de surveillance adaptées à ces substances. Peu de PFAS actuellement surveillés. Leur toxicité est connue de manière parcellaire. Parmi les milliers de composés PFAS, peu d’entre eux sont recherchés et documentés, exception faite des quelques substances intégrées dans les dispositifs de contrôle réglementaires. Aujourd’hui, quatre PFAS sont règlementés et surveillés dans certains aliments (œufs, produits carnés et produits de la pêche). Vingt PFAS sont listés dans la directive eau potable et intègreront la surveillance obligatoire à partir du 1er janvier 2026.


Rapport d’information sénatorial sur le logement des jeunes. Les rapporteurs dressent le constat d’une situation économique et sociale alarmante de la jeunesse et identifient deux moments-clés dans le parcours de logement des jeunes sur lesquels agir : le départ du domicile parental, avec les études ou l’entrée dans la vie active, nécessitant un accompagnement au sein d’un logement en résidence dédiée ; l’accès à un logement autonome, d’abord en tant que locataire puis en tant que propriétaire. Ils formulent 25 recommandations pour mieux loger les jeunes, qui se résument en trois actions : programmer, accompagner et innover.

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Depuis 40 ans, le taux de chômage des jeunes demeure à un niveau élevé

Publié le 10 octobre 2025

Un article du centre d’observation de la société du 26 septembre 2025. Près d’un jeune actif sur cinq de 15-24 ans est au chômage, et non un jeune sur cinq : les jeunes scolarisés notamment ne sont pas actifs. Les actifs sont ceux qui exercent ou recherchent un emploi. 

Ce phénomène n’est pas récent : en 1985, le taux de chômage des jeunes atteignait déjà ce niveau. Depuis trente ans, il oscille entre 15 % et 25 %. Pour les plus âgés, la montée a été plus constante entre le milieu des années 1970 et des années 1990. Au cours de la même période, chez les 25-49 ans, le taux est passé de 2,5 % à 9,7 %, son niveau le plus élevé en 1997. Depuis, il a oscillé entre 7 et 10 %. Chez les plus de 50 ans, le taux a atteint un maximum de 7 % en 2015.

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Le 10 septembre, une manifestation de grande ampleur à Grenoble

Publié le 12 septembre 2025
© Thomas Richardson

Les chiffres de la police ou des manifestants indiquent que de 11 000 à 30 000 manifestants ont défilé à Grenoble le 10 septembre après midi. Il y a longtemps qu’il n’y avait pas eu autant de monde dans une manifestation.

Beaucoup de jeunes très mobilisés contre la politique macroniste et bien décidés à poursuivre les mobilisations, rejoints par des syndicalistes et de nombreux militant-es de gauche. De nombreuses actions de blocages devraient se poursuivre. C’est l’expression d’un ras le bol général ainsi qu’une colère contre les politiques antisociales qui vont en s’amplifiant. Il peut s’installer une guérilla sociale, vu le niveau de ras le bol populaire.

Il est difficile de prévoir l’avenir de ces mobilisations qui cherchent à faire la jonction avec la grande journée de mobilisation et de grève du 18 septembre organisée par l’intersyndicale nationale, sur le thème : « les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit ».

Violences dans les établissements scolaires 

Publié le 4 juillet 2025

La Commission d’enquête de l’Assemblée nationale « sur les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires », a rendu son rapport, qui pointe les défaillances de l’Etat.

Elle va plus loin que la seule affaire « Bétharram » et pour mettre fin à une véritable omerta sur les violences faites aux enfants qui est un phénomène massif, elle fait 50 propositions.

Voici un extrait de l’introduction du rapport :

« Les rapporteurs se sont donc attachés à analyser les ressorts des violences de toutes natures commises par des adultes ayant autorité ou avec leur complicité, à l’encontre d’élèves, en milieu scolaire, tâche inédite à leur connaissance. Tâche délicate également, dans un contexte d’inquiétude légitime face aux actes de violence commis par les élèves eux-mêmes, y compris à l’égard des personnels des établissements scolaires, auxquels les rapporteurs souhaitent exprimer toute leur reconnaissance et leur respect, en rappelant qu’ils accomplissent leurs missions, dans leur immense majorité, avec professionnalisme et bienveillance, malgré un climat et des conditions de travail souvent dégradés. Ils mettent également en garde contre l’effet de loupe que pourrait produire la lecture du présent rapport et appellent le lecteur à considérer l’ensemble des faits et données présentés au regard du nombre total d’élèves scolarisés dans notre pays – plus de 12 millions –, encadrés et accompagnés au quotidien par plus d’un million de professionnels au sein d’environ 60 000 établissements.

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Jeunes en situation de handicap : une mobilité sociale entravée

Publié le 13 juin 2025

Les jeunes en situation de handicap s’insèrent difficilement sur le marché du travail et accèdent moins que les autres jeunes à des positions sociales élevées. Ce désavantage varie t’il selon leur origine sociale ?

La difficulté des jeunes en situation de handicap à devenir cadre ou à exercer une profession intermédiaire ne dépend pas de leur origine sociale : qu’ils-elles soient issu.es d’un milieu modeste ou favorisé, les jeunes « valides » ont une probabilité d’atteindre ces catégories sociales 1,7 fois plus forte que les jeunes présentant un handicap.

L’écart s’explique principalement par le niveau de diplôme : les jeunes de milieux favorisés sans handicap ont 1,6 fois plus de chances d’être diplômés du supérieur que les jeunes de même condition avec un handicap (1,9 fois pour les jeunes de milieux défavorisés).

Une note d’analyse du Haut-Commissariat au Plan et de France stratégie dont voici l’introduction :

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Orientation scolaire : un droit souvent entravé, des choix trop souvent subis

Publié le 13 juin 2025

La Défenseure des droits alerte sur les failles d’un système d’orientation dans l’enseignement secondaire peu lisible, morcelé et inégalitaire, alors même qu’il engage l’avenir de millions de jeunes. Dans un rapport qu’elle rend public le 3 juin 2025, « Le droit à l’orientation dans l’enseignement secondaire : un droit à déployer pour tous les jeunes », Elle appelle à une prise de conscience collective pour faire de l’orientation un véritable levier d’émancipation, de choix et de prise en compte de la parole des jeunes. Pour que l’école reste un levier d’émancipation et permette la réussite de toutes et tous, elle doit garantir à chaque élève la possibilité de choisir et non de subir son orientation.

« Droit au conseil en orientation et à l’information : un droit essentiel encore méconnu

Le droit au conseil en orientation et à l’information prévu par le code de l’éducation (article L313-1), renvoie à de nombreux droits de l’enfant garantis par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) : le droit à l’éducation, le droit d’exprimer son opinion et que cette opinion soit entendue, le droit d’être protégé contre toute forme de discrimination, ou encore la primauté de « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Choisir son orientation de manière éclairée prévient le désinvestissement, l’échec et le décrochage scolaires et permet d’échapper aux déterminismes sociaux. C’est aussi la condition essentielle d’une insertion réussie sur le marché du travail ainsi qu’un facteur de confiance dans les institutions. Pourtant, de trop nombreux jeunes méconnaissent leurs droits et subissent leur orientation, faute d’un accompagnement adapté, d’une information claire et accessible ou d’une réelle prise en compte de leur parole.

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